Naomi Osaka est la nouvelle ambassadrice de la Maison Louis Vuitton

En deux ans, Naomi Osaka haïtienne et nippo-américaine est devenue l’athlète féminine la mieux rémunérée au monde.

Sur les courts, la joueuse d’origine haïtienne et japonaise s’est démarquée de ses adversaire non seulement pour son jeu de jambes mais également pour son activisme affiché. Aujourd’hui, après son troisième titre au Grand Chelem, elle réalise un autre rêve. Naomi Osaka lance sa première campagne avec une maison de couture de luxe : Louis Vuitton. Pour la campagne printemps 2021 de la marque, réalisée par le directeur créatif Nicolas Ghesquière, Naomi porte une mini-robe kaléidoscopique ludique qui correspond parfaitement à l’amour des professionnels du tennis pour les couleurs et les imprimés audacieux.


Naomi Osaka est devenue l’ambassadrice de la grande maison de couture française. Elle est officiellement l’égérie de la maison Vuitton depuis lundi 11 janvier.

«Mis à part le tennis, ma passion c’est aussi la mode, et il n’y a pas de marque plus emblématique que Louis Vuitton», a déclaré Naomi Osaka. «C’est un tel honneur de travailler avec Nicolas, c’est un designer que j’admire tant et nous partageons un amour mutuel pour la culture et le style japonais. Devenir un ambassadeur mondial de la marque est vraiment un rêve devenu réalité pour moi. » avoue la sportive.

Avec un nouveau chapitre en tant qu’ambassadrice de la célèbre maison de couture française, le nouveau style de Naomi Osaka lui ouvre de nouveaux horizons.

Dorothée Audibert-Champenois Rédactrice de CnewsActusDothy – Facebook Cnews ACTUS – Twitter Instagram – Images Vogue/Vuitton – Naomi est photographiée par Annie Leibovitz

Naomi Osaka est nommée athlète féminine de l’année 2020 par l’Associated Press

Brillante sur les courts de tennis et femme activiste, Naomi Osaka est désignée sportive de l’année 2020.

Titulaire à l’US Open d’un troisième titre du Grand Chelem, Naomi Osaka s’est également démarquée pour avoir dénoncé l’injustice raciale et la brutalité policière aux Etats-Unis. Dans une interview par e.mail elle expliquait l’insupportable idée de ne rien faire face à ces discriminations :

«C’était difficile d’être isolé de ma famille pendant une grande partie de l’année, mais ce n’est rien comparé aux autres. C’était triste de regarder et de lire les nouvelles des personnes souffrant du COVID-19, et l’effet économique et social sur tant de personnes (perte d’emplois, santé mentale). Ce fut une année si difficile pour tant de gens », a écrit Naomi Osaka dans cette interview.

«Et puis regarder les injustices de la police comme George Floyd, Breonna Taylor et Jacob Blake (pour n’en nommer que quelques-uns) cet été m’a brisée le cœur. Je suis fière de ma victoire aux Internationaux des États-Unis, mais plus encore parce que j’incite les gens à parler des vrais problèmes.»

C’est lors d’un tournoi à New York que Naomi Osaka, dont le père est haïtien et la mère est japonaise, a déclaré qu’elle ne jouerait pas sa demi-finale, rejoignant des athlètes de la NBA en protestation contre la fusillade de Jacob Blake par la police.

Autant pour son activisme loin du court de tennis que pour ses succès sportifs, Naomi Osaka a été sélectionnée par l’Associated Press (AP) comme l’athlète féminine de l’année. Les résultats ont été révélés dimanche après un vote des rédacteurs sportifs membres de l’AP et des écrivains de l’AP.

Lors de l’US Open, Naomi Osaka a attiré l’attention sur les victimes noires de violence. Pour ses matches, la sportive arborait des masques portant les noms de Floyd, Taylor, Tamir Rice, Elijah McClain, Trayvon Martin, Ahmaud Arbery et Philando Castile.

Dorothée Audibert-Champenois Rédactrice en chef de CnewsActusDothy – Facebook Cnews ACTUS – Twitter Instagram – Images Twitter NO

Naomi Osaka star de Vogue pour son activisme et ses succès sportifs «Japonaise, je suis Noire et je vis en Amérique»

Naomi Osaka, la championne en titre de l’US Open est l’une des quatre vedettes de couverture du numéro de janvier du magazine Vogue, qui salue tant ses réalisations sportives que son activisme politique.

