Les Noirs «tolérés» mais plus «discriminés» en France, Christine Kelly auditionnée sur le racisme à l’Assemblée Nationale

Cnews ACTUS (Paris)

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Foot: « Pourquoi vous dites Negro? », Pierre Achille Webo insulté par un arbitre roumain quitte le stade

Les images du match PSG/Basaksehir tournent en boucle depuis l’arrêt de la rencontre ce mardi 8 décembre. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a tweeté et condamné fermement les propos racistes tenus par l’arbitre assistant du match de Ligue des champions entre le Paris Saint-Germain et Basaksehir.

Après un incident lié à une protestation pour une faute sifflée sur le terrain, l’arbitre central est appelé sur le banc de touche pour sanctionner Pierre Achille Webo, l’entraîneur-adjoint de Basaksehir. À ce moment, Pierre Achille Webo, ancien international camerounais, accuse le quatrième arbitre, en posant une question en anglais : « Why do you say negro ». Le mot negru veut dire en roumain « noir ». La question est reprise par d’autres sportifs du Basaksehir, tel Demba Ba qui répète encore abasourdi : « Pourquoi il dit le gars noir? ».

Comme le rapporte le quotidien sportif l’équipe et selon le journaliste romain Emanuel Rosu, le quatrième arbitre aurait dit : « Le Noir là-bas. Va vérifier qui il est. Le Noir là-bas. Ce n’est pas possible de se comporter comme cela ».

Le match PSG – Basaksehir, interrompu après des accusations de racisme contre un arbitre, reprendra mercredi.

Dorothée Audibert-Champenois rédactrice en chef CnewsActusDothy – Facebook @Cnews ACTUS – Facebook Twitter Instagram – Images capture vidéo @Cnews ACTUS

Racisme: Kamala Harris insultée sur Facebook, le géant du Net est critiqué pour laxisme et complaisance

Les préjugés et les comportements racistes persistent et s’intensifient aux Etats-Unis. Alors que les manifestations contre le racisme systémique et les violences policières ont agité les esprits durant tout l’été, cette fois c’est sur les réseaux sociaux que la bataille fait rage. Avec l’élection pour la première fois d »une femme noire comme vice-présidente américaine, les détracteurs de Kamala Harris, femme d’origine jamaïcaine et indienne, ne lui épargnent ni leur virulence, ni leur mépris, ni leurs moqueries. Interpellés les modérateurs des  « social network » sont intervenus et ont pris une décision radicale pour les uns pas à la hauteur du « délit » pour d’autres.

La victoire électorale du 46ème président élu Joe Biden a déclenché une vague de commentaires haineux sur les médias sociaux, notamment des électeurs pro-Donald Trump et  le géant Facebook a dû intervenir.

La chaîne BBC News a indiqué à Facebook l’existence d’au moins trois groupes anti-Harris,  haineux, dont certains comptaient entre 1 200 et 4 000 membres. Facebook a agi rapidement et supprimé les comptes.

Le géant des médias sociaux, qui possède également WhatsApp et Instagram, affirme qu’il repère 90% des discours de haine avant qu’ils ne soient signalés, sans doute insuffisant pour freiner cette vague de haine qui envahit les réseaux sociaux, estiment les médias américains.

« La suppression de ces contenus par Facebook uniquement après qu’il leur a été signalé par les médias confirme que les règles et directives qu’ils établissent sont vaines car ils ne font que peu ou pas d’efforts dans la détection », a déclaré le président de Media Matters, Angelo Carusone.

Les défenseurs de la lutte contre le racisme ont noté que le discours de haine est souvent ignoré par Facebook et parfois promu. En août dernier, des centaines d’entreprises ont protesté sur Facebook en refusant de faire de la publicité sur cette plateforme.

Bill Russo, l’un des principaux collaborateurs de Joe Biden, a critiqué Facebook pour sa mauvaise gestion des théories du complot, les appels à la violence et la diffusion de la désinformation, rapporte BBC News.

