Naomi Osaka star de Vogue pour son activisme et ses succès sportifs «Japonaise, je suis Noire et je vis en Amérique»

Naomi Osaka, la championne en titre de l’US Open est l’une des quatre vedettes de couverture du numéro de janvier du magazine Vogue, qui salue tant ses réalisations sportives que son activisme politique.

Naomi Osaka, japonaise, haïtienne et américaine a beaucoup utilisé sa plateforme pour le mouvement Black Lives Matter, son objectif étant d’amplifier les appels à plus de justice pour la communauté noire des Etats-Unis. Après la mort brutale de George Floyd à Minneapolis, sur les réseaux sociaux, Naomi Osaka a boycotté un tournoi de tennis et la jeune femme a également défilé contre les brutalités policières aux States.

Les victimes noires de violence policière sur les masques de Naomi Osaka durant ses matches à l’US Open

À l’US Open, Naomi Osaka portait des masques honorant Breonna Taylor, Elijah McClain, Ahmaud Arbery, Trayvon Martin, George Floyd et Philando Castile. «Je me considère japonaise-haïtienne-américaine. J’ai toujours grandi avec un peu plus d’héritage et de culture japonais, mais je suis Noire et je vis en Amérique. Il se passe des choses ici qui me font vraiment peur.»

Photographiée par Annie Leibovitz, elle rejoint des athlètes féminines noires comme Simone Biles et Serena Williams sur la couverture de Vogue de janvier 2021.

Trois fois championne du Grand Chelem, Naomi Osaka, termine 2020 en devenant une cover girl de Vogue.

Dorothée Audibert-Champenois rédactrice de CnewsActusDothy – Facebook Cnews ACTUS – Images Twitter N. Osaka

Black Lives Matter: La co-fondatrice Alicia Garza, une «cible potentielle» des groupes suprémacistes blancs, le FBI enquête

Alicia Garza, Patrisse Cullors et Opal Tometi sont les co-fondatrices du Black Lives Matter dont les ramifications s’étendent dans le monde entier, partout où le racisme, la discrimination et les violences policières menacent le bien-être, l’espérance et le quotidien des Noirs opprimés. Si le trio est satisfait de l’ampleur du mouvement après le meurtre par la police de George Floyd à Minneapolis, l’une des militantes, Alicia Garza affirme que sa vie pourrait être menacée. Le FBI enquête.

Opal Tometi, Alicia Garza et Patrisse Cullor

2020, sera, non seulement l’année de la plus grande crise sanitaire mondiale mais elle marquera également la montée en puissance du mouvement Black Lives Matter dans différentes parties du monde. Les trois femmes qui ont fondées ce mouvement devenu interplanétaire, ont déclaré à la BBC qu’elles estiment avoir transformé la vie politique aux USA. En marge de la mort de l’Afro-Américain George Floyd fin mai dernier, l’organisation a diligenté d’énormes rassemblements et plusieurs campagnes contre le racisme et contre la brutalité policière en Amérique et en Europe.

Dans le cadre de la BBC 100 Women Masterclass 2020, Alicia Garza et les autres co-fondatrices de BLM, Patrisse Cullors et Opal Tometi, ont pris la parole le 30 novembre 2020. Alicia Garza a introduit le débat en faisant ce premier constat : «Black Lives Matter, après sept ans, est maintenant dans l’ADN et la mémoire de ce pays. Nous avons tous observé comment les membres de notre communauté, les membres de notre famille, sont assassinés devant la caméra» a déclaré Alicia Garza.

Alicia Garza (co-fondatrice du Black Lives Matter)

«Personne ne parle de la violence que nos communautés subissent, à la fois de la part du gouvernement mais aussi de la part des policiers» note la militante qui poursuit «Alors même que ce mouvement explosait pour la deuxième fois, les principaux organes de presse continuent d’ignorer la réalité», s’indigne Alicia Garza. En soulignant un nouveau danger sous la forme de «la violence suprémaciste blanche», ajoute la co-fondatrice de BLM.

