La Martinique parmi les 21 plus «belles îles des Caraïbes à visiter en 2021»

Les confinements successifs durant la pandémie Covid-19 ont mis à l’arrêt les activités liées au tourisme et ralenti les voyages de loisirs dans le monde entier. Avec peu ou pas de cas de coronavirus, en respectant des protocoles de santé et de sécurité drastiques, les principales destinations des Caraïbes ont pour la majorité d’entre-elles, repris leur activité touristique internationale. De nombreux touristes ont choisi cet hiver de visiter en masse les îles des Antilles.

Dans sa dernière édition, le prestigieux Caribbean Journal présente les 21 «plus belles îles des Caraïbes à visiter en 2021». Plus d’une vingtaine de sites répertoriés par les rédacteurs du Journal en ligne. Des plages, des sites qui rivalisent de beauté pour des séjours de rêve dans l’Archipel caribéen.

Le Caribbean Journal est un site dédié aux actualités touristiques de l’Archipel caribéen, il présente des magazines, des portraits d’hommes et de femmes qui contribuent à valoriser les activités en lien avec les croisières, l’hôtellerie, les voyages. Son objectif est de dévoiler les attractivités de la Région Caraïbe pour que les visiteurs choisissent au mieux leurs destinations. Les produits comme le rhum ou l’artisanat, la culture, le patrimoine, les circuits et les parcours (dont le tourisme vert) des petites comme des grandes îles sont régulièrement présentés dans les colonnes du Caribbean Journal. Les territoires anglophones, hispanophones ou francophones des Caraïbes sont soigneusement mis en lumière par les correspondants du site.

The Park Hyatt à St Kitts

Les Caraïbes ont pris un risque calculé en rouvrant ses frontières l’été dernier, et la Région a largement montré que réouvrir, même au milieu des défis actuels, peut se faire en toute sécurité, en respectant protocoles adéquats, assurent les rédacteurs du site.

Plage du Carbet en Martinique (Petites îles de la Caraïbe- française)

Les 21 plus beaux sites des îles à visiter en 2021 sont : St John, Panama (San Blas Islands) , Bonaire (Dutch Caribbean), The Bahamas (Long Island), Antigua, St Thomas, St Kitts, The Bahamas (Grand Bahama), St Barth, Jamaica (Montego Bay),  British Virgin Islands (Virgin Gorda),  Mexico (Tulum),  Belize (Placencia),Grenade, St Croix, Turks and Caicos (Providenciales), Martinique (Le Carbet),Colombia (Cartagena), Mexico (Isla Mujeres), St Maarten/St Martin, The Bahamas(Cat Island).

Dorothée Audibert-Champenois Rédactrice en chef de CnewsActusDothy – Facebook Cnews ACTUS. Twitter Instagram – Images Tourism Review

 

 

 

Féminicide : En Martinique, un homme tue par balle sa compagne au cours d’une dispute

Un nouveau cas de fémicide en Martinique, plus exactement dans la commune du Marin. Un homme défavorablement connu des services de police pour des infractions à la route a reconnu avoir tiré sur sa conjointe. Le trentenaire a avoué aux officiers de police avoir eu une dispute avec sa compagne avant de lui tirer une balle dans la tête. Le drame a eu lieu dans une commune du sud de l’île, à 40 kilomètres de Fort-de-France, le chef-lieu de la Martinique.

Manifestation à Paris contre les violences faites aux femmes ( 2019)

146 femmes ont été tuées par leur conjoint en 2019.

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram @c’news Actus Dothy @Do Thy – Images ©️ C’news actus Dothy

Martinique-Urgent : Casting tous profils pour un film documentaire et un livre photo, un projet de Jonathan Menialec

Jonathan Menialec a un grand projet en préparation sur le thème de l’identité et pour se faire, le jeune photographe qui s’est fait une réputation européenne, en exposant au coeur de Londres en 2019, part à la conquête des martiniquais. L’antillais, artiste-photographe envisage de publier un livre portrait et dans le même temps de tourner un documentaire dans lequel il montrera à travers son objectif, des visages de compatriotes ayant différents profils. Son objectif est de « faire voir », la multiplicité identitaire qui compose la population martiniquaise, dont les origines sont diverses.

