À New-York, une martiniquaise pleure « des larmes de joie » après la victoire de Joe Biden « C’est aussi une libération ! »

Comme un nombre impressionnant de new-yorkais, la communauté antillaise était en haleine depuis plusieurs mois, dans l’attente d’un changement de gouvernement pour l’Amérique. Mardi 3 novembre, jour officiel qui aurait dû départager le candidat démocrate Joe Biden et le Président sortant Donald Trump, était un rendez-vous manqué. Il aura fallu quatre jours de plus pour  que le vainqueur désigné de cette élection historique, soit enfin connu. Selon la presse d’Outre-Atlantique, la participation des démocrates, a battu tous les records de suffrages et la victoire de Joe Biden mène au sommet sa colistière qui devient la première femme, la première noire et la première vice-présidente des Etats-Unis.

Carole A., artiste martiniquaise, « n’a toujours pas les mots » pour qualifier ce triomphe qui pour elle « n’est pas seulement une victoire mais aussi une libération, pour des millions d’américains » avoue la directrice du Ballet des Amériques. Contactée par notre rédaction, la martiniquaise qui pleurait des « larmes de joie », nous confie comment elle « a construit un mur émotionnel pour se protéger pendant quatre ans de ce vent de folie ».

Si ce samedi les journaux ont proclamé la victoire du démocrate Joe Biden, Donald Trump, le candidat républicain devra encore présider 2 mois le pays. Joe Biden ne prendra en effet ses fonctions que le 20 janvier 2021. Une attente qui ne chagrine pas l’antillaise et ses amis, qui comme elle « vivaient constamment dans la peur face au délire du gouvernement Trump »

Elle ajoute convaincue, mais trop émue pour coordonner toutes ses pensées  : « une peur que nous combattions parce que nous voulons être du côté de la justice, de l’égalité, de l’éducation, de la fraternité, de l’amour et de la prospérité pour tous ».

« Je serai un président qui unira » a annoncé Joe Biden, lors de son premier discours présidentiel, depuis son fief de Wilmington dans le Delaware, ce samedi 7 novembre 2020. Accompagné de sa colistière Kamala Harris, nouvelle vice-présidente des américains, l’ancien candidat démocrate a promis de rassembler toutes les communautés qui composent le peuple américain. Et Kamala Harris, fille d’immigrés jamaïcain et indienne serait à l’image du changement qu’espèrent les afro-américains.

Troisième femme de l’histoire américaine à figurer sur un programme présidentiel, après Geraldine Ferraro et Sarah Palin,  Kamala Harris est la première candidate de couleur à représenter l’un des deux grands partis politiques de la première puissance du monde.

Procureure générale de l’État (2011-17),  la californienne a durant sa mandature, initié (entre autres) un programme offrant aux primo-délinquants l’abandon des poursuites en échange d’une formation professionnelle, imposé aux forces de l’ordre californiennes de former leurs agents contre les discriminations et donné accès au public à des données judiciaires, plus particulièrement celles sur les violences policières. Au cours de sa carrière de sénatrice, elle s’est opposée à son Président Joe Biden en dénonçant son opposition au «busing», une pratique mise en place dans les années 70 visant à promouvoir la mixité raciale et sociale des écoles américaines via les transports publics, pour permettre aux enfants d’être scolarisés en dehors de leur quartier.

Un parcours qui rassure Carole A. , elle salue la victoire du clan Biden et se réjouit sans fard de l’arrivée de cette femme Kamala Harris : « Après 4 ans de choses terribles ici et d’une menace sur le monde, il nous faut, dès maintenant, tous nous unir, retrousser nos manches pour travailler sans mépriser qui que ce soit ».

Epuisée de joie, sans « pouvoir se contrôler », la danseuse et chorégraphe conclut : « Je n’ai pas encore les mots, je suis en larmes, je pleure ce que je n’ai pu faire pendant 4 ans pour survivre durant cette période sombre qui a succédée à la présidence de Barack Obama ».

