Naomi Osaka, déterminée à lutter contre le racisme systémique, les discriminations et les violences policières aux USA

«Avant d’être une athlète, je suis une femme noire» affirmait Naomi Osaka sur son compte Instagram, refusant de participer à une rencontre sportive, au lendemain de l’agression de Jacob Blake à Kenosha, dans le Wisconsin.

Du haut de ses 22 ans, comment ne pas féliciter Naomi Osaka qui s’engage sans compter, pour faire entendre des messages encore difficile à entendre dans la société américaine. Grâce à sa notoriété, la jeune sportive se devait de participer au mouvement Black Lives Matter qui reprend tout son sens depuis la mort brutale de l’afro-américain, George Floyd. Depuis que la vie aux Etats-Unis s’étire entre manifestations et revendications pour que change les mentalités entre Blancs et Noirs, les artistes, sportifs et politiques ne désarment pas et investissent le champs des médias en prenant des décisions engagées et radicales. Naomi Osaka, à l’instar de ses grands frères de la NBA, a choisi, en single d’entrer sur les courts de tennis, masquée puisque que c’est une règle sanitaire mondiale, mais résolument déterminée à faire entendre son discours à une large population blanche qui, compose essentiellement, son auditoire.

Naomi Osaka est une jeune femme, née d’un père haïtien, Leonard François, d’une île de la Caraïbe, la première à instituer une République dirigée par des hommes Noirs. Tamaki Osaka, sa mère est japonaise, héritière des patrimoines culturels de l’empire du soleil levant. Naomi est donc une métisse de parents issue des deux extrémités du globe. Au Japon, l’homogénéité raciale n’est pas de mise, et la hafu (métisse) ne correspond pas au standard des filles de l’île. En 2006, elle a trois ans, ses parents partent pour la Floride, elle s’installe chez ses grands-parents et se nourrit culturellement du créole, langue nationale d’Haïti.

Naomi Osaka devient une brillante compétitrice au tennis. Seulement, déçu, par la United States Tennis Association qui montre peu d’intérêt pour sa fille, qu’il entraîne depuis l’âge de trois ans, Leonard François prend la décision de la faire jouer sous le drapeau du Japon. La jeune fille a 13 ans, elle utilise désormais le patronyme de sa mère Osaka, elle sera championne pour le drapeau blanc et rouge. Mais Naomi Osaka, la métisse caribéenne reste sensible à cette communauté noire aux Etats-Unis, qui subit encore aujourd’hui, des discriminations, le racisme systémique et des violences policières. La jeune championne ne se lasse pas de dénoncer des morts qui s’inscrivent chaque jour dans les grands quotidiens américains.

Dans le courant George Floyd qui a fait ressurgir le Black Lives Matter et suite aux violences policières à l’encontre de Jacob Blake, un père de famille criblé de balles dans le dos dans le Wisconsin, les actions de la jeune Naomi Osaka vont devenir virales. Après une courte pause (boycott), la sportive est revenue en compétition, alourdie de 7 masques, au nom de plusieurs victimes afro-américaines. Elle en a porté un à chaque match. Interrogée avant qu’elle ne remporte son 3ème grand Chelem, samedi 12 septembre, la courageuse athlète a expliqué son choix, il s’agit selon Naomi Osaka de «faire parler les gens», la grande majorité du public qui fréquente les courts de tennis sont Blancs. Et prudente, elle poursuivait : «C’est assez triste que sept masques ne soient pas suffisants pour le nombre de noms», a déclaré Osaka. «J’espère que j’arriverai à la finale et que vous pourrez tous les voir.» Naomi Osaka a réussi son challenge, elle devient 3ème mondial du classement international.

Breonna Taylor, Elijah McClain, Ahmaud Arbery, Trayvon Martin, George Floyd, Philando Castile et Tamir Rice.

Lors d’un match de l’US Open la semaine dernière, la vainqueure du Grand Chelem portait un masque facial portant le nom de Breonna Taylor, la technicienne médicale des urgences  de 26 ans qui a été tuée par la police en mars. Dans des vidéos diffusées par ESPN après les matchs de Naomi Osaka, Sybrina Fulton, la mère de Trayvon Martin, et Marcus Arbery Sr., le père d’Ahmaud Arbery, ont remercié la joueuse.

