Elections USA-Los Angeles : Comme Marcellus Cox, les californiens veulent du changement « Nous aurons un nouveau président, ce sera Joe Biden »

Les images ont été prises au centre-ville de Los Angeles ce mardi matin 3 novembre 2020. Notre correspondant qui habite à Inglewood dans la banlieue sud-ouest du comté de Los Angeles s’est rendu au coeur de la cité des Anges. Selon Marcellus Cox, réalisateur, cinéaste de courts métrages de fiction, c’est le calme qui règne pour l’instant. Dans les urnes, les bulletins s’entassent et pour l’heure, selon les premières estimations, c’est le candidat démocrate qui possède une grande avancée.

Centre-ville de Los Angeles, un bureau de vote

Le réalisateur qui vient de produire son dernier court-métrage « Rolling inthe Deep »,  nous donne son sentiment et ses attentes après plusieurs années de présidence Trump  :

Marcellus Cox, réalisateur, cinéaste à Los Angeles

« L’élection à Los Angeles arrive très fort, les habitants de Los Angeles sont de bonne humeur, en particulier après les sondages faits dans toute la ville, du Dodger Stadium au Staples Center. On perçoit cette envie  d’un changement à la Maison Blanche.

« Je m’attends personnellement à ce que les 4 années que nous avons vécues avec Trump en tant que président se terminent. Qu’aujourd’hui ce soit un point de rupture avec son comportement négatif et j’espère que,  peut-être pas ce soir, mais cette semaine, nous aurons un nouveau président, que ce sera Joe Biden. »

Les résultats défilent d’heure en heure alors que des millions de votes sont comptés à travers les États-Unis pendant cette nuit électorale la plus imprévisible de l’histoire américaine. Seul certitude pour l’instant, le Démocrate Joe Biden  et le Républicain Donald Trump sont  coude à coude, avec une très légère avance pour le candidat démocrate, candidat élu des Obama, les anciens locataires de la Maison Blanche.

Reportage Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram @C’news Actus Dothy – Images @Marcellus Cox

 

Cannes-Cinéma: « Rolling in the Deep », l’histoire vraie d’un vétéran Noir interdit de restaurants en Caroline du Sud

Le film produit, adapté et réalisé par Marcellus Cox, retrace la véritable histoire du lieutenant Marcus Washington. Il a été présenté dans plus de 130 Festivals et a remporté, à ce jour,  28 prix. Il termine sa course à Cannes,  bien accueilli  à la 17 édition du Festival International du Film Panafricain,  ce samedi 24 octobre à l’espace Miramar sur le Boulevard de la Croisette.

L’histoire commence quand un vétéran Noir de la Seconde Guerre mondiale qui rentre chez lui en Caroline du Sud, cherche à atteindre un objectif pour son défunt père. Le militaire qui rentre d’Europe, décide de prendre un repas dans un restaurant localement célèbre mais fréquenté uniquement par les Blancs.

Le contexte du film :  Après l’abolition de l’esclavage en 1865, la ségrégation raciale ne s’est jamais aussi bien portée que dans les années 1940 et après la seconde guerre mondiale. Ainsi, les Noirs étaient séparés des Blancs dans les régiments et les mess étaient distincts. Aux États-Unis, jusque dans les années 1960, le racisme et la discrimination ethnique étaient en faveur des Anglo-Américains grâce aux lois  : En matière d’éducation, d’immigration, de droit de vote, de citoyenneté, d’acquisition de terres.  Les Noirs et les Blancs étaient séparés dans les espaces publics, ceux qui y contrevenaient pouvaient être lynchés, roués de coups, battus, torturés ou pendus.

Dans leur écrasante majorité, les Blancs du Sud pensaient que les Noirs étaient fondamentalement différents et inférieurs en intelligence et en caractère.

