Coronavirus : 260 enfants infectés dans une colonie de vacances en Géorgie

En Géorgie, selon un rapport du gouvernement publié vendredi 31 juillet 2020, un camp d’été dans l’Etat de Géorgie a été touché en juin dernier par une épidémie de coronavirus. Malgré les nombreuses précautions prises par les organisateurs, les enfants de la colonie ne portaient pas des masques et le camp manquait de ventilation adéquate dans tous les bâtiments, rapportent les médias américains.

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Les campeurs étaient âgés de 6 à 19 ans et de nombreux membres du personnel étaient des adolescents. Les chalets recevaient entre 16 et 26 jeunes. Le rapport a indiqué que c’était « relativement grand » mais les enquêteurs sanitaires ont reproché au camp de ne pas avoir ouvert suffisamment de fenêtres et de portes pour augmenter la circulation dans les bâtiments.

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Le camp suivait les règles de désinfection et exigeait que le personnel porte des masques, mais pas les jeunes campeurs. Les responsables de la santé ont déclaré que des groupes d’enfants « relativement importants » dormaient dans la même cabine où ils chantaient et s’amusaient, ce qui a probablement conduit à une propagation.

597 vacanciers se trouvaient dans le camp, qui n’a pas été nommé dans le rapport des responsables de la santé de Géorgie et des Centers for Disease Control and Prevention. 344 enfants ont été testé et 260 étaient positifs au nouveau Covid-19.

Selons la presse Outre-Atlantique, une importante épidémie s’est produite à l’époque dans un camp du YMCA au lac Burton dans le comté de Rabun, près de la frontière nord de l’État avec la Caroline du Nord.

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Le G7 suspend provisoirement la dette des pays pauvres au moins jusqu’à fin décembre

Afin de les aider à faire face à la crise liée à la pandémie de coronavirus, les pays du G7 s’engagent à suspendre les paiements des dettes des pays les plus pauvres. Une décision qui remonte au G20 d’avril 2019 où les ministres des finances et les banquiers s’étaient mis d’accord pour suspendre pendant un an le remboursement de la dette des pays les plus pauvres.

Burkina Faso, mars 2019 (C’news Actus Dothy)

À partir du 1er mai 2020, les intérêts sur la dette qui auraient dû être versés par les 77 États en voie de développement resteront dans leurs caisses pendant au moins six mois.

Pour ce moratoire qui s’appliquera au moins jusqu’à la fin 2020 voire plus, l’idée c’est de soulager les pays les plus pauvres pour les aider à prendre des mesures sanitaires et sociales. Dans son dernier communiqué les membres du G7 ont observé que la crise «a exacerbé les vulnérabilités existantes concernant la dette dans de nombreux pays à faible revenu, soulignant l’importance de la viabilité de la dette et de la transparence pour le financement à long terme du développement».

Burkina Faso, mars 2019 (C’news Actus Dothy)

Mais les pays pauvres largement endettés par la Chine, demandent un répit de deux ans quand d’autres tout simplement espèrent que leur dette soit annulée, mais la Banque mondiale refuse. Annuler la dette des pays les plus pauvres de la planète, c’est aussi ce que demandent 300 parlementaires d’une vingtaine de pays.

Le G7,  créé à l’initiative de la France dans le contexte de la crise qui a suivi le premier choc pétrolier, est composé de l’Allemagne, du Canada, des États-Unis, de la France, de l’Italie, du Japon et du Royaume-Uni.

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Virus: Carole T. soignante en Ehpad et ex-Covid-19, ne lâche rien «malgré nos petits salaires, on est là»

15 jours d’isolement total sans s’approcher de ses enfants, isolée dans leur maison à La Roche-sur-Yon, (Chef lieu de la Vendée en Pays de La Loire dans le Centre-Ouest de la France), Carole T. a « peur que le virus ne fasse une nouvelle vague meurtrière ». C’était au moment fort de sa maladie mais l’heure n’est plus aux lamentations ni aux sentiments. Pour l’antillaise originaire de Sainte-Marie (une commune vivier des traditions de la Martinique), il faut foncer. Sans vaccin, sans « surblouses », récemment approvisionné en gel, avec aujourd’hui des masques, et pas dépisté, il faut être « aux commandes » de l’établissement médical, reprendre du service le plus rapidement possible.

