Buju Banton et Mahalia, prix du Meilleur reggae et du Best R&B Soul Act aux MOBO Awards à Londres

L’album est sorti le 26 juin et il a été nominé aux Grammy Awards dans la catégorie Meilleur album de reggae et continue d’être promu, cette fois en Europe.

En 2010, le chanteur caribéen Buju Banton sortait «Before the Dawn» et tenait son public en haleine mais il a fallu attendre encore une décennie pour que l’icône du reggae enregistre en studio ce nouvel album «Upside Down 2020». Le 9 décembre dernier, il a remporté à Londres le prix du meilleur reggae aux MOBO Awards pour cet album tant attendu. C’est la première victoire et la troisième nomination du jamaïcain aux MOBO Awards. Les autres nominés étaient Protoje, Koffee, Popcaan et Lila Ike.

Les MOBO Awards (Music of Black Origin) ont été créés en 1996 par la métisse ghanéenne Kanya King. Cette cérémonie de prix, est à Londres, l’une des plus grandes célébrations de la musique et de la culture noires. Buju Banton a remercié les organisateurs des prix MOBO et tous les fans qui continuent à le suivre.  Son manager Joseph (Budafuco) Louis a déclaré : «C’est un honneur de faire ce voyage avec Buju Banton et de partager ce moment de reconnaissance pour sa contribution exceptionnelle cette année à la musique reggae. Nous te remercions.»

Mahalia Burkmar, dite Mahalia est une prodige de la musique quand à 13 ans, elle signe pour une major Asylum Records d’Atlantic. Son premier album avec le titre phare «Sober» comptabilise plus de 8 millions de vues. Sa rencontre la plus fabuleuse,  elle la doit à sa mère qui l’aide à rencontrer le chanteur britannique Ed Sheeran, un coup de pouce de l’artiste la propulse sur le devant de la scène. Mahalia devient le nouveau talent R&B/Soul britannique, le Guardian l’interviewe. Aujourd’hui, Mahalia se partage entre Leicester où elle est née, de parents jamaicain et britannique, et Londres.

Mercredi 9 décembre, la jeune femme de 22 ans a reçu un MOBO Awards comme Meilleure artiste de R&B/Soul Act.

Dorothée Audibert-Champenois rédactrice en chef de CnewsActusDothy – Facebook Cnews ACTUS – Twitter Instagram – Image Facebook

 

Passi présente «Django», un hymne pour la liberté contre les inégalités, le martiniquais Ody Steven Luchel co-réalise le nouveau clip

«Django galope et chante à l’Horizon dans un champ de liberté» sur fond de coucher de soleil dans un immense désert américain. Dans ce décor de western, le chanteur Passi, n’est pas un simple interprète. Celui qui se définit également comme cinéphile, est co-réalisateur de son dernier clip «Django».

«Je suis Noir, fier et je bosse dur…Je porte ma voix vers celle et ceux qui m’entourent et ceux qui me suivent. J’essaye d’avoir un message d’unité et d’évolution», plaide Passi, meurtri, déçu de cette société violente et inégalitaire. Mais l’homme est aussi plein d’espoirs, il s’exprime rebelle et vainqueur dans sa dernière production au titre évocateur : «Django».

Passi n’est pas un artiste qui fait les choses à moitié, si son métier est de divertir, militant, il s’arroge le droit de dénoncer dans ses textes ce qui va mal. Son nouveau titre «Django » évoque le «ras-le-bol» des communautés noires toujours confrontées au racisme systémique et aux violences policières qui gangrènent leur quotidien aussi bien aux Etats-Unis qu’en Europe. S’il a été tourné bien avant la période George Floyd, précise l’artiste, il s’inscrit dans ce contexte «qui nous empêchent d’avancer» explique le chanteur Passi qui a répondu aux questions de notre rédaction.