En direct de la BBC 100 Women Masterclass 2020, les trois femmes ont salué la reconnaissance du Black Lives Matter par Kamala Harris, la première vice-présidente des Etats-Unis, d’origine caribéenne et indienne. Elles ont applaudi la victoire de Joe Biden, qu’elles attribuent «aux femmes noires, elles ont joué un rôle majeur dans la victoire du président élu» début novembre, affirme Alicia Garza.

«Je pense que nos mouvements montrent qu’une toute autre voie est possible et je suis très émue et reconnaissante de pouvoir vivre dans une période comme celle-ci» concède la militante. Désormais, le BLM s’exporte et établit de plus en plus de liens à travers le monde, jusqu’en Afrique avec des manifestations telles #EndSars sur Twitter contre la violence policière au Nigeria.

«Les Noirs aux côtés de nos alliés se sont levés pour changer le cours de l’histoire et nous avons gagné» a déclaré Alicia Garza. Le mouvement Black Lives Matter «Noirs queer et trans» a été créé par les trois militantes lesbiennes Alicia Garza, Patrisse Cullors et Opal Tometi, révèle le site Church Militant. Selon cette même source (Church Militant), le BLM qui soutient tant l’homosexualité que les transgenres et s’inscrit dans un féminisme radical, «viole la nature humaine (…) et perturbe aussi la structure familiale prescrite par l’Occident».

En octobre dernier, alors que Donald Trump était encore le 45ème président des Etats-Unis, Alicia Garza, co-fondatrice de Black Lives Matter, faisait part de son inquiétude, annonçant sur Twitter qu’elle était«une cible potentielle des groupes suprémacistes blancs». Le 23 octobre 2020, elle publiait sur les réseaux sociaux : «Le FBI a visité ma maison aujourd’hui. Ils ont arrêté un homme dans l’Idaho pour des accusations d’armes qui, selon eux, était affilié à des groupes suprémacistes blancs. Ils ont trouvé mon nom sur une liste chez lui, aux côtés d’autres».

Selon le site Web : Black Lives Matter Global Network Foundation, Inc. est une organisation mondiale aux États-Unis, au Royaume-Uni et au Canada, dont la mission est d’éradiquer la suprématie blanche, de renforcer le pouvoir local, d’intervenir dans la violence infligée aux communautés noires par l’État et les justiciers. En combattant les actes de violence, en créant un espace pour l’imagination et l’innovation des Noirs et en centrant l’espérance des Noirs, nous gagnons des améliorations immédiates dans nos vies. (BLM)

Dorothée Audibert-Champenois rédactrice en chef CnewsActusDothy – Facebook Twitter Instagram @C’news ACTUS – Images yahoo – BBCNews

Naomi Osaka, déterminée à lutter contre le racisme systémique, les discriminations et les violences policières aux USA

«Avant d’être une athlète, je suis une femme noire» affirmait Naomi Osaka sur son compte Instagram, refusant de participer à une rencontre sportive, au lendemain de l’agression de Jacob Blake à Kenosha, dans le Wisconsin.

Du haut de ses 22 ans, comment ne pas féliciter Naomi Osaka qui s’engage sans compter, pour faire entendre des messages encore difficile à entendre dans la société américaine. Grâce à sa notoriété, la jeune sportive se devait de participer au mouvement Black Lives Matter qui reprend tout son sens depuis la mort brutale de l’afro-américain, George Floyd. Depuis que la vie aux Etats-Unis s’étire entre manifestations et revendications pour que change les mentalités entre Blancs et Noirs, les artistes, sportifs et politiques ne désarment pas et investissent le champs des médias en prenant des décisions engagées et radicales. Naomi Osaka, à l’instar de ses grands frères de la NBA, a choisi, en single d’entrer sur les courts de tennis, masquée puisque que c’est une règle sanitaire mondiale, mais résolument déterminée à faire entendre son discours à une large population blanche qui, compose essentiellement, son auditoire.

Naomi Osaka est une jeune femme, née d’un père haïtien, Leonard François, d’une île de la Caraïbe, la première à instituer une République dirigée par des hommes Noirs. Tamaki Osaka, sa mère est japonaise, héritière des patrimoines culturels de l’empire du soleil levant. Naomi est donc une métisse de parents issue des deux extrémités du globe. Au Japon, l’homogénéité raciale n’est pas de mise, et la hafu (métisse) ne correspond pas au standard des filles de l’île. En 2006, elle a trois ans, ses parents partent pour la Floride, elle s’installe chez ses grands-parents et se nourrit culturellement du créole, langue nationale d’Haïti.