Naomi Osaka, japonaise, haïtienne et américaine a beaucoup utilisé sa plateforme pour le mouvement Black Lives Matter, son objectif étant d’amplifier les appels à plus de justice pour la communauté noire des Etats-Unis. Après la mort brutale de George Floyd à Minneapolis, sur les réseaux sociaux, Naomi Osaka a boycotté un tournoi de tennis et la jeune femme a également défilé contre les brutalités policières aux States.

Les victimes noires de violence policière sur les masques de Naomi Osaka durant ses matches à l’US Open

À l’US Open, Naomi Osaka portait des masques honorant Breonna Taylor, Elijah McClain, Ahmaud Arbery, Trayvon Martin, George Floyd et Philando Castile. «Je me considère japonaise-haïtienne-américaine. J’ai toujours grandi avec un peu plus d’héritage et de culture japonais, mais je suis Noire et je vis en Amérique. Il se passe des choses ici qui me font vraiment peur.»

Photographiée par Annie Leibovitz, elle rejoint des athlètes féminines noires comme Simone Biles et Serena Williams sur la couverture de Vogue de janvier 2021.

Trois fois championne du Grand Chelem, Naomi Osaka, termine 2020 en devenant une cover girl de Vogue.

Dorothée Audibert-Champenois rédactrice de CnewsActusDothy – Facebook Cnews ACTUS – Images Twitter N. Osaka

Naomi Osaka est en Haïti, Netflix tourne un docu-série sur sa vie, sa famille et Cordae Dunston

Naomi Osaka est attendue à Jacmel en Haïti pays de sn père, où elle arrive accompagnée du reste de sa famille. Selon le site Loop Haïti, la triple championne se rendra directement à jacmel d’où est originaire son père. Mais rapportent la presse locale, Naomi Osaka serait en Haïti pour le tournage du documentaire série dirigé par Netflix qui racontera sa vie sur et hors des courts de tennis.

Une source proche du ministère de la jeunesse, des Sports et de l’Action Civique (MJSAC) à confirmé l’information.

« Je voulais être en mesure de raconter mon histoire (…) Je suis heureuse de pouvoir partager mon quotidien de sportive de haut niveau. Cela ne ressemblera pas à un documentaire sportif traditionnel, et je suis tellement excitée de le partager avec tout le monde » s’enthousiasmait Naomi Osaka en février dernier. Date à laquelle, la plateforme Netflix annonçait un documentaire série dédié à la  jeune joueuse de tennis.

Pour ce docu-série réalisé par Garrett Bradley, aucune date de sortie n’a encore été retenue. On sait juste que Netflix japon a tité « Naomi Osaka » en citant la prochaine série.

Naomi Osaka qui s’engage sur le mouvement Black Lives Matter depuis la mort de George Floyd vient juste de remporter son troisième grand Chelem à l’Us Open.  Une rencontre sportive scruté par la planète toute entière, et où le rappeur Cordae, le petit ami de Naomi,  n’a pas manqué de la soutenir publiquement. Né en Caroline du Nord, Cordae de son vrai nom Cordae Amari Dunston est un rappeur américain devenu célèbre pour son remix en 2018 de « My name is », un titre du rappeur Eminem. Influencé par Jay Z, Eminem, Lil Wayne…, le promoteur musicien a se dit aussi fan de Tupac et de BIG.

« Je la supporte, je l’encourage » avoue le rappeur qui dit-il ne connaissait rien au tennis avant de rencontrer la joueuse japonaise lors d’un match de Basketball à Los Angeles, en 2018. «J’aime quand tu t’allonges et que tu attends que je m’endorme avant d’aller en studio d’enregistrement » envoie par Instagram Naomi Osaka à son tendre pour son anniversaire en août dernier.

A 22 ans, Naomi Osaka semble être une femme heureuse et comblée. La suite dans le prochain documentaire que prépare Netflix, le géant du streaming.

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Images Facebook Naomi Osaka/Global Grind

Naomi Osaka, déterminée à lutter contre le racisme systémique, les discriminations et les violences policières aux USA

«Avant d’être une athlète, je suis une femme noire» affirmait Naomi Osaka sur son compte Instagram, refusant de participer à une rencontre sportive, au lendemain de l’agression de Jacob Blake à Kenosha, dans le Wisconsin.

