Nigéria : L’État de Kaduna adopte une loi pour stériliser les agresseurs sexuels et empêcher la récidive

En juillet, le meurtre d’une étudiante universitaire de 22 ans qui, selon sa famille, a été brutalement violée et matraquée à mort a soulevé une vague d’indignation dans tout le pays. C’était l’un des nombreux cas choquants à l’origine de plusieurs manifestations.  Une pétition en ligne a recueilli  des milliers de signatures  et un hashtag sur Twitter  a été lancé #WeAreTired.

Uwavera Omozuwa a été violée et assassinée en juillet dans la ville de Benin City au Nigeria

Suite à cette onde d’exaspération au Nigéria après cette série de viols de femmes et de très jeunes enfants à travers le pays, l’Etat de Kaduna, un État du centre du Nigeria, a pris des mesures radicales. La loi fédérale nigériane prévoit une peine de 14 ans à la réclusion à perpétuité, mais les législateurs des États peuvent fixer des règles de condamnation différentes.  Le gouverneur de l’État Nasir Ahmad el-Rufai a soutenu la castration pour empêcher les violeurs de récidiver.  Il doit signer le projet de loi pour qu’il devienne effectif dans l’État du Nord-Ouest.

Le gouverneur de l’État Nasir Ahmad el-Rufai

Désormais, toute personne reconnue coupable de viol dans cette région risque d’être stérilisée, quel que soit l’âge de la victime ou le sexe de l’auteur. Cette loi prévoit également l’application de la peine de mort dans les cas de pédophilie. Face à ces protestations, le gouverneur de l’Etat de Kaduna avait estimé début juillet que la castration chirurgicale était le meilleur moyen d’éviter une répétition de ces violences.

Un amendement, selon les médias locaux, très controversée au niveau médical. Les critiques soutiennent que les effets physiques sont irréversibles et peuvent avoir de graves conséquences physiques et mentales, indique l’Association internationale pour le traitement des délinquants sexuels (IATSO).

Les législateurs ont approuvé la castration chirurgicale comme punition pour les personnes reconnues coupables de viol d’enfants de moins de 14 ans.

Une sanction qui restera difficilement applicable car les victimes dans ce grand pays de plus de 200 000 millions d’habitants, portent rarement plainte. La stigmatisation empêche souvent les victimes de signaler les cas de viol au Nigéria et le nombre de poursuites réussies est faible. Depuis 2015, seulement une quarantaine de personnes ont été accusées de viol au Nigéria, souligne la presse locale.

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Cette Académie de danse nigériane réinvente le ballet version ouest-africaine et dispense des cours gratuits aux enfants

En juin dernier, la vidéo du danseur de ballet nigérian, Anthony Mmesoma Madu sur Instagram, dansant sous la pluie a été visionnée des centaines de milliers de fois. Anthony Mmesoma Madu fait partie d’une douzaine d’étudiants âgés de 5 à 12 ans à la Leap Academy of Dance de Daniel Owoseni à Badagry, une ville côtière du sud-ouest du Nigeria à environ six heures du centre de Lagos.

Daniel Owoseni a fondé l’école de ballet il y a un peu plus de trois ans. N’ayant pas accès à aucune école de ballet qui existe dans la banlieue de Lagos, Daniel Owoseni a décidé de se former en regardant Save the Last Dance à l’âge de 13 ans. «J’ai appris en gros tous les principes fondamentaux du ballet grâce à des tutoriels YouTube», explique le  professeur de danse de 29 ans.

Ensuite, ses espoirs de carrière internationale ont été rapidement déçus : «On me répondait qu’en tant qu’Africain, je n’étais pas éligible pour une bourse internationale. Cela ressemblait à une discrimination flagrante », raconte Daniel Owoseni qui a postulé dans plusieurs écoles d’Europe de l’Est et du Sud, dont une à Zagreb, en Croatie.

C’est à ce moment-là que l’autodidacte nigerian a décidé qu’il réaliserait son rêve d’ouvrir une école de ballet dans sa ville natale pour des enfants comme lui qui ne pouvaient pas se permettre le luxe de suivre des cours de ballet. «J’avais une image dans ma tête, de ce à quoi je voulais que les danseurs et mon école ressemblent».

«Pour moi, il s’agit de créer une identité nigériane autour du ballet traditionnel», explique Daniel Owoseni, qui en plus des cours gratuits, offre des costumes gratuits  grâce aux dons d’organisations comme Travelling Tutu, une organisation à but non lucratif de Floride. Pour donner une influence ouest-africaine aux ballet classique, le professeur de danse adapte sa chorégraphie à la musique nigériane, s’inspirant souvent des rythmes hypnotiques du célèbre artiste afrobeat connu sous le nom de Lágbájá.

Avec quelques rares salles de danse au Nigéria, les jeunes danseurs de l’académie se produisent pour la plupart lors de réceptions privées, de mariages locaux ou de réunions religieuses.