Naomi Osaka devient une brillante compétitrice au tennis. Seulement, déçu, par la United States Tennis Association qui montre peu d’intérêt pour sa fille, qu’il entraîne depuis l’âge de trois ans, Leonard François prend la décision de la faire jouer sous le drapeau du Japon. La jeune fille a 13 ans, elle utilise désormais le patronyme de sa mère Osaka, elle sera championne pour le drapeau blanc et rouge. Mais Naomi Osaka, la métisse caribéenne reste sensible à cette communauté noire aux Etats-Unis, qui subit encore aujourd’hui, des discriminations, le racisme systémique et des violences policières. La jeune championne ne se lasse pas de dénoncer des morts qui s’inscrivent chaque jour dans les grands quotidiens américains.

Dans le courant George Floyd qui a fait ressurgir le Black Lives Matter et suite aux violences policières à l’encontre de Jacob Blake, un père de famille criblé de balles dans le dos dans le Wisconsin, les actions de la jeune Naomi Osaka vont devenir virales. Après une courte pause (boycott), la sportive est revenue en compétition, alourdie de 7 masques, au nom de plusieurs victimes afro-américaines. Elle en a porté un à chaque match. Interrogée avant qu’elle ne remporte son 3ème grand Chelem, samedi 12 septembre, la courageuse athlète a expliqué son choix, il s’agit selon Naomi Osaka de «faire parler les gens», la grande majorité du public qui fréquente les courts de tennis sont Blancs. Et prudente, elle poursuivait : «C’est assez triste que sept masques ne soient pas suffisants pour le nombre de noms», a déclaré Osaka. «J’espère que j’arriverai à la finale et que vous pourrez tous les voir.» Naomi Osaka a réussi son challenge, elle devient 3ème mondial du classement international.

Breonna Taylor, Elijah McClain, Ahmaud Arbery, Trayvon Martin, George Floyd, Philando Castile et Tamir Rice.

Lors d’un match de l’US Open la semaine dernière, la vainqueure du Grand Chelem portait un masque facial portant le nom de Breonna Taylor, la technicienne médicale des urgences  de 26 ans qui a été tuée par la police en mars. Dans des vidéos diffusées par ESPN après les matchs de Naomi Osaka, Sybrina Fulton, la mère de Trayvon Martin, et Marcus Arbery Sr., le père d’Ahmaud Arbery, ont remercié la joueuse.

Naomi Osaka a twitté qu’ils étaient tous courageux et forts : « À ce stade, je me sens comme un vaisseau qui ouvre la voie (la conscience). Espérons que cela va atténuer la douleur. Espérons que je peux aider à faire face à tout ce qu’ils attendent.»

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram C’news Actus Dothy
Images Twitter Us Open/Montage C’news Actus Dothy

Le Black Lives Matter est né d’un sentiment de profonde injustice «Je me suis sentie incroyablement vulnérable !»

Le 13 juillet 2013, George Zimmerman arrive devant les membres de la Cour de Justice de Floride. L’homme, jeune et corpulent, 28 ans, est représenté par Larry Klayman, un grand avocat, ancien leader d’un groupe d’activistes, lié à des causes conservatrices et fondateur de Judicial Watch. Le procureur de l’État de Floride, Angela Corey, annonce les charges retenues contre ce « voisin gardien bénévole de quartier » qui s’est rendu de son propre chef aux forces de l’ordre. Le prévenu est accusé du meurtre de Trayvon Martin, un jeune adolescent de 17 ans, mort dans une allée piétonne d’un très paisible lotissement clos. Jugé pour homicide au second degré, George Zimmerman, en costume-cravate, au bouc soigneusement taillé, souriant, écoute la défense.

L’affaire commence le 26 février 2012, à Sanford, en Floride. Trayvon Martin, grand et athlétique, tatoué de noms de membres de sa famille sur son corps, se destinait à devenir Pilote. Fin février 2012, Trayvon Martin s’est occupé, après sa troisième suspension au lycée, à rendre visite à son père, dont il était proche, et à Brandy Green, la fiancée de son père. Une famille recomposée qui résidait dans une communauté fermée, The Retreat at Twin Lakes à Sanford, en Floride.