Qu’ils aient des traits, indiens, africains, asiatiques ou européens, cette diversité compose désormais et depuis plusieurs siècles l’identité caribéenne pour les »parlants anglais » ou « antillaise » pour nous « parlants français, anglais ou créole ».

Ce projet englobe des prises de photographies, des vidéos artistiques et des interviews tout au long de la période de tournage entre le 10 décembre 2020 et le 10 janvier 2021. Tous les martiniquais sont concernés et seront retenus dès lors qu’ils respectent les conditions du projet « Identité ». Des familles :  Parents, enfants, frères, soeurs, grands parents, petits enfants d’une même lignée seront les bienvenus dans cette série de portraits. Mais également des mannequins de tous âges, des artistes « pour mettre leurs oeuvres en avant », peintres, musiciens, sculpteurs, bijoutiers, créateurs ou poètes.

Le casting est ouvert aux scolaires, aux personnels de santé, aux ouvriers, aux agriculteurs, aux enseignants, aux cadres, et surtout à des « profils atypiques », ceux qui ont connu des expériences extraordinaires ou singulières.

Par ailleurs, le réalisateur-photographe mettra à disposition les portraits aux participants pour ceux qui le souhaitent : contact@indigochromia.com .

Pour mieux comprendre l’ambitieux projet de Jonathan Menialec, voici ici le lien qui conduit à « Identité » Vous cliquez ici.

Bon casting et bon tournage aux martiniquais.

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Clarissa Jean-Philippe: Les témoins du drame craquent et racontent ce «8 janvier 2015», sa mère pleure «sa Clarissa»

Jeudi 8 janvier 2015 au matin à 8 heures, alors qu’elle patrouillait sur le marché de Montrouge, Clarissa Jean-Philippe est appelée pour intervenir sur un accident de circulation. Elle se rend au niveau du 91, avenue Pierre Brossolette, pour sécuriser le périmètre autour de l’accident aux côtés de plusieurs agents de la voirie. Vêtu d’une cagoule et d’un gilet pare-balles, un homme s’approche et tire. Clarissa Jean-Philippe est touchée et succombe à ses blessures à Malakoff, la commune voisine. L’homme blesse  ensuite un agent de la voirie et il prend la fuite. Formellement identifié comme Amedy Coulibaly, le tireur tuera encore le même jour. Il est 13 heures, quand il  prend en otage des clients dans une supérette Hyper Cacher située au n°23, avenue de la Porte de Vincennes, à Paris. Lourdement armé, Amedy Coulibaly abat trois personnes à l’entrée du magasin, blesse le directeur du magasin qui parvient à s’enfuir et prend en otage les clients et membres du personnel.

Ce sera l’un des trois attentats terroristes de janvier 2015. Le procès des attentats de 2015 (7,8 et 9 janvier) s’est ouvert cinq ans plus tard, le 2 septembre 2020 et se poursuit aujourd’hui avec le témoignage de la mère de Clarissa Jean-Philippe. Hier, Marie-Louisa au micro de LCI disait «attendre la vérité» é sur ce qu’il s’est passé le 8 janvier 2015 à l’avenue Pierre Brossolette à Montrouge dans les Hauts-de-Seine.

Selon la presse nationale qui rapporte les différents témoignages des parents attendus à la barre cette semaine : « Le temps n’a rien effacé ».

La maman de Clarissa Jean-Philippe a expliqué que cela fait cinq ans qu’elle «ne boit plus de café» car elle était en train d’en boire un le 8 janvier 2015 quand son beau-fils l’a appelée pour lui annoncer la mort de sa fille. Il a juste dit : « On nous a enlevés Clarissa» ;  j’ai lâché la tasse et le café est tombé par terre.» se souvient Marie-Louisa.

