Élections : Valérie Pécresse et Corinne Jean-Marie défendent les femmes victimes de violences conjugales

L’équipe de Marc Roullier à Bezons est enfin soulagée, après toute une après-midi d’incertitude sur le maintien ou non des prochaines élections municipales, le verdict a été rendu en fin de soirée, aux environs de 20heures. Lors de son allocution télévisée ce jeudi 12 mars 2020, Emmanuel Macron a confirmé que les élections auront bien lieu les 15 et 22 mars 2020. Pour le Chef de l’Etat «Rien ne s’oppose à ce que les français se rendent aux urnes». C’est également la volonté de toutes les familles politiques qui ont été consultées», précisait le Chef de l’Etat. Il s’agit «d’assurer la continuité de la vie démocratique et des institutions».

Sur la liste de Marc Roullier, sympathisant LR, seul candidat de droite à se présenter face au candidat sortant Dominique Lesparre (PCF), l’antillaise Corinne Jean-Marie se dit rassurée car la décision de reporter les élections aurait fait «chuter la mobilisation et la motivation des militants». Des militants plus que rassurés depuis la visite attendue de Valérie Pécresse, la Présidente du Conseil Régional d’Île-de-France. Une aubaine pour l’élue ravit de rencontrer une nouvelle fois l’antillaise, Corinne Jean-Marie, porteuse d’un projet qui lui tient particulièrement à cœur. Valérie Pécresse, Corinne Jean-Marie, deux femmes qui militent corps et âme contre le féminicide et ses conséquences dans la vie de nombreuses femmes, en région parisienne.

Corinne Jean-Marie qui évolue dans le milieu du social, porte résolument un projet qu’elle souhaite concrétiser si la liste de Marc Roullier arrive en tête des municipales. Il s’agira de créer à Bezons «La Maison pour les Femmes». Une idée à laquelle s’associe la présidente de la Région d’Île-de-France qui elle-même a inscrit ce projet dans son programme d’aides aux femmes en difficulté en Île-de-France. Cette opportunité de financer le projet, Corinne Jean-Marie l’a notée. Encore faudrait-il que les suffrages des 15 et des 22 mars soient favorables à l’équipe toute en bleue.

Pour l’heure, croire en ce plan familial, c’est croire en un un message fort qui pourrait être envoyé aux femmes victimes de violence qui jusqu’ici n’osent pas se faire connaître des autorités. « A Bezons, il n’y a pas de commissariat. Les citoyens sont forcés de se rendre dans la ville voisine d’Argenteuil. Elles abandonnent en cours de route». « Nous avons un programme réaliste pour la ville et ses habitants, axé sur la famille, l’urbanisme écologique et une gestion équilibrée.» rappelle la militante, placée 6ème sur la liste du candidat «Le Changement pour Bezons», Marc Roullier. Aujourd’hui, Corinne Jean-Marie a cette envie de créer et de changer sa ville où vit son jeune fils et de nombreux amis.

Ce jeudi 12 mars 2020, Valérie Pécresse visitait cette petite ville de moins de 30 000 habitants où les africains, antillais et maghrébins forment avec les autres bezonnais, un cœur de ville multiculturel. Ils travaillent comme commerçants ou dans le BTP et c’était l’occasion pour la présidente de la Région d’Île-de-France de les rencontrer cet après-midi dans le centre-ville. Une première également pour la présidente du Département du Val-D’Oise qui fait corps avec le projet de Corinne Jean-Marie, aider les parisiennes victimes de violences conjugales en les éloignant de leur bourreau ou en les prenant partiellement en charge le temps de leur rémission.

Marc Roullier, la tête de liste du «Changement pour Bezons», s’accorde à dire que la martiniquaise a du potentiel pour faire bouger Bezons. Leader d’un projet familial fort, elle défend également «le vivre ensemble» dans un cadre qu’elle souhaiterait plus harmonieux avec d’avantage d’espaces verts. Le béton envahit la ville, inconcevable pour un écologiste, soucieux de l’environnement qui l’entoure. Pour accueillir les nouveaux  arrivants à Bezons, le maire PCF Dominique Lesparre, a jugé bon de construire plus d’immeubles. Une erreur, constate Marc Roullier car selon lui, « Le grand sujet pour cette commune du Val D’Oise, c’est de repenser l’urbanisme. On veut davantage d’espaces verts, retrouver les berges » se plaignait-il dans la presse nationale il a quelques mois.

Avec Valérie Pécresse venue soutenir une équipe solidaire au projet de Marc Roullier, Corinne Jean-Marie espère vraiment que les résultats aux urnes ce dimanche, seront à la hauteur de leur détermination et de leur mobilisation à donner une nouvel élan à leur ville avec la liste de Marc Roullier :  « Le Changement pour Bezons».

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter C’news Actus Dothy
Images DR/LeChangement pourBezons

L’antillaise, Corinne Jean-Marie rejoint la Droite avec « Le changement pour Bezons »

Plus que jamais les élections municipales de mars 2020 redistribuent les cartes et ce sont de nouvelles alliances assumées que les citoyens issus des partis de Gauche ou de Droite révèlent au grand public. Plus de clivage, plus de cloisonnement, les militants qui résident dans l’Hexagone, n’ont qu’une priorité se faire entendre et participer activement à la vie de leur commune.

