Assa Traoré porte plainte contre Laurence Sailliet qui l’a diffamée et injuriée et contre Frédéric Hermel

Assa Traoré porte plainte contre Frédéric Hermel, journaliste, pour diffamation publique. Elle dépose également plainte contre Laurence Sailliet, ex porte parole LR, qui l’a publiquement diffamée et injuriée.

Frédéric Hermel et Laurence Sailliet

C’est par un tweet ce samedi après-midi que le collectif « La Vérité Pour Adama » a réagi suite aux différentes attaques contre Assa Traoré. En début de semaine, le magazine Times célébrait la soeur d’Adama Traoré comme étant la « Gardienne de l’Année ». Un Award censé célébrer l’activisme et l’engagement sans faille de la militante qui depuis plus de quatre ans, demande que la justice soit faite dans le dossier de son petit frère, Adama Traoré.

Après un «BET Global Good Award en juin dernier, le Times invitait Assa Traoré lui consacrant toute une page complète à l’intérieur du magazine. Cet honneur «The Guardian of The Year» n’a pas plus à certaines personnalités françaises qui l’ont dénoncé avec virulence et mépris. Lundi 14 décembre sur la chaîne en continu CNEWS, Laurence Sailliet a vivement critiqué cette distinction qui selon l’ex porte parole LR n’est pas mérité. «Cela m’a donnée la nausée. Je n’ai même pas commenté parce je trouve que plus vite qu’on oubliera ça et mieux c’est» a déclaré Laurence Saillet.

Le tweet de Frédéric Hermel le 11 décembre 2020

Sur Twitter « La Vérité pour Adama » annonce qu’Assa Traoré porte plainte contre Laurence Sailliet pour diffamation et injure publiques. La militante traduit en justice également le journaliste Frédéric Hermel pour les mêmes raisons.

Dorothée Audibert-Champenois rédactrice de C’newsActusDothy – Facebook Cnews ACTUS – Twitter Instagram – Image Twitter – Capture d’écran Cnews ACTUS

Adama Traoré: La justice dédommage un codétenu qui l’accuse d’agressions sexuelles répétées

La vie d’Adama Traoré révèle d’étonnantes surprises pour le public, ses défenseurs et sa famille.  Avant de mourir dans la caserne des gendarmes de Beaumont-sur-Oise,  il aurait agressé sexuellement son codétenu,  alors qu’il était en détention à la prison d’Osny,. Pour ces agressions sexuelles, une plainte le visait en 2016, deux mois avant sa mort. La mère du jeune homme en grande souffrance depuis les viols répétés, s’était rendue au commissariat de Cergy-Pontoise dans le Val-D’Oise.

Des faits qui ont été reconnus et pour lesquels la victime sexuelle a été dédommagée. En effet selon Le Point, ce mercredi 22 juillet 2020, la Commission d’indemnisation des victimes d’Infractions ( Civi) a ordonné l’indemnisation du codétenu d’Adama Traoré.

Dans la plainte, la mère racontait les confidences de son fils au parloir : « Adama l’empêchait de dormir et l’enroulait dans un drap la nuit ». Selon la Civi, sous la menace d’une fourchette, le codétenu aurait raconté aux enquêteurs avoir été contraint, plusieurs fois par jour, de pratiquer des fellations à Adama Traoré.  

Le Fond de Garantie des Victimes qui exerce ses pouvoirs sous le contrôle d’une juridiction spécialisée est un protecteur des droits des victimes. Dans cette procédure, « l’auteur présumé des faits n’est pas partie, seul le juge pénal est compétent pour le déclarer, le cas échéant, coupable » rapporte Le Point qui révèle l’information.

« La Civi de Pontoise a été saisi dans le but d’obtenir l’indemnisation du préjudice pour les faits d’agressions sexuelles mais également pour une expédition punitive en février 2018, menée par l’un des frères d’Adama Traoré (Mamadou K) après le dépôt de la plainte ».

Adama Traoré est mort le 19 juillet 2016 à Beaumont-sur-Oise dans la caserne des gendarmes qui l’ont interpellé. Depuis, sa soeur Assa Traoré demande « Justice et Vérité » sur les causes de la mort du jeune homme de 24 ans. Un décès qui reste encore suspect pour la famille de la victime qui devait célébrer son anniversaire le soir de son arrestation.