En 2016, Donald Trump promettait durant sa campagne électorale  : l’expulsion de 5 à 6,5 millions d’immigrés clandestins, l’abrogation du droit du sol et le durcissement des conditions d’accueil des réfugiés. Une peine de prison fédérale de deux ans minimum à tous les immigrants clandestins expulsés qui reviendraient aux États-Unis. Donald Trump a plaidé pour la construction d’un mur entre le Mexique et les Etats-Unis, aux frais des Mexicains.

Propos recueillis par Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram @C’news Actus Dothy @Do Thy – ©️ Crédits photos capture d’écran

 

 

 

Kamala Harris : Douglas Emhoff, son mari la félicite «Tellement fier de toi !»

Devenant la première femme vice-présidente des américains, Kamala Harris introduit également son mari dans le cercle très fermé de la Maison Blanche. Douglas Emhoff, son mari, sera désormais le premier Second Gentleman durant la mandature de Joe Biden, élue 46ème président des Etats-Unis.

Douglas Emhoff  (actuellement en congé de son cabinet pour aider à la campagne) a réagi aux résultats des élections ce samedi 7 novembre avec une photo où il embrasse la vice-présidente élue. Le second gentleman américain a légendé sa publication en tweetant : «Tellement fier de toi».

Kamala Harris a épousé Douglas Emhoff en 2014 après s’être rencontrée par l’intermédiaire d’un ami commun. Lors de la campagne électorale, elle a beaucoup évoqué sa famille recomposée. Dans une interview accordée à CNN, l’ex- procureure générale de Californie, actuelle vice-Présidente des Etats-Unis, a déclaré que Kerstin (l’ex-femme de Douglas Emhoff) est «la clé» de sa relation avec Cole et Ella, 21 ans, les enfants de son conjoint.

Dans une interview accordée au magazine people en août dernier, Kamala Harris a décrit sa relation étroite avec Douglas Emhoff et ses enfants. «Mes enfants ne m’appellent pas belle-mère, ils m’appellent Momala» a déclaré Harris. «Nous sommes une famille très moderne. Leur mère (Kerstin) est une amie proche.»

Douglas Emhoff est associé du cabinet d’avocats DLA Piper, où, selon sa biographie sur le site Web du cabinet, il «représente de grandes entreprises nationales et internationales et des personnes et des influenceurs impliqués dans des litiges complexes en matière d’affaires, d’immobilier et de propriété intellectuelle».

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Tweeter Instagram @C’news Actus Dothy @Do Thy – Crédits capture d’images – Paris-Match – Twitter

Une vidéo touchante de Kamala Harris, elle réconforte sa petite-nièce qui veut devenir Présidente

Depuis mercredi, cette image est devenue virale sur tous les réseaux sociaux. Dans cette vidéo où l’on voit la nouvelle vice-présidente des Etats-Unis, Kamala Harris causant avec sa nièce qui aspire à devenir présidente, les internautes ont été nombreux à la relayer.

La famille de Kamala Harris

Meenakshi (Meena) Harris, la nièce de Kamala Harris et mère de la fillette, a publié le clip de sa fille de quatre ans assise sur les genoux du sénateur californien exprimant le désir d’être présidente.

Dans la vidéo, Kamala Harris assure à sa petite-nièce «Tu peux être présidente» avant de lui expliquer qu’elle devrait attendre d’avoir au moins 35 ans. L’enfant l’informe rapidement Kamala Harris qu’elle voudrait également être «une astronaute».

Aujourd’hui, après l’annonce que sa tante serait la prochaine vice-présidente des États-Unis, Meena Harris a tweeté que sa fille précoce avait crié: «Les filles Noires sont les bienvenues à la présidence !»

Kamala Harris est depuis ce samedi 7 novembre la première femme, la première noire, la première originaire de l’Inde et la première vice-présidente des Etats-Unis. L’Obama-girl, afro-américaine de première génération est née il y a 56 ans aux Etats-Unis, plus précisément à Oakland en Californie, d’un père jamaïcain et d’une mère indienne.

Après deux mandats de procureure à San Francisco, elle avait été élue deux fois procureure générale de Californie, devenant alors la première femme, mais aussi la première personne de couleur à diriger les services judiciaires de l’Etat le plus peuplé du pays. Après s’être violemment opposée à la politique de Joe Biden sur plusieurs dossiers et dénoncé son opposition au «busing», une pratique mise en place dans les années 70 visant à promouvoir la mixité raciale et sociale des écoles américaines via les transports publics, pour permettre aux enfants d’être scolarisés en dehors de leur quartier, Joe Biden la désigne comme co-listière durant sa campagne électorale.