Carole T. a repris ses activités d’aide-soignante il y a quelques semaines avec la même détermination qu’avant l’arrivée de la pandémie, aider les malades à guérir quelque soit la gravité de leur traumatisme. C’est, entre autres, sa mission. Personnel soignant, elle est en première ligne dans la lutte contre le nouveau Coronavirus (SARS-CoV-2), COVID-19. Mère de famille, la martiniquaise se voue à la tâche, remercie les français qui applaudissent aux fenêtres mais reste circonspecte pour la suite. Plus que jamais, les soignants ont un rôle important dans les hôpitaux mais aujourd’hui, cela reste « compliqué d’aller travailler dans des conditions correctes » soupire l’antillaise.

Trois ans sont passées depuis que Carole T. a voulu devenir aide-soignante. L’uniforme médical, elle connaît, l’employée a grandi dans une famille de soignants, son père, ses oncles, d’autres proches travaillaient à l’Hôpital Cochin dans le 14ème arrondissement à Paris. Après plusieurs années de formation, Carole T. peut enfiler sa blouse blanche. Intérimaire en Ehpad, actuellement elle soigne des religieuses dans une maison de retraite en Vendée. Pour la souplesse des horaires, dans l’année, elle intervient dans un lycée en soutien d’élèves handicapés et devient également auxilliaire de vie à domicile. Diplômée d’Etat Carole T. est réserviste au CHD de la Vendée, l’Hôpital de La Roche-sur-Yon.

Même si les tâches quotidiennes étaient déjà importantes en Ehpad, elles ne sont rien comparées à celles effectuées depuis deux mois. La pandémie due au coronavirus a bouleversé les comportements et le travail des soignants, mais également l’attitude des patients qui arrivent de plus en plus angoissés aux urgences. En Ehpad, les aînés ne sont pas rassurés non plus et jusqu’à dimanche dernier, il leur était impossible de recevoir des visites de leurs proches. Depuis qu’ils sont catégorisés comme des personnes à hauts risques face à l’infection du Covid-19, l’incertitude et le stress gagnent ces patients.

À la Roche-Sur-Yon comme dans les autres régions françaises, longtemps le manque d’équipements a fait craindre le pire au sein des soignants de l’Hexagone et des Outre-mer.

Carole avoue qu’elle est anxieuse, « Oui, peur du virus » mais elle affirme qu’elle ne posera pas d’arrêts de travail. Des arrêts de garde d’enfants pourtant justifiés, car il y a l’envers du décor. Pour éviter de contaminer leurs jeunes enfants, leur conjoint, leurs proches ou leurs grand-parents, de nombreux soignants ont fait le choix de s’arrêter et le nombre de demande de congés ou de temps partiels a explosé depuis le début de l’épidémie de Covid-19 en France.

Seulement, la martiniquaise comme nombre de soignants dans l’Hexagone, sera touchée de plein fouet par l’épidémie. En dépit d’une surveillance constante, d’une prudence extrême, infectée par le virus Covid-19, Carole T. plongera dans le cauchemar de la maladie, isolée de ses trois fils, souffrant durant 14 jours. Tout à commencé par une fièvre qui fléchait entre 38 et 39°5, une diarrhée continue, des douleurs musculaires, des maux de tête durant 5 jours. Pas de doute, l’aide soignante sait qu’elle a été infectée par le nouveau coronavirus. Verdict du médecin ce sont bien là les symptômes du Covid-19, il lui prescrit du paracétamol, lui impose une surveillance toutes les 48 heures. Une période qui lui donne le temps de réfléchir et d’observer les applaudissements aux fenêtres dès 20 heures chaque soir dans l’Hexagone depuis mi-mars. Et sa réponse est sans détour « Je pense que c’est au quotidien et toute l’année qu’il faut nous rendre hommage » explique Carole T. « Nous avons des petits salaires, souvent on nous manque de respect ou nous suscitons peu d’intérêt pour les autres. Mais malgré le Covid-19 nous sommes là, on vient quand même ».

Durant toute cette période, la martiniquaise, loin de se plaindre pense à ses religieuses hébergées dans cette maison de retraite où elle travaille chaque nuit et plus régulièrement, depuis quelques semaines. Des résidentes privées très longtemps de visites familiales et une angoisse qui décuple le lundi 13 avril 2020, au moment de l’allocution présidentielle. Enfin, Carole T. a suivi le débat qui a fait Emmanuel Macron changé d’avis. Elle ne peut que s’en féliciter car « On le ressent le soir, les sœurs sont très angoissées, elles sont désorientées. Sans activités, leur état de santé se dégrade, elles perdent en autonomie et moralement elles diminuent ».

Le 11 mai prochain, le déconfinement se profile pour la population et pour les soignants. Le directeur général de la santé Jérôme Salomon fait part depuis plusieurs jours d’une baisse sensible des décès et annonce régulièrement un taux d’occupations des lits en réanimation qui chute doucement. De bonnes nouvelles qui s’associent à une légère diminution du stress en milieu hospitalier. A l’Ehpad de la Roche-sur-Yon, le personnel soignant reste néanmoins vigilant car l’essentiel de leurs soins concernent des personnes fragiles, d’un grand âge et très vulnérables.