Pourrait-on alors évoquer, l’obsession, la traque d’un homme blessé en quête d’évasion ou de liberté? «Non», répond le chanteur et compositeur franco-congolais «Je pense à l’Afrique, l’Occident, je pense aux jeunes des quartiers populaires aux migrants, beaucoup ont besoin de liberté, ont besoin d’évoluer».

Interprété avec justesse, prêtant aux codes cinématographiques du western spaghetti ce qui a fait la gloire de Sergio Corbucci et Franco Nero et s’inspirant des grands péplums hollywoodiens, «Django» a immédiatement séduit  les internautes comme leurs aînés dans les années 1960. Un comédien est-il né ? : «Oui, j’adore jouer et réaliser, j’ai quelques projets en route, qui sont en lecture ou en cours de production… Je croise les doigts» avoue le chanteur. Dans la foulée, pas peu fier de sa co-réalisation d’avec le martiniquais Ody Steven Luchel, Passi annonce les prochains titres et mini-métrages qui accompagnent «Django» qui n’est qu’un avant-goût de son prochain album.

En réalité, Passi n’est pas tout à fait à son premier coup d’essai, ses débuts dans la réalisation commencent en 1998 quand il réalise son premier clip. «79 à 99» comptabilise aujourd’hui près de 4 millions de vue. «Je suis cinéphile et amoureux de l’image. J’en suis à plus de 15 réalisatisations dont un documentaire. Outre la musique je suis de plus en plus devant la caméra» ajoute le chanteur qui approuve l’idée que «Django» pourrait être sélectionné dans la catégorie des courts-métrages de fiction dans un Festival.

Un projet de titan raconte Passi : «Il y a des images tournées en région parisienne et d’autres prises aux Etats-Unis. Dans cette énorme production, j’avais ma team Issap pour gérer la prod, le maquillage ou le casting. Parmi les acteurs, Julia Mbengue (Brudmila), Sébastien Fallourd (Calvin Candy), Marie Nagoya, Alexis Sadefob, Yedi Masua dans les rôles d’esclaves.»

Pour un rendu presque parfait, le chanteur-réalisateur qui assure représenter un label indépendant, a pris son temps dit-il : «Il y a eu 3 journées de tournage sur plusieurs jours et beaucoup de post production. Avec mon ami et co-réalisateurs Ody SL on a pris notre temps sur ce clip. Sur mon prochain album dont est tiré «Django», j’ai commencé à tourner des clips pour les prochains titres, toujours dans des concepts ciné. «Django peut être considéré comme l’épisode 1».

Que traduit un tel film, une telle mise-en-scène, un parti pris mi-western, mi-film historique. Quelle revendication, quel est le message de «Django» ? Passi a les réponses : «Le message reprend celui de mon premier groupe Ministere Amer avec des années d’expérience et de sagesse en plus. Les chaînes mentales, le plafond de verre, les classes sociales, l’Afrique Vs l’Occident, cette éternelle course vers la liberté et la prospérité dans ce monde d’esclave capitaliste». Pour mémoire «Ce ‘I Have a Dream’ de Martin Luther King, ce «I Can’t Breathe’ de George Floyd ou ce «J’étouffe, je veux respirer» d’Adama Traoré mort un 16 juillet 2016 à Beaumont-sur-Oise ou encore plus récent «cette hargne dans les yeux des migrants». Cette même liberté qui manque encore à énormément de gens sur cette planète, pour eux «Django»«Galope et chante à l’horizon dans un champ de liberté»…

«Quand Passi m’a fait écouter le son de «Django» au studio, j’ai tout de suite adhéré au projet. Il y a beaucoup de message dans ce titre, mais le message essentiel, est qu’on se bat tous les jours pour notre liberté», approuve le second réalisateur Ody SL (Ody Seven Luchel).

Plus qu’un clip, «Django» le nouvel opus du chanteur Passi est un court-métrage dans lequel il performe mais qui lui permet, dans le même temps de signer une co-réalisation réussie. Celui qui en binôme a été choisi pour concevoir ce clip est le producteur, réalisateur martiniquais, Ody Steven Luchel (Ody SL), fondateur de la boîte de production O’Vision Prod.

