Usa : Les femmes Noires gagnent en nombre aux élections locales et nationales

Comme le rapportent différents magazines et s’en félicitent différents sites dédiés à la communauté afro- américaine, les femmes noires gagnent en nombre aux élections locales et nationales. Un fait qui s’observe depuis les dernières élections primaires aux Etats-Unis (de février à juin 2020) où 122 femmes noires ou multi-raciales s’étaient présentées au congrès. Des femmes qui depuis quelques années sont présentes et militent pour (entre autres) l’amélioration des conditions de vie des communautés qu’elles représentent. Il faut saluer dans un premier temps la représentante de l’Illinois Lauren Underwood, qui est entrée dans l’histoire en 2018 en tant que plus jeune femme noire élue au Congrès.

Alexandria Ocasio-Cortez, Barbara Lee, Jahana Hayes, Lauren Underwood et Sheila Jackson (toutes démocrates) lors de leur cérémonie d’investiture le 3/01/19

Lauren Underwood, 32 ans, est l’une des plus de 100 femmes élues à rejoindre le Congrès il y a deux ans, lors du cycle électoral de mi-mandat. L’infirmière diplômée d’Etat a expliqué dans l’émission « Good America » qu’elle pensait qu’elle subirait le racisme. « J’étais armée contre le racisme. J’étais prête pour ça » déclarait-elle. Mais, reconnait Lauren Underwood qui ajoute, « Je n’étais pas préparée au sexisme et à l’âgisme auxquels, je suis confrontée ».

Lauren Underwood et Barack Obama

Parmi les 400 femmes noires en course pour les élections à travers tout le pays, Maxine Waters est membre du Congrès californien, elle a obtenu plus de 72% des voix pour le 43e district du Congrès contre son adversaire Joe Collins, couvrant les villes d’Inglewood, Hawthorne et Gardena.

Maxine Waters (Californie) et Kamala Harris (Vice-présidente de Joe Biden)

Quatre femmes ont obtenu leur siège en étant réélues une deuxième fois, Ayanna Pressley du Massachusetts, la représentante Alexandria Ocasio-Cortez de New York, Rashida Tlaib du Michigan et Ilhan Omar, réélue dans le Minnesota, cette dernière entamera son deuxième passage au 5e district du Congrès de l’État.

Ilhan Omar – Minnesota

Ayanna Pressley a gagné sa course avec plus de 87% des voix contre l’opposant Roy Owens pour servir le 7e district du Congrès du Massachusetts.

Ayanna Pressley – Massachusetts.

Cori BushFerguson, la militante a continué sur sa lancée dès l’été dernier après avoir gagné haut la main une course primaire très disputée.

Ce mardi, Cori BushFerguson a remporté 78% des voix contre ses adversaires Anthony Rogers et Alex Furman. L’afro-américaine représentera le premier district du Congrès du Missouri.

Cori BushFerguson – Missouri

Marilyn Strickland, qui a précédemment été maire de Tacoma à Washington pendant près d’une décennie,  est entrée dans l’histoire mardi 3 novembre 2020, devenant la première personne noire et la première américano-coréenne à représenter Washington au Congrès. Elle a obtenu 58% des voix mardi soir contre sa challenger Beth Doglio et représentera le 10e district du Congrès de l’État.

Nikema Williams, la sénatrice de l’État de Géorgie a remporté une victoire écrasante durant cette nuit électorale en remportant 85% des voix contre la challenger Angela Stanton-King dans la course pour le 5e district du Congrès de l’État.

Lucy McBath a été réélue pour la deuxième fois mardi, remportant 53% des voix pour représenter le 6e district du Congrès de Géorgie.

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram @C’news Actus Dothy Images DR – Mandel Ngan / AFP – ABC News

Facebook: Meghan, Harry et des associations anti-raciales obtiennent le retrait des pubs sur les réseaux sociaux durant 30 jours

Dans le monde, la moitié des bénéfices de Facebook, (70 milliards de dollars en 2019) sont principalement réalisés grâce à la publicité. Cette campagne #StopHateForProfit, diligentée par une coalition de groupes de justice civile et raciale comme le NAACP, Color of Change et Anti -Defamation League, vise à touche le portefeuille de tous les réseaux sociaux, notamment celui de Facebook. La Ligue des associations anti-raciales appelle à des changements structurels dans le monde du numérique et  Meghan et Harry saluent et soutiennent cett initiative.

Pendant au moins 30 jours à compter du 1er juillet Coca-Cola, Verizon ou encore Honda vont cesser toutes les publicités numériques sur les plateformes de médias sociaux dans le monde. Cette décision fait partie d’un boycott de Facebook et Instagram organisé par la Ligue anti-diffamation, la NAACP et d’autres organisations appelée la campagne « Stop Hate For Profit »


« J’ai apprécié les conversations que j’ai eues avec le duc et la duchesse, et j’étais très satisfaite qu’ils proposent d’utiliser leur plate-forme pour s’adresser à des sociétés importantes. En participant à la campagne #StopHateForProfit, ils veulent, comme nous, dénoncer la haine en ligne. » a déclaré Rashad Robinson, le dirigeant du NAACP.