Du haut de ses 22 ans, comment ne pas féliciter Naomi Osaka qui s’engage sans compter, pour faire entendre des messages encore difficile à entendre dans la société américaine. Grâce à sa notoriété, la jeune sportive se devait de participer au mouvement Black Lives Matter qui reprend tout son sens depuis la mort brutale de l’afro-américain, George Floyd. Depuis que la vie aux Etats-Unis s’étire entre manifestations et revendications pour que change les mentalités entre Blancs et Noirs, les artistes, sportifs et politiques ne désarment pas et investissent le champs des médias en prenant des décisions engagées et radicales. Naomi Osaka, à l’instar de ses grands frères de la NBA, a choisi, en single d’entrer sur les courts de tennis, masquée puisque que c’est une règle sanitaire mondiale, mais résolument déterminée à faire entendre son discours à une large population blanche qui, compose essentiellement, son auditoire.

Naomi Osaka est une jeune femme, née d’un père haïtien, Leonard François, d’une île de la Caraïbe, la première à instituer une République dirigée par des hommes Noirs. Tamaki Osaka, sa mère est japonaise, héritière des patrimoines culturels de l’empire du soleil levant. Naomi est donc une métisse de parents issue des deux extrémités du globe. Au Japon, l’homogénéité raciale n’est pas de mise, et la hafu (métisse) ne correspond pas au standard des filles de l’île. En 2006, elle a trois ans, ses parents partent pour la Floride, elle s’installe chez ses grands-parents et se nourrit culturellement du créole, langue nationale d’Haïti.

Naomi Osaka devient une brillante compétitrice au tennis. Seulement, déçu, par la United States Tennis Association qui montre peu d’intérêt pour sa fille, qu’il entraîne depuis l’âge de trois ans, Leonard François prend la décision de la faire jouer sous le drapeau du Japon. La jeune fille a 13 ans, elle utilise désormais le patronyme de sa mère Osaka, elle sera championne pour le drapeau blanc et rouge. Mais Naomi Osaka, la métisse caribéenne reste sensible à cette communauté noire aux Etats-Unis, qui subit encore aujourd’hui, des discriminations, le racisme systémique et des violences policières. La jeune championne ne se lasse pas de dénoncer des morts qui s’inscrivent chaque jour dans les grands quotidiens américains.

Dans le courant George Floyd qui a fait ressurgir le Black Lives Matter et suite aux violences policières à l’encontre de Jacob Blake, un père de famille criblé de balles dans le dos dans le Wisconsin, les actions de la jeune Naomi Osaka vont devenir virales. Après une courte pause (boycott), la sportive est revenue en compétition, alourdie de 7 masques, au nom de plusieurs victimes afro-américaines. Elle en a porté un à chaque match. Interrogée avant qu’elle ne remporte son 3ème grand Chelem, samedi 12 septembre, la courageuse athlète a expliqué son choix, il s’agit selon Naomi Osaka de «faire parler les gens», la grande majorité du public qui fréquente les courts de tennis sont Blancs. Et prudente, elle poursuivait : «C’est assez triste que sept masques ne soient pas suffisants pour le nombre de noms», a déclaré Osaka. «J’espère que j’arriverai à la finale et que vous pourrez tous les voir.» Naomi Osaka a réussi son challenge, elle devient 3ème mondial du classement international.

Breonna Taylor, Elijah McClain, Ahmaud Arbery, Trayvon Martin, George Floyd, Philando Castile et Tamir Rice.

Lors d’un match de l’US Open la semaine dernière, la vainqueure du Grand Chelem portait un masque facial portant le nom de Breonna Taylor, la technicienne médicale des urgences  de 26 ans qui a été tuée par la police en mars. Dans des vidéos diffusées par ESPN après les matchs de Naomi Osaka, Sybrina Fulton, la mère de Trayvon Martin, et Marcus Arbery Sr., le père d’Ahmaud Arbery, ont remercié la joueuse.

Naomi Osaka a twitté qu’ils étaient tous courageux et forts : « À ce stade, je me sens comme un vaisseau qui ouvre la voie (la conscience). Espérons que cela va atténuer la douleur. Espérons que je peux aider à faire face à tout ce qu’ils attendent.»