«C’est un projet qui s’est fait en plusieurs étapes. Il y a eu un énorme travail de préparation pour les décors, les costumes. On a pris notre temps pour que ce clip soit fait dans de bonnes conditions. C’était un vrai challenge à relever», explique le co-réalisateur.

Ody Steven Luchel a assuré la partie technique, la mise en scène et la post-production via O’Vision Prod, il reste surpris des conditions climatiques qui n’ont en rien perturbées la direction d’acteurs.

Du point de vue des comédiens, tourner dans des conditions de grand froid, n’était pas un handicap pour une équipe très engagée dans la réussite du clip. «On ne le sait pas, mais toute l’équipe technique était en blouson quand les comédiens portaient des vêtements très fins alors que le thermomètre était au dessous des 5 degrés» s’amuse le producteur martiniquais.

Cette fin d’année (dans la continuité de la crise sanitaire inédite) est contrariante sur tous les plans : «Plus de concerts. moins d’événements, moins d’échanges et moins d’opportunités professionnelles et encore moins de voyages».  Mais, ce serait sans compter sur le tempérament de bosseur du chanteur, compositeur et réalisateur car Passi à de quoi faire. Le chanteur franco-congolais confirme la prochaine sortie dans les bacs de son prochain album. Par ailleurs, Passi suit et produit deux artistes, et à court terme, il participera à la promotion d’un long métrage de fiction dans lequel il est l’acteur principal aux côtés d’Ursula Strauss (une actrice autrichienne). «Le Prince» sera dans les salles obscures à partir de février 2021.

En attendant, Passi partage déjà ses voeux de fin d’année : «De la joie pour ma famille, la santé et que 2021 vous fasse aimer mes nouvelles créations. De vous retrouver vite en concert !  Et, je souhaite du love, du bon son et des bons films pour kiffer et voyager dans ces périodes de confinement. Pas Ladjé Foss ! Joyeux Noël et bonnes fêtes de fin d’année».

Une fin d’année studieuse et des projets aboutis qu’il faut promouvoir dans les Festivals, dans les cinémas, une période chargée qui occupe Ody Steven Luchel qui trouve le temps de conseiller ses proches : «Courage et force pour tout ce que vous allez entreprendre dans ce contexte de Covid-19. Pa Ladjé Foss !» conclut le réalisateur, monteur et producteur martiniquais.

Le meilleur pour «Django».

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O’Vision Prod Ody SL (Producteur et réalisateur) Facebook Ody Steven Luchel 

Propos recueillis par Dorothée Audibert-Champenois Rédactrice en chef de @C’news Actus Dothy @Do Thy – Facebook Twitter Instagram @C’news Actus Dothy – Images ©️ Passi-O’Vision Prod / Capture d’images «Django»

À 12 ans Grace Moore est la plus jeune compositrice de l’Orchestre Philharmonique de New York

Dans la vidéo prise lors d’une sortie il y a quelques semaines sous le pont de Brooklyn, des musiciens de l’Orchestre philharmonique ont présenté la première mondiale de «Summer» de Grace Moore, une scène pastorale écrite expressément pour le NY Phil Bandwagon.

Dans une camionnette personnalisée, le NY Phil Bandwagon voyage avec des musiciens de l’orchestre et des artistes invités pour présenter des performances «pull-up» en plein air à travers la ville de New York. Cet automne, le répertoire du NY Phil Bandwagon, a joué du baroque à Broadway et plusieurs premières mondiales écrites spécialement pour leur concert itinérant.

Le 17 octobre dernier Grace Moore a fait ses débuts avec l’orchestre dans une performance live qu’elle a créée pour le programme. l’Orchestre philharmonique a partagé une vidéo de la performance mettant en vedette la jeune compositrice.