« Mes attentes sont d’abord, un changement de majorité sur la commune de Bezons pour que mon fils grandisse harmonieusement dans cette commune. Je veux un meilleur environnement pour lui et tous les autres enfants, être confiante, sans me soucier qu’il ne tombe dans la délinquance. J’ai envie de retrouver une convivialité intergénérationnelle, une politique interculturelle, celle qui m’a permis de grandir dans la tolérance et qui a marqué mon enfance ». Dans cette phrase Corinne Jean-Marie détaille son engagement futur pour la ville de Bezons et fait dans le même temps le bilan d’une gestion non maîtrisée de cette commune de Bezons qui l’a accueillie, il y a treize ans. C’est également un lourd constat d’échec de Dominique Lesparre (PCF), le maire sortant. Les idéaux progressistes et d’égalité, la critique de l’ordre social et le souci d’une plus grande justice sociale ne sont plus les valeurs de la Gauche traditionnelle : «Je n’étais plus en phase avec une Gauche locale divisée ou les égos des uns et des autres priment sur le collectif. Je n’étais plus en phase avec eux et par ailleurs, les résultats et les attentes des bezonnais ne sont toujours pas au rendez-vous ».

En conséquences, Corinne Jean-Marie originaire de la Martinique et de la Guadeloupe, jette l’éponge et celle qui a toujours milité auprès de son père au Parti Socialiste, se découvre des liens avec le candidat Marc Roullier. Proviseur à Saint-Ouen-l’Aumône et ex-principal du collège Gabriel-Péri de Bezons. Marc Roullier, sympathisant LR, est le seul candidat de droite à se présenter face au candidat Dominique Lesparre (PCF) qui brigue un quatrième mandat et qui fait face à deux autres listes de gauche, Marjorie Noël (PCF) et Nessrine Menhaouara (PS).

Si Marc Roullier, nouveau venu en politique n’a jamais participé à une élection, Corinne Jean-Marie native parisienne est une militante née : « J’ai bercé depuis toujours dans l’univers associatif ultramarine dans l’Hexagone grâce à mon père militant politique du PS qui m’a appris l’écoute et le sens de l’engagement ».

Corinne Jean-Marie dans une salle de travail à l’Assemblée Nationale (C’news Actus Dothy)

Et Corinne Jean-Marie n’est pas en reste, ce rapprochement Gauche-Droit porte déjà ces fruits avoue la jeune mère de famille : « J’ai eu la possibilité comme le reste de la liste, de participer à l’élaboration du programme  –Le Changement pour Bezons– On a pu remonter les attentes urgentes des bezonnais (es) et ceux des nouveaux arrivants dans la ville. Cette nouvelle configuration venant des citoyens m’a plu, c’est tout naturellement que je me suis investie avec la liste divers Droite ».

Les priorités des habitants, Corinne Jean-Marie peut les énumérer, elle réside depuis une dizaine d’année dans cette commune du département du Val-D’Oise. Intégrée dans la communauté d’agglomération Saint-Germain Boucles de Seine (les Hauts-de-Seine et les Yvelines), tout en restant dans le Val-D’Oise, Marc Roullier, interrogé par le Parisien en septembre dernier, estime que pour sa commune : « Le grand sujet, c’est de repenser l’urbanisme, car c’est plein d’erreurs. On subit un urbanisme idéologique, soutient-il. On veut davantage d’espaces verts, retrouver les berges… » 

Paris, Assemblée Nationale

En adéquation aux souhaits du candidat Marc Rollier, Corinne Jean-Marie insiste : « Nous avons un programme réaliste pour la ville et ses habitants, axé sur la famille, l’urbanisme écologique et une gestion équilibrée. Pour y arriver cela passe par un renouveau de la pratique de la politique locale et d’une équipe issue de la société civile composée de personnalités diverses et intergénérationnelles. Mais je suis consciente que notre réussite passera par le suffrage universel direct des bezonnais (es)».

Sur les marchés, lieux de prédilections pour tester toutes campagnes municipales, Corinne Jean-Marie, femme ultramarine n’a aucune crainte : « Ma spécificité d’ultramarine est un avantage car depuis bien longtemps, j’ai le modèle du vivre ensemble à l’image de nos Outremer et de leurs histoires. Pour ma part, c’est ce modèle que je souhaite mettre en évidence au sein de la nouvelle municipalité par la mise en place de commémorations, d’événements culturels. Je voudrais renforcer le jumelage entre les associations de la ville et des communes des Outremer, d’Europe et d’Afrique ».

Corinne Jean-Marie, liste de Marc Roullier aux municipales 2020 à Bezons

Les mésaventures de Steevy Gustave, candidat martiniquais victime de propos racistes à Brétigny-sur-Orge en janvier dernier, ne la freine pas et l’antillaise répond sans ciller : « Je suis avant tout un être humain. Il va falloir faire avec mon moi une -Afro-caribéenne- française qui est fière de l’histoire de ses ancêtres. Je revendiquerai toujours mon identité d’ultramarine ».

Quant à ses détracteurs, anciens militants du PS, Corinne Jean-Marie ne fait pas dans la dentelle et fustige : « La Gauche locale crie à la trahison mais moi je leur dis que je ne peux pas cautionner une politique communautaire cultuelle à outrance orchestrée par l’ensemble de la municipalité sortante. Cette façon de faire de la politique est au détriment des autres bezonnais qui sont considérés comme invisibles et qui ne votent pas. Ce sentiment est ressenti par beaucoup d’habitants. »

Dans une liste soucieuse de l’équité et de la parité, Corinne Jean-Marie rassure avec son dynamisme et ses convictions. Confiante, la jeune militante conclut : « Je suis pour le vivre ensemble en respectant l’histoire de chacun. Je ne renie rien, j’avance tout simplement dans le respect des valeurs républicaines. »

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