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Cannes-«Henet Ward» : En Egypte, Halima, une soudanaise est confrontée au racisme et au lynchage

Le court métrage de fiction de Morad Mostafa met en lumière les relations conflictuelles entre les populations noires et les autochtones.

«Henet Ward» est l’histoire d’Halima, une Soudanaise qui vit en Égypte et fait des tatouages au henné. La mère de famille se rend dans un quartier de Gizeh pour préparer une jeune mariée, comme elle le fait dans un cadre professionnel. Sa fille Ward, âgée de sept ans, l’accompagne et l’enfant découvre les lieux quand sa mère exécute un dessin sur la main de la future mariée. Halima la conseille quand tout vire au cauchemar.

Réalisateur
Morad Mostafa

Interprète
Amal Salah, Marina Victor, Hagar Mahmoud, Emad Ghoniem

Producteur
Morad Mostafa (Bonanza Films), Safei Eldin Mahmoud (Red Star Films), Sherif Fathy (The Cell)

Montage
Mohamed Mamdouh

Mixage Son
Moustafa Shaaban

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Élisabeth Moreno juge «abjecte et raciste la nouvelle sortie» de Zemmour, elle saisit le CSA et Sos Racisme porte plainte

Encore un nouveau dérapage du polémiste Éric Zemmour sur la chaîne en continu CNews qui fait réagir le président de SOS racisme et Valérie Trierweiler sur Twitter.

Mercredi 30 septembre dans son émission Face à l’Info, l’éditorialiste Éric Zemmour a de nouveau heurté l’opinion avec une prise de position très tranchée sur le cas, cette fois,  des mineurs isolés « en proie à la délinquance ». Face à la journaliste guadeloupéenne Christine Kelly, il a admis sans ciller que « Les jeunes issus de l’immigration (…) sont tous des voleurs , ils sont tous des assassins, ils sont tous des violeurs ».

Valérie Trierweiler a aussitôt lancé un hashtag #BoycottCNews contre la chaîne d’informations et publié un post dénonçant « l’ignominie des propos racistes d’Éric Zemmour sur CNews ». L’ancienne journaliste de Paris-Match a également interpellé le CSA (Conseil Supérieur de l’Audiovisuel) : « Combien de temps va-t-il continuer à diffuser sa haine » a-t-elle ajouté. Valérie Trierweiler reproche à Éric Zemmour d’inciter à la haine raciale.

Élisabeth Moreno, en charge de l’Égalité entre les Femmes et les hommes, de la Diversité et de l’égalité des chances auprès du Premier ministre a saisi Roch-Olivier Maistre, président du CSA depuis 2019. La nouvelle ministre a tweeté : « Encore une sortie abjecte et raciste d’Éric Zemmour sur le plateau de CNews. J’ai échangé ce matin avec le président du CSA et j’ai demandé à la @DILCRAH de saisir le procureur ».

Un nouveau procès pour le polémiste, souvent condamné, mais qui n’entend pas s’arrêter là, habitué des phrases et des slogans qui fâchent. Un nouveau débat qui le met sous le feu des critiques mais qui par ailleurs augmente sa côte de popularité auprès de ses nombreux fans.

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Kareen Guiock témoigne sur le «racisme ordinaire, insupportable pour celui qui le subit» dans Madame Figaro

«C’est insupportable pour celui qui le subit. Invisible pour celui qui le fait subir »

Kareen Guiock démontre les mécanismes et expose les causes d’un racisme ordinaire qui impacte la société française et crée inévitablement des discriminations. C’est dans le magazine Madame Figaro qu’elle explique et image dans une longue interview comment chaque jour des hommes et des femmes font face au racisme systémique en France.

Kareen Guiok – crédit photo @C’news Actus Dothy

Le débat sur le racisme est ravivé au coeur de l’été, quand aux Etats-Unis, un afro-américain, George Floyd coincé sous le genou d’un policier blanc, agonisait sous les yeux de passants. Dans un dernier souffle, l’homme suppliait, l’officier Dereck Chauvin, de le laisser respirer. Si le Black Lives Matter a refait surgir les spectres du racisme et des violences policières, il est un combat que Kareen Guiock mène avec force depuis très longtemps, c’est celui contre le racisme ordinaire. Son interview  dans Madame Figaro, soutenu par de nombreuses anecdotes ne laisse planer aucun doute sur ce que subissent les victimes du racisme dans le monde et aussi dans l’Hexagone.

