Cinéma Panafricain : Tumba Cheron fait son entrée à Cannes dans la ville internationale du Cinéma

Le mois d’octobre est la période choisie par les associations pour lancer des campagnes massives de dépistages du cancer mais c’est aussi, hasard du calendrier, la date de présentation à Cannes du court métrage « Je suis un combat » du réalisateur Patrick Jean Exenat.

À droite, Tumba Cheron et Patrick Jean Exenat

Tumba Cheron est actrice et fait son entrée à Cannes dans le nouveau court métrage du réalisateur d’origine haïtienne, Patrick Jean Exenat. Elle a fait ses classes dans la prestigieuse Academy of Film, Theatre & Television en Australie avant de revenir à Paris où elle est née. Notre rédaction l’a rencontrée à la cérémonie de clôture de la 17ème édition du Festival International du Film Panafricain de Cannes. Une cérémonie qui clôturait six jours consécutifs de projections de films, de débats et de conférences autour de l’avenir et des réalités actuelles du cinéma dans l’espace panafricaine.

Patrick Jean Exenat, Yohan Eitel Ne et Tumba Cheron

Entourée du Directeur en charge de la manifestation, Yohan Eitel Ne, fils du fondateur de l’événement, la jeune comédienne Tumba Cheron dont les parents sont originaires du Congo et de l’Hexagone, s’est laissée filmer et a répondu aux questions de notre rédaction. Elle s’est dit agréablement surprise devant « tant de partage, tant de solidarité dans un tel festival de cinéma ». C’était sa première à Cannes et sa première dans une Festival de cinéma panafricain.

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Cannes-Ghana : Dans «Divine 419 Hawkers Hustle», deux jeunes exploitent la Foi et escroquent des croyants

Notre rédaction a pu voir «Divine 419 Hawkers Hustle» lors de sa projection à l’espace Miramar à Cannes dans le cadre du Festival International du Film Panafricain, après qu’il ait remporté le prix «Africa Rising» au Black Star International Festival au Ghana

Dans «Divine 419 Hawkers Hustle», Kwame est un orphelin en difficulté qui vit avec son oncle, un homme quasi-religieux qui fait de son mieux pour prendre soin de lui et de son propre fils. Josh, son ami et confident qui est un fidèle de l’église lui fournit tous les encouragements et le soutien. Jusqu’à ce qu’ils soient tous les deux volés et qu’ils élaborent un stratagème pour utiliser le christianisme et les miracles comme une couverture pour escroquer des gens sans méfiance.

Avec humour, le réalisateur montre les difficultés des deux jeunes hommes qui tentent de s’en sortir seuls en faisant des petis business. Seulement le vol et le pillage de leur petit commerce, les incitera à jouer de la crédulité des croyants, surtout des femmes qui deviendront leurs premières victimes. Tout s’écroule un jour de marché.

 «Divine 419 Hawkers Hustle» met également en vedette Evan Eghan, Bex Agbeko Mortty et Rhoda Okobea Ampene.

Le court métrage est en compétition pour un Dikalo qui sera décerné le mercredi 28 octobre 2020 à la clôture de la 17ème édition du Festival International du Cinéma Panafricain de Cannes.

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Cannes-Cinéma: « Rolling in the Deep », l’histoire vraie d’un vétéran Noir interdit de restaurants en Caroline du Sud

Le film produit, adapté et réalisé par Marcellus Cox, retrace la véritable histoire du lieutenant Marcus Washington. Il a été présenté dans plus de 130 Festivals et a remporté, à ce jour,  28 prix. Il termine sa course à Cannes,  bien accueilli  à la 17 édition du Festival International du Film Panafricain,  ce samedi 24 octobre à l’espace Miramar sur le Boulevard de la Croisette.

L’histoire commence quand un vétéran Noir de la Seconde Guerre mondiale qui rentre chez lui en Caroline du Sud, cherche à atteindre un objectif pour son défunt père. Le militaire qui rentre d’Europe, décide de prendre un repas dans un restaurant localement célèbre mais fréquenté uniquement par les Blancs.

Le contexte du film :  Après l’abolition de l’esclavage en 1865, la ségrégation raciale ne s’est jamais aussi bien portée que dans les années 1940 et après la seconde guerre mondiale. Ainsi, les Noirs étaient séparés des Blancs dans les régiments et les mess étaient distincts. Aux États-Unis, jusque dans les années 1960, le racisme et la discrimination ethnique étaient en faveur des Anglo-Américains grâce aux lois  : En matière d’éducation, d’immigration, de droit de vote, de citoyenneté, d’acquisition de terres.  Les Noirs et les Blancs étaient séparés dans les espaces publics, ceux qui y contrevenaient pouvaient être lynchés, roués de coups, battus, torturés ou pendus.

Dans leur écrasante majorité, les Blancs du Sud pensaient que les Noirs étaient fondamentalement différents et inférieurs en intelligence et en caractère.