La chanson Strange Fruits , écrite en 1937 par Abel Meeropol, un instituteur juif new-yorkais et interprétée par Billie Holiday, évoque de manière poignante de macabres rituels : « Les arbres du Sud portent d’étranges fruits … Du sang sur les feuilles… Du sang aux racines…Les corps noirs se balancent dans la brise du Sud… »

Après « Living » qui lui a valu un Dikalo Award en 2018, de son quartier d’Inglewood à Los Angeles, le réalisateur californien Marcellus Cox, s’investit sans relâche dans de grands projets qui lui tiennent à coeur : Les incessants combats contre les inégalités entre Noirs et Blancs aux Etats-Unis d’Amérique. Comme il le raconte à notre magazine, « Mon court métrage de fiction est basé sur une histoire vraie que j’ai reçue de la famille du LT. Marcus Washington ».

Stephen Cofield est le Lieutenant Marcus Washington, Samuel Whitehill est Horace Sherman et Sinead Sommers est esther.

Le court métrage de fiction de Marcellus Cox est en compétition pour le Dikalo Award du court métrage de fiction.

Reportage Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram @C’news Actus Dothy

Los Angeles-Cannes : Marcellus Cox primé à Cannes reçoit son Dikalo Award chez lui à Inglewood

Il n’habite pas les beaux quartiers de Los Angeles, encore moins les rues d’Hollywood et son industrie du cinéma, Marcellus Cox,  comme beaucoup d’autres noirs américains, vit dans la banlieue de la Cité des Anges.

Marcellus Cox vit à plusieurs kilomètres du centre ville, il réside à A Inglewood dans le Sud-Ouest de Los Angeles.  Nous avon rencontré un jeune réalisateur  surpris de nous voir dans sa région à des milliers de kilomètres de la ville de Cannes. Nous lui ramenons son Dikalo Awards, un prix obtenu au 15ème Festival International du Film Panafricain. Une récompense du fondateur du Festival Basile Nguengue Ebelle.

Du 18 au 22 avril dernier, le Festival International du Film Panafricain a projeté de nombreux films de divers continents dont le court métrage « Living » de Marcellus Cox (Best Short Film Fiction 2018).

Le Film produit par Toni Parker et Marcellus Cox a été tourné en 2017. Il parle des brutalités et des bavures policières aux States. Des faits qui soulèvent de nombreuses questions dans la société américaine.

Le Jury du FIFP a primé ce short film de fiction le 22 avril dernier à Cannes.

Ce samedi 25 août 2018, à Inglewood, dans le quartier où réside le jeune réalisateur, nous avons recueilli ses impressions après son prix décerné lors de la dernière édition du FIFP (le Festival International du Film Panafricain à Cannes ».

« Je veux personnellement remercier le fond du cœur le Festival International du Film Pan-Africain de Cannes pour cet incroyable prix. Ce film est sans aucun doute un travail d’amour, mais est aussi un outil pédagogique permettant d’examiner les deux points de vue des problèmes raciaux en Amérique. Il y a un long chemin à parcourir dans ce monde avant que chaque homme, femme et enfant n’éprouve le véritable sens de la liberté. Cela étant dit, j’apprécierai cet honneur jusqu’au jour de ma mort, et je ne me contenterai pas de me présenter en 2019, mais je serai là aussi. Reconnaissant pour toujours. » a déclaré très ému, le réalisateur américain,  Marcellus Cox.

« Ils ont fait 9800 kms …… Les gens du Festival International Du Film PanAfricain de Cannes sont venus personnellement me porter le prix que j’ai obtenu pour Living ……. Oh mon Dieu, c’est une folie en ce moment. C’est un des meilleurs moments de ma vie, c’était fou… Merci du fond de mon cœur à C’news Actus Dothy de Martinique, pour être venue spécialement de Paris, me présenter cet honneur incroyable. »

Marcellus Cox est lauréat du prix du Meilleur Court-Métrage de Fiction  2018 pour son film « Living ». 

Ecoutez Marcellus Cox d’Inglewood au micro de Dorothée Audibert-Champenois :

Reportage Dorothée Audibert-Champenois/Facebook C’news Actus Dothy


Images à Los Angeles C’news Actus Dothy