Dans l’entretien réalisé par Madame Figaro, Kareen Guiok répond à ce qu’elle pense être une spécificité du racisme ordinaire : «Vous n’êtes pas un être humain, vous incarnez un préjugé. En réalité, c’est votre interlocuteur qui se dévoile en étant persuadé de vous avoir identifié. Ce sont des réflexes inconscients qui sont le fruit d’une longue histoire» souligne Kareen Guiock dans le magazine féminin. Les exemples personnels sont là et elle les cite : «Combien de fois dans une boutique, des clientes viennent me demander des tailles. Combien de fois au restaurant, dans les magasins, dans les taxis, partout, on me tutoie en s’adressant à moi, alors que l’on vouvoiera ceux qui ne sont pas Noirs ? »

Kareen Guiok – crédit photo @C’news Actus Dothy

Sur son compte Instagram, où la journaliste de M6 a lancé ce débat, précise-t-elle, les commentaires d’internautes victimes de telles discriminations sont légions : «J’ai reçu des dizaines de témoignages . Des avocates, greffiers, chercheuses, chefs d’entreprise, financiers, régulièrement confondus avec le personnel de ménage ou pris pour des stagiaires perdus dans les étages. »

Forte et déterminé à combattre devant cette «adversité », Kareen Guiok avoue qu’elle n’a pourtant pas «le sentiment d’être engagée. Cela relève de l’évidence. On ne peut pas être Noire sans aspirer à l’égalité. Pas plus que l’on ne peut être femme sans aspirer à cette même égalité».

Kareen Guiok – crédit photo @C’news Actus Dothy

Authentique, l’antillaise qui a également vécu sur le territoire guyanais, confie à Madame Figaro que «depuis 2017, j’ai renoncé aux brushings et à toutes ces coiffures très occidentales pas adaptées à mes cheveux, qu’elles abîmaient d’ailleurs, pour revenir à ce qui m’est le plus authentique.»

Le terme «divers» qui qualifie l’Autre, elle n’en veut pas «c’est trop fourre-tout pour être honnête. Or, il faut nommer. Regarder. Affronter. Reconnaître.». Consciente de sa position de leader Kareen Guiok, présentatrice d’un grand journal à forte audience dit : « On ne déconstruira pas les stéréotypes si l’on ne parvient à mettre les mots justes. Je sais que si je commets une erreur, son traitement sera sans doute disproportionné, et les conséquences pourraient atteindre ceux qui me ressemblent »

Kareen Guiok – crédit photo @C’news Actus Dothy

Enfin, la journaliste avertit qu’«Il faut en finir aussi avec le deux poids deux mesures : certains peuvent tenir des propos abjects, déshonorer la France et pourtant continuer à s’exprimer. On doit s’attaquer à ces contradictions qui ne font que renforcer le sentiment d’injustice »

Kareen Guiok qui livre son ressenti est une femme pleine de ressources, et assure avoir reçu des bases solides pour affronter tous les obstacles. La journaliste, seule présentatrice noire sur une chaîne nationale française et peut-être d’Europe, ajoute «L’amour de mes parents. C’est grâce à eux que j’ai eu un socle extrêmement solide, une estime de soi saine et la force d’aller d’aller au-delà des obstacles».

Kareen Guiock présente le journal télévisé de la mi-journée sur la chaîne M6 du lundi au vendredi dès 12h45. Elle séduit chaque jour plus de 1,4 million de téléspectateurs depuis 2012.

Notre rédaction a rencontré la journaliste-présentatrice en 2018 dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés

Kareen Guiok – crédit photo @C’news Actus Dothy

« Votre interlocuteur croit toujours savoir qui vous êtes, ce que vous faites là, quelles sont vos arrières-pensées. Il est convaincu que vous êtes possiblement à son service ou que vous représentez une menace »

À retrouver l’intégralité de son interview dans le nouveau numéro de Madame Figaro. 