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram C’news Actus Dothy
Images Twitter Us Open/Montage C’news Actus Dothy

Naomi Osaka, est de nouveau championne, elle gagne son 3ème titre du Grand Chelem

Naomi Osaka est à nouveau championne au Flushing Meadows-Corona Park à New York. Pour remporter son deuxième titre à l’US Open en trois ans et le troisième de sa jeune carrière, la sportive a battu la Biélorusse Victoria Azarenka en trois sets, 1-6, 6-3, 6-3,

Naomi Osaka  devient la première joueuse asiatique à remporter trois titres du Grand Chelem en simple. Avec cette nouvelle victoire, elle revient dans le Top 3 du classement mondial, remontant au n ° 3 mondial. Une superstar d’ascendance caribéenne qui s’est fait le porte étendard contre le racisme ces dernières semaines.

Naomi Osaka et Victoria Azarenka , Flushing Meadows-Corona Park

Depuis les derniers événements raciaux dans le Wisconsin où un afro-américain a été criblé de balles dans le dos, par des policiers dans la ville de Kenosha, Naomi Osaka n’est pas restée silencieuse. Et,  depuis lors, chaque semaine,  la jeune femme s’est exprimée sur le racisme aux USA, soutenant publiquement le Black Lives Matter. Elle est allée plus loin, jusqu’à boycotté un match  dans le Cincinnati,  dans le sillage des joueurs de la NBA.

Naomi Osaka, avant la finale du simple féminin à l’US Open 2020.

Puis à chaque rencontre, Naomi Osaka  « voulant  passer des messages pour que les gens parlent », est entrée sur le court de l’US Open, portant chaque jour un masque  brodé du nom d’une victime de violence policière. Après ceux de  Breonna Taylor, Elijah McClain, Ahmaud Arbery, Trayvon Martin, George Floyd et Philando Castile. Ce samedi, c’était celui de Tamir Rice,  un jeune garçon de 12 ans, tué en 2014 à Cleveland par un policier blanc.

Naomi Osaka

Victoria Azarenka

Au Flushing Meadows-Corona Park à New York, samedi 12 septembre, C’est un début de match désastreux face à Victoria Azarenka, que Naomi Osaka offre aux spectateurs.  Malmenée après 13 fautes directes, la sportive japonaise a repris le dessus et s’est imposée (1-6, 6-3, 6-3).

Naomi Osaka, Flushing Meadows-Corona Park

Deux ans après son premier sacre  contre Serena Williams, Naomi Osaka a remporté  son deuxième US Open en battant Victoria Azarenka

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Images Darren Carroll/USTA/capture d’écran C’news Actus Dothy

Jacob Blake: Naomi Osaka réagit et refuse de jouer sa demi-finale «Avant d’être une athlète, je suis une femme noire»

Dimanche 23 août, un afro-américain non armé, recevait, alors qu’il était de dos, six décharges d’une arme de poing d’un policier de la ville de Kenosha dans le Wisconsin. Opéré, ce père de six enfants risque la paralysie permanente. En réaction à cette nouvelle violence dans la communauté noire américaine, de nombreux sportifs réagissent en dénonçant les injustices sociales aux USA, en boycottant des rencontres entre équipe et aujourd’hui, sur les réseaux sociaux, Naomi Osaka née au Japon d’un père haïtien, a annoncé qu’elle refusait de jouer un tournoi prévu ce jeudi 27 août.

La double championne de tennis majeure, a annoncé qu’elle ne disputerait pas le match de demi-finale du Western & Southern Open ce jeudi en réaction aux évènements qui se sont déroulés dans le Wisconsin . Plusieurs heures plus tard, le tournoi a annoncé qu’il suspendait le jeu pendant une journée.

Naomi Osaka a fait son annonce sur les réseaux sociaux, affirmant que des questions plus importantes méritent l’attention du public américain.

Jacob Blake, victime de violence policière

«Avant d’être une athlète, je suis une femme noire», a-t-elle écrit dans un post mercredi soir. «Et en tant que femme noire, j’ai l’impression qu’il y a des questions beaucoup plus importantes qui nécessitent une attention immédiate, plutôt que de me regarder jouer au tennis. Je ne m’attends pas à ce que quelque chose de dramatique se produise si je ne joue pas, mais si je peux faire parler de ce problème dans  un sport à majorité blanche, je considère que c’est un pas dans la bonne direction . »

«Je suis épuisée d’avoir un nouveau hashtag tous les quelques jours et je suis extrêmement fatiguée d’avoir cette même conversation encore et encore. Quand est-ce que ça se terminera,  jamais?»