Joe Biden est le 46ème président américain, l’annonce a été faite via les principaux journaux américains dont Fox News et CNN.

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Kamala Harris, première femme, première noire et première vice-présidente des Etats-Unis

Les journaux américains ont annoncé ce samedi la victoire de Joe Biden, comme étant le 46ème président des Etats-Unis. Il gagne très largement devant le président sortant Donald Trump. Plus de 60 électeurs ont fait la différence et c’est avec le score de 273 électeurs que Joe Biden remporte cette élection contre 213 pour son adversaire Donald Trump.

Kamala Harris, devient alors ce samedi 7 novembre 2020,  la première femme américaine, la première noire et la première vice-présidente élue aux Etats-Unis. Elle représente le nouveau visage du pouvoir politique après une élection qui restera historique.

«Le fait que je sois ici ce soir est un témoignage du dévouement des générations avant moi. Des femmes et des hommes qui croyaient si fermement à la promesse de l’égalité, de la liberté et de la justice pour tous », a déclaré Kamala Harris lors de son discours d’acceptation à la Convention nationale démocrate en août dernier, rapporte CNN.

Kamala Harris née Kamala Devi Harris, le 20 octobre 1964 à Oakland en Californie, États-Unis est une politicienne américaine. Elle a été élue au Sénat américain en tant que démocrate en 2016 et a commencé son premier mandat représentant la Californie en 2017. Son père était jamaïcain, il a enseigné à l’Université de Stanford et sa mère, fille d’un diplomate indien, était chercheuse sur le cancer. Sa sœur cadette, Maya, est devenue plus tard une avocate des politiques publiques. Après des études de science politique et d’économie en 1986 à l’Université Howard, Kamala Harris a obtenu un diplôme en droit (1989) du Hastings College.

Kamala Harris a fréquenté l’Université Howard, une université historiquement noire à Washington. Son passage dans cette université, où elle a rejoint Alpha Kappa Alpha Sorority Inc., a profondément façonné sa vision politique, note le site d’informations.

Kamala Harris est l’auteure du livre  Smart on Crime (2009, co-écrit avec Joan O’C. Hamilton), l’ouvrage a été considéré aux Etats-Unis comme un modèle pour traiter le problème de la récidive criminelle.

Elle est aujourd’hui vice-présidente des Etats-Unis auprès du 46ème Président américain Joe Biden.

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Joe Biden est le 46ème président des Etats-Unis, Donald Trump est battu mais conteste

L’écart est conséquent et la victoire de Joe Biden éclatante, ce samedi 7 novembre 2020. Joe Biden est le nouveau président américain et sa co-listière est Kamala Harris, femme issue de la diversité.

Ce sont les journaux américains dont Fox News, traditionnellement proche du parti républicain qui ont annoncé l’information. Les avocats de Donald Trump, contestent ces résultats et annoncent des actions judiciaires.

La nuit électorale de mardi 3 novembre 2020 n’a pas suffit pour départager le président sortant Donald Trump et le leader des Democrats, Joe Biden, ancien vice-président de l’ancien président Barack Obama. C’est au terme de plusieurs recomptage que Joe Biden, ancien vice-président de Barack Obama devient le 46ème président des Etats-Unis d’Amérique.

Le démocrate Joe Biden s’est rapproché jeudi des 270 votes du collège électoral dont il avait besoin pour remporter la Maison Blanche, tandis que le président Donald Trump intensifiait ses accusations non prouvées de fraude électorale et ses promesses de poursuites judiciaires.

Une équipe d’observateurs internationaux de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) a qualifié les allégations du président Trump d’irrégularités de vote de «sans fondement» et a déclaré qu’elles «portent atteinte à la confiance du public dans les institutions démocratiques».

Selon L’OSCE dont les Etats-Unis sont membres, les «contestations judiciaires tardives et des allégations de fraude électorale manquant de preuves ont créé de la confusion et de l’inquiétude parmi les responsables électoraux et les électeurs».

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