La chanson Strange Fruits , écrite en 1937 par Abel Meeropol, un instituteur juif new-yorkais et interprétée par Billie Holiday, évoque de manière poignante de macabres rituels : « Les arbres du Sud portent d’étranges fruits … Du sang sur les feuilles… Du sang aux racines…Les corps noirs se balancent dans la brise du Sud… »

Après « Living » qui lui a valu un Dikalo Award en 2018, de son quartier d’Inglewood à Los Angeles, le réalisateur californien Marcellus Cox, s’investit sans relâche dans de grands projets qui lui tiennent à coeur : Les incessants combats contre les inégalités entre Noirs et Blancs aux Etats-Unis d’Amérique. Comme il le raconte à notre magazine, « Mon court métrage de fiction est basé sur une histoire vraie que j’ai reçue de la famille du LT. Marcus Washington ».

Stephen Cofield est le Lieutenant Marcus Washington, Samuel Whitehill est Horace Sherman et Sinead Sommers est esther.

Le court métrage de fiction de Marcellus Cox est en compétition pour le Dikalo Award du court métrage de fiction.

Reportage Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram @C’news Actus Dothy

Cannes : « La vraie histoire du Zouk » est en compétition au 17ème Festival du Film Panafricain

Basile Nguangue Ebelle, le président du FIFP n’a pas rompu avec ses engagements, le Festival International du Cinéma panafricain qui se tient à Cannes depuis 17 ans, a une nouvelle fois, ouvert ses portes au public cannois ce vendredi 23 octobre 2020. Le fondateur du Festival International qui présente des films de réalisateurs de différents continents, a su braver les conditions contraignantes imposées depuis la  crise sanitaire inédite, causée par le nouveau coronavirus. Soucieux de la santé des festivaliers et du bon déroulement de son festival,  l’équipe organisatrice a pris des mesures strictes, celles préconisées par l’agence régionale de santé et le comité scientifique français. Les gestes barrières et la distanciation sociale respectés, le FIFP qui généralement s’affiche au mois d’avril aura lieu cette année du 23 au 28 octobre 2020.

Vendredi 23 octobre 2020, FIFP à Cannes

Durant six jours, 60 films (longs et courts métrages de fiction et documentaire) seront vus à l’Espace Miramar, où sont projetés les films du FIFP depuis plusieurs années. De nombreux réalisateurs antillais, africains, caribéens,  américains seront présents pour défendre leur films qui seront en compétition dès samedi 23 octobre, les films étant souvent suivis de débats. Les catégories pour les Dikalo Awards sont les suivantes : Meilleur long métrage fiction, Meilleur documentaire long métrage, meilleur court métrage de fiction et de documentaire, meilleur acteur et actrice, la mention spéciale du Jury pour un long métrage et un court métrage, le Dikalo de la paix Nord-Sud Développement.

Le réalisateur martiniquais Patrick Baucelin présente sa nouvelle production : « An tan Lontan », Yamina Benguigui : « Le dernier poumon du monde », Marcellus Cox (USA) : « Rolling in the Deep », la réalisatrice Mary Noël Niba : « Partir », Patrick Exenat (Haïti) « Je suis un combat », Jérémie Billon et Benjamin Vallet (France) « La Force du Mouvement ».

Blaise Mendjiwa, le réalisateur du film « Le monde racisé du cinéma français » est à Cannes pour un documentaire-musical qui suscite la curiosité des antillais : « La vraie histoire du Zouk ». Le film documentaire, réalisé avec Mario Moradel questionne sur : Les pères fondateurs, les différentes mouvances, quel avenir pour le zouk. Selon le descriptif, le documentaire plonge « dans les origines du zouk, une musique originaire des Antilles, popularisée en Europe par les groupes Kassav et Zouk Machine, dans les années 80 ». « La vraie histoire du zouk » est programmé mardi 27 octobre à 11 heures à l’Espace Miramar.

Reportage à Cannes Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram @C’news Actus Dothy  @Do Thy

Cannes: Le célèbre portraitiste de Barack Obama, expose au Centre d’Art La Malmaison sur la Croisette

Kehinde Wiley est le peintre Afro-Américain  d’origine nigériane, le plus connu de la planète depuis son célèbre tableau représentant le  44ème président des Etats-Unis. Le mardi 13 février 2018, le couple présidentiel, Michelle et Barack Obama, inaugurait ensemble leur portrait au deuxième étage de la National Portrait Gallery à Washington. Un événement pour les visiteurs qui découvrent le travail coloré de l’artiste Kehinde Wiley, un peintre peu connu jusque là.

Le président Barack Obama est assis sur un fauteuil, au milieu d’un décor verdoyant et fleuri, l’air grave mais dans une tenue décontractée, chemise blanche ouverte, bras croisés, il interroge le visiteur. L’oeuvre est signé de Kehinde Wiley. Barack Obama, seul dirigeant afro-américain, pose parmi les autres présidents, un rituel instauré par le musée dès les années 1960.

Sur son site «Kehinde Wiley Studio Brooklyn», l’artiste se présente : « J’ai commencé par étudier l’art à Los Angeles quand j’étais jeune. Je suis allé à l’école d’art pour la première fois quand j’avais environ 11 ans et je suis allé dans de grands musées du sud de la Californie ».

