George Floyd : Les policiers se rejettent la faute, demandant des procès séparés, la justice a tranché

Face à la vague d’indignation nationale et internationale qui a suivi la mort brutale par asphyxie de George Floyd, les quatre policiers, incriminés, coupables à des degrés divers se sont désolidarisés les uns des autres, se rejetant la faute. Ils espéraient convaincre de leur innocence dans la mort par asphyxie de l’afro-américain, décédé lundi 25 mai 2020, sous le genou du policier Dereck Chauvin.

Lundi 25 mai 2020 à Minneapolis (Minnesotta)

J. Alexander Kueng, Tou Thao, Thomas Lane et Derek Chauvin ont perdu tout espoir de procès séparés, ce qu’ils attendaient tous. Jeudi 5 novembre, le juge du comté de Hennepin, Peter Cahill, a décidé que les officiers du PD (Policiers en patrouille) à Minneapolis, Tou Thao, Thomas Lane, J.Alexander Kueng et Derek Chauvin, n’auraient pas les procès séparés qu’ils avaient demandés en septembre, rapporte le Minneapolis Star Tribune. Le procès se poursuivra également au Minnesota, lieu du crime, ce que les accusés voulaient absolument éviter.

Cette décision contrarie les tentatives des flics de se soustraire à leur responsabilité et aux violences qui ont suivies le meurtre de George Floyd. La mort de l’américain de 46 ans, père de famille, a déclenché des manifestations importantes au niveau national et international, contre la brutalité policière dans les communautés noires aux States.

Tôt, ce lundi 25 mai 2020, George Floyd est dans un drugstore du centre-ville de Minneapolis (Minnesotta) quand il tente de payer des cigarettes en utilisant un faux billet de 20 dollars. L’employé appelle immédiatement le numéro d’urgence, le 911. La police arrive et le menotte, il ne fait aucune résistance, il n’est pas armé. Suite à cette arrestation, un policier, Dereck Chauvin bloque l’afro-américain sur le sol et le coince en maintenant son genou au cou du prévenu, l’empêchant de respirer. La scène d’agonie va durer 8 mn et 46 secondes sans que l’officier ne lâche prise. George Floyd l’aura supplié pourtant de le laisser respirer un peu. Face à une foule sidérée, le policier n’aura jamais répondu aux sollicitations de la foule qui le supplie de le laisser partir. Derek Chauvin ne bronche pas et sous le regard des vidéastes qui filment, l’agent provoque la mort de George Floyd. La jeune Darnella Frazier raconte comment elle l’a vu mourir.

Funérailles de George Floyd

Thomas Lane et J. Alexander Kueng ont tous deux aidé Dereck Chauvin à retenir George Floyd mourrant, tandis que Tou Thao se tenait à proximité, éloignant les témoins qui filmaient la scène.

Les trois policiers qui ont assistés et participés au déroulement de cet homicide sont accusés de meurtre de complicité de meurtre au deuxième degré et de complicité d’homicide involontaire coupable au deuxième degré. Dereck Chauvin est accusé de meurtre au deuxième degré, un meurtre requalifié après des protestations et des violences dans tout le pays.

Dereck Chauvin – George Floyd

Un des avocats de Dereck Chauvin, (le principal inculpé), a fait valoir que les autres officiers n’étaient pas intervenus alors qu’ils auraient dû. Les avocats de J. Alexander Kueng et Thomas Lane ont expliqué que c’était leur première semaine de travail et qu’ils suivaient les ordres de leur officier supérieur. L’avocat de Tou Thao estime que son client ne devrait pas faire face aux mêmes conséquences que Dereck Chauvin, car il a joué un rôle moindre dans la mort de George Floyd.

Le juge Peter Cahill a statué, et annoncé que «juger les officiers ensemble permettrait à cette communauté, cet État et à la Nation de comprendre ensemble les quatre verdicts qui seront réservés aux quatre accusés».

Funérailles de George Floyd

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Breonna Taylor : sa famille obtient 12 millions de dollars de dédommagement

La famille de Breonna Taylor obtient 12 millions de dollars de dédommagement. L’infirmière de 26 ans a été abattue chez elle par la police dans la nuit du jeudi 12 au vendredi 13 mars 2020. « Elle a survécu à cette intrusion policière, environ six minutes avant de succomber à ses blessures», ont indiqué Sam Aguiar et Lonita Bake, les avocats de la famille.

La famille de Breonna Taylor a annoncé mardi 15 septembre avoir renoncé à une plainte au civil dans le cadre d’un accord historique avec la mairie de Louisville. Le montant accordé à la famille de l’afro-américaine, 12 millions de dollars est l’une des plus importantes jamais allouées à des proches de victime de la police.