«Les gens disent qu’on ne peut jamais faire du ballet comme on le fait à l’étranger parce que le ballet n’est pas une danse africaine, mais pour moi, il s’agit de faire nôtre cet Art» résume Daniel Owoseni.

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Un nigérian «multi-millionaire» échappe au FBI en épousant une caribéenne

Abbas Ramon Olorunwa, connu sous le nom de Hushpuppi, un Nigérian de 38 ans s’est associé à plusieurs individus dans d’autres pays pour réaliser des escroqueries financières importantes. Les fraudeurs versaient les sommes volées sur des comptes bancaires privés dans des pays comme la Roumanie, la Bulgarie et les Émirats arabes unis. Multi-millionaire, il a cependant été rattrapé par le Federal Bureau of Investigation des États-Unis (FBI) qui ne peut procéder à son arrestation pour l’instant, révèle Wic reporter, un magazine d’information de la Caraïbe.

L’enquête ouverte contre lui révèle qu’en février le fraudeur avait obtenu son passeport de Saint-Kitts-et-Nevis dans le cadre du programme de citoyenneté par investissement , qui autorise la citoyenneté d’un étranger en échange d’un investissement dans le pays.

Le FBI a toutes les informations le concernant : Hushpuppi a épousé une citoyenne de Saint-Kitts-et-Nevis en 2019, et il a reçu le numéro de passeport se terminant par 4154, le 24 février 2020, par courrier électronique. Le Federal Bureau of Investigation des États-Unis a découvert les actions illégales d’Abbas Ramon Olorunwa dans un affidavit signé d’un agent spécial du FBI le 25 juin 2020 à Los Angeles.

S’il était jugé et reconnu coupable, Hushpuppi risquait une peine maximale de 20 ans de réclusion dans les prisons fédérales américaines .

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Ces petits cinéastes nigérians font plus de 9 millions de vues avec leurs parodies de bandes-annonces de films

«Nous savons maintenant qu’on nous regarde partout dans le monde et nous voulons montrer qu’on a du potentiel ». Ces petits cinéastes ont entre 10 et 15 ans et sont déjà des stars sur les réseaux sociaux. Depuis trois ans avec la complicité de leur monteur favori, les jeunes réalisateurs Malik, 10 ans et Muiz, 15 ans et leur cousin, se sont lancés le défi de parodier les films qui cartonnent. Cette semaine, ils ont atteint le chiffre de 9 millions de vues pour leur dernier opus, un remake de la bande-annonce du film Tyler Rake diffusée sur Netflix. Un carton.

Ils s’appellent les Ikorodu du bois (les garçons d’Ikorodu), Ikorodu est leur ville d’origine, située dans l’Etat du Logos au Nigéria.  Avec de simples accessoires, un seau d’eau une brouette, des voitures miniatures, ils se mettent en scène. Leur petite équipe de production s’accommode de leur chef-monteur vidéo, leur grand frère Babatunde Sanni, âgé de 23 ans. Leurs cibles : des films, des bandes-annonces de films et des clips musicaux. Le remake de la bande-annonce du film Tyler Rake a pulvérisé leur nombre de vues. Face à un tel succès viral,  les frères Russo, les réalisateurs du film ont été bluffés et prévoient d’inviter le petit groupe à l’avant-première de Tyler Rake 2.

Avant, c’est Will Smith qui a applaudi les deux adolescents pour leur parodie du film Bad boys. L’acteur américain avait partagé le film des petits cinéastes sur son compte Instagram, la version parodiée avait été vue plus de 7 millions de fois.

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My Web Africa : Julia Otobo poursuit son rêve de mannequin à New York

Julia Ese Otobo est un top model de 23 ans.  Amoureuse de son afro, elle veut montrer au monde que les cheveux noirs sont magnifiques.

Julia a signé à New York avec MSA Models.

Son parcours est un conte de fée.

A cours d’argent, la jolie africaine née au Nigeria, quitte l’Université.

Julia s’inscrit au concours de Pearl Look Model Nigeria qu’elle gagne. Elle remporte un voyage et un contrat pour travailler avec Ice Model Management en Afrique du Sud.

Son meilleur souvenir, c’est ce jour où la jeune nigérianne a fait avec sa sœur jumelle Janet Otobo, la couverture de Luminance Magazine en Afrique du Sud.

Ses cheveux crépus, elle en est amoureuse. Elle porte un afro car son copain de l’époque le lui a demandé et puis Julia s’est prise au jeu du cheveux naturel et crépu. Elle a gardé sa coupe.

Aujourd’hui, Julia vit actuellement dans «The Big Apple» et défile pour des designers comme Chromat et Marc Jacobs à New York à la Fashion Week. Les plus grands créateurs la demandent sur leur podium.

Son objectif est de porter les modèles de Victoria Secret coiffé de son Afro, comme elle l’a fait pour Maria Borges afin de montrer au monde que les cheveux noirs sont magnifiques.

Source : Moon Look-Mag
Photo Credits
SDR Photo
Tim Hulme Photography
Steven Love Menendez
Luminance: Sivan Miller

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