Danièle Obono « Je n’ai pas pleuré Charlie … On a tous pleuré les morts, les personnes »

La députée de la France Insoumise, Danièle Obone, cible d’un article fiction dans le magazine Valeurs Actuelles a porté plainte contre leurs auteurs. Invitée sur l’antenne de RMC/BFMTv ce mercredi matin 2 septembre, elle s’explique sur le procès qui se tient aujourd’hui contre les attentats de janvier 2015. Il y a cinq ans, la députée de la République avait réagi à l’appel du hashtag #JesuisCharlie qui traduisait à l’époque la laïcité à la française.

Danièle Obono, disait il y a cinq ans, n’avoir pas pleuré pour Charlie : « Je n’ai pas pleuré Charlie ». Aujourd’hui interrogée sur RMC, elle réitère ses propos : « On a tous pleuré ces morts, je parle des personnes. Mais… Charlie c’est autre chose, c’est une histoire, y compris une histoire militante. Moi je n’ai pas réussi à concilier cet élan de traumatisme et l’appel à aller marcher aux pas derrière les pires dictateurs de la planète en même temps que ça. Voilà, je n’ai pas réussi à mettre dans ce choix manichéens et binaire d’être ou ne pas être Charlie au nom de la liberté d’expression ».

Aujourd’hui,  selon certains médias, Danièle Obono, attachée à la Gauche de Jean-Luc Mélechon, est « quelqu’un qui a pris des positions assez controversé sur ce sujet. Une position qui traduit une évolution de la France Insoumise vers une forme de communautarisme pour certains.  La Laïcité qui est pourtant une valeur des partis de Gauches , est vu aujourd’hui comme une arme contre les musulmans. »

 

Pour la sénatrice Europe-Ecologie-Les Verts, Esther Benbassa, « toute les religions méritent respect » et méritent aussi qu’on les critique. Il s’agit avant tout, de « ne pas tomber dans l’intolérance, de discuter et de débattre ». Esther Benbassa précise qu’étant dans la tradition voltairienne, elle « est dans le respect des  êtres humains, de leur conviction, de leur religion, de leur couleur, de leur appartenance. « .

« Accepter le blasphème, mais il ne faut pas qu’il blesse non plus les personnes appartenant à telles ou telles religions. Je crois que les journalistes devraient savoir comment faire » nuance Esther Benbassa, d’Europe-Ecologie-Les Verts.

Pour rappel le droit au blasphème n’existe pas dans la constitution française, seul les critique et caricature sur une personne est condamnable.

11% des français ne condamnent pas les attentats selon un sondage IFOP pour Charlie Hebdo, 72% les condamnent totalement et 10% sont indifférent. 1 musulman sur 5 ne les condamnent pas.

Chez les jeunes de 15 à 24 ans, 1 sur 5 ne condamne pas les attentats de janvier 2015.

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram C’news Actus Dothy
Images Capture d’écran C’news Actus Dothy

Polémique Obono : la députée réagit après un article fiction qui choque « C’est une insulte à mes ancêtres et à ma famille »

« Aujourd’hui, j’ai mal à ma République, j’ai mal à mal République, j’ai mal à ma France. Cette image c’est une insulte à mes ancêtres, c’est une insulte à ma famille, c’est une insulte à mon groupe parlementaire, à mon mouvement La France Insoumise mais c’est aussi une insulte, je crois, à la République. Je suis députée de la République française et les réactions de la part de collègues, d’alliés mais aussi d’adversaires politiques montrent à quel point, une ligne a été franchie. Depuis trois ans que je suis élue, que je reçois des injures, des insultes, que mon nom est traîné dans la boue à la moindre occasion. Il ne s’agit jamais de débat politique ou public. Je suis stigmatisée, dégradée, diffamée. »

Danièle Obono cible principal d’un article fiction parue dans Valeurs Actuelles est en colère et choquée « par ce qui est racontée dans le texte et les images (de Pascal Garnier) qui illustrent cet article fiction ». La députée de la France Insoumise pense porter plainte contre le journal.