Tamika Palmer en conférence de presse

«Aujourd’hui est un jour important pour la justice et pour Breonna. Mais ce n’est que le début » a déclaré  la mère de Breonna Taylor, Tamika Palmer,  lors d’une conférence de presse. Elle a dans le même temps, déploré que les officiers de police mis en cause dans la mort de sa fille soient encore en liberté, six mois après la mort de Breonna Taylor.

A l’instar de George Floyd, victime de violences policières, la mort de Breonna Taylor a suscité à travers le pays, indignations et colère. Plusieurs personnalités et artistes ont prêté leurs voix pour défendre la cause de la jeune infirmière. Munis d’un mandat d’arrêt dit « No Knock », les policiers sont rentrés chez Taylor Breonna,  peu après minuit, alors même qu’elle se préparait pour la nuit. Taylor Breonna a reçu plusieurs balles avant d’agoniser cinq minutes au sol, sans soins. Son petit ami, Kenneth Walker a été accusé de tentative de meurtre sur un policier après avoir tiré sur les agents qui avaient fait irruption dans l’appartement de sa compagne.

Cet accord «est un bon premier pas», a indiqué Sam Aguiar, l’un des avocats de la famille. «La ville n’a évidemment pas le pouvoir de porter plainte, seul le procureur général peut le faire. Mais ce que la ville peut faire, c’est changer ses pratiques policières, et elle peut reconnaître que beaucoup de choses ont mal tourné cette nuit-là.»

 

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Naomi Osaka, déterminée à lutter contre le racisme systémique, les discriminations et les violences policières aux USA

«Avant d’être une athlète, je suis une femme noire» affirmait Naomi Osaka sur son compte Instagram, refusant de participer à une rencontre sportive, au lendemain de l’agression de Jacob Blake à Kenosha, dans le Wisconsin.

Du haut de ses 22 ans, comment ne pas féliciter Naomi Osaka qui s’engage sans compter, pour faire entendre des messages encore difficile à entendre dans la société américaine. Grâce à sa notoriété, la jeune sportive se devait de participer au mouvement Black Lives Matter qui reprend tout son sens depuis la mort brutale de l’afro-américain, George Floyd. Depuis que la vie aux Etats-Unis s’étire entre manifestations et revendications pour que change les mentalités entre Blancs et Noirs, les artistes, sportifs et politiques ne désarment pas et investissent le champs des médias en prenant des décisions engagées et radicales. Naomi Osaka, à l’instar de ses grands frères de la NBA, a choisi, en single d’entrer sur les courts de tennis, masquée puisque que c’est une règle sanitaire mondiale, mais résolument déterminée à faire entendre son discours à une large population blanche qui, compose essentiellement, son auditoire.

Naomi Osaka est une jeune femme, née d’un père haïtien, Leonard François, d’une île de la Caraïbe, la première à instituer une République dirigée par des hommes Noirs. Tamaki Osaka, sa mère est japonaise, héritière des patrimoines culturels de l’empire du soleil levant. Naomi est donc une métisse de parents issue des deux extrémités du globe. Au Japon, l’homogénéité raciale n’est pas de mise, et la hafu (métisse) ne correspond pas au standard des filles de l’île. En 2006, elle a trois ans, ses parents partent pour la Floride, elle s’installe chez ses grands-parents et se nourrit culturellement du créole, langue nationale d’Haïti.

Naomi Osaka devient une brillante compétitrice au tennis. Seulement, déçu, par la United States Tennis Association qui montre peu d’intérêt pour sa fille, qu’il entraîne depuis l’âge de trois ans, Leonard François prend la décision de la faire jouer sous le drapeau du Japon. La jeune fille a 13 ans, elle utilise désormais le patronyme de sa mère Osaka, elle sera championne pour le drapeau blanc et rouge. Mais Naomi Osaka, la métisse caribéenne reste sensible à cette communauté noire aux Etats-Unis, qui subit encore aujourd’hui, des discriminations, le racisme systémique et des violences policières. La jeune championne ne se lasse pas de dénoncer des morts qui s’inscrivent chaque jour dans les grands quotidiens américains.