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Images capture d’écran manifestation

Adama Traoré: Deux gendarmes mis en cause sont «des Noirs martiniquais» indique le leader Les Nationalistes Français dans une vidéo

Après les récentes mobilisations du Collectif Vérité pour Adama, en marge des manifestations contre le racisme et les violences policières, selon le quotidien Le Parisien, c’est toute l’enquête qui pourrait être relancée. À Beaumont-sur-Oise (Val-d’Oise), deux heures après l’arrestation du jeune Adama Traoré, il mourrai dans une caserne de gendarmes.  La justice veut trouver des témoins jamais entendus jusqu’à aujourd’hui. Pendant son interpellation, ce  vendredi 19 juillet 2016, une tierce personne est venue à son secours, mais les trois juges ne l’ont jamais identifié. Cette connaissance l’a aidé à fuir le gendarme qui le gardait menotté, il aurait donc permis à Adama Traoré de s’échapper pour un temps. Les juges demandent à l’Inspection générale de la gendarmerie nationale (l’IGGN) de relancer les recherches.

Sans envisager une reconstitution des faits, quatre ans après la mort d’Adama Traoré, la justice va enquêter pour savoir s’il y avait un contentieux entre Adama Traoré et les gendarmes qui l’ont arrêté cette fameuse nuit de juillet 2016. L’IGGN tentera de comprendre si les trois gendarmes qui ont participés à l’interpellation connaissaient Adama Traoré, « notamment dans des dossiers d’outrage et de rébellion ». Les juges souhaitent déterminer quand et pourquoi, au moins un des gendarmes s’est retrouvé seul avec le jeune malien.

Parmi les trois gendarmes que la soeur de la victime, Assa Traoré, juge responsables du décès de son frère, causé par un plaquage ventral, selon son avocat Me Yassine Bouzrou , le leader du groupuscule Les Nationalistes français, une figure de l’ultra-droite française assure qu’ils sont «des Noirs martiniquais». C’est en argumentant des faits de vandalisme sur la fresque murale dédiée à Adama Traoré, qu’Yvan Benedetti, le porte -parole du groupe ultra-droite a précisé, vendredi 10 juillet 2020, l’origine de deux des trois gendarmes.

Dans cette période trouble, Assa Traoré est tantôt encensée dans les médias qui lui consacrent des magazines ou lui remettent des prix pour son combat contre le racisme et tantôt honnie sur les réseaux sociaux .  La jeune femme  obligée désormais de se déplacer entourée de gardes du corps ne faiblit pas,  Assa Traoré, l’a encore dit, elle continue tant que la vérité sur le décès de son petit frère ne sera pas clairement dévoilée.

Marche du 18 juillet 2020 à Beaumont-sur-Oise

Ce samedi 18 juillet 2020, à un jour du quatrième anniversaire de la mort d’Adama Traoré, une marche et un Festival sont organisés pour lui rendre un nouvel hommage. Il a lieu à Beaumont-sur-Oise où il a vécu. Le soir de son interpellation, Adama Traoré fuyait un contrôle, il est décédé dans la caserne des gendarmes de Persan,  c’était le jour de ses 24 ans.

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La fresque en hommage à Adama Traoré et George Floyd a été vandalisée

A Stains, ce dimanche après-midi, les habitants ont découvert la fresque en hommage à Adama Traoré et George Floyd, recouverte de graffitis avec des messages hostiles à la famille Traoré. Pour l’instant, aucune information qui expliquerait cette dégradation et les circonstances restent floues.

La fresque contestée en partie par le syndicat de police Alliance 93 devait être effacée partiellement selon la préfecture de Seine-Saint-Denis. Elle avait été inaugurée fin juin en présence d’Assa Traoré et du Collectif Vérité pour Adama, par Azzédine Taïbi, le maire de la ville de Stains.

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Assa Traoré divise la France, plus de 4 400 commentaires sur BFM critiquent et accusent la militante d’être «une délinquante»

Mercredi 24 juin 2020, les internautes du réseau social Facebook se réveillaient avec une surprise qui n’a pas plus à tous les abonnés. Assa Traoré, figure de la lutte contre les violences policières et contre le racisme en France a été retenue par l’Académie des BET Awards, comme une personnalité engagée, une activiste influente dans l’hexagone, pour un prix d’honneur.

Depuis quatre ans, la mère de famille lutte avec détermination et constance, pour connaître la vérité sur la mort de son jeune frère Adama Traoré.  Ce dimanche 28 juin 2020, elle recevra aux Etats-Unis le « BET International Global Good Award ».  Assa Traoré a expliqué en quoi cette récompense était importante pour elle et lui donnait raison de se battre pour savoir dans quelles circonstances exactes est décédé son frère Adama.