Pourtant, répète la mère de famille, après l’attentat au siège du journal de Charlie, la veille au soir, elle prévient sa fille policière : « J’avais appelé Clarissa, le 7 janvier pour lui dire de faire attention, et elle avait dit, maman ne t’inquiète pas, j’ai mon gilet pare-balles».

Philippe Jonathan, le collègue de la jeune policière municipale tuée par Amédy Coulibaly, est venue au procès en uniforme, se souvient de : « Cette matinée où ils sont appelés pour un accident de la route sur l’avenue Pierre Brossolette. On était en train de parler de l’attentat à Charlie Hebdo, on a entendu deux claquements et on a vu une masse noire. On s’est dispersés et j’ai appelé du renfort et j’ai vu ma collègue. La radio ne fonctionnait pas,  j’ai dit : venez vite ». L’officier de police a tenté de rattrappé l’assaillant, en vain, dit-il. Après avoir fait demi-tour, il a cherché sa collègue, pensant qu’elle avait pu se cacher.  Philippe Jonathan, toujours policier à Montrouge, aurait craqué à la fin de son témoignage quand il raconte, à la barre, comment il découvre « sa Clarissa », gisant dans son sang. « Je lui disais : ça va aller, ça va aller » raconte en larmes Philippe Jonathan.

Laurent, 46 ans,  l’ancien chef du service propreté à Montrouge a lui aussi, raconté comment il a tenté de protéger son collègue et de désarmer Amedy Coulibaly.

« Ce soir là, il n’avait pas dormi » explique t-il, les images de l’attentat dans les locaux de Charlie Hebdo, le hantaient. Le lendemain matin, Laurent et son collègue Eric sont appelés pour nettoyer la chaussée après un banal accident de la circulation. En état d’hypoglycémie, il était dans une boulangerie sur les lieux du drame, il n’avait pas mangé depuis le mercredi soir. À son retour, il est face à face avec l’assaillant qui tire sur son collègue « c’était pas comme dans les film, je voyais des étincelles » . Laurent  comprend finalement qu’il ne s’agit pas d’une blague mais qu’il est au cœur d’un attentat, son collègue est atteint en plein visage : « J’ai senti une montée de haine ». Clarissa Jean-Philippe qui venait d’être titularisée, gît, inerte, touchée mortellement à la carotide. Eric, son collègue, est défiguré. Il est 8h04. Laurent fait front et lutte « à corp-à-corps » avec le terroriste qui sort un pistolet de sa poche et l’assomme, en lui portant un coup sur la tête. La suite sera les morts de la supérette hyper Casher de Vincennes.

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Images C’news Actus Dothy – Capture d’écran C’news Actus Dothy

Aurélie Roux est Miss Alsace 2020, la métisse antillaise est « fière de ses origines et d’être la nouvelle ambassadrice de l’Alsace »

C’est un peu après minuit,  ce vendredi 4 septembre 2020,  que la nouvelle est tombée, Aurélie Roux devenait Miss Alsace 2020. La jolie métisse des Antilles et d’Alsace a réagi immédiatement et avoué à la presse locale :  « j’avais mon coeur qui battait très très fort. L’Alsace est la plus belle région de France. Je suis fière d’être son ambassadrice ».

Avant cela, Catherine Martinez, nouvelle déléguée régionale du comité miss France, expliquait les modalités des votes, qui se sont déroulés sous le contrôle d’un huissier de justice : le public émettant un vote consultatif, et le jury désignant Miss Alsace et ses quatre dauphines parmi les neuf jeunes femmes placées en tête par le public.

Miss Alsace 2019, Laura Théodori a témoigné d’une aventure « incroyable qui demande beaucoup de courage ». « Je me suis dépassée, j’ai vécu une année rêvée » raconte la jeune fille. Elle a donc remis sa couronne à la nouvelle ambassadrice de l’Alsace Aurélie Roux, née  à Mulhouse, d’un père alsacien et d’une mère antillaise.