Dans le courant George Floyd qui a fait ressurgir le Black Lives Matter et suite aux violences policières à l’encontre de Jacob Blake, un père de famille criblé de balles dans le dos dans le Wisconsin, les actions de la jeune Naomi Osaka vont devenir virales. Après une courte pause (boycott), la sportive est revenue en compétition, alourdie de 7 masques, au nom de plusieurs victimes afro-américaines. Elle en a porté un à chaque match. Interrogée avant qu’elle ne remporte son 3ème grand Chelem, samedi 12 septembre, la courageuse athlète a expliqué son choix, il s’agit selon Naomi Osaka de «faire parler les gens», la grande majorité du public qui fréquente les courts de tennis sont Blancs. Et prudente, elle poursuivait : «C’est assez triste que sept masques ne soient pas suffisants pour le nombre de noms», a déclaré Osaka. «J’espère que j’arriverai à la finale et que vous pourrez tous les voir.» Naomi Osaka a réussi son challenge, elle devient 3ème mondial du classement international.

Breonna Taylor, Elijah McClain, Ahmaud Arbery, Trayvon Martin, George Floyd, Philando Castile et Tamir Rice.

Lors d’un match de l’US Open la semaine dernière, la vainqueure du Grand Chelem portait un masque facial portant le nom de Breonna Taylor, la technicienne médicale des urgences  de 26 ans qui a été tuée par la police en mars. Dans des vidéos diffusées par ESPN après les matchs de Naomi Osaka, Sybrina Fulton, la mère de Trayvon Martin, et Marcus Arbery Sr., le père d’Ahmaud Arbery, ont remercié la joueuse.

Naomi Osaka a twitté qu’ils étaient tous courageux et forts : « À ce stade, je me sens comme un vaisseau qui ouvre la voie (la conscience). Espérons que cela va atténuer la douleur. Espérons que je peux aider à faire face à tout ce qu’ils attendent.»

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Washington: «Papa King, nous n’oublierons pas!», Yolanda Renée King et des dizaines de milliers de marcheurs au Lincoln Memorial

Yolanda Renee King,  la petite-fille du révérend Martin Luther King Jr., lève le poing lors de la marche sur Washington au Lincoln Memorial. 57 ans après la prise de parole de son grand-père, lors de son discours historique «I Have A Dream», prononcé le 28 août 1963,  la petite-fille de 12 ans a tenu son propre discours militant devant une foule immense rassemblée ce vendredi 28 août 2020 près de la Maison Blanche.

Martin Luther King III et Yolanda Renee King

«Ma génération est descendue dans la rue, pacifiquement et avec des masques et une distanciation sociale, pour protester contre le racisme», a rappelé la jeune fille. «Et je veux demander aux jeunes ici de se joindre à moi pour promettre que nous ne faisons que commencer à nous battre, notre génération mais aussi celle qui viendra après nous»

Des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées vendredi à Washington dans le cadre d’un mouvement massif pour protester contre la brutalité policière. Les orateurs se sont adressés à la foule depuis les marches du Lincoln Memorial, où le révérend Martin Luther King, Jr. s’est exprimé en 1963.

La mère de Breonna Taylor a parlé à l’immense foule et a exhorté à voter en novembre prochain, aux prochaines élections présidentielles. D’autres familles de victimes de violences  policières (Jacob Blake, George Floyd, Rayshard Brooks, Ahmaud Arbery, Trayvon Martin et Eric Garner) se trouvaient également au Lincoln Memorial. «Il y a un genou sur le cou de la démocratie» a déclaré Martin Luther King III, fils de Martin Luther King et Coretta Scott King.

Quant à  Yolanda Renee King, la jeune activiste a invoqué de manière poignante le révérend Dr Martin Luther King Jr., lui promettant : «Papa King, nous n’oublierons pas!»

Les organisateurs ont rappelé aux participants de pratiquer la distanciation sociale et de porter des masques tout au long de la manifestation.

Yolanda Renee King, vendredi 28 août 2020

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George Floyd : Des peintures murales de l’Afro-Américain ont été vandalisées dans plusieurs villes américaines

Une peinture murale géante de George Floyd à l’intersection de Minneapolis où il est décédé en mai a été dégradé, rapporte le Star Tribune. Quelqu’un a pulvérisé de la peinture noire sur la fresque murale. Selon un porte-parole de la police de Minneapolis,  le département n’a encore aucune information sur cet acte de vandalisme.

Minneapolis – La peinture murale, qui présente le visage de George Floyd sur différents tons de papillons bleus et colorés, a été éclaboussée de peinture blanche.

D’autres peintures murales de George Floyd aux Etats-Unis ont été également souillées, portant des insultes racistes, notamment à Rochester, Minnesota, Long Beach, Californie, Portland et l’Oregon.

Boston

George Floyd, est décédé lundi 25 mai 2020 après que quatre policiers de Minneapolis l’ont arrêté et immobilisé au sol. Il lui était reproché d’avoir utilisé un faux billet de 20 $ dans un supermarché. Menotté, le père de famille est mort asphyxié sous le genou d’un policier de Minneapolis alors qu’il disait qu’il ne pouvait pas respirer. Sa mort a déclenché des manifestations mondiales contre le racisme et la brutalité policière.