Grace Moore est une élève de cinquième qui étudie à Poly Prep Country day School à Dyker Heights. Pourtant timide et calme comme elle se définit dans les interviews, Grace Moore devient une érudite du piano. Grâce à sa passion pour la musique classique elle est devenue la plus jeune compositrice du New York Philharmonic.

Née à Brooklyn Grace Moore participe au programme Very Young Composers de l’Orchestre philharmonique de New York. Un programme qui apprend à des jeunes enfants de huit ans à créer des partitions de musique, puis à les faire jouer par les meilleurs musiciens du monde.

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram @C’news Actus Dothy @Do Thy  – ©️ Images capture d’écran Instagram New York Philharmonic

Cannes : « La vraie histoire du Zouk » est en compétition au 17ème Festival du Film Panafricain

Basile Nguangue Ebelle, le président du FIFP n’a pas rompu avec ses engagements, le Festival International du Cinéma panafricain qui se tient à Cannes depuis 17 ans, a une nouvelle fois, ouvert ses portes au public cannois ce vendredi 23 octobre 2020. Le fondateur du Festival International qui présente des films de réalisateurs de différents continents, a su braver les conditions contraignantes imposées depuis la  crise sanitaire inédite, causée par le nouveau coronavirus. Soucieux de la santé des festivaliers et du bon déroulement de son festival,  l’équipe organisatrice a pris des mesures strictes, celles préconisées par l’agence régionale de santé et le comité scientifique français. Les gestes barrières et la distanciation sociale respectés, le FIFP qui généralement s’affiche au mois d’avril aura lieu cette année du 23 au 28 octobre 2020.

Vendredi 23 octobre 2020, FIFP à Cannes

Durant six jours, 60 films (longs et courts métrages de fiction et documentaire) seront vus à l’Espace Miramar, où sont projetés les films du FIFP depuis plusieurs années. De nombreux réalisateurs antillais, africains, caribéens,  américains seront présents pour défendre leur films qui seront en compétition dès samedi 23 octobre, les films étant souvent suivis de débats. Les catégories pour les Dikalo Awards sont les suivantes : Meilleur long métrage fiction, Meilleur documentaire long métrage, meilleur court métrage de fiction et de documentaire, meilleur acteur et actrice, la mention spéciale du Jury pour un long métrage et un court métrage, le Dikalo de la paix Nord-Sud Développement.

Le réalisateur martiniquais Patrick Baucelin présente sa nouvelle production : « An tan Lontan », Yamina Benguigui : « Le dernier poumon du monde », Marcellus Cox (USA) : « Rolling in the Deep », la réalisatrice Mary Noël Niba : « Partir », Patrick Exenat (Haïti) « Je suis un combat », Jérémie Billon et Benjamin Vallet (France) « La Force du Mouvement ».

Blaise Mendjiwa, le réalisateur du film « Le monde racisé du cinéma français » est à Cannes pour un documentaire-musical qui suscite la curiosité des antillais : « La vraie histoire du Zouk ». Le film documentaire, réalisé avec Mario Moradel questionne sur : Les pères fondateurs, les différentes mouvances, quel avenir pour le zouk. Selon le descriptif, le documentaire plonge « dans les origines du zouk, une musique originaire des Antilles, popularisée en Europe par les groupes Kassav et Zouk Machine, dans les années 80 ». « La vraie histoire du zouk » est programmé mardi 27 octobre à 11 heures à l’Espace Miramar.

Reportage à Cannes Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram @C’news Actus Dothy  @Do Thy

Christophe Maé et Youssou N’Dour, en duo sur « l’Ours », un morceau inédit

À Saint-Remy-de-Provence dans les Bouches-du-Rhône, dans ce village d’Avignon, c’est ici que le chanteur Christophe Maé est en résidence pour deux semaines. Quinze jours pendant lesquelles il travaillera avec ses musiciens sur de nouvelles versions de ses chansons : « C’est ma terre », « Il est où le bonheur », mais affirme le quotidien Le Parisien, Christophe Maé finalise un nouveau morceau. « L’Ours », ce titre inédit, il le chantera en duo avec le chanteur sénégalais Youssou N’Dour.