Naomi Osaka a twitté qu’ils étaient tous courageux et forts : « À ce stade, je me sens comme un vaisseau qui ouvre la voie (la conscience). Espérons que cela va atténuer la douleur. Espérons que je peux aider à faire face à tout ce qu’ils attendent.»

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Jacob Blake déclare souffrir horriblement «J’ai mal 24 heures sur 24. Ça fait mal quand je respire»

La vidéo a fait le tour du monde et a nourri une nouvelle vague de violence aux Etats-Unis. Jacob Blake est un père de 29 ans, le 23 août, il a reçu sept balles dans le dos devant ses trois enfants alors qu’il tentait de monter dans sa voiture. Hospitalisé il se confesse à son avocat, lui disant dans une vidéo : «Votre vie, pas seulement votre vie, vos jambes dont vous avez besoin pour bouger et avancer, tout peut vous être enlevé. comme ça».

Jacob Blake est toujours à Froedtert un hôpital de Milwaukee et devrait rester paralysé «de la taille jusqu’au pied». Il s’est exprimé samedi 5 septembre sur une vidéo publiée sur le compte Twitter de son avocat, Ben Crump,  déjà visionnée plus de 500 000 fois.

Dans cette vidéo enregistrée par Ben Crump, le père de famille vêtu d’une blouse, confie « avoir mal 24 heures sur 24 », lorsqu’il respire, lorsqu’il dort, lorsqu’il mange. 

Il évoque ses blessures, indique qu’il a des agrafes sur le dos et dans le ventre. «Ça fait mal 24 heures sur 24, c’est seulement de la douleur (…) Ça fait mal quand je respire, ça fait mal quand je dors, ça fait mal quand je bouge d’un côté et de l’autre, ça fait mal quand je mange». Il a ensuite lancé un appel à la solidarité. «S’il vous plaît, je vous le dis, nous devons changer nos vies. Nous pouvons être solidaires, collecter des fonds, faciliter les choses pour notre peuple

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Washington: «Papa King, nous n’oublierons pas!», Yolanda Renée King et des dizaines de milliers de marcheurs au Lincoln Memorial

Yolanda Renee King,  la petite-fille du révérend Martin Luther King Jr., lève le poing lors de la marche sur Washington au Lincoln Memorial. 57 ans après la prise de parole de son grand-père, lors de son discours historique «I Have A Dream», prononcé le 28 août 1963,  la petite-fille de 12 ans a tenu son propre discours militant devant une foule immense rassemblée ce vendredi 28 août 2020 près de la Maison Blanche.

Martin Luther King III et Yolanda Renee King

«Ma génération est descendue dans la rue, pacifiquement et avec des masques et une distanciation sociale, pour protester contre le racisme», a rappelé la jeune fille. «Et je veux demander aux jeunes ici de se joindre à moi pour promettre que nous ne faisons que commencer à nous battre, notre génération mais aussi celle qui viendra après nous»

Des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées vendredi à Washington dans le cadre d’un mouvement massif pour protester contre la brutalité policière. Les orateurs se sont adressés à la foule depuis les marches du Lincoln Memorial, où le révérend Martin Luther King, Jr. s’est exprimé en 1963.

La mère de Breonna Taylor a parlé à l’immense foule et a exhorté à voter en novembre prochain, aux prochaines élections présidentielles. D’autres familles de victimes de violences  policières (Jacob Blake, George Floyd, Rayshard Brooks, Ahmaud Arbery, Trayvon Martin et Eric Garner) se trouvaient également au Lincoln Memorial. «Il y a un genou sur le cou de la démocratie» a déclaré Martin Luther King III, fils de Martin Luther King et Coretta Scott King.

Quant à  Yolanda Renee King, la jeune activiste a invoqué de manière poignante le révérend Dr Martin Luther King Jr., lui promettant : «Papa King, nous n’oublierons pas!»

