Joe Biden choisit Linda Thomas-Greenfield comme ambassadrice des États-Unis à l’ONU

Le président Joe Biden a choisi la diplomate Linda Thomas-Greenfield pour être ambassadrice des États-Unis aux Nations Unies, selon deux sources de CBS News.

Linda Thomas-Greenfield fait partie de l’équipe de transition du 46ème Président américain Joe Biden et devrait se concentrer sur le rétablissement de la confiance et du professionnalisme au département d’État, avec un accent particulier sur la diversité, annonce CBS News.

La carrière de l’Ambassadrice Linda Thomas-Greenfield dans le service extérieur comprend un poste d’ambassadeur au Libéria (2008-2012) et des affectations en Suisse (à la Mission des États-Unis auprès des Nations Unies), au Pakistan, au Kenya, en Gambie, au Nigéria et en Jamaïque. À Washington, elle a occupé le poste de sous-secrétaire adjointe principale du Bureau des affaires africaines (2006-2008) et de secrétaire adjointe adjointe du Bureau de la population, des réfugiés et des migrations (2004-2006)

Depuis 2017, l’Ambassadeur Thomas-Greenfield dirige la pratique Afrique chez Albright Stonebridge Group, un cabinet de diplomatie commerciale stratégique présidé par l’ancienne secrétaire d’État Madeleine Albright. Elle a également été la première chercheuse résidente distinguée en études africaines à l’Institut pour l’étude de la diplomatie de l’automne 2017 au printemps 2019. Elle a rejoint l’ISD au printemps 2017 en tant que chercheuse principale du département d’État. L’ambassadeur Thomas-Greenfield a obtenu un B.A. de l’Université d’État de Louisiane et une maîtrise de l’Université du Wisconsin, où elle a travaillé en vue d’un doctorat. Elle a reçu un doctorat honorifique en droit de l’Université du Wisconsin en mai 2018.

L’objectif de Linda Thomas-Greenfield sera de diversifier les rangs de l’équipe de politique étrangère de Joe Biden. « La diversité nécessite une attention proactive de la part de l’administration. Et lorsque nous examinons ce qui s’est passé aux premiers stades de cette administration, lorsque les gens ont été encouragés à partir ou invités à partir, il y avait un nombre important d’individus de la diversité, moi y compris, qui sont partis », notait la diplomate en 2017.

Plusieurs problèmes majeurs attendent Thomas-Greenfield à l’ONU, notamment la pandémie mondiale et ses conséquences économiques, le changement climatique et l’impasse nucléaire avec l’Iran.

Dorothée Audibert-Champenois Rédactrice en chef de C’news Actus Dothy – Facebook Twitter Instagram @C’news Actus Dothy – @Do Thy

Deux antillaises dans l’État-Major de la Maison-Blanche, Karine Jean-Pierre, née en Martinique et Julissa Reynoso Pantaleón, dominicaine

Dans l’équipe de transition de Joe Biden et Kamala Harris, dévoilée notamment sur Twitter, deux femmes des Caraïbes tiendront des rôles clés à la Maison-Blanche. Karine Jean-Pierre et Julissa Reynoso Pantaleón seront cheffes d’Etat-Major à Washington D-C. auprès de Kamala Harris et  de Jill Biden, la First Lady américaine, épouse du Président démocrate Joe Biden.

Karine Jean-Pierre ET Julissa Reynoso Pantaleón

Julissa Reynoso Pantaleón, une caribéenne, a été sélectionnée dans la nouvelle équipe de Joe Biden à la Maison-Blanche. Associée du cabinet d’avocats Winston and Strawn LLP, Julissa Reynoso Pantaleon, a été nommée cheffe de cabinet de la First lady, Jill Biden.

«Comme chef de cabinet, il était important de trouver quelqu’un avec une expérience approfondie et une bonne connaissance des fonctions gouvernementales», a déclaré Jill Biden  à NBC News.