Aurélie est technicienne de laboratoire, diplômée d’un DUT et d’une licence de chimie, choisie parmi des candidates sélectionnées par le comité d’organisation, présidée par la Mulhousienne Catherine Martinez, elle a remporté  cette nuit, la couronne de Miss Alsace 2020. Aurélie Roux  est une candidate sérieuse,  la jeune fille a gagné sa place, haut la main,  au concours de Miss france 2021. Un concours de beauté qui se déroulera au Grand Carrousel du Puy du Fou, dans les Pays de la Loire, le samedi 12 décembre 2020.

Son portrait dans ce lien, un reportage réalisé par C’news Actus Dothy avant l’élection.

Sacre d’Aurélie Roux, vendredi 4 sepTembre 2020 – Images DNA

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Images Aurélie Roux/DNA(Dernières Nouvelles d’Alsace)

Martinique : La CTM annonce les dates pour les aides et les prêts aux étudiants

La Collectivité Territoriale de Martinique informe les étudiants et leurs parents que la date d’ouverture de la campagne d’inscription des aides et des prêts aux étudiants  a été fixée du lundi 03 août 2020 au lundi 30 novembre 2020.

La CTM rappelle que les inscriptions peuvent aussi s’effectuer sur rendez-vous à l’Espace Étudiant situé au 3 rue Henri Léro, résidence Pointe Simon, bâtiment Pomme Cannelle à Fort-de-France.

Pour tous renseignements, s’adresser au 0596 30 16 16.

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Images Capture d’images/Source CTM

 

Victoire d’Anne Hidalgo avec 50% des voix , Audrey Pulvar, sa porte parole savoure sa victoire

Avec un taux record d’abstention les résultats des municipales de 2020 resteront historiques. Malgré cette abstention massive, les électeurs de la maire sortante Anne Hidalgo se sont mobilisés pour la faire réélire. Anne Hidalgo rempile pour un nouveau mandat avec un résultat un  peu moins bien qu’en 2014.

Avec sa porte-parole, Audrey Pulvar, la maire Anne Hidalgo célèbre un nouveau mandat.

Le score global pour la mairie de Paris donne :

Anne Hidalgo à 50,2%
Rachida Dati : 32%
Agnès Buzin 16%

Les résultats de la répartition des sièges à Paris :

Anne Hidalgo UG : 96 à 102 sièges
Rachida Dati Liste LR : 48 à 55 sièges
Agnès Buzyn Liste LREM : 5 à 9 sièges

Au premier tour de l’élection, Anne Hidalgo était sortie largement en tête du scrutin avec 29,33 % des voix, loin devant Rachida Dati (22,7 %) et Agnès Buzyn (17,3 %).

Audrey Pulvar, la porte parole de «Paris en Commun», soutien d’Anne Hidalgo.

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George Floyd : De Los Angeles, une martiniquaise raconte les impressionnantes manifestations de soutien

Mardi 2 juin 2020, c’était le huitième jour de protestations dans plusieurs grandes villes américaines suite à la mort de l’Afro-américain de 46 ans, George Floyd, le lundi 25 mai dernier, dans la ville de Minneapolis. Pour la population noire-américaine, cette énième bavure policière était la goutte de trop et dès le lendemain du meurtre, requalifié aujourd’hui en homicide volontaire au deuxième degré, la contestation a envahi le Nord comme le Sud des Etats-Unis.

                               Los Angeles mardi 2 juin 

A l’image de l’actrice Keke Palmer en première ligne d’une manifestation pacifique à Hollywood mardi, une martiniquaise témoin des protestations à Los Angeles, raconte comment de nombreux manifestants de toute origine défilaient sous la même bannière. Leur objectif conscientiser la police sur les arrestations injustes et violentes contre la population afro-américaine.