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Naomi Osaka, déterminée à lutter contre le racisme systémique, les discriminations et les violences policières aux USA

«Avant d’être une athlète, je suis une femme noire» affirmait Naomi Osaka sur son compte Instagram, refusant de participer à une rencontre sportive, au lendemain de l’agression de Jacob Blake à Kenosha, dans le Wisconsin.

Du haut de ses 22 ans, comment ne pas féliciter Naomi Osaka qui s’engage sans compter, pour faire entendre des messages encore difficile à entendre dans la société américaine. Grâce à sa notoriété, la jeune sportive se devait de participer au mouvement Black Lives Matter qui reprend tout son sens depuis la mort brutale de l’afro-américain, George Floyd. Depuis que la vie aux Etats-Unis s’étire entre manifestations et revendications pour que change les mentalités entre Blancs et Noirs, les artistes, sportifs et politiques ne désarment pas et investissent le champs des médias en prenant des décisions engagées et radicales. Naomi Osaka, à l’instar de ses grands frères de la NBA, a choisi, en single d’entrer sur les courts de tennis, masquée puisque que c’est une règle sanitaire mondiale, mais résolument déterminée à faire entendre son discours à une large population blanche qui, compose essentiellement, son auditoire.

Naomi Osaka est une jeune femme, née d’un père haïtien, Leonard François, d’une île de la Caraïbe, la première à instituer une République dirigée par des hommes Noirs. Tamaki Osaka, sa mère est japonaise, héritière des patrimoines culturels de l’empire du soleil levant. Naomi est donc une métisse de parents issue des deux extrémités du globe. Au Japon, l’homogénéité raciale n’est pas de mise, et la hafu (métisse) ne correspond pas au standard des filles de l’île. En 2006, elle a trois ans, ses parents partent pour la Floride, elle s’installe chez ses grands-parents et se nourrit culturellement du créole, langue nationale d’Haïti.

Naomi Osaka devient une brillante compétitrice au tennis. Seulement, déçu, par la United States Tennis Association qui montre peu d’intérêt pour sa fille, qu’il entraîne depuis l’âge de trois ans, Leonard François prend la décision de la faire jouer sous le drapeau du Japon. La jeune fille a 13 ans, elle utilise désormais le patronyme de sa mère Osaka, elle sera championne pour le drapeau blanc et rouge. Mais Naomi Osaka, la métisse caribéenne reste sensible à cette communauté noire aux Etats-Unis, qui subit encore aujourd’hui, des discriminations, le racisme systémique et des violences policières. La jeune championne ne se lasse pas de dénoncer des morts qui s’inscrivent chaque jour dans les grands quotidiens américains.

Dans le courant George Floyd qui a fait ressurgir le Black Lives Matter et suite aux violences policières à l’encontre de Jacob Blake, un père de famille criblé de balles dans le dos dans le Wisconsin, les actions de la jeune Naomi Osaka vont devenir virales. Après une courte pause (boycott), la sportive est revenue en compétition, alourdie de 7 masques, au nom de plusieurs victimes afro-américaines. Elle en a porté un à chaque match. Interrogée avant qu’elle ne remporte son 3ème grand Chelem, samedi 12 septembre, la courageuse athlète a expliqué son choix, il s’agit selon Naomi Osaka de «faire parler les gens», la grande majorité du public qui fréquente les courts de tennis sont Blancs. Et prudente, elle poursuivait : «C’est assez triste que sept masques ne soient pas suffisants pour le nombre de noms», a déclaré Osaka. «J’espère que j’arriverai à la finale et que vous pourrez tous les voir.» Naomi Osaka a réussi son challenge, elle devient 3ème mondial du classement international.

Breonna Taylor, Elijah McClain, Ahmaud Arbery, Trayvon Martin, George Floyd, Philando Castile et Tamir Rice.

