Christiane Eda-Pierre, la soprano et professeure martiniquaise, nièce de Paulette Nardal, est décédée et «L’Opéra français perd une voix irremplaçable »

« L’Opéra français perd une voix irremplaçable et la Martinique un de ses enfants les plus talentueux », a tweeté, le ministère des outre-mer.

En 2019,  la Fondation d’Entreprise SPhere rendait hommage à celle qui fut «une des plus grandes sopranos mondiales de la seconde moitié du XXe siècle» .

«Elle a su imposer son style, sa voix, sa personnalité, son rire. Elle n’a jamais oublié d’où elle venait, la Martinique »,  avoue le martiniquais Fabrice Di Falco,

« Quelle voix, quelle belle personne qu’est Christiane Eda-Pierre », commentait Roselyne Bachelot en 2018.

La « reine française de l’art lyrique » s’est éteinte paisiblement dimanche 6 septembre 2020.

Après une carrière de 38 ans, la soprano martiniquaise Christiane Eda-pierre, Chevalier de la Légion d’honneur, pédagogue au conservatoire de Paris, est morte à 88 ans. Chanteuse d’opéra, elle était une des plus grandes voix internationales de son temps. Née le 24 mars 1932 à Fort-de-France en Martinique, dans une famille d’intellectuels, nièce de Paulette Nardal, Christiane apprend très jeune le solfège auprès de sa mère, professeure de piano, avant d’embrasser à Paris, une carrière internationale. Elle a chanté dans les plus grandes salles mondiales de Paris, New York, Londres ou Milan avec entre autres, à ses côtés Pavarotti et Domingo.

En Martinique, son père journaliste au Courrier des Antilles et sa mère professeure de musique, élèvent leur fille dans un milieu très bourgeois. La jeune Christiane qui apprend le piano, grandit sous l’influence de sa tante Paulette Nardal, une des figures notoires de la société martiniquaise. A 17 ans, elle part en France, rentre au Conservatoire National Supérieur de Paris, où elle obtient en 1957, le Premier Prix de chant, d’opéra et d’opéra comique.  Elle fait la rencontre du grand baryton suisse Charles Panzéra. Après l’Opéra de Nice et de Marseille, c’est à l’âge de 26 ans que la chanteuse connaîtra alors,  succès et triomphe auprès du grand public.

Paulette Nardal et ses soeurs au Salon de Clamart

De 1958 à 1986, elle a interprété les plus grands airs d’Opéra, Bizet, Mozart, Delibes, Rameau, Donizetti, Verdi et partagé la scène avec les plus grands comme Pavarotti à Central Park à New York en 1976.

Dans les années 80, Christiane Eda-Pierre chante avec Pavarotti à Central Park et plus de 300.000 personnes lui font «une ovation  extraordinaire ».

Selon ses proches, la soprano est décédée de mort naturelle, dans sa maison des Deux-Sèvres dans le centre-ouest de la France.

Christiane Eda-Pierre et son fils

Première cantatrice noire de l’Hexagone, Christiane Eda-Pierre était aussi pédagogue au Conservatoire de Paris.

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram C’news Actus Dothy
ImagesPinterest – biographie Christiane Eda-Pierre, une vie d’excellence de Catherine Marceline

Une réflexion sur “Christiane Eda-Pierre, la soprano et professeure martiniquaise, nièce de Paulette Nardal, est décédée et «L’Opéra français perd une voix irremplaçable »

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