Minneapolis, centre-ville

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Black Lives Matter : Pourquoi l’Afrique reste-t-elle en marge des dénonciations?

Sous forme de « Questions Africaines » (QA), l’universitaire et chroniqueur Christian Tidou tente d’interroger les panafricains sur des thématiques actuelles. En juin dernier, dans le contexte des manifestations liées à la mort brutale de l’Afro-Américain George Floyd, Christian Tidou interpellait ses compatriotes. La Question africaine 52, s’intitule : Black Lives Matter, pourquoi l’Afrique reste-t-elle en marge des dénonciations ? Voici telle qu’elle est publiée dans AfrigMag de juin dernier.

Mes amis,

Le Directeur de l’institut Panafricain de Stratégie s’en est offusqué, bien qu’à demi mot : l’Afrique reste sourde aux appels à manifester contre le racisme sous ses pires formes. Comme tout le monde, Tidiane Gadio a suivi les mouvements de colère qui sont partis de Minneapolis pour essaimer à travers le monde. Liste interminable des Noirs tués par la violence légale, casses, pillages affrontements, puis marches et symbole du genou à terre.

La rage a fait place à des marches qui ont actualisé bien des crimes que ce monde s’offrait le luxe d’oublier, comme celui d’Adama Traoré en France en juillet 2016. S’il faut dire non aux excès, autant dénoncer aussi les violences des hommes en armes, surtout quand elles prennent l’affreux visage de la discrimination et du racisme.

Sauf que dans cette affaire où le Noir est coupable de ne pas être Blanc, l’Afrique, qui a été Charlie en 2015, au point d’en pleurer, n’est pas du tout Floyd. Et on ne peut que se demander d’où viennent les causes pour lesquels nos leaders et nous-mêmes nous engageons, surtout quand nos footballeurs se sont vu traiter de macaques sur mille terrains. Attendons-nous une dictée ? De qui ou de quoi ? Y aurait-il un fossé trop grand entre ceux qui ont construit l’Amérique et ceux qui sont restés en Afrique mère ? Désapparentement ? Déchirement ?

Il y a, en tous les cas, une solidarité insuffisante des Africains qui parlent contre l’Afrique, malgré la condamnation de Moussa Faki Mahamat pour le compte de l’UA. Cette faible prise de position nous soustrait d’un débat qui nous colle pourtant à la peau et qui est aussi vieux que notre rencontre des autres. Tidiane Gadio le dit, c’est la continuité de l’esclavage.

Alors que Houston se prépare à rendre un ultime hommage à George Floyd, le Black mort de trop, et entré dans l’histoire bien malgré lui, nos Chefs d’État, nos activistes, nos leaders d’opinion devraient envoyer au monde, qui brave la Covid-19 pour dire “Non !”, un message plus clair, plus solidaire, plus fort.

Quelle analyse faites-vous de la non participation de l’Afrique face à la tragédie Floyd et au mouvement Black Live Matter ?

Question Africaine 52 – Christian Tidou

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Source et Images AfrikMag/Arnet.com

Fresque : Le Parti nationaliste français revendique la dégradation de la peinture en hommage à Adama Traoré

« Ne cherchez pas,  c’est nous ! »

L’enquête sur la fresque peinte en hommage à Adama Traoré et à George Floyd a fait un bond ce lundi 13 juillet 2020. Les auteurs qui ont vandalisés la peinture murale réalisée par le « Collectif Art », ont revendiqué la dégradation de l’ouvrage qui se voulait artistique. Le Parti Nationaliste français reconnaît être responsable des dommages causés sur la fresque dans la nuit de samedi 4 au dimanche 5 juillet 2020.

A Stains, le 18 juin 2020, la militante et porte-parole de « Vérité et Justice » Assa Traoré, inaugurait avec le maire de Stains, Azzédine Taïbi, cette grande fresque murale qui dénonçait le racisme mais aussi les violences policières en France comme aux Etats-Unis. Indignée, une partie de la police française demandait l’effacement partiel de la fresque. Le syndicat Alliance, soutenue par le préfet de la Seine Saint-Denis avait obtenu cette réparation, l’inscription « violences policières » devait être enlevée de la fresque commémorative.

Suite au sabotage perpétré début juillet, Azzédine Taïbi, le maire communiste de Stains a annoncé qu’il porterait plainte  pour dégradation sur un bien public.