«J’ai grandi dans le centre-sud de Los Angeles à la fin des années 80 et j’étais dans un environnement de hip-hop où la violence, les comportements antisociaux, les rues en feu faisaient loi. J’ai eu de la chance que ma mère était très attentive à mon égard,  pour mon frère jumeau et aux autres frères et sœurs de la famille ».

«Le week-end, j’allais à des cours d’Art au Conservatoire. Après l’école, nous étions interdits de sorties. Je détestais cela, évidemment, mais finalement c’était une bouée de sauvetage pour nous. À l’école d’Art, j’aimais juste reproduire des objets et toute sorte d’autres choses. À l’époque, il s’agissait de pommes, de fruits et de comprendre les jeux de lumière et d’ombre. Dès ce moment, j’ai peint des corps et beaucoup d’autoportraits. Une grande partie de ce que je fais maintenant est un type d’autoportrait ».

«À l’Art Institute de San Francisco, je me suis vraiment perfectionné sur les aspects techniques de la peinture. Et puis à Yale, il était plus question d’identité, du genre, de la sexualité, de la peinture comme acte politique ou des questions de post-modernité ».

Les sujets des peintures de Wiley portent souvent des baskets, des sweats à capuche et des casquettes de baseball, des équipements associés à la culture hip-hop, et sont placés sur des arrière-plans décoratifs ornés et contrastés. Les figures balayent un éventail de cultures.

En ce mois d’août 2020, Kehinde Wiley est dans le Sud de la France où il montre une trentaine de ses toiles et de vitraux.

L’exposition présentée à La Malmaison est une première pour le peintre dans une institution française. Elle est ouverte au public depuis le vendredi 10 juillet 2020 jusqu’au dimanche 01 novembre 2020. Les horaires : En juillet et août : tous les jours de 10h à 19h  – En septembre : tous les jours de 10h à 18h, en octobre et novembre : Du mardi au dimanche de 10h à 13h et de 14h à 18h.
Le lieu : Centre d’art La Malmaison La Malmaison, 47 boulevard de la Croisette 06400 Cannes.

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Images Kehinde Wiley Studio Brooklyn New York

Los Angeles-Cannes : Marcellus Cox primé à Cannes reçoit son Dikalo Award chez lui à Inglewood

Il n’habite pas les beaux quartiers de Los Angeles, encore moins les rues d’Hollywood et son industrie du cinéma, Marcellus Cox,  comme beaucoup d’autres noirs américains, vit dans la banlieue de la Cité des Anges.

Marcellus Cox vit à plusieurs kilomètres du centre ville, il réside à A Inglewood dans le Sud-Ouest de Los Angeles.  Nous avon rencontré un jeune réalisateur  surpris de nous voir dans sa région à des milliers de kilomètres de la ville de Cannes. Nous lui ramenons son Dikalo Awards, un prix obtenu au 15ème Festival International du Film Panafricain. Une récompense du fondateur du Festival Basile Nguengue Ebelle.

Du 18 au 22 avril dernier, le Festival International du Film Panafricain a projeté de nombreux films de divers continents dont le court métrage « Living » de Marcellus Cox (Best Short Film Fiction 2018).

Le Film produit par Toni Parker et Marcellus Cox a été tourné en 2017. Il parle des brutalités et des bavures policières aux States. Des faits qui soulèvent de nombreuses questions dans la société américaine.

Le Jury du FIFP a primé ce short film de fiction le 22 avril dernier à Cannes.

Ce samedi 25 août 2018, à Inglewood, dans le quartier où réside le jeune réalisateur, nous avons recueilli ses impressions après son prix décerné lors de la dernière édition du FIFP (le Festival International du Film Panafricain à Cannes ».

« Je veux personnellement remercier le fond du cœur le Festival International du Film Pan-Africain de Cannes pour cet incroyable prix. Ce film est sans aucun doute un travail d’amour, mais est aussi un outil pédagogique permettant d’examiner les deux points de vue des problèmes raciaux en Amérique. Il y a un long chemin à parcourir dans ce monde avant que chaque homme, femme et enfant n’éprouve le véritable sens de la liberté. Cela étant dit, j’apprécierai cet honneur jusqu’au jour de ma mort, et je ne me contenterai pas de me présenter en 2019, mais je serai là aussi. Reconnaissant pour toujours. » a déclaré très ému, le réalisateur américain,  Marcellus Cox.

« Ils ont fait 9800 kms …… Les gens du Festival International Du Film PanAfricain de Cannes sont venus personnellement me porter le prix que j’ai obtenu pour Living ……. Oh mon Dieu, c’est une folie en ce moment. C’est un des meilleurs moments de ma vie, c’était fou… Merci du fond de mon cœur à C’news Actus Dothy de Martinique, pour être venue spécialement de Paris, me présenter cet honneur incroyable. »

Marcellus Cox est lauréat du prix du Meilleur Court-Métrage de Fiction  2018 pour son film « Living ». 

Ecoutez Marcellus Cox d’Inglewood au micro de Dorothée Audibert-Champenois :

Reportage Dorothée Audibert-Champenois/Facebook C’news Actus Dothy


Images à Los Angeles C’news Actus Dothy