Les organisateurs ont rappelé aux participants de pratiquer la distanciation sociale et de porter des masques tout au long de la manifestation.

Yolanda Renee King, vendredi 28 août 2020

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Jacob Blake: « Nous continuons à aimer notre pays mais il ne nous aime pas », l’émotion et la colère d’un coach NBA

« Nous continuons à aimer notre pays mais il ne nous aime pas ». Doc Rivers, le coach des Los Angeles Clippers (NBA) a craqué lors d’une conférence avant son match ce mardi 25 août. Après les tirs de la police sur l’Afro-Américain Jacob Blake , le coach n’a pu cacher son émotion et sa colère face à la presse américaine.

« Nous sommes ceux qui se font tirer dessus. Nous sommes ceux à qui on refuse de vivre dans certaines communautés. Nous avons été pendus. Nous avons été abattus. Et tout ce qu’on continue d’entendre parler, c’est de la peur a déclaré Doc Rivers.

« Mon père était flic, je crois aux bons flics. Nous essayons de faire en sorte qu’ils nous protègent, comme ils doivent le faire pour tout un chacun » note le coach des Los Angeles Clippers. « Ma couleur de peau se rappelle à moi si souvent… Nous devons faire mieux. Mais nous devons exiger mieux » a poursuivi Doc Rivers.

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Jacob Blake: Naomi Osaka réagit et refuse de jouer sa demi-finale «Avant d’être une athlète, je suis une femme noire»

Dimanche 23 août, un afro-américain non armé, recevait, alors qu’il était de dos, six décharges d’une arme de poing d’un policier de la ville de Kenosha dans le Wisconsin. Opéré, ce père de six enfants risque la paralysie permanente. En réaction à cette nouvelle violence dans la communauté noire américaine, de nombreux sportifs réagissent en dénonçant les injustices sociales aux USA, en boycottant des rencontres entre équipe et aujourd’hui, sur les réseaux sociaux, Naomi Osaka née au Japon d’un père haïtien, a annoncé qu’elle refusait de jouer un tournoi prévu ce jeudi 27 août.

La double championne de tennis majeure, a annoncé qu’elle ne disputerait pas le match de demi-finale du Western & Southern Open ce jeudi en réaction aux évènements qui se sont déroulés dans le Wisconsin . Plusieurs heures plus tard, le tournoi a annoncé qu’il suspendait le jeu pendant une journée.

Naomi Osaka a fait son annonce sur les réseaux sociaux, affirmant que des questions plus importantes méritent l’attention du public américain.

Jacob Blake, victime de violence policière

«Avant d’être une athlète, je suis une femme noire», a-t-elle écrit dans un post mercredi soir. «Et en tant que femme noire, j’ai l’impression qu’il y a des questions beaucoup plus importantes qui nécessitent une attention immédiate, plutôt que de me regarder jouer au tennis. Je ne m’attends pas à ce que quelque chose de dramatique se produise si je ne joue pas, mais si je peux faire parler de ce problème dans  un sport à majorité blanche, je considère que c’est un pas dans la bonne direction . »

«Je suis épuisée d’avoir un nouveau hashtag tous les quelques jours et je suis extrêmement fatiguée d’avoir cette même conversation encore et encore. Quand est-ce que ça se terminera,  jamais?»

«En tant que sport, le tennis prend collectivement une position contre l’inégalité raciale et l’injustice sociale qui une fois de plus a été placée au premier plan aux États-Unis», a déclaré un communiqué de l’USTA, de l’ATP et de la WTA. «L’USTA, l’ATP Tour et la WTA ont décidé d’interrompre le Western & Southern Open  qui devait avoir lieu ce jeudi 27 août. Le jeu reprendra le vendredi 28 août.»

Naomi Osaka, qui représente le Japon mais a grandi aux États-Unis  est basée à Los Angeles. La sportive d’ascendance haïtienne devait affronter Elise Mertens en demi-finale après avoir battu Anett Kontaveit en quarts de finale mercredi. Elle doit ensuite jouer à l’US Open, qui commence lundi prochain.