Julissa Reynoso Pantaleón

Née en République dominicaine, elle est diplômée de l’Université de Harvard, de l’Université de Cambridge et de la Columbia Law School et a précédemment été ambassadrice des États-Unis en Uruguay et sous-secrétaire d’État adjointe pour l’hémisphère occidental au département d’État des États-Unis sous l’administration Obama-Biden.

Julissa Reynoso Pantaleón et Jill Biden

Avant sa nomination à la Maison-Blanche, la dominicaine était encore administratrice du New York-Presbyterian Hospital et de l’Université Columbia, et siège au conseil d’administration du Lawyers ’Committee for Civil Rights Under the Law et du Truman National Security Project.

«Je voulais quelqu’un de cœur et de passion pour le service public. J’ai trouvé tout cela et plus encore en Julissa, une diplomate accomplie, une juriste et une stratège» a commenté Jill Biden.

Karine Jean-Pierre (Martinique – Haïti)

Agée de 43 ans, Karine Jean-Pierre est née en Martinique, de parents haïtiens, et a grandi à New York. Après des années dans la sphère politique,  elle s’est fait une grande réputation de Washington à New York. Durant la campagne électorale présidentielle, Karine Jean-Pierre était devenue la conseillère principale du candidat Joe Biden. Aujourd’hui élue 46ème Président des Etats-Unis.

Outre Julissa Reynoso Pantaleón, plusieurs démocrates issus de la diversité intègrent The White House. Parmi ces cadres supérieurs, les personnes de couleur représentent 46% de ces dirigeants et les femmes 52%.

Dès le début de sa campagne, le président élu Joe Biden s’était engagé à recruter un personnel diversifié, déclarant dans son discours du 7 novembre au Delaware  «dès le départ, je voulais une campagne qui représente l’Amérique, et je pense que nous l’avons fait. Voilà à quoi je veux que l’administration ressemble.» Dans son équipe de transition la mission semble réussie.

Dorothée Audibert-Champenois Rédactrice en chef de @C’news Actus Dothy @Do Thy – Facebook Twitter Instagram @C’news Actus Dothy – Image ©️Twitter – Nbc News – Laplanadigital.com –  Ali.org

 

Racisme: Kamala Harris insultée sur Facebook, le géant du Net est critiqué pour laxisme et complaisance

Les préjugés et les comportements racistes persistent et s’intensifient aux Etats-Unis. Alors que les manifestations contre le racisme systémique et les violences policières ont agité les esprits durant tout l’été, cette fois c’est sur les réseaux sociaux que la bataille fait rage. Avec l’élection pour la première fois d »une femme noire comme vice-présidente américaine, les détracteurs de Kamala Harris, femme d’origine jamaïcaine et indienne, ne lui épargnent ni leur virulence, ni leur mépris, ni leurs moqueries. Interpellés les modérateurs des  « social network » sont intervenus et ont pris une décision radicale pour les uns pas à la hauteur du « délit » pour d’autres.

La victoire électorale du 46ème président élu Joe Biden a déclenché une vague de commentaires haineux sur les médias sociaux, notamment des électeurs pro-Donald Trump et  le géant Facebook a dû intervenir.

La chaîne BBC News a indiqué à Facebook l’existence d’au moins trois groupes anti-Harris,  haineux, dont certains comptaient entre 1 200 et 4 000 membres. Facebook a agi rapidement et supprimé les comptes.

Le géant des médias sociaux, qui possède également WhatsApp et Instagram, affirme qu’il repère 90% des discours de haine avant qu’ils ne soient signalés, sans doute insuffisant pour freiner cette vague de haine qui envahit les réseaux sociaux, estiment les médias américains.

« La suppression de ces contenus par Facebook uniquement après qu’il leur a été signalé par les médias confirme que les règles et directives qu’ils établissent sont vaines car ils ne font que peu ou pas d’efforts dans la détection », a déclaré le président de Media Matters, Angelo Carusone.