«Nous sommes reconnaissants au duc et à la duchesse de Sussex d’avoir reconnu l’importance de la solidarité en ce moment. Votre engagement envers la vérité, la justice et l’égalité est apprécié. » a souligné le chef de l’organisation de défense des droits afro-américains, s’adressant au couple Sussex.

« Alors que nous développons Archewell, l’un des domaines que le duc et la duchesse de Sussex ont souhaité aborder, est le discours de haine en ligne, et nous avons travaillé avec les défenseurs des droits civiques. et des groupes de justice raciale à ce sujet. » a confié à la presse, une source proche du couple royal.

Selon le magazine féminin américain, Harper’s Bazaar, les deux membres de la famille royale soutiennent la campagne « Stop Hate For Profit» qui appelle les entreprises à boycotter les publicités sur Facebook, durant tout le mois de juillet

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Sarah Rector, 11 ans, la petite fille noire la plus riche d’Amérique

Sarah Rector est née en 1902 de parents affranchis et quelques années plus tard, alors qu’elle n’est qu’une enfant, elle sera reconnue comme la fille noire la plus riche de la nation américaine. Sarah avait 11 ans. Son histoire est racontée dans « Searching for Sarah Rector : La fille noire la plus riche d’Amérique» de l’écrivaine pour enfants Tonya Bolden.

Sarah Rector et sa famille étaient des membres afro-américains de la Muscogee Creek Nation (au Sud-est des États-Unis) et vivaient dans une modeste cabane dans la ville à prédominance noire de Taft, dans l’Oklahoma.

Après la guerre de Sécession, les parents de Sarah Rector qui étaient autrefois réduits en esclavage par des membres de la tribu Creek, avaient droit à des attributions de terres en vertu de la Dawes Allotment Act de 1887. En conséquence, des centaines d’enfants noirs, ou «mineurs de Creek Freedmen», ont chacun obtenu 160 acres de terre (environ 65 hectares) en tant que territoire indien intégré au territoire de l’Oklahoma pour former l’État de l’Oklahoma en 1907. Alors que les terres accordées aux anciens esclaves étaient généralement rocheuses et stériles, celle de Sarah Rector était située au milieu du champ pétrolifère de Glenn Pool, initialement évaluée à 556,50 $ (515 euros).

À court d’argent, le père de Sarah loue la part de sa fille à une grande compagnie pétrolière en février 1911 pour l’aider à payer la taxe foncière annuelle de 30 $ (28 euros). Deux ans plus tard, la fortune de Sarah Rector prend un tournant majeur lorsque le foreur pétrolier indépendant B.B. Jones produit un «gusher» (des puits) sur son terrain qui rapporte 2 500 barils  par jour. Sarah Rector commence à gagner plus de 300 $ par jour en 1913, c’est à dire entre 7 000 $ et 8 000 $ actuels.

Titre à la Une de The Kansas City Star, 6 septembre1913

La notoriété de Sarah Rector explose. Selon le magazine Face 2 Face Africa, en septembre 1913, le journal local du Kansas City Star titre «Des millions pour une fille noire, Sarah Rector, 10 ans, a un revenu de 300 $ par jour grâce au pétrole»,  Le Savannah Tribune écrit: «Un puits de pétrole produit un revenu net de 112 000 $ par année pour une fille noire». Un autre journal l’a surnomme «la nègresse la plus riche du monde».

À l’époque, une loi exigeait que les Amérindiens, les adultes noirs et les enfants qui étaient citoyens du territoire indien avec des biens et beaucoup d’argent devaient être représentés par des tuteurs blancs «très respectés». En conséquence, la petite Sarah aura comme tuteur non plus ses parents mais un homme blanc nommé T.J. Porter. Soucieux de son bien-être et de son tuteur financier blanc, les premiers dirigeants du NAACP ( l’Association nationale pour la promotion des gens de couleur) se sont battus pour la protéger, elle et sa fortune.

The Rector Mansion 

Quand elle a eu 18 ans, Sarah Rector valait 11 millions de dollars. Elle possédait également des actions et des obligations, une pension, une boulangerie et un restaurant à Muskogee en Oklahoma, et 2 000 acres (810 hectares) de terrain. Elle quitte Tuskegee avec sa famille pour Kansas City dans le Missouri, où elle achète une majestueuse maison en pierre., connue sous le nom de Rector Mansion.

En 1922, elle épousa Kenneth Campbell, le deuxième Afro-américain à posséder une concession automobile. Le couple aura trois fils et était accepté comme un membre de la royauté locale, conduisant des voitures chères et recevant à leur domicile des élites comme Joe Louis, Duke Ellington ou Count Basie. Le couple divorce en 1930 et Sarah Rector se remarie en 1934.

Durant la  « crise économique des années 1930 », c’est-à-dire lors de la Grande Dépression qui commence de 1929 à la seconde guerre mondiale, Sarah Rector perdra une grande partie de sa richesse. la petite fille noire la plus riche d’Amérique est morte le 22 juillet 1967 à 65 ans. Elle possédait encore des puits de pétrole et des biens immobiliers.

Source BlackPast.org
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