Martinique-Urgent : Casting tous profils pour un film documentaire et un livre photo, un projet de Jonathan Menialec

Jonathan Menialec a un grand projet en préparation sur le thème de l’identité et pour se faire, le jeune photographe qui s’est fait une réputation européenne, en exposant au coeur de Londres en 2019, part à la conquête des martiniquais. L’antillais, artiste-photographe envisage de publier un livre portrait et dans le même temps de tourner un documentaire dans lequel il montrera à travers son objectif, des visages de compatriotes ayant différents profils. Son objectif est de « faire voir », la multiplicité identitaire qui compose la population martiniquaise, dont les origines sont diverses.

Qu’ils aient des traits, indiens, africains, asiatiques ou européens, cette diversité compose désormais et depuis plusieurs siècles l’identité caribéenne pour les »parlants anglais » ou « antillaise » pour nous « parlants français, anglais ou créole ».

Ce projet englobe des prises de photographies, des vidéos artistiques et des interviews tout au long de la période de tournage entre le 10 décembre 2020 et le 10 janvier 2021. Tous les martiniquais sont concernés et seront retenus dès lors qu’ils respectent les conditions du projet « Identité ». Des familles :  Parents, enfants, frères, soeurs, grands parents, petits enfants d’une même lignée seront les bienvenus dans cette série de portraits. Mais également des mannequins de tous âges, des artistes « pour mettre leurs oeuvres en avant », peintres, musiciens, sculpteurs, bijoutiers, créateurs ou poètes.

Le casting est ouvert aux scolaires, aux personnels de santé, aux ouvriers, aux agriculteurs, aux enseignants, aux cadres, et surtout à des « profils atypiques », ceux qui ont connu des expériences extraordinaires ou singulières.

Par ailleurs, le réalisateur-photographe mettra à disposition les portraits aux participants pour ceux qui le souhaitent : contact@indigochromia.com .

Pour mieux comprendre l’ambitieux projet de Jonathan Menialec, voici ici le lien qui conduit à « Identité » Vous cliquez ici.

Bon casting et bon tournage aux martiniquais.

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram @C’news Actus Dothy @Do Thy

Cinéma : « Je suis Samuel » homo, croyant, conservateur dans une société qui criminalise l’homosexualité

« Je suis Samuel » est l’histoire d’un homme gay kényan. Ce nouveau documentaire est un portrait intime d’un homme kényan de tous les jours dont l’amour le met en porte-à-faux avec les attentes de la société et de la famille dans une monde qui criminalise l’homosexualité.  « I am Samuel » est le nouveau documentaire de Pete Murimi un réalisateur kenyan et lauréat du prix Rory Peck 2019. Le film a été produit parToni Kamau. Le long métrage dure 1h10.

Dans son entretien à OkayAfrica, Pete Murimi explique que son inspiration pour cette production vient de son histoire personnelle.  Déchiré entre l’équilibre du devoir envers sa famille et ses rêves pour son avenir, Samuel est un homosexuel « enfermé vivant » à Nairobi avec son partenaire. Le jeune homme est conscient que la révélation de son orientation sexuelle, déchirera sa famille.

Samuel a grandi dans la campagne kényane, où la tradition est avant tout valorisée. Il est proche de sa mère mais son père, un pasteur local, ne comprend pas pourquoi il n’est pas encore marié. Après avoir déménagé dans la capitale kényane à la recherche de travail et d’une nouvelle vie, Samuel tombe amoureux d’Alex et trouve communauté et appartenance. Malgré la menace de violence dans la ville et de rejet par la famille de Samuel dans leur maison rurale, le couple évolue entre leurs mondes coexistants, dans l’espoir d’être accepté dans les deux camps.

Au Kenya, l’homosexualité est toujours criminalisée. Les personnes qui s’identifient comme homosexuelles ne sont pas capables d’aimer ou de vivre ouvertement et font face à des menaces d’agression, d’abus et de discrimination.

Le père de Samuel est un religieux et donc l’orientation sexuelle de Samuel va à l’encontre des croyances et convictions de l’Église de son père. Ce qui est paradoxal, c’est que Samuel a la foi, il est viscéralement conservateur.  Le producteur, Toni Kamau commente : « C’est juste la réalité de qui il est. Nous sommes habitués à ce que les gens soient une chose ou une autre, mais ici nous avons un homme qui est conservateur, traditionnel, religieux et gay. Aucune de ses identités ne masque l’autre. Il n’est pas l’image que les gens ont quand ils pensent à un homme gay, et je pense que c’est un élément important à saisir » .

La motivation de Pete Murimi pour raconter cette histoire est basée sur ses propres expériences :  «Les attentes de mon propre père à mon égard étaient que je me lance dans les affaires, que j’épouse quelqu’un de préférence de mon quartier ou de ma communauté et que nous ayons des enfants. Je n’ai réalisé aucun de ses souhaits et cela m’a fait penser aux attentes africaines de la masculinité et à un homme « devrait » faire et le poids des attentes familiales. »

Tourné sur cinq ans, le documentaire été rendu possible grâce aux subventions de Sundance, Hot Docs, IDFA Bertha, Oak Foundation, Heinrich Boll Foundation, Good Pitch, Afridocs et Docubox. « Je suis Samuel » a fait sa première sortie au Festival international du documentaire canadien Hot Docs 2020 et sera au prochain Festival du film de Human Rights Watch

Les mots qu’il faut retenir du réalisateur et du producteur  de « Je suis Samuel » :

Pete Murimi (réalisateur)

«Il est très rare qu’un homosexuel pauvre et sans instruction se voit offrir une plate-forme pour raconter son histoire (de son point de vue), en particulier au Kenya où un tel amour n’est pas accepté par la société. L’argent et les privilèges peuvent acheter un peu d’intimité et sécurité si vous êtes gay, mais Samuel n’a rien eu de tout cela. » Pete Murimi (réalisateur)

Toni Kamau (producteur et nouveau membre de l’Académie des Oscars)

 

«Il est plus facile pour les gens de croire qu’ils n’existent pas (les gays) ou que s’ils le font, ils sont complètement éloignés de la vie normale. « I am Samuel » remettra en question le public kenyan sur cette question. Espérons-le. » Toni Kamau (producteur)

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram C’news Actus Dothy
Source Okayafrica/The Rustin Times Images « Je suis Samuel »