«Ce prix est un encouragement pour l’avenir. Le nom de mon petit frère, Adama Traoré, est devenu celui d’un combat, celui de nos droits. Ce prix le rendra encore plus fort. Merci BET pour ce prix international, et cette reconnaissance qui donne la parole à nos voix » a déclaré l’activiste via son compte Instagram.

Une récompense qui ne plaît pas à une grande partie de la communauté Facebook. Un article publié  aujourd’hui sur la plateforme BFMTV, a obtenu plus de 4 400 commentaires où des lecteurs débattent furieusement sur la remise de ce prix honorifique.

« Une délinquante qui gagne une prix, on aura tout vu » ce commentaire sera liké plus de 900 fois, « Qu’elle aille là-bas ça nous fera des vacances », « Un billet pour les USA et surtout pas de retour » ou bien « On marche sur la tête, donnez un prix à des délinquants. La famille Traoré n’a honte de rien . Une honte à vomir.» sont les tous premiers posts vus sur la profil du site d’informations. Puis, un florilège de critiques s’étend en légende sous l’article qui annonce la remise du prix d’Assa Traoré.

À l’unanimité, les internautes accusent Assa Traoré d’être une délinquante, issue d’une famille de délinquants, et leur seul souhait c’est que la française d’origine malienne, à l’instar d’Omar Sy quitte définitivement la France pour les Etats-Unis. La presse n’est pas épargnée, les abonnés demandent qu’elle cesse de relayer les informations liées à la jeune militante.

Dans le flots de mécontents, une internaute suggère d’ « ériger une statue pour sa mémoire » ou ce lui décerner « la légion d’honneur » quand d’autres la mettent au défi de changer de coupe « Avec ton prix, va chez le coiffeur !!! C’est insupportable, un look pareil ». Sa vie professionnelle est pointée du doigt quand une internaute peste « Elle ferait bien d’expliquer qu’elle travaille dans une association créée par les Rothschild, comme Macron ».

Entre les posts graveleux,  un autre internaute met en doute les compétences des journalistes américains qui ont choisis Assa Traoré pour le prix  « BET International Global Good Award ». : « Depuis quand ils peuvent juger une affaire dont ils ne connaissent rien. » .  « C’est pas avec un prix que le casier judiciaire de cette famille va disparaître par magie. À tous les coups les Usa ne savent rien de leurs casiers bien remplis »

Cet abonné revisite l’histoire de l’esclavage, et écrit : « L’esclavage ayant été aboli depuis 1848, rien ne l’empêche de retourner à ses racines si la France lui déplaît. Nous n’allons pas l’obliger à rester dans notre pays ».

Seuls quelques voix osaient contrarier la vague de mécontents : « Félicitations à cette femme magnifique et courageuse, vous êtes un exemples pour les petites filles noires », « une vraie battante, très courageuse. Ton combat est noble. Respect à toi Assa Traoré ».

Pour rappel, Assa Traoré mène une action depuis quatre ans pour la mémoire de son frère Adama Traoré. Assa Traoré était en Croatie en juillet 2016 quand son jeune frère de 24 ans est mort durant une interpellation. Le décès  de l’Afro-Américain George Floyd a ravivé les mobilisations autour de l’affaire Adama Traoré : « Aujourd’hui, quand on se bat pour George Floyd, on se bat pour Adama Traoré » clamait Assa Traoré lors de la manifestation du 2 juin à Paris. Un rassemblement interdit qui a mobilisé plus de 20 000 personnes

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Images Capture décran HuffingtonPost/Bet Awards

La fresque commémorative à Stains sera effacée partiellement, sous injonction du préfet de Seine-Saint-Denis

Comme leur ministre Christophe Castaner, une grande partie des policiers français sont choqués par la fresque de Stains, inaugurée en fin de semaine dernière par le maire de la ville de Stains. Avant de manifester leur mécontentement lors d’un rassemblement lundi, le Syndicat Alliance a été reçu par le préfet de la Seine-Saint-Denis qui leur a assuré de son soutien total .

Suite à cette levée de bouclier, cette oeuvre qui se dit artistique avant tout, qui rend hommage à deux hommes morts asphyxiés lors d’interpellations, l’un à Minneapolis aux Usa et l’autre à