Michelle Obama a exhorté les Gafam à supprimer le profil de Donald Trump et l’ex-First Lady a réussi

Et cette sommation a été entendue, le lendemain, jeudi 7 janvier 2021, le président sortant de la première puissance mondiale, Donald Trump sera suspendu de façon permanente sur la plateforme sociale Facebook ainsi qu’Instagram. Après plusieurs avertissements à ses tweets au cours des derniers mois, le géant Twitter interdit définitivement son réseau social à Donald Trump. Plus de 88,7 millions de followers pro ou sympathisants du président américain sont sans nouvelles du profil @realDonaldTrump depuis une semaine.

Washington, le Capitole assiégé, mercredi 6 janvier 2021

Un coup dur pour le 45ème président des Etats-Unis, il était pourtant classé sixième utilisateur sur Twitter, l’un des plus suivis de ce réseau. Le chef d’Etat le plus puissant du monde s’est toujours vanté de pouvoir contourner les «faux médias d’information» pour diffuser directement ses messages à ses partisans.

«Le moment est venu pour les entreprises de la Silicon Valley d’arrêter de permettre ce comportement monstrueux – et d’aller encore plus loin qu’elles ne l’ont déjà fait en interdisant définitivement cet homme de leurs plateformes et en mettant en place des politiques pour empêcher que leur technologie ne soit utilisée par les dirigeants du pays pour alimenter des insurrections ».

En réponse aux violences perpétrées mercredi 6 janvier 2021 au sein du Capitole américain, qui ont entraînées la mort de quatre personnes, l’ex-First Lady Michelle Obama a appelé les sociétés de médias sociaux à interdire définitivement Donald Trump de leurs plateformes.

Les ennuis de Donald Trump sur le Net ont commencé mercredi en début de matinée. Alors que la violence faisait rage à Washington, Twitter va supprimer certaines publications du président puis bloquer le profil pendant 12 heures. YouTube, qui appartient à Google, va plus loin en retirant une vidéo que Donald Trump avait publiée.  Dans ce message, le président américain félicitait les émeutiers et dénonçait une nouvelle fois un vol supposé de suffrages le mettant en position défavorable pour un nouveau mandat.

Ashli Babbitt, cette ancienne combattante de l’armée de l’air américaine est morte durant l’assaut au Capitole

Le dernier post de Donald Trump sur Twitter, en soutien aux émeutiers, sera publié à 18 h 01 mais là encore, immédiatement supprimé : «Ce sont des événements ainsi qui se produisent quand une victoire électorale sacrée échappent aux grands patriotes qui ont été mal et injustement traités pendant si longtemps. Rentrez chez vous avec amour et en paix. Souvenez-vous de ce jour pour toujours!» expliquait Donald Trump à ses électeurs.

Barack Obama sidéré a réagi à l’invasion du Capitole et l’ancien président a fait part de son horreur en voyant la foule descendre sur le Capitole : «Comme vous tous, j’ai vu un gang, organisé, violent et furieux d’avoir perdu une élection, assiéger le Capitole des États-Unis (…) Ils ont fièrement agité le drapeau de la Confédération à travers les couloirs ». «Ils ont profané le centre du gouvernement américain.» s’agaçait Barack Obama.

Michelle Obama a signifié ouvertement son mépris pour Donald Trump et selon l’écrivaine de «Becoming», le président comme les médias d’extrême droite portent l’entière responsabilité de ce qui s’est passé mercredi dans l’enceinte du Capitole.

«Cette journée a été une réalisation des souhaits d’un président infantile et antipatriotique qui ne peut pas gérer la vérité de ses propres échecs. Et l’épave repose aux pieds d’un appareil du parti et des médias qui l’ont joyeusement applaudi, connaissant parfaitement les conséquences  d’un tel soutien», a souligné Michelle Obama.

Jeudi 7 janvier, le président élu Joe Biden et la vice-présidente Kamala Harris ont dénoncé l’écart de traitement de la foule pro-Trump d’une part et les manifestants de Black Lives Matter dans la capitale nationale. Une police jugée beaucoup plus clémente avec les supporteurs du président Trump mais bien plus musclée face aux manifestants anti-racistes.

Pour l’heure, Facebook a annoncé qu’il interdisait Trump jusqu’au 20 janvier au moins, la fin de son mandat présidentiel». Mais Twitter, plus radical, a décidé de se passer de ce profil très suivi mais trop controversé.