Keke Palmer, actrice et activiste

Comme le confirme de nombreuses vidéos virales sur les réseaux sociaux, l’actrice Keke Palmer, émue et très en colère, a parlé avec plusieurs membres de la Garde nationale. Debout face aux soldats, elle leur demandait de «marcher aux côtés des manifestants», pour dit-elle : « changer la donne » dans la lutte contre l’injustice raciale après le meurtre de George Floyd. « Nous avons des gens ici qui ont besoin de votre aide », implorait Keke Palmer dans la vidéo tweetée par NBC News.  « C’est à ce moment-là que vous vous tenez tous ensemble avec la communauté, avec la société, pour mettre fin à l’oppression gouvernementale. Point. Nous avons besoin de vous, alors marchez avec nous » sermonnait l’actrice afro-américaine.

Keke Palmer, mardi 2 juin face à la Garde nationale US

D’autres stars comme le rappeur américain YG marchaient dans la manifestation pacifique.

Plus loin dans les rues, des hommes et des femmes offraient des bouteilles d’eau aux manifestants quand les hélicoptères survolaient la ville du cinéma. La police en retrait, bloquait les intersections, protégeant les magasins pour éviter le vandalisme et le pillage des boutiques.

Au milieu de cette foule qui scandait le mot justice pour George Floyd, la jeune antillaise installée depuis plusieurs mois dans la ville d’Hollywood n’a pas manqué de noter le soutien des militaires face à ces longs défilés à travers Los Angeles.

« Ce qui se passe ici est tellement fort, c’est l’histoire! Tu t’endors en te disant non, ce n’est pas possible. Puis tu es réveillée par le bruit des hélicoptères
et tu te rends compte que c’est la réalité. Tous mes amis américains sont en peine. Blancs, Noirs, ils marchent pour leur vie, celle de leurs familles et amis. Ils prennent tous les jours le risque de manifester, car c’est important pour eux. C’est leur vie qui est en jeu et ils n’en peuvent plus d’avoir peur à chaque fois qu’une voiture de police passe près d’eux. Ils se demandent s’ils seront les prochains battus ou tués. Ils ne peuvent plus vivre dans cette oppression » C’est l’émouvant témoignage de  l’artiste martiniquaise émigrée en Californie.

Dans la soirée, des vidéos de violences policières circulaient en grand nombre sur les réseaux sociaux avec souvent comme victimes, des personnes issues de la communauté afro-américaine.

Keith Ellison, procureur du Minnesota, mercredi 3 juin 2020

Mercredi 3 juin, dans l’après-midi, un nouveau procureur reprenait le dossier George Floyd et annonçait que le meurtre de l’américain n’était plus considéré comme un acte involontaire mais était reconnu comme un meurtre volontaire sans intention de la donner. Kevin Chauvin qui a provoqué la mort de George Floyd, risque jusqu’à 40 ans de prison.

Les obsèques de George Floyd se déroulent sur six jours et dans trois Etats à Minneapolis, en Caroline du Sud et à Houston.

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Virus: F. martiniquaise, infirmière en maternité à l’hôpital Trousseau «Des situations incroyables depuis deux mois»

« Cette jeune femme hospitalisée à la maternité de l’Hôpital Armand-Trousseau, est en larmes.  Son époux ne sera pas prés d’elle à l’accouchement, un heureux événement qu’ils attendent depuis neuf mois. Cette autre femme, à terme, répond à tous les symptômes du Covid-19 et craint pour son futur enfant. Atteinte d’une forme grave de coronavirus, cette patiente qui vient d’accoucher, il y a deux jours, est dirigée en urgence vers un autre hôpital. Testée positive Covid-19, elle est admise en réanimation et intubée »

F. infirmière (qui témoigne sous couvert d’anonymat) prend son service ce lundi 4 mai 2020 à la maternité de l’hôpital Trousseau. Elle décrit son quotidien aux étages, des situations, des femmes et des hommes qu’il faut gérer dans un contexte inédit. Il a fallu tout réinventer pour mettre en confiance les futures mamans : « Il faut beaucoup d’empathie, les écouter encore plus qu’avant, être plus proche d’elles », avoue l’infirmière martiniquaise, « dans ces circonstances, il serait inhumain de ne tenir compte que de l’aspect médical et d’ignorer la charge émotionnelle des futures mamans. »