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Jacob Blake: 3 matchs de NBA annulés après un boycott des sportifs «contre les injustices raciales»

Cette nuit 3 matchs des playoffs NBA ont été annulé ce mercredi, suite aux tirs d’un policier sur Jacob Blake qui depuis est paralysé. Avant ce sont les joueurs des Bucks de Milwaukee qui ont refusé de se présenter sur le terrain avant le coup d’envoi du match face au Magic d’Orlando.

Selon les médias américains, des joueurs de Bucks sont restés dans leur vestiaire en signe de protestation contre les injustices raciales. Du coup, la ligue de Basket-ball a décidé de reporter les rencontres Houston contre Oklahoma City et Lakers contre Portland.

Les joueurs de Milwaukee pourraient être imités par ceux de Toronto et de Boston, quant aux sportifs de Raptors, ils se sont rencontrés mardi soir « afin de discuter d’un boycott du match » rapporte Yahoo Sport.

Certains des joueurs disent ressentir une certaine culpabilité du fait de jouer au basket et divertir des gens qui couvrent de telles injustices.

Les boycotts sont liés aux événements de dimanche dans le Wisconsin quand un Noir de 29 ans a reçu sept balles dans le dos tirés à bout portant par un policier, en présence de ses trois enfants assis dans son SUV. Depuis, la ville de Kenosha ne dort plus. Des pillages, des manifestations et une série d’incendies embrasent cette ville du Wisconsin.

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Criblé de balles dans le dos, Jacob Blake est paralysé, la ville de Kenosha flambe depuis deux jours

A Kenosha, en représailles à l’agression de Jacob Blake, criblé de balles dans le dos alors qu’il intervenait dans une dispute entre deux femmes,  des manifestants ont envahi les rues de cette ville du Wisconsin, demandant l’arrêt des violences policières et justice pour Jacob Blake. Mardi, la ville se réveillait après deux nuits entre pillages, incendies, gazage de la police et colère des habitants.

Présent sur les réseaux sociaux et soucieux de renseigner sur l’état de santé de son fils, Le père de Jacob Blake a révélé ce mardi que son fils encore en soins intensifs, est paralysé «de la taille jusqu’au pied». Pour le père de la victime, «c’est un miracle que son fils soit vivant» après avoir reçu 7 balles à bout portant dimanche dernier. Cette violente agression aurait pû être mortelle. Jacob Blake n’était pas armé,  l’homme s’étant détourné d’une injonction policière, voulait rapidement regagner sa voiture dans laquelle se trouvait trois de ses six enfants. Blessé grièvement, Jacob Blake, agé de 29 ans, annoncé mort dans un premier temps, a été hospitalisé et opéré.  Mais ce lundi, sa santé quoique stable, inquiétait encore sa famille qui exhortait à la prière pour qu’il s’en sorte.

Aujourd’hui,  le père de l’homme soigné à l’hôpital Froedtert de Milwaukee,  s’est confié au Chicago Sun-Times. Selon lui, les médecins ne savent toujours pas si son fils sera «paralysé de façon permanente».

Cette nouvelle affaire de violence policière a soulevé une nouvelle vague de protestations sur les réseaux sociaux mais surtout dans la ville de Kenosha.  Lors de cette seconde nuit de colère, les manifestants se sont plaints de gaz lacrymogène. Des  marcheurs pacifiques au départ, qui dénonçaient les brutalités policières dans le Wisconsin et dans tout le pays. Depuis la ville s’est embrasée.

Lundi, des bâtiments et des voitures ont été incendiés et mardi l’ampleur des dommages étaient indéchiffrables pour l’instant, a déclaré à NBC News, Charles Leipzig, le chef des pompiers de Kenosha. Les véhicules garés près du palais de justice étaient en feu et les boutiques ont été pillées, des banques et des bureaux ont été détruits.

Aux cris de «Justice pour Jacob» et «Pas de justice, pas de paix», les manifestants en colère ont pris à partie des officiers de police. Des officiers en tenue anti-émeute  étaient en faction et des véhicules SWAT sont restés dans les rues pour éloigner les gens des bâtiments de la ville malgré la déclaration d’un couvre-feu nocturne.