Les défenseurs de la lutte contre le racisme ont noté que le discours de haine est souvent ignoré par Facebook et parfois promu. En août dernier, des centaines d’entreprises ont protesté sur Facebook en refusant de faire de la publicité sur cette plateforme.

Bill Russo, l’un des principaux collaborateurs de Joe Biden, a critiqué Facebook pour sa mauvaise gestion des théories du complot, les appels à la violence et la diffusion de la désinformation, rapporte BBC News.

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram @C’news Actus Dothy @Do Thy – ©️ Images @capture d’écran C’news Actus Dothy

Candace Owens fustige Obama «Méprisable ! Il joue la carte du racisme et il hait l’Amérique»

Candace Owens refuse de concevoir que Joe Biden est le 46ème président des Etats-Unis. Dans une vidéo postée sur son compte Facebook, ce jeudi 12 novembre, la jeune républicaine ne mâche pas ses mots. «Joe Biden n’est littéralement et légalement pas le président élu. Alors pourquoi les médias prétendent-ils qu’il l’est?» a-t-elle commenté, une vidéo qui jusqu’à vendredi soir comptabilisait plus de 126 milles likes, 74 milles partage et plus d’un million de vue.

Et jeudi soir, dans une interview accordée à Fox News, Candace Owens qui a rejoint le parti Républicain en 2017, n’a pas épargné  le principal supporter de Joe Biden, elle accuse Barack Obama «de tourner le dos au pays» après que l’ancien président ait expliqué la percée de Donald Trump comme une réaction raciste des Blancs, par peur«d’avoir un homme noir à la Maison Blanche». 

«C’est un homme qui utilisait le racisme dans ses discours, il joue la carte de la race. Les démocrates noirs ne l’intéressent que pendant les élections» a martelé Candace Owens, qui répondait aux questions de Sean Hannity, le présentateur de l’émission politique Hannity sur la chaîne de télévision d’information en continu Fox News.

Selon Candace Owens, Barack Obama est «le seul président sortant de la  Maison Blanche qui déteste l’Amérique». La militante a qualifié l’ancien président d’ «absolument méprisable» pour les commentaires qu’il a faits sur Donald Trump dans ses mémoires qui seront publiés mardi 17 novembre prochain.

Leo Terrell

L’avocat des droits civiques pro-Trump, Leo Terrell, a rejoint Candace Owens sur Hannity ce jeudi soir, l’homme de loi n’a pas manqué de blâmer Barack Obama pour son échec sur le racisme pendant sa présidence.

«Regardons ce qu’il fait depuis huit ans : Black Lives Matter a vu le jour, la criminalité des Noirs a augmenté, le taux de pauvreté des Noirs a augmenté», a déclaré Léo Terrell.

«Voilà ce que font les démocrates, ils utilisent les électeurs noirs comme un moyen de parvenir à leur fin. Ils ne veulent jamais solutionner les problèmes des Afro-Américains en Amérique parce qu’ils les voient comme un bloc électoral à dessein. C’est juste la vérité», a expliqué l’avocat.

Candace Owens a tenu à préciser que «les États-Unis sont un pays à majorité blanche et que Barack Obama n’est devenu président des États-Unis que grâce aux votes des Américains blancs qui l’ont soutenus».

Des accusations qui viennent en marge de la diffusion d’extraits des prochains mémoires de Barack Obama, révélés jeudi.  Dans cette interview, l’ancien Président américain,fait part des relations raciales aux États-Unis.

À CBS, lors de sa première interview télévisée depuis l’élection de Joe Biden, Barack Obama a déclaré dans «60 Minutes»’ qu’il pensait que le pays était sur une «voie dangereuse». L’ancien chef d’Etat critiquait les membres du parti républicain pour s’être rangés aux côtés de Donald Trump, sur ses allégations de fraude électorale. «C’est une étape de plus dans la délégitimation non seulement de la nouvelle administration Biden, mais de la démocratie en général. Et c’est une voie dangereuse» a insisté Barack Obama.