Geoffroy Lejeune le directeur du magazine Valeurs Actuelles s’explique sur la polémique suscité après la parution d’un papier fiction qui vient de paraître dans son magazine. Le responsable de Valeurs Actuelles, qui se dit « dérangé, gêné » par la fiction,  a prévenu qu’il n’enleverait pas l’article et annonce avoir présenté ses excuses à la députée de la France Insoumise.

Pour sa défense Geoffroy Lejeune, le directeur de Valeurs Actuelles tente de contextualiser le travail de ses collègues. Selon lui,  il s’agissait de montrer une réalité que les gens ne veulent pas entendre en France, celle atroce de la vente des africains par des africains. Quant au choix du personnage au coeur de la fiction, le choix a été vite fait. Danièle Obono étant la porte-parole du mouvement indigéniste que le magazine combat, elle se trouve donc actrice principale dans le récit.  Christiane Taubira, L’ancienne Garde des Sceaux, n’est pas épargnée elle aussi, citée deux fois dans le premier paragraphe du récit.

Geoffroy Lejeune dénonce « une montée des mouvements identitaires indigénistes racialistes extrèmement forte, constatée dans le débat public depuis quelques années et plus particulièrement ces derniers mois. Une logique qui s’appuie sur une sorte de revanche sur l’esclavage. Dans la logique de ces gens que nous on essaye de combattre, on explique que les africains ont été colonisés par les occidentaux, sans voir cette autre réalité ».

J’apprécie les messages de soutien, très républicains (…) j’attends les actes ». a répondu Danièle Obono en remerciement des nombreux messages qu’elle a reçus depuis cette polémique.

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Gouvernement : Danièle Obono déplore le choix d’un « homme blanc de droite », elle vit l’enfer sur Twitter mais persiste

Son tweet ravageur après le remaniement ministériel qui décrit Jean Castex au profil « homme blanc de droite bien techno et gros cumulard » nommé pour « gérer l’intendance de fin de règne de la #macronie », la planète Twitter ne finit plus de la consommer au bûcher.

         

Inconnu pour les uns ou homme du déconfinement réussi pour d’autres, l’arrivée de Jean Castex, le nouveau Premier ministre, a fait réagir les hommes et les femmes politiques français. Et dans le lot, une publication sur Twitter a retenu largement l’attention de centaine d’abonnés qui ont répondus sévèrement à Danièle Obono, la députée de la France Insoumise. Pour la plupart, vexés, les internautes n’ont pas digéré ce post qu’il trouve « insultant pour le Premier ministre » ou « déshonorant » pour l’écharpe qu’elle porte.

                   

Dans ce contexte du Black Lives Matter depuis la mort de l’Afro-américain George Floyd, où des Etats-Unis à l’Europe, les associations, collectifs et militants marchent contre les violences policières et contre le racisme systémique, la députée n’a pas eu le soutien escompté dans ce tweet sans équivoque qui lui rappelle, qu’elle est « une immigrée qui devrait louer le pays qui l’a accueilli ». Perplexe un internaute s’interroge « Bizarre, aucune de nos chères associations droit-de-l’hommiste n’a porté plainte pour injure raciste ».

Sur son compte, la députée, militante afro-féministe, Danièle Obono réplique, persiste et relance la polémique, cette « reproduction sociale des élites qui favorise systématiquement des hommes, blancs, de plus de 50 ans, hétéros …(ou perçus comme tels). Ces mécanismes nous bénéficient implicitement ou ne nous affectent pas tant. L’ignorance est la force »

Au nom de la  démocratie, un de ses défenseurs ne voit là « aucune insulte », assurant qu’elle fait droit de sa « liberté d’expression ».

Ex-collaborateur de Nicolas Sarkozy et de Xavier Bertrand, Jean Castex représente “un choix macronien, conforme à l’esprit de dépassement porté par le président depuis trois ans”, selon l’Elysée.

Pendant qu’Edouard Philippe, son prédécesseur « un gaulliste social” issu également de la droite retourne dans son fief du Havre, le nouveau Premier ministre, Jean Castex prépare activement la composition de son gouvernement. Le prochain Conseil des ministres se tiendra normalement, ce mercredi 8 juillet 2020.

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram C’news Acus Dothy
Images Tweeter/Gouvernement.org