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Jacob Blake, père de 6 enfants est dans un état stable «Un miracle qu’il soit toujours en vie» avoue sa famille

Jacob Blake a été opéré dimanche soir et se trouve dans un état stable lundi, ont déclaré sa famille et son avocat.

Le père de Jacob Blake a fait le point sur la santé de son fils qui a été touché de plusieurs balles ce dimanche à Kenosha, dans le Wisconsin. L’homme de 29 ans a reçu plusieurs décharges dans le dos par des officiers de Kenosha dimanche 23 août, alors qu’il s’éloignait d’eux. Des témoins disent que Jacob Blake essayait d’arrêter une bagarre entre deux femmes avant d’être visé à bout portant par la police de Kenosha. La scène a été filmée et la vidéo qui circule sur les réseaux sociaux, montre Jacob Blake marchant vers sa voiture,  ouvrant la portière de son véhicule alors qu’un officier le suit, saisissant sa chemise avant de lui tirer dessus à sept reprises. Transporté via Flight for Life vers l’hôpital Froedtert de Milwaukee, la famille de l’homme blessé grièvement, annonce qu’il se bat pour rester en vie.

Lundi, le père de la victime a publié ce message qui se veut apaisant : « Jacob n’est pas en chirurgie mais aux soins intensifs.  Nous continuerons à prier pendant qu’il se bat. Nous n’excuserons pas les actions du département de police de Kenosha, mais sa mère demande à tout le monde de rester pacifique».

Les faits se sont déroulés dimanche vers 17 heures. Des agents ont répondu à un appel concernant un «incident domestique». Des témoins de la scène ont déclaré à Kenosha News que Jacob Blake qui n’était pas mêlé à la querelle et  qui était par ailleurs non armé, tentait de mettre un terme à une dispute entre deux femmes.

Un des voisins a révélé que Jacob Blake avait fait un barbecue avec ses enfants le dimanche soir. Quand, ce voisin est allé au magasin et est revenu 15 minutes plus tard il aurait aperçu Jacob Blake s’interposer dans une bagarre entre  deux femmes. La police est arrivée et voulait parler avec Jacob Blake, mais il n’était pas intéressé et a commencé à mettre ses enfants dans la voiture pour partir, a rapporté le voisin à Kenosha News .

Les fils de Jacob Blake, qui étaient à l’intérieur du véhicule au moment de la fusillade, sont âgés de 8, 5 et 3 ans.

L’avocat des droits civiques, Benjamin Crump a tweeté que les trois fils de Jacob Blake ont été témoins de la fusillade : «Ils ont vu un flic tirer sur leur père. Ils seront traumatisés à jamais. Nous ne pouvons pas laisser les agents transgresser leur devoir de nous Protéger. Nos enfants méritent mieux !! » a-t-il déclaré à la presse locale. «Nous savons ce que nous avons vu dans cette vidéo, et il s’agissait clairement d’un usage excessif de la force qui était choquant, scandaleux et dévastateur et personne n’est plus choqué que ses trois fils.» a commenté Benjamin Crump .

Le gouverneur démocrate Tony Evers a publié une déclaration présentant ses condoléances. «Nous sommes aux côtés de tous ceux qui ont réclamé et continuent de réclamer justice, égalité et responsabilité pour les vies des Noirs dans notre pays,  des vies comme celles de George Floyd, de Breonna Taylor, Tony Robinson, Denise Hamilton, Earnest Lacy et Sylville Smith », a cité le gouverneur.

Les officiers impliqués, dont les noms ne sont pas connus pour l’instant, ont été mis en congé administratif, selon la Division des enquêtes criminelles du département de la justice du Wisconsin.

La famille de Jacob Blake a lancé une collecte de fonds en ligne ce lundi, amassant rapidement plus de 150 000 dollars (127 200 Euros) en dons .

🔴 Attention cette vidéo ci-dessous, où l’on voit un policier tiré à bout portant sur Jacob Blake comporte des images violentes : 

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