«A Promised Land», l’ouvrage de 768 pages sera publié le mardi 17 novembre 2020.

 

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram @C’news Actus Dothy @Do Thy – Images WSIC – Candace Owens – Capture vidéo

Usa-Election: Eva Longoria s’excuse pour avoir minimisé le rôle des femmes noires au profit des latinos «les vraies héroïnes»

Dimanche 8 novembre 2020, le lendemain de l’annonce de Joe Biden, victorieux à l’élection présidentielle américaine,  Eva Longoria, l’ancienne star de Desperate Housewives (Gabrielle Solis) est interviewée par Ari Melber sur MSNBC. Alors qu’elle est interrogée sur la récente campagne électorale, l’actrice qui se dit «fière de ses origines mexicaines» et le clame et haut et fort déclarait à l’antenne «les femmes de couleur se sont manifestées de manière importante» et tempérait ses propos en ajoutant : «Bien sûr, vous avez vu en Géorgie ce que les femmes noires ont fait, mais les femmes latines étaient les vraies héroïnes ici, battant les hommes dans tous les États et votant pour Biden-Harris».

Des remarques qui n’ont pas plus sur les réseaux sociaux et ont valu à la maman de Santiago Enrique Bastón, une envolée de critiques peu amènes. Les internautes lui reprochant de minimiser l’impact des femmes noires sur les élections de 2020. Beaucoup soulignant son utilisation gênante de l’expression «vraies héroïnes».

Dans un tweet Eva Longoria s’est longuement excusée et regrette qu’elle ait été mal comprise. «Je suis tellement désolée et triste d’entendre que mes commentaires sur MSNBC pourraient être perçus comme une non-reconnaissance des femmes noires. Quand j’ai dit que les Latinas étaient des héroïnes à cette élection, je voulais simplement dire qu’elles se sont manifestées en plus grand nombre et ont voté plus progressivement que les Latino-Men» expliquait l’actrice sur son compte.

Elle a indiqué dans son long texte  que: «Les Latinas (qui souvent s’identifient comme Afro-Latina), les femmes autochtones, les femmes AAPI et d’autres femmes de couleur se tiennent aux côtés des femmes Noires afin d’unir notre voix et notre pouvoir. Ensemble, nous sommes imparables! Rien que de l’amour et du soutien pour les femmes noires du monde entier ! Vous méritez une standing ovation !!!! »

«Ma formulation n’était pas claire et je le regrette profondément. Il y a une telle histoire de lutte contre les Noirs  dans notre communauté et je ne voudrais jamais y contribuer, alors laissez-moi être très clair : les femmes noires ont longtemps été l’épine dorsale du Parti démocrate, quelque chose que nous avons vu se jouer dans cette élection ainsi que lors des précédentes» a tenu à préciser Eva Longoria.

Parmi ses soutiens, Kerry Washington, la jeune afro-américaine a répondu à la déclaration d’Eva Longoria lui offrant son aide. «Nous avons été dans de nombreuses tranchées ensemble. Elle est une combattante pour toutes les femmes» a tweeté la californienne Kerry Washington.

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram @C’news Actus Dothy @Do Thy  – Image Democratic National Convention

 

 

À New-York, une martiniquaise pleure « des larmes de joie » après la victoire de Joe Biden « C’est aussi une libération ! »

Comme un nombre impressionnant de new-yorkais, la communauté antillaise était en haleine depuis plusieurs mois, dans l’attente d’un changement de gouvernement pour l’Amérique. Mardi 3 novembre, jour officiel qui aurait dû départager le candidat démocrate Joe Biden et le Président sortant Donald Trump, était un rendez-vous manqué. Il aura fallu quatre jours de plus pour  que le vainqueur désigné de cette élection historique, soit enfin connu. Selon la presse d’Outre-Atlantique, la participation des démocrates, a battu tous les records de suffrages et la victoire de Joe Biden mène au sommet sa colistière qui devient la première femme, la première noire et la première vice-présidente des Etats-Unis.