Un voeu qui se réalise pour Christophe Maé qui avoue, adorer « cette musique africaine », celle d’Ismaël Lô ou de Toure Kunda. Et donc, cette collaboration Maé-N’Dour semblait une évidence pour le chanteur français qui se souvient de sa première rencontre avec la star africaine. « J’avais rencontré Youssou N’Dour à la COP 22 à Marrakech. On avait chanté dans un stade ensemble. Je lui ai proposé le morceau et il enregistré sa voix. Et maintenant, j’ai hâte d’aller la chanter au Sénégal », a déclaré l’auteur-compositeur interprète.

Quant à la mise en images, Christophe Maé espère que le journaliste de documentaire, Yann Arthus-Bertrand l’accompagnera dans son projet musical.

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Celia Cruz : Reine de la salsa, ambassadrice de la culture cubaine – « Azucar ! » son cri, sa force !

Celia Cruz , durant six décennies, lançait son cri de bataille :  «Azucar!  à chaque spectacle et partout où elle se produisait.

Dans les années 1950, la musique cubaine était devenue populaire dans le monde entier. A la Havane, le cabaret club Tropicana, une boîte de nuit de renommée mondiale, incarnait le spectacle et le glamour. C’est dans ce cabaret que Cruz a mis en valeur son talent. Elle a joué dans des comédies musicales diverses, ce qui lui a permis de lancer sa carrière en tant qu’artiste solo.

Celia Cruz est née «Ursula Hilaria Celia Caridad Cruz Alfonso» de parents ouvriers à La Havane à Cuba. Son père, Simon Cruz, était chauffeur de chemin de fer et sa mère, Catalina Alfonza, s’occupait d’une fratrie de 14 enfants.

Ayant grandi dans le climat musical de Cuba dans les années 1930, Celia Cruz a évoluée en puisant dans différents genres musicaux. Elle a commencé à chanter sur les ondes radiophoniques dans l’émission  populaire  quotidienne de Radio Garcia-Serra. Ses premiers succès commencent en 1950, quand elle devient la chanteuse principale de l’orchestre cubain, Sonora Matancera. Celia Cruz rencontre son mari, le musicien Pedro Knight, qu’elle épouse en 1962.

Lorsque Fidel Castro arrive au pouvoir à Cuba en 1959,  Celia Cruz et son mari, et de nombreux autres musiciens, quittent l’île. Elle séjourne au Mexique, et  fait plusieurs apparitions à la télévision et au cinéma mexicains.  Une période déterminante qui contribuera à la faire connaître à l’International. Elle passera une longue partie de sa vie en exil.

En 1961, le couple déménage à New York,  où ils sont rejoints par d’autres Cubains, des Portoricains, des Dominicains. Ensemble, ils créent le son de renommé mondial connu sous le nom de «Salsa».  Puis, la «reine de la salsa» entame une relation musicale avec le célèbre chef d’orchestre Tito Puente. Ils réaliseront huit albums pour Tico Records. Elle travaille en étroite collaboration avec Fania Records dans  de 1960 à 1970. En 1974, intègre la «Fania All-Stars».

Pendant plus d’un demi-siècle, sa voix puissante et son énergie lui permettront de remporter plus de 100 prix internationaux, plusieurs disques de platine et d’or, trois Grammy, quatre prix  Grammy Latino et une étoile sur le Walk of Fame d’Hollywood. Celia Cruz a durant toute sa carrière  la musique comme une avenue pour discuter du sexisme et du racisme vécus par les Afro-Latinas. Celia Cruz est retournée à Cuba en 1990.