F. infirmière à l’Hôpital Armand-Trousseau

Mars 2020, la France fait face au Covid-19, un nouveau virus identifié en Chine, 1000 fois plus concentré que celui de la grippe et d’une extrème virulence. En France, comme dans le reste du monde, la protection anti-Covid-19 devient une priorité et les hôpitaux s’adaptent. Les salles de réanimations sont assaillies mais d’autres changent littéralement leur mode de fonctionnement. Dans les maternités, des protocoles se mettent en place pour aider au mieux les futures mères. Pour éviter que les femmes accouchent à leur domicile par crainte d’être contaminées en se rendant soit aux urgences ou dans les services qui leurs sont dédiés, des nouvelles mesures ont modifié l’accueil dans les établissements de maternité. Les pères consignés avec leurs épouses dans un premier temps, n’étaient plus été autorisés dans les chambres. Afin de respecter la distanciation sociale, des échanges par vidéo Skype ont permis aux familles avec enfants, de se parler, d’échanger entre joie, pleurs, cris, déprime et soulagement. Si l’infirmière F. reste très impliquée et attentive aux femmes hospitalisées entre 3 à 6 jours dans son service (césarisées ou pas), elle s’interroge, circonspecte sur la suite de la pandémie, plus précisément à l’après déconfinement.

F. diplômée infirmière d’Etat

Deux mois de doutes, d’incertitudes et de fatigue ne s’effaceront pas ce lundi 11 mai 2020, date du déconfinement. F. n’est plus à se préoccuper du nombre de masques disponibles, il y en a suffisamment aujourd’hui. Reste que le virus circule encore et que le personnel soignant lutte au quotidien contre une maladie infectieuse qui n’est pas prête de s’éteindre et pour laquelle aucune date de vaccin n’est envisagée à court terme.

Peu renseignée sur la maladie il y a deux mois, la soignante F. explique : « Je ne comprenais pas pourquoi on ne suivait aucune directive claire quand j’ai finalement compris qu’il n’y en avait tout simplement pas ! ». Puis, des documents Covid-19 sont arrivés dans les services « seulement nous n’avons pas le temps de lire les brochures. Nous sommes sans cesse sollicités, occupés». Quant au port du masque, « il y a eu des ordres et contre-ordres venant des médecins ou des ré-animateurs»  et les « FFP2 sont arrivés très tardivement».

Aujourd’hui, plus de panique ni d’affolement, plus de vols de gels dans les chambres des mamans, les boîte de procédure Covid-19 sont à portée de mains, les soignants ont le nombre de masques de protection, prescrit chaque jour. Pour autant la soignante appelle à plus de vigilance quant au mode d’utilisation du masque chirurgicaux, une réserve qu’elle s’applique à elle-même : « Je ne me sens pas plus protégée qu’avant d’avoir les masques. On travaille tellement vite et on touche instinctivement nos masques. Pour ne rien arranger, il fait chaud à la maternité, et il faut se désaltérer, et il nous arrive d’enlever fréquemment nos masques»

Maternité – Armand-Trousseau – Paris

Comment éviter les embrassades spontanées entre collègues ? Comment rassurer sa famille qu’on évite par peur de les contaminer? Comment humaniser un peu plus les encadrants? Que faire de plus pour les futures mamans qui accouchent seules désormais? Comme une guerrière, F. qui travaille en étroite collaboration avec des sages-femmes, s’estime cependant chanceuse. Le métier d’infirmière , elle en connait les contours. Avant d’être diplômée d’Etat, F. originaire de Sainte-Marie, commune de la Martinique, a d’abord fait ses premiers pas à l’Hôpital public, très modestement. Au bout d’une dizaine d’années comme aide-soignante suivies de trois ans de formation, au titre de la promotion professionnelle (niveau licence), la mère de famille a terminé son cursus médical au CHU de Thonon dans le 20ème arrondissement. F. est responsable de la prise en charge « globale » des femmes enceintes à l’Hôpital Armand-Trousseau tant sur le plan physiologique, social que psychologique.