Carole A., artiste martiniquaise, « n’a toujours pas les mots » pour qualifier ce triomphe qui pour elle « n’est pas seulement une victoire mais aussi une libération, pour des millions d’américains » avoue la directrice du Ballet des Amériques. Contactée par notre rédaction, la martiniquaise qui pleurait des « larmes de joie », nous confie comment elle « a construit un mur émotionnel pour se protéger pendant quatre ans de ce vent de folie ».

Si ce samedi les journaux ont proclamé la victoire du démocrate Joe Biden, Donald Trump, le candidat républicain devra encore présider 2 mois le pays. Joe Biden ne prendra en effet ses fonctions que le 20 janvier 2021. Une attente qui ne chagrine pas l’antillaise et ses amis, qui comme elle « vivaient constamment dans la peur face au délire du gouvernement Trump »

Elle ajoute convaincue, mais trop émue pour coordonner toutes ses pensées  : « une peur que nous combattions parce que nous voulons être du côté de la justice, de l’égalité, de l’éducation, de la fraternité, de l’amour et de la prospérité pour tous ».

« Je serai un président qui unira » a annoncé Joe Biden, lors de son premier discours présidentiel, depuis son fief de Wilmington dans le Delaware, ce samedi 7 novembre 2020. Accompagné de sa colistière Kamala Harris, nouvelle vice-présidente des américains, l’ancien candidat démocrate a promis de rassembler toutes les communautés qui composent le peuple américain. Et Kamala Harris, fille d’immigrés jamaïcain et indienne serait à l’image du changement qu’espèrent les afro-américains.

Troisième femme de l’histoire américaine à figurer sur un programme présidentiel, après Geraldine Ferraro et Sarah Palin,  Kamala Harris est la première candidate de couleur à représenter l’un des deux grands partis politiques de la première puissance du monde.

Procureure générale de l’État (2011-17),  la californienne a durant sa mandature, initié (entre autres) un programme offrant aux primo-délinquants l’abandon des poursuites en échange d’une formation professionnelle, imposé aux forces de l’ordre californiennes de former leurs agents contre les discriminations et donné accès au public à des données judiciaires, plus particulièrement celles sur les violences policières. Au cours de sa carrière de sénatrice, elle s’est opposée à son Président Joe Biden en dénonçant son opposition au «busing», une pratique mise en place dans les années 70 visant à promouvoir la mixité raciale et sociale des écoles américaines via les transports publics, pour permettre aux enfants d’être scolarisés en dehors de leur quartier.

Un parcours qui rassure Carole A. , elle salue la victoire du clan Biden et se réjouit sans fard de l’arrivée de cette femme Kamala Harris : « Après 4 ans de choses terribles ici et d’une menace sur le monde, il nous faut, dès maintenant, tous nous unir, retrousser nos manches pour travailler sans mépriser qui que ce soit ».

Epuisée de joie, sans « pouvoir se contrôler », la danseuse et chorégraphe conclut : « Je n’ai pas encore les mots, je suis en larmes, je pleure ce que je n’ai pu faire pendant 4 ans pour survivre durant cette période sombre qui a succédée à la présidence de Barack Obama ».

En 2016, Donald Trump promettait durant sa campagne électorale  : l’expulsion de 5 à 6,5 millions d’immigrés clandestins, l’abrogation du droit du sol et le durcissement des conditions d’accueil des réfugiés. Une peine de prison fédérale de deux ans minimum à tous les immigrants clandestins expulsés qui reviendraient aux États-Unis. Donald Trump a plaidé pour la construction d’un mur entre le Mexique et les Etats-Unis, aux frais des Mexicains.