Le 16 juillet 2003, avec son mari, Pedro Knight, à ses côtés, Celia Cruz décède d’un cancer du cerveau à son domicile dans le New Jersey. Elle est enterrée à New York, tenant une poignée de terre cubaine.

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Zahara chante de l’Afro-soul

Le nom de scène de Zahara signifie «fleur fleurie».

Sud-africaine, elle a commencé à chanter à l’âge de deux ans et faisait partie d’une chorale d’église à l’âge de 6 ans. Zahara a fait ses débuts dans l’industrie de la musique avec sa chanson à succès «Loliwe», une chanson qui s’inspire des travailleurs migrants qui quittent leurs maisons, leurs familles et partent à leurs risques et périls à la recherche d’une vie meilleure.

L’album «Loliwe» est sorti en 2011 et a été certifié double platine 17 jours après sa sortie. Il s’est vendu à plus de 100 000 exemplaires.

Bulelwa Mkutukana alias Zahara chante de l’Afro-soul en anglais et dans sa langue maternelle le xhosa. Zahara vient du Cap-Oriental près de East-London. Sixième enfant d’une famille de sept, elle chante dès son jeune âge. Née Bulelwa Mkutukana, la chanteuse est également philanthrope à travers sa fondation Zahara Army et possède diverses entreprises. Des entreprises «qui fonctionnent bien», dirigées par ses parents et sa sœur.

Après son premier album Loliwe, sorti en 2011 l’artiste a lancé son propre label Music Lives Here Records.

En 2012,  lors des South African Music Awards, elle remporte huit prix, dont ceux de Meilleure artiste féminine et Album de l’année avant de remporter un Kora Awards en Namibie.

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A Londres, le guadeloupéen Tibio nostalgique de son île magnifie le Reggae, le Gwo Ka et le Hip Hop dans ses spectacles

« Être artiste, c’est comme un parcours initiatique, il faut avoir la Foi ! » et Tibio sait de quoi il parle. L’artiste guadeloupéen s’est produit dans des salles de danses, de théâtre, dans des centres et ateliers culturels de France, d’Angleterre, de Suède et de Guadeloupe.

Cette vie de saltimbanque, Tibio l’a choisie, sa carrière d’artiste, il l’apprécie et l’antillais s’épanouit dans toutes les disciplines qu’il maîtrise. Seulement tout n’est pas simple quand on est un artiste professionnel. Qu’on vive en France ou en Angleterre, les difficultés sont les mêmes, peut-être plus compliqué au Royaume-Uni.  Tibio nous raconte son quotidien, sa musique, ses choix, son pays, la Guadeloupe.

Né Marc Stevenson, Tibio est un métis guadeloupéen. Un peu nostalgique du pays qu’il quitte très jeune et « malgré lui » précise l’artiste. Nous l’avons d’abord croisé au Creole Day Festival au mois d’Octobre dernier et ce mois de novembre 2018, Tibio est acteur dans un spectacle familial Hensel & Gretel qui se joue dans le Sud de la capitale anglaise.

L’occasion de mieux connaître le métis guadeloupéen et de comprendre comment vit un musicien antillais à l’étranger.

Samedi 24 novembre 2018. Deux jours que Tibio est sur scène au Bernie Grant Art Centre dans le quartier de Seven Sisters au Sud de la capitale. Ce samedi est le dernier jour du spectacle Hansel et Gretel, dédié aux jeunes spectateurs, ils sont plusieurs au centre culturel, accompagnés de leurs parents et amis.

Tottenham Square, il est 17 heures, le spectacle prévu à quinze heures est terminé. Attablé au Café du Bernie Grant Art Centre, Tibio discute. Vicki Igbokwe, la metteure-en-scène, sa partenaire de jeu Mayowa Ogunnaike, et une autre comédienne vont bientôt se quitter. Tiré des contes de frères Grimm, cette adaptation, dansée et chantée, décrit (en filigrane), les errances sociales et humaines des réfugiés africains exilés à Londres.