«En tant que sport, le tennis prend collectivement une position contre l’inégalité raciale et l’injustice sociale qui une fois de plus a été placée au premier plan aux États-Unis», a déclaré un communiqué de l’USTA, de l’ATP et de la WTA. «L’USTA, l’ATP Tour et la WTA ont décidé d’interrompre le Western & Southern Open  qui devait avoir lieu ce jeudi 27 août. Le jeu reprendra le vendredi 28 août.»

Naomi Osaka, qui représente le Japon mais a grandi aux États-Unis  est basée à Los Angeles. La sportive d’ascendance haïtienne devait affronter Elise Mertens en demi-finale après avoir battu Anett Kontaveit en quarts de finale mercredi. Elle doit ensuite jouer à l’US Open, qui commence lundi prochain.

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Naomi Osaka, championne du Grand Chelem, répond à ceux qui lui reprochent de lutter contre le racisme systémique aux USA

La double championne du Grand Chelem a montré son soutien à la famille de l’Afro-Américain George Floyd en publiant des messages sur sa mort filmée par des passants le 25 mai dernier. La jeune sportive a été très critiquée sur les réseaux sociaux par des internautes étonnés de ses nombreux tweets solidaires. Sans se départir, Naomi Osaka a sévèrement répondu à ses détracteurs.

Naomi Osaka et Serena Williams

Naomi Osaka est moitié haïtienne, son père Leonard François est de Pétion-Ville, et  moitié japonaise par sa mère. La métisse de 22 ans, née au japon (qui ne parle pas japonais) est arrivée à l’âge de trois ans aux Etats-Unis, en Floride. Elle grandit sous une double nationalité mais, pour des raisons sportives, elle choisit l’automne dernier, la citoyenneté japonaise.

La famille de Naomi Osaka

Le 1er juin, dégoûtée que les internautes ne réagissent que sur les pillages et bien peu sur la mort de George Floyd, Naomi Osaka a tweeté, agacée : « Vous tweetez sur les pillages avant de tweeter sur la mort d’un homme noir non armé » et poursuit : « Je vois que les gens sont absents sur Twitter depuis une semaine (évènements liés à la mort de George Floyd), pourtant dès le début des pillages, ils ont envahi les réseaux toutes les heures », a écrit Naomi Osaka dans un autre tweet.

Pour le Blackout Tuesday (publication d’un carré noir sur les réseaux sociaux), Naomi Osaka a accusé certains internautes de garder le silence sur l’appel à la justice raciale et de se contenter d’un carré noir sur leur page.  Elle n’a pas épargné les rappeurs bling bling  : «C’est drôle que les gens qui veulent porter des chaînes, faire du hip hop dans les salles de gym, jouent à se bousculer et parler en argot sont soudainement calmes en ce moment. »

La riposte ne c’est pas fait attendre et ses détracteurs lui ont simplement reproché de surfer sur la tendance du moment, la mort brutale de George Floyd qui a causée  depuis, une série de manifestations anti-raciste et contre les violences policières, aux Etats-Unis et en Europe.

Dans un commentaire sur Twitter, la star du tennis a déclaré qu’il était ridicule que les gens s’attendent à ce qu’elle reste silencieuse sur les problèmes des Noirs simplement parce qu’elle est une athlète professionnelle : « Je déteste quand des gens disent que les sportifs ne devraient pas s’impliquer dans la politique et qu’ils devaient juste divertir », a-t-elle écrit. «Premièrement, c’est une question de droits humains. Deuxièmement, qu’est-ce qui vous donne plus le droit de parler que moi? Selon cette logique, si vous travaillez chez Ikea, vous n’êtes autorisés à parler que des «GRÖNLID»? »

Toujours sur son compte Twitter, un nombre important de ses followers l’ont encouragée à continuer à s’exprimer : « Continuez à utiliser votre plate-forme, ne vous inquiétez pas de ce que les gens qui n’ont jamais ressentis ce que ça fait d’être une personne de couleur en Amérique ou au Japon vous attaquent », a posté un internaute sur le compte Twitter de la double championne du Grand Chelem.

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