Propos recueillis par Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram @C’news Actus Dothy @Do Thy – ©️ Crédits photos capture d’écran

 

 

 

Kamala Harris : Douglas Emhoff, son mari la félicite «Tellement fier de toi !»

Devenant la première femme vice-présidente des américains, Kamala Harris introduit également son mari dans le cercle très fermé de la Maison Blanche. Douglas Emhoff, son mari, sera désormais le premier Second Gentleman durant la mandature de Joe Biden, élue 46ème président des Etats-Unis.

Douglas Emhoff  (actuellement en congé de son cabinet pour aider à la campagne) a réagi aux résultats des élections ce samedi 7 novembre avec une photo où il embrasse la vice-présidente élue. Le second gentleman américain a légendé sa publication en tweetant : «Tellement fier de toi».

Kamala Harris a épousé Douglas Emhoff en 2014 après s’être rencontrée par l’intermédiaire d’un ami commun. Lors de la campagne électorale, elle a beaucoup évoqué sa famille recomposée. Dans une interview accordée à CNN, l’ex- procureure générale de Californie, actuelle vice-Présidente des Etats-Unis, a déclaré que Kerstin (l’ex-femme de Douglas Emhoff) est «la clé» de sa relation avec Cole et Ella, 21 ans, les enfants de son conjoint.

Dans une interview accordée au magazine people en août dernier, Kamala Harris a décrit sa relation étroite avec Douglas Emhoff et ses enfants. «Mes enfants ne m’appellent pas belle-mère, ils m’appellent Momala» a déclaré Harris. «Nous sommes une famille très moderne. Leur mère (Kerstin) est une amie proche.»

Douglas Emhoff est associé du cabinet d’avocats DLA Piper, où, selon sa biographie sur le site Web du cabinet, il «représente de grandes entreprises nationales et internationales et des personnes et des influenceurs impliqués dans des litiges complexes en matière d’affaires, d’immobilier et de propriété intellectuelle».

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Tweeter Instagram @C’news Actus Dothy @Do Thy – Crédits capture d’images – Paris-Match – Twitter

Une vidéo touchante de Kamala Harris, elle réconforte sa petite-nièce qui veut devenir Présidente

Depuis mercredi, cette image est devenue virale sur tous les réseaux sociaux. Dans cette vidéo où l’on voit la nouvelle vice-présidente des Etats-Unis, Kamala Harris causant avec sa nièce qui aspire à devenir présidente, les internautes ont été nombreux à la relayer.

La famille de Kamala Harris

Meenakshi (Meena) Harris, la nièce de Kamala Harris et mère de la fillette, a publié le clip de sa fille de quatre ans assise sur les genoux du sénateur californien exprimant le désir d’être présidente.

Dans la vidéo, Kamala Harris assure à sa petite-nièce «Tu peux être présidente» avant de lui expliquer qu’elle devrait attendre d’avoir au moins 35 ans. L’enfant l’informe rapidement Kamala Harris qu’elle voudrait également être «une astronaute».

Aujourd’hui, après l’annonce que sa tante serait la prochaine vice-présidente des États-Unis, Meena Harris a tweeté que sa fille précoce avait crié: «Les filles Noires sont les bienvenues à la présidence !»

Kamala Harris est depuis ce samedi 7 novembre la première femme, la première noire, la première originaire de l’Inde et la première vice-présidente des Etats-Unis. L’Obama-girl, afro-américaine de première génération est née il y a 56 ans aux Etats-Unis, plus précisément à Oakland en Californie, d’un père jamaïcain et d’une mère indienne.

Après deux mandats de procureure à San Francisco, elle avait été élue deux fois procureure générale de Californie, devenant alors la première femme, mais aussi la première personne de couleur à diriger les services judiciaires de l’Etat le plus peuplé du pays. Après s’être violemment opposée à la politique de Joe Biden sur plusieurs dossiers et dénoncé son opposition au «busing», une pratique mise en place dans les années 70 visant à promouvoir la mixité raciale et sociale des écoles américaines via les transports publics, pour permettre aux enfants d’être scolarisés en dehors de leur quartier, Joe Biden la désigne comme co-listière durant sa campagne électorale.