Tibio (Marc Stevenson) n’est pas un réfugié du Ghana. Seulement comme son personnage dans la pièce de théâtre, le musicien antillais ne se repose jamais :  « Nous avons peu d’aides, ce n’est pas comme en France. La Sacem n’existe pas ici. On ne peut pas s’arrêter de travailler, il faut continuellement se bouger pour gagner sa vie ». Au Royaume Uni, il y a Performing Rights Society for Music (PRS), l’équivalent britannique de la SACEM, mais ce dispositif a des ratés. Il faut donc être sur la brèche, courir et travailler.


Le matin, Tibio pose sa fille à l’école, le jeune père de famille part aussitôt pour son cours de danse-percussion. Pas le temps, ni pour les textos, ni les e.mails, l’artiste prévient qu’il ne sera disponible qu’à la mi- journée ou, mieux encore, en fin de journée.

Pouvoir s’exprimer parfaitement en anglais, c’était  son objectif : « Je suis venu ici  à Londres pour bien connaître la langue anglaise, car mon père et ma mère s’exprimait à la maison en anglais mais ne me parlaient jamais anglais ».

Mais le français qui envisageait un séjour de deux ans en Angleterre, restera finalement plus longtemps sur l’île anglaise. Entre temps, le Royaume uni a changé sa politique d’accueil des migrants. Et, depuis juin 2016 où le vote des anglais a été largement favorable à la sortie du Royaume Uni de l’Union Européenne, la petite famille de Marc Stevenson réfléchit à l’avenir, à un nouveau départ : « Je n’ai pas envie de rester éternellement ici ! ».

Anglais et écossais par son père et guadeloupéen par sa mère, Tibio, le mulâtre  va grandir sur l’île de Karukera jusqu’à l’âge de 8 ans. Après la Guadeloupe, la famille Stevenson arrive à Marseille dans le Sud de la France. Tibio a déjà confirmé ses talents de danseurs, il sait ce qu’est un Gwo Ka,  « l’âme de la musique traditionnelle guadeloupéenne ».

Le mode de vie antillais, la langue créole, la musique caribéenne et les guadeloupéens sont ses sources d’inspiration : « Je fais tout pour rester en contact avec la Guadeloupe car je n’avais pas décidé de la quitter. C’est sans doute pour cette raison que je me suis intéressé à la musique caribéenne ».

Pointe-à-Pître, Centre des Arts de Guadeloupe. c’est ici que le petit Marc Stevenson fait ses premiers pas de danse. Son mentor, une figure de la danse caribéenne :  « A mon prochain passage en avril 2019, j’espère retrouver Lena Blou ».

Lena Blou, danseuse et chorégraphe de Guadeloupe, l’a initié au Gwo Ka : « j’avais 6 ans ». La foi qui anime le jeune homme fait écho aux convictions de son premier professeur.

Danseuse, professeure de danse, formatrice et chercheuse, Lena Blou a nourri le feu artistique de Tibio (Marc Stevenson) :   « Mon parcours, c’est la ténacité, la foi. La foi c’est quand personne ne croit en vous et que vous croyez en vous. Il y a une petite lumière tout au fond de votre cœur qui vous dit : Ils ont tort. Je vais réussir. Alors il faut suivre son intuition, suivre son instinct mais il faut travailler ». déclare Lena Blou lors d’un entretien accordé à la Région Guadeloupe en décembre 2014.

L’époque du « Baby Gwo Ka » au Centre des Arts de Guadeloupe, est révolue seulement Tibio est devenu un  « addict » : « le Gwo Ka, c’est quelque chose qui est en moi, la danse, le tambour, c’est mon langage corporel. »

A chaque visite en Guadeloupe il se ressource :  « Tout ce qui est traditionnel m’intéresse. Je vais dans des swaré léwoz quand je suis sur l’île. C’est ainsi que je reste en phase avec, ce que je considère, être une partie de ma culture ».