Dans le lotissement « Retreat at twin lakes », suite à de fréquents vols et cambriolages, des voisins ont mis en place une veille de quartier en septembre 2011. George Zimmerman, s’autoproclame comme coordinateur du programme, armé, il était le « chien de garde » qui patrouillait avec son 4X4. Treize mois avant le meurtre, George Zimmerman aurait appelé la police treize fois, jusqu’à accusé à tort  un enfant d’un vol de bicyclette.

Le dimanche 26 février, aux environs de 19h11, Trayvon Martin, sort acheter des skittles et du thé glacé à 7-eleven quand George Zimmerman l’aperçoit. Ce dernier prévient le 911 qui lui demande de ne pas bouger de son SUV. On saura plus tard, que le jeune Trayvon Martin était au téléphone avec sa petite amie quand il a été repéré par George Zimmerman, qui ne s’est pas identifié. Selon la jeune fille au téléphone, l’adolescent avait remarqué qu’il était suivi, il s’est mis à courir. Des propos ont été échangés entre les deux protagonistes avant que George Zimmerman ne tire dans la poitrine du jeune homme non armé. Trayvon Martin meurt à moins de cent mètres de la porte de son père, Brandy Green, là où il séjournait occasionnellement.

A 19 h 17, un officier de police, sur les lieux, découvre Trayvon Martin mort et George Zimmerman au sol, saignant, des blessures apparentes à la tête et au visage.

L’affaire Trayvon Martin déclenchera une série de manifestations dans toute l’Amérique,  clivant encore plus, les relations entre racistes et anti-racistes. Barack Obama,  président des Etats-Unis à l’époque, profondément touché,  commentera le décès du jeune lycéen avec empathie : « Si j’avais un fils, il ressemblerait à Trayvon ».

Le samedi 13 juillet 2013, George Zimmerman, qui justifie son acte comme étant de la légitime défense, est acquitté de toutes accusations.

Consternées par le verdict, Patrisse Cullors, Alicia Garza et Opal Tometi vont réagir.

Ce soir-là, dînant avec un ami, la militante Alicia Garza est choquée émue, bouleversée en apprenant le verdict :  « La seule chose dont je me souviens, de cette soirée, à part  pleurer pour m’endormir, c’était ce sentiment d’impuissance que vivaient les personnes noires devant l’injustice et  je me sentais incroyablement vulnérable, incroyablement exposée et incroyablement enragée », explique Alicia Garza au journal The Guardian en 2015. L’activiste est alors directrice des projets spéciaux du National Domestic Workers Alliance à Oakland, en Californie.

Alicia Garza, co-fondatrice du BlackLivesMatter

De retour chez elle,  Alicia Garza publie ce post sur Facebook :  « Je continue d’être surprise de voir à quel point les petites vies noires comptent. ». Et rajoute : « Les Noirs. Je t’aime. Je nous aime.  Nos vies comptent. ».

Pour que la mort de Trayvon Marin et de celle d’autres victimes noires «réveillent le monde», Alicia Garza et Patrisse Cullors, copines depuis 10 ans, discutent, lors d’une conférence de militants, de ce qu’elles pourraient faire pour « apporter des changements dans ce racisme ancré dans la société américaine ».

Alicia Garza, Patrisse Cullors, et Opal Tometi, troisième co-fondatrice, (qu’elles rencontraient pour la première fois), achètent un nom de domaine, créent leur plate-forme numérique, ouvrent des comptes sur les médias sociaux et les trois femmes lancent le mouvement sur les plateformes.  L’idée est d’encourager les internautes et lecteurs à raconter leurs histoires,  à dénoncer des injustices de tous genres, à obtenir une aide sous toutes formes, être à l’écoute  des victimes 24h/24, en utilisant l’outil, la formule #BlackLivesMatter.

Le Black Lives Matter (BLM) est né.