Lors d’un match de l’US Open la semaine dernière, la vainqueure du Grand Chelem portait un masque facial portant le nom de Breonna Taylor, la technicienne médicale des urgences  de 26 ans qui a été tuée par la police en mars. Dans des vidéos diffusées par ESPN après les matchs de Naomi Osaka, Sybrina Fulton, la mère de Trayvon Martin, et Marcus Arbery Sr., le père d’Ahmaud Arbery, ont remercié la joueuse.

Naomi Osaka a twitté qu’ils étaient tous courageux et forts : « À ce stade, je me sens comme un vaisseau qui ouvre la voie (la conscience). Espérons que cela va atténuer la douleur. Espérons que je peux aider à faire face à tout ce qu’ils attendent.»

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Racisme-Police : «Une minorité de la police est raciste et violente, rarement sanctionnée», Valentin Gendrot pointe le commissariat du 19ème à Paris

Le gonzo journalisme est une forme d’investigation où, au sein de son enquête le rédacteur est le principal protagoniste et retranscrit son reportage à la première personne. C’est ainsi que Valentin Gendrot, a procédé pour écrire « Flic ». Face aux questions et aux détracteurs de la méthode d’enquête, le journaliste, ancien policier infiltré répond : «Une infiltration dans un commissariat ou dans n’importe quel lieu permet de voir ce que l’on ne voit jamais. Et cela permet de raconter au grand public ce qu’il ne pourrait pas voir d’ordinaire ». 

«Je porte l’uniforme depuis deux semaines à peine et me voilà déjà complice du tabassage d’un jeune migrant.»

Invité dans l’émission Live de Bruce Toussaint, ce lundi 7 septembre 2020, l’ex-flic en a vu, a participé à des situations répressives , abusives, s’est même fait complice de situation grave au sein du dernier commissariat dans lequel il était affecté. Le tabassage d’un jeune migrant, puisque la justice va trop lentement, voire même «couvrir» des procédés contraire à la loi, et Valentin Gendrot n’est pas avare d’exemples.

Valentin Gendrot, est auteur d’un livre qui vient d’être publié aux éditions Goutte d’or, qui s’appelle « Flic » . Dans ce livre le journaliste infiltré raconte son expérience pendant deux ans dans la police parisienne, dont  6 mois dans un commissariat du 19ème arrondissement.

Commissariat du 19ème arrondissement de Paris

Si ce qu’a vu et entendu le journaliste fait aujourd’hui scandale car Valentin Gendrot fait état des conditions de travail difficile des officiers de police, reste que l’ancien policier, journaliste infiltré, révèle des méthodes et des comportements  surprenants au sein de la police française.

Valentin Gendrot, auteur de « Flic » (Edition Goutte d’or)

Pourtant au départ son objectif était de «rapporter les violences policières et le mal-être policiers», les deux grands tabous de cette institution. Ce qu’il découvre est encore plus étonnant et le constat est effrayant :

« La police française va mal, une minorité est raciste et violente », le journaliste révèle à Bruce Toussaint qu’une minorité de policiers serait raciste et violente. Le présentateur du Live, interroge l’infiltré sur le nombre de policiers accusés d’être racistes dans le commissariat du 19ème, (sa dernière affectation) et Valentin Gendrot lâche : « Il y avait 32 policiers dans cette brigade, 4 ou 5 ont ce comportement raciste ».

Mais la majorité silencieuse souffre : « Quand vous vous levez à 4 heures et demi du matin et qu’à 6 heures vous vous trouvez à surveiller des gardés à vue, que vous respirez l’urine, les excréments, la sueur, que vous devez gérer des toxicomanes, c’est de la souffrance ». Selon le rapport d’enquête du journaliste, une majorité de policiers souffrent en silence, et «ce mal-être des policiers vaut pour tous les policiers»

Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur (Lundi 7 septembre 2020)

De là à interpeller le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, en lui demandant s’il a conscience que : « Pour que les choses changent, la minorité des policiers qui ont un comportement raciste et violent, soit sanctionnée. Ce qui aujourd’hui est rarement le cas ».  «Pendant ce temps la majorité des policiers, dite, majorité silencieuse, pâtit également de ces agissements», conclut Valentin Gendrot.