Quant au patois : « Le créole me manque. C’est, parce que j’ai voulu garder le contact avec la langue créole que je me suis lancé dans la musique, j’écoute et j’écris des textes en créole. La Guadeloupe m’inspire vraiment ».

Tibio a produit son premier disque au mois de mai dernier. le musicien a choisi le label français, Otantic Records. « No Pain, no Gain » sera le premier titre de l’Album qui sera commercialisé et produit par un espagnol de Brixton. Il lui restera encore 12 titres à promouvoir.

Danseur, musicien, enseignant, le métis antillais est polyvalent  : « Nous les artistes, on n’a pas beaucoup de moyens mais on se bat car nous avons une passion qui nourrit le feu qui est en nous. Nous avons l’énergie qui nous nourrit spirituellement. Mais qu’on soit basé en France comme en Angleterre, les revendications sont les mêmes. On aimerait plus d’aides pour ceux qui sont en galère » : 

Reportage Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter C’news Actus Dothy

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Le rappeur Ty Dolla Sign arrêté pour possession de drogues, il risque 15 ans de prison

Le crooner Ty Dolla Sign a été arrêté par la police lundi 10 décembre 2018.

Le chanteur californien, Ty Dolla Sign était dans le comté de Fulton, en Géorgie, lorsque sa voiture de course a été interceptée par la police. Le rappeur et son équipe ont été fouillés mais c’est uniquement Ty Dolla Sign qui s’est fait embarquer pour détention de 3 drogues.

Selon les informations de la presse américaine, sur les lieux de l’arrestation, les chiens policiers aboyaient avant même l’arrestation du rappeur, connu pour ses consommations régulières de stupéfiants. Brièvement menotté et incarcéré, il a été relâché après avoir réglé une caution.

Trois chefs d’accusation graves ont été retenus contre lui, la possession de cocaïne, de THC et de moins d’une once de mauvaise herbe (la weed). La législation dans l’Etat de Georgie est bien plus dure qu’en Californie. S’il est reconnu coupable, il encoure jusqu’à 15 ans de prison.

Une année pourtant prometteuse pour l’artiste originaire de Los Angeles, qui a participé au dernier album solo de Kanye West, intitulé Ye et sorti le 1er juin 2018. Un CD sur lequel on peut l’entendre sur trois des sept morceaux qui composent l’album éphémère : All Mine, Wouldn’t Leave et Violent Crimes.

La date de son procès n’est pas encore connue.

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter C’news Actus Dothy
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Queenn Ci : La DJ music mixer électrise entre Jazz et Afro Caribbean grooves

Queenn Ci est originaire de la Martinique.

En juin 2016, Queenn Ci avec son Pass de résidente, a fait un passage remarqué durant trois jours au Festival Afropunk. Elle témoigne dans le magazine Dangerous Awesomeness de la même année :  « Afropunk, c’est une histoire de musique, des racines, de diversité, de tolérance et de style. On y rencontre tout type de personnes et, je ne sais pas si on les sélectionne ou si c’est parce que ce festival provoque en moi un état d’euphorie, mais sérieusement… tout le monde est beau là-bas »

Cette année 2017, on la retrouve avec ses platines pour différents concerts, en août en Martinique et en septembre en métropole.

Queenn Ci qui vit en région parisienne se présente : « Queen Ci ‘s first of all, a music lover and a taste maker, music has no limits! »

Son Mix s’inspire de son héritage tiré de l’Afro house, du Jazz, du Funk, du Broken Beat et de l’Afro Caribbean grooves : « Si on considère la musique comme de l’art, sa forme d’expression ne doit donc jamais se limiter aux tendances, aux modes, aux sexes, aux époques, aux pays. »

A découvrir, la DJ music mixer électrise avec ses sets, dans les clubs aux Antilles, à Paris ou à Toulouse dans une ambiance Clubbing et de Caribbean Music.

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter C’news Actus Dothy
Images Facebook Queenn Ci.