Une vie tournée vers le médical comme sa mère, aide soignante en urologie et son père en orthopédie, à réaliser des plâtres aux accidentés. Des parents, aide-soignants à l’Hôpital Cochin à Paris.

F. née dans le 14ème arrondissement, a volontairement ciblé la pédiatrie après ses études d’infirmière. Elle s’émeut de voir guérir les petits malades, heureuse d’assister aux naissances, se dit comblée. En première ligne dans la lutte contre le nouveau coronavirus, elle se doit d’être vigilante face à une maladie qui n’épargne ni nourrissons, ni enfants encore moins les futures mamans.

Reportage Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram C’news Actus Dothy
Images F. pour C’news Actus Dothy

Dorothée scripte, chef-monteur et rédactrice-Web «donner de la Visibilité à notre Diaspora»

Martiniquaise, caribéenne vivant en Île-de-France, je suis Journaliste indépendante au NUJ National Union of Journalists basé à Londres et à Paris.

 Il est toujours intéressant de dire qui l’on est et ce à quoi on aspire en toute humilité …

Après des Etudes de Droit et des Etudes Socio-culturelles à l’Université Paris-Descartes, je me suis très vite dirigée vers l’Audiovisuel pour être scripte. J’ai suivi une formation longue au Conservatoire Libre du Cinéma Français et sept mois à l’INA. Puis une formation à l’Institut de l’Image et du Son (3IIS) à Trappes pour devenir Chef-Monteur pour l’Audiovisuel.
En 2015, suite à une formation intensive de Journalisme Radio mise en place par le CFPJ (Centre de Formation des Journalistes à Paris) pour les professionnels du milieu, je suis Rédactrice-Web indépendante depuis décembre 2015.

Mon objectif est de participer à la Visibilité de la communauté noire et de la diversité dans l’hexagone et en dehors. Je suis souvent nommée pour être membre du Jury à Cannes mais aussi au Festival International Haïtien de Los Angeles. Mon activité essentielle est axée autour de reportages divers entre société, santé, engagement, luttes ou questions politiques. J’aime la proximité, me rapprocher des gens et de leurs vécus et les portraits concrétisent cette envie de découvrir l’autre, ses choix, ses ambitions, ses échecs, ses malheurs et sa résilience.

J’ai beaucoup voyagé en Afrique : Burkina Faso – Etats-Unis : Los Angeles, San Diego, Las Vegas – Caraïbe : Jamaïque, Antigue, Barbade, Sainte-Lucie, Montserrat, la Guadeloupe – Royaume Uni : Londres, Cambridge – Italie : Rome – Allemagne.
Je me définis comme une cinéphile, « éperdument » amoureuse de l’image et des histoires qui vont avec, des films italiens, américains, européens, africains et caribéens. De nombreuses rencontres m’ont fait côtoyer Will Smith à Cannes, Rita Marley en Jamaïque, Antonio Banderas ou Pablo Almodovar au Festival de Cannes. Et j’attends …

Oups, j’ai eu un petit rôle dans la “Rue Cases Nègres” dirigée par la martiniquaise Euzhan Palcy et joué dans Antigone de Sophocle ou dans Othello de Shakespeare. Des pièces de théâtre adaptées par d’illustres professeurs  comme le metteur en scène franco-belge Pierre Debauche, fondateur notamment du Théâtre des Amandiers de Nanterre et du Théâtre du Jour à Agen. Et donné la réplique à Alain Lenglet sociétaire au Conservatoire d’Art Dramatique de Paris.

Et un grand salut à Joby Bernabé, notre plus grand conteur vit à la Martinique ! Une pensée à Aimé Césaire qui, comme un père, m’a tendue la main quand, stagiaire au théâtre, j’en avais besoin.

Dorothée Audibert-Champenois (Dothy), rédactrice web. Facebook Twitter Instagram C’news Actus Dothy