Yvan Benedetti

Le groupe d’extrême droite, les Nationalistes a revendiqué jeudi 10 juillet dans une vidéo mise ligne sur You Tube, qu’il était responsable de la dégradation de la fresque. L’annonce a été faite par Yvan Benedetti, porte-parole du mouvement qui légende ainsi sa publication :

« Cherchez pas, c’est nous! Dans la nuit de samedi 4 au dimanche 5 juillet, la fresque de Stains en hommage à Georges Floyd et Adama Traoré a été dégradée. A l’heure qu’il est, les autorités cherchent encore les responsables de ce geste de salubrité publique. Nous avons donc décidé de leur facilité le travail. Ne cherchez plus, nous connaissons les responsables, nous les connaissons même très bien, puisque c’est nous ! Alors pourquoi avoir saboté cette œuvre d’art, c’est l’objet de cette vidéo. » annonce Yvan Benedetti.

Selon lui, rien ne démontre que les deux hommes, George Floyd et Adama Traoré ont été victimes de policiers racistes. Le premier était encadré de Derek Chauvin mais également de deux policiers de la diversité. Quant à Adama Traoré, les deux mis en cause sont des policiers martiniquais, préciseYvan Benedetti qui conclut sa vidéo par une remigration pressante des populations étrangères : « France d’abord, Blanche toujours »

 

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Des berlinois en colère, un nom de métro jugé raciste rebaptisé par celui d’un antisémite

Rien ne va plus du côté de la station de métro Mohrenstraße, les habitants et une partie de la classe politique est en colère, selon la chaîne de télévision locale RBB 24. Depuis plusieurs années, cette station était identifiée comme mohrenstraße, faisant référence de manière péjorative aux Maures, les populations berbères d’Afrique du Nord. La société de transport a finalement réagi et vendredi dernier, Mohrenstraße est devnue Glinkastraße. Seulement, Glinkastraße est le nom d’un compositeur russe du XIXème siècle (Mikhaïl Ivanvitch Glinka), le fondateur de l’école musicale russe, surtout connu pour avoir été nationaliste et antisémite.

La classe politique, les Verts et le parti Gauche Radicale Die Linke, ont regretté qu’un nom « insupportable et discriminant » soit remplacé par un autre ‘qui humilie et discrimine ». La société de transport a annoncé que ce n’était qu’une solution possible mais pas définitive, elle réfléchit à une autre option.

Cette affaire de changement de nom intervient dans le contexte de la mort de George Floyd où les symboles racistes du passé ont créé des débats et des actes inédits aux USA comme en Europe. Déboulonnage de statue en Angleterre, tags aux USA ou des actes vandalisme en France. Le 4 juin dernier, une semaine après la mort de George Floyd, la station avait temporairement été baptisée du nom l’Afro-américain.

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Tou Thao est libre, le 3ème policier impliqué dans la mort de George Floyd a payé sa caution de 750 000 $

Tou Thao, l’un des quatre anciens policiers de Minneapolis impliqués dans l’arrestation de George Floyd le lundi 25 mai dernier, a été libéré de prison ce samedi matin, après avoir déposé une importante caution.

Derek Chauvin, George Floyd et Tou Thao

Sa caution de 750 000 $ (un peu moins de 670 000 euros) a pu être réglé et aura permi à l’ancien policier d’être libre jusqu’à son procès. Après Thomas Lane et J. Alexander Kueng, Tou Thao est le troisième ex-officier quitter la prison de Minneapolis. Ils comparaissaient le lundi 29 juin dernier devant le Tribunal de Minneapolis présidé par le juge du district du comté de Hennepin, Peter Cahill qui devait fixer le montant et les modalités de paiement de leur caution.

Tou Thao était l’un des policiers qui poussait la foule, l’empêchant d’intervenir pendant que l’officier Derek Chauvin asphyxiait l’Afro-américain coincé sous son genou. Une arrestation brutale qui aura réveillée un sentiment d’injustice auprès des communautés noires provoquant une vague d’indignation et de manifestations dans de nombreuses grandes villes des Etats-Unis.

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La fresque en hommage à Adama Traoré et George Floyd a été vandalisée

A Stains, ce dimanche après-midi, les habitants ont découvert la fresque en hommage à Adama Traoré et George Floyd, recouverte de graffitis avec des messages hostiles à la famille Traoré. Pour l’instant, aucune information qui expliquerait cette dégradation et les circonstances restent floues.

La fresque contestée en partie par le syndicat de police Alliance 93 devait être effacée partiellement selon la préfecture de Seine-Saint-Denis. Elle avait été inaugurée fin juin en présence d’Assa Traoré et du Collectif Vérité pour Adama, par Azzédine Taïbi, le maire de la ville de Stains.

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