Alicia  Garza

Partout aux etats-Unis, des manifestations ont éclaté le soir même du verdict de George Zimmerman, et la première manifestation (proBLM) a eu lieu à Los Angeles partant de Rodeo Drive à Beverly Hills, raconte une militante :

« Le jour où George Zimmerman a été acquitté, nous sommes tous allés au parc Leimert. C’est là que tout le monde est allé sans même l’aide de Facebook. Les gens se pressaient, s’étreignaient de tristesse sur place. Puis nous avons décidé de marcher. Un autre organisateur voulait se déplacer vers le sud sur le boulevard Crenshaw. Je tenais un mégaphone et je lui ai crié: « Allez vers le Nord! » Si vous allez vers le Sud dans des quartiers noirs, personne ne se souciera de cette manifestation. Si vous allez vers le Nord dans des quartiers plus blancs et plus riches, ils se réveilleront, rapporte dans The American Prospect, la militante Melina Abdullah, co-fondatrice de la section Black Lives Matter de Los Angeles.»

« Nous avons commencé comme une plate-forme et un espace pour développer une communauté et partager les idées», rappelle  Opal Tometi au magazine américain The New Yorker.

Opal Tometi

Dernier fait d’armes quand vendredi 5 juin 2020, en marge de l’Affaire George Floyd, le collectif Black Lives Matter DC a élevé sa voix lorsque le maire du district de Columbia Muriel Browder a baptisé un tronçon de la 16e rue qui mène à la Maison Blanche #Black Lives Plaza. Dans le même temps, des employés du service des travaux publics de DC peignaient #BLACK LIVES MATTER en lettres jaunes géantes sur le sol, des lettres visibles depuis la Maison Blanche où siègent les collaborateurs et le président Donald Trump.

« Il y a des gens qui ont soif d’être entendus et d’être vus, et de voir leur humanité reconnue, et nous avons eu l’occasion d’envoyer ce message haut et fort dans une rue très importante de notre ville. Ce message est destiné au peuple américain, que l’humanité noire est importante. » a déclaré Muriel Browder, sur NBC News. Pour le mouvement, cette sortie du maire est faite dans le but « d’apaiser les libéraux blancs »,  mais pas de répondre à leurs demandes.

                 

«  Financer la police (defund police) ne signifie pas nécessairement la dissolution de toutes les forces de police ou le non-paiement de policiers pour faire leur travail (…) notre argument est … ils peuvent commencer à se départir des forces de l’ordre et à réinvestir dans nos communautés. » insiste Opal Tometi.

Patrisse Cullors

« Oui, Blak Lives Matter se concentre sur les vies noires spécifiquement, non seulement en révélant toutes les affaires en cours, mais à travers de nombreuses voies de réforme, de semaine en semaine, de mois en mois, tout le temps qu’il faudra. »
(#BlackLivesMatter).

« Nous faisons beaucoup de travail avec le Mouvement pour la vie noire avec un certain nombre d’organisations et d’individus et de différents dirigeants qui font partie de cette formation. Nous avons demandé le financement de la police, un moratoire sur le loyer, un moratoire sur les hypothèques et les services publics. Nous avons besoin de ne pas nous couper des services publics, de leur lumière, leur eau et leurs besoins essentiels. »

Le magazine E! qui trace l’histoire de ce mouvement, a déclaré dans un communiqué du 31 mai, être : « solidaire de la communauté noire contre le racisme systémique et l’oppression subis chaque jour en Amérique. Nous devons à notre personnel noir, nos talents, nos partenaires de production et nos téléspectateurs, d’exiger des changements. Se taire, c’est être complice. #BlackLivesMatter. »

«Lorsque nous avons commencé Black Lives Matter, il ne s’agissait pas uniquement de brutalités policières et d’exécutions extrajudiciaires. C’était une étincelle, mais c’était très intentionnel pour nous, de parler de la façon dont les vies noires sont abrégées dans tous les domaines. Vous pouvez parler de la qualité de notre vie en termes de logement et d’éducation et des systèmes de soins de santé et de la pandémie et de ce que nous voyons là. Donc pour nous, c’est plus complet que juste le système de justice pénale et la police. » (Black Lives Matter)

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram C’news actus Dothy
Images BLM – Source E! The Guardian – NBC news – The New Yorker/Head Topics/Ted.com/Mpr News/Abc News