Le Parquet de Paris a ouvert une enquête sur une bavure rapportée par le journaliste infiltré, l’IGPN (La police des polices) a été saisi. Valentin Gendrot, à qui est reproché cette bavure non signalée, confie à l’AFP avoir voulu «dénoncer mille autres bavures de ce type». 

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Lilian Thuram explique le racisme et « le respect de l’autre » dans les livres d’Histoire de 6ème

Dans leur livre d’Histoire et de Géographie les jeunes enfants de 11 ans auront un chapitre consacré à l’égalité et au respect de l’autre. Pour expliquer ce cours civique, les auteurs du livre édité chez Hachette ont choisi Lilian Thuram qui, à l’aide de sa Fondation, crée en 2008, oeuvre à l’éducation contre le racisme. L’ancien champion du monde de 1998, né en Guadeloupe, témoigne et raconte sa propre expérience, d’enfant noir qui débarque à Paris à l’âge de 9 ans.

A l’école primaire, explique -t-il, il n’y avait plus de Lilian mais juste un enfant noir : « Je me suis questionné pour savoir pourquoi les personnes noires étaient enfermées dans cette image négative. J’ai donc commencé à lire, à observer la société, à poser des questions. puis durant ma carrière on m’a invité dans les écoles pour parler du racisme ». Usant de son statut de joueur de football, médiatique, le guadeloupéen à juger utile de continuer son action en créant la Fondation Lilian Thuram.

Une interview réalisée depuis le 14 avril 2015 et, qui vient en support au cours sur l’égalité des personnes, dans les classes de 6ème.

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Images Livre Histoire-Géographie Collection Nathalie Plazza. Edition Hachette
Intégralité de l’interview : Nice-Matin, le 14 avril 2015. Vidéo sur http:/www.bfmtv.com/mediaplayer/video/lilian-thuram-son-combat-contre-le-racisme–je-suis-devenu-noir-à-9-ans-499325.html.

France: Médecins Sans Frontières accusée de « racisme institutionnel » par ses salariés

Le mouvement Black Lives Matter a fait ressurgir les débats sur le racisme aux Etats-Unis mais également en Europe. En France, l’Organisation Médecins Sans Frontières est secouée par des révélations internes, ses propres salariés l’accusent de « racisme institutionnel ».

Dans une lettre interne, un millier d’anciens ou d’actuels salariés de Médecins sans frontières (MSF) accusent l’ONG française d’être « institutionnellement raciste ». l’information a été révélée ce vendredi 10 juillet par le quotidien britannique The Guardian à qui était adressé le courrier.

Les salariés notent la volonté de MSF de « renforcer dans son travail humanitaire le colonialisme et la suprématie blanche » en développant des programmes menés par des personnes issues d’une « minorité blanche privilégiée ». Des anciens salariés témoignent comme Padma Priya, responsable médias MSF à New Delhi jusqu’en 2018, le racisme « était une réalité quotidienne pour des gens comme moi ». Un autre employé interrogé par le Guardian évoque une mentalité « quasiment étouffante » du « sauveur blanc ».

Le texte est signé entre autres par les présidents des conseils d’administration de MSF au Royaume-uni et en Afrique australe, et par le directeur général de MSF en Allemagne.

Dans un communiqué envoyé aux salariés de MSF le 23 juin et révélé par The New Humanitarian, le président Christos Christou et un membre du conseil d’administration international reconnaissent que l’organisation humanitaire « a failli auprès des gens de couleur, autant auprès des salariés que des patients » et « échoué à s’attaquer au racisme institutionnel »

Médecins sans frontières emploie 55 000 personnes à travers le monde. Du personnel qui intervient pour fournir une assistance médicale aux populations qui en ont besoin, MSF envoie du personnel également dans les zones de guerre, en cas de pandémie ou de catastrophe naturelle.

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