Joe Biden est le 46ème président américain, l’annonce a été faite via les principaux journaux américains dont Fox News et CNN.

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Joe Biden est le 46ème président des Etats-Unis, Donald Trump est battu mais conteste

L’écart est conséquent et la victoire de Joe Biden éclatante, ce samedi 7 novembre 2020. Joe Biden est le nouveau président américain et sa co-listière est Kamala Harris, femme issue de la diversité.

Ce sont les journaux américains dont Fox News, traditionnellement proche du parti républicain qui ont annoncé l’information. Les avocats de Donald Trump, contestent ces résultats et annoncent des actions judiciaires.

La nuit électorale de mardi 3 novembre 2020 n’a pas suffit pour départager le président sortant Donald Trump et le leader des Democrats, Joe Biden, ancien vice-président de l’ancien président Barack Obama. C’est au terme de plusieurs recomptage que Joe Biden, ancien vice-président de Barack Obama devient le 46ème président des Etats-Unis d’Amérique.

Le démocrate Joe Biden s’est rapproché jeudi des 270 votes du collège électoral dont il avait besoin pour remporter la Maison Blanche, tandis que le président Donald Trump intensifiait ses accusations non prouvées de fraude électorale et ses promesses de poursuites judiciaires.

Une équipe d’observateurs internationaux de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) a qualifié les allégations du président Trump d’irrégularités de vote de «sans fondement» et a déclaré qu’elles «portent atteinte à la confiance du public dans les institutions démocratiques».

Selon L’OSCE dont les Etats-Unis sont membres, les «contestations judiciaires tardives et des allégations de fraude électorale manquant de preuves ont créé de la confusion et de l’inquiétude parmi les responsables électoraux et les électeurs».

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Elections USA-Los Angeles : Comme Marcellus Cox, les californiens veulent du changement « Nous aurons un nouveau président, ce sera Joe Biden »

Les images ont été prises au centre-ville de Los Angeles ce mardi matin 3 novembre 2020. Notre correspondant qui habite à Inglewood dans la banlieue sud-ouest du comté de Los Angeles s’est rendu au coeur de la cité des Anges. Selon Marcellus Cox, réalisateur, cinéaste de courts métrages de fiction, c’est le calme qui règne pour l’instant. Dans les urnes, les bulletins s’entassent et pour l’heure, selon les premières estimations, c’est le candidat démocrate qui possède une grande avancée.

Centre-ville de Los Angeles, un bureau de vote

Le réalisateur qui vient de produire son dernier court-métrage « Rolling inthe Deep »,  nous donne son sentiment et ses attentes après plusieurs années de présidence Trump  :

Marcellus Cox, réalisateur, cinéaste à Los Angeles

« L’élection à Los Angeles arrive très fort, les habitants de Los Angeles sont de bonne humeur, en particulier après les sondages faits dans toute la ville, du Dodger Stadium au Staples Center. On perçoit cette envie  d’un changement à la Maison Blanche.

« Je m’attends personnellement à ce que les 4 années que nous avons vécues avec Trump en tant que président se terminent. Qu’aujourd’hui ce soit un point de rupture avec son comportement négatif et j’espère que,  peut-être pas ce soir, mais cette semaine, nous aurons un nouveau président, que ce sera Joe Biden. »

Les résultats défilent d’heure en heure alors que des millions de votes sont comptés à travers les États-Unis pendant cette nuit électorale la plus imprévisible de l’histoire américaine. Seul certitude pour l’instant, le Démocrate Joe Biden  et le Républicain Donald Trump sont  coude à coude, avec une très légère avance pour le candidat démocrate, candidat élu des Obama, les anciens locataires de la Maison Blanche.

Reportage Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram @C’news Actus Dothy – Images @Marcellus Cox