Dorothée Audibert-Champenois Rédactrice en chef de CnewsActusDothy – Facebook Cnews ACTUS – Twitter Instagram – Image capture Podcast Obama.

Meghan Markle et le Prince Harry quittent les réseaux sociaux

Vendredi 8 janvier 2020, le géant Facebook, Instagram, Snapshat, Twitch suspendait le compte du 45ème président des Etats-Unis et Twitter banissait le profil @realDonaldTrump, de façon permanente sur sa plateforme. Des mesures inédites prises après les récents évènements au sein du Capitol à Washington DC. Et pendant que le locataire de la Maison Blanche revoit sa communication et se demande comment il pourrait s’adresser efficacement à ses plus de  88 millions d’abonnés, le couple du Megxit, Harry et Meghan Markle, annonce se retirer des réseaux sociaux.

Cible privilégié des tabloïds, Meghan Markle n’est pas moins celui des internautes sur les réseaux sociaux. Selon l’édition dominicale du Sunday Times « le couple est désabusé par la haine qu’il a rencontrée sur les réseaux sociaux ». Dans le même temps, Meghan Markle assurait dans un podcast Teenager Therapy «On m’a dit qu’en 2019, j’étais la personne la plus trollée au monde, hommes et femmes» confondus.

Le Duc et la Duchesse abandonne donc plus de 10 millions d’abonnés Instagram qui les suivaient sur leur compte Sussex Royal alors qu’ils travaillaient pour la famille royale. En 2020, le couple royal a lancé une organisation à but non lucratif Archewell, après avoir renoncé à leur marque «Sussex Royal» au moment du Megxit, en janvier 2020.

Meghan Markle et le prince Harry ont jeté l’éponge et ont décidé de quitter les réseaux sociaux à titre privé et professionnel. Le duc et la duchesse de Sussex ne comptent pas y retourner, indique le Sunday Times.

Dorothée Audibert-Champenois Rédactrice en chef de CnewsActusDothy – Facebook Cnews ACTUS – Twitter Instagram – Image Cnews ACTUS Windsor

Racisme: Kamala Harris insultée sur Facebook, le géant du Net est critiqué pour laxisme et complaisance

Les préjugés et les comportements racistes persistent et s’intensifient aux Etats-Unis. Alors que les manifestations contre le racisme systémique et les violences policières ont agité les esprits durant tout l’été, cette fois c’est sur les réseaux sociaux que la bataille fait rage. Avec l’élection pour la première fois d »une femme noire comme vice-présidente américaine, les détracteurs de Kamala Harris, femme d’origine jamaïcaine et indienne, ne lui épargnent ni leur virulence, ni leur mépris, ni leurs moqueries. Interpellés les modérateurs des  « social network » sont intervenus et ont pris une décision radicale pour les uns pas à la hauteur du « délit » pour d’autres.

La victoire électorale du 46ème président élu Joe Biden a déclenché une vague de commentaires haineux sur les médias sociaux, notamment des électeurs pro-Donald Trump et  le géant Facebook a dû intervenir.

La chaîne BBC News a indiqué à Facebook l’existence d’au moins trois groupes anti-Harris,  haineux, dont certains comptaient entre 1 200 et 4 000 membres. Facebook a agi rapidement et supprimé les comptes.

Le géant des médias sociaux, qui possède également WhatsApp et Instagram, affirme qu’il repère 90% des discours de haine avant qu’ils ne soient signalés, sans doute insuffisant pour freiner cette vague de haine qui envahit les réseaux sociaux, estiment les médias américains.

« La suppression de ces contenus par Facebook uniquement après qu’il leur a été signalé par les médias confirme que les règles et directives qu’ils établissent sont vaines car ils ne font que peu ou pas d’efforts dans la détection », a déclaré le président de Media Matters, Angelo Carusone.

Les défenseurs de la lutte contre le racisme ont noté que le discours de haine est souvent ignoré par Facebook et parfois promu. En août dernier, des centaines d’entreprises ont protesté sur Facebook en refusant de faire de la publicité sur cette plateforme.

Bill Russo, l’un des principaux collaborateurs de Joe Biden, a critiqué Facebook pour sa mauvaise gestion des théories du complot, les appels à la violence et la diffusion de la désinformation, rapporte BBC News.

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram @C’news Actus Dothy @Do Thy – ©️ Images @capture d’écran C’news Actus Dothy