A l’écoute, Carole T. manifeste son désaccord d’avec le gouvernement qui prévoit l’ouverture des classes dès le lundi 11 mai prochain et argumente. La soignante antillaise a toutes les raisons pour ne pas respecter cette injonction d’Edouard Philippe et prévient que son fils « asthmatique » ne sera pas sur les bancs du lycées en mai. Comment respecter les règles d’hygiène, le port des masques entre copains et enseignants? « Non », Carole T. ne prendra pas ce risque, c’est son avis pour l’instant. En mère attentive, elle suivra le parcours lycéen de son fils pour qu’il n’accuse aucun retard le jour de l’examen.

En Vendée « On est sur un plateau, même si le département est relativement stable et plutôt bas par rapport au niveau national », signalait mercredi Francis Saint-Hubert, le directeur du Centre Hospitalier (CHD). La réserviste antillaise prend note que 16 patients sont aujourd’hui en réanimation dans les établissements hospitaliers.

Pour l’heure c’est toujours avec le sourire et une furieuse envie de bien faire que Carole T., surmonte sa « peur du virus ». Même si elle appréhende un appel à tout moment des urgences de l’Hôpital, la martiniquaise qui sait qu’elle peut être amenée à travailler en lien très étroit avec les infirmières quand les urgences saturent, ne plie pas. Sa seule inquiétude serait le manque chronique de masques, de surblouses, de gants, de gels au moment du déconfinement. Le gouvernement présentera dans les prochains jours un plan de déconfinement, Emmanuel Macron l’a annoncé et le premier ministre le prépare.

Mercredi 22 avril 2020, la France comptait 544 décès en 24 heures. L’épidémie Covid-19 a causé 8 104 décès dans les établissements sociaux et médico-sociaux depuis le début de l’épidémie, en majorité dans les Ehpad.

5 218 patients étaient toujours en réanimation dans un état grave, 85 000 personnes ont été hospitalisées depuis le début de l’épidémie, 13 236 sont décédées à l’hôpital. 21 340 personnes sont mortes en France depuis le début de la pandémie, selon les chiffres de Jérôme Salomon et de l’ARS.

Reportage Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram C’news Actus Dothy

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CORONAVIRUS : Les marques de Luxe LVMH, Armani, Prada, Gucci, luttent contre l’épidémie, fabriquent masques et gants

Les marques de luxe en Europe utilisent désormais leurs usines en soutien à la lutte anti-coronavirus.

Ces marques de luxe rejoignent les marques de mode H&M, Gap Inc. et Canada Goose, qui se sont également engagées à fabriquer des Équipement de Protection Individuelle (EPI) pour aider les soignants à lutter contre le coronavirus. Des maisons de couture comme Armani et Gucci contribuent à la lutte contre les coronavirus. Bulgari fabrique un désinfectant (sanitizer) pour les mains des personnels soignants.

Le groupe Armani a annoncé que toutes ses usines de production italiennes sont passées à la fabrication de combinaisons médicales à usage unique, afin de protéger les travailleurs de la santé à Milan, Rome et la région Toscane.

La marque LVMH, connue pour ses bijoux, ses montres, ses parfums, lance désormais un désinfectant pour les mains. La marque haut de gamme vient de s’engager à fabriquer des centaines de milliers de bouteilles recyclables de gel désinfectant pour les mains, qui seront distribuées dans les établissements médicaux en Italie. LVMH a annoncé son intention de remédier à la pénurie de masques médicaux en France : «Grâce à son réseau de distribution mondial, LVMH a réussi à passer une commande avec un fournisseur industriel chinois pour une livraison de 10 millions de masques en France», a indiqué la marque de luxe, dans un communiqué.

Cette commande de masques sera renouvelée chaque semaine pour le mois prochain, dans l’espoir de fournir 40 millions de masques aux autorités sanitaires françaises, a précisé le groupe.

Gucci, quant à lui, fait don de plus de 2 millions de dollars qui seront répartis entre le Fonds de réponse solidaire Covid-19 de l’Organisation mondiale de la santé et le Département italien de la protection civile. Le label italien utilise également sa plate-forme de médias sociaux pour encourager les abonnés à faire des dons dans le cadre d’une campagne intitulée «Nous sommes tous ensemble».

L’usine de Prada à Pérouse, en Italie, a déjà commencé à produire 80 000 combinaisons médicales et 110 000 masques, des équipements de protection individuelle (EPI) qui seront livrés aux personnels soignants dans les prochains jours.

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Coronavirus : Manu Dibango est mort, le grand musicien camerounais auteur de « Soul Makossa » n’est plus

La planète entière et le Cameroun ont perdu un des plus grands artistes de musique, victime d’une infection due au coronavirus. Manu Dibango avait 86 ans. L’auteur de « Soul Makossa », ambassadeur de l’Unicef, afro-européen convaincu, a tiré sa révérence.

Pourtant la semaine dernière c’étaient à travers les paroles rassurantes de sa manager Claire Diboa que les fans du saxophoniste avait su que l’artiste était hospitalisé, testé positif au covid-19, demandant, tout de même, à respecter l’intimité du chanteur. Manu Dibango a finalement succombé au nouveau coronavirus.

Le musicien né à Douala en 1933 a 40 ans quand le succès frappe à sa porte. Sa vie, il la raconte dans son autobiographie « Trois Kilos de café » Ses parents sont protestants, il a une enfance une éducation à la française au sein d’une famille bourgeoise camerounaise, il écoute de la musique dans le temple que fréquente ses parents.

Manu Dibango débarque en France, il s’installe à Marseille, nous sommes en 1949. le camerounais raconte : « Je venais pour des études, je suis tombé dans le Jazz ». Toujours dans ses confidences partagées il décrit une période ou il est d’abord dans un  lycée dans la  Sarthe et commence à jouer à Paris, il sera aux Trois maillets, au Chat qui Pêche ou au Caméléon.

Son passage à Bruxelles, sera sur la scène du Tabou, à Ostende on le verra au Moulin Rouge, à Charleroi, il joue au Chat Noir. Sa rencontre avec Joseph Kabaselé, qui dirige l’African Jazz sera déterminante. Il écrit l’un des hymnes africains le plus connu « Indépendance Tcha-Tcha ». Le titre fait un tabac au Congo, Manu Dibando reste deux ans dans le pays et monte son propre club Tam-Tam.

Le camerounais rentre chez lui au Cameroun et retourne très vite à Paris où il vit de son métier de musicien. Manu Dibango  devient l’organiste et directeur d’orchestre de Nino Ferrer.

En 1967, le guadeloupéen Gésip Légitimus, oncle de Pascal Légitimus lui propose de monter un Big Band dans « Pulsations » son émission mensuelle, dans le même temps il enregistre des 45 tours destinés au marché musical africain. L’artiste sera propulsé au sommet dans ce milieu  audiovisuel entre radio, pub et documentaires où il fait vivre la musique à sa manière avec « Afro something ». Désormais, il croise des personnalités comme Barry White, Aretha Franklin,  Roberta Flack, Tony Williams ou Cedar Walton.  Des tournées, il en fera des milliers comme en Amérique Latine avec la Fania All Stars.

1975, il est invité par le père de la Nation ivoirienne, Houphouët Boigny qui lui propose de diriger l’orchestre de la Radio-Télévision ivoirienne, c’est l’occasion pour lui de monter son combo panafricain.

1980,  l’afro-européen comme il aime se nommer,  revient dans son second pays, la France. Pour fêter son 60ème anniversaire, le saxophoniste camerounais enregistre « Wakafrica » avec Angélique Kidjo, Papa Wemba, Youssou N’Dour, Salif keita et King Sunny Adé. Il sera également sur scène avec Bernard Lavillier. Il sera décoré en 1986 par le ministre de la culture de l’époque, Jack Lang.

En 2007, le président Nicolas Sarkozy le fait nommer au Comité Génération Afrique, courte expérience, il note dans sa biographie  : « Les gens ne veulent toujours pas savoir qu’il y a des Noirs en France depuis plus de deux siècles. Ils font des interviews avec des musiciens afro-américains autour du racisme, mais ils oublient de demander à ceux qui ont connu les foyers en France, les malettes de la Françafrique. Barbès, ça fait moins rêver que Harlem ».

Ses 85 ans, il les avait fêtés au Palace.

Sa petite perle « Ma-ma-Ko-ma-ma-sa-ma-ma-makossa », chiffrera bientôt les 10 millions d’albums, se plaisait-il à répéter. tout en regrettant l’exploitation abusive de son titre : « Mes amis américains continuent d’exploiter le filon : 4 mesures par-là, 8 par-ci, aujourd’hui on débite tout. Mais certains ont au moins, le talent de me demander, comme Jay-Z et Will Smith ».

Une très longue vie consacrée à la musique et diffusée sous toutes les formes, fera de Manu Dibango, l’un des plus grands musiciens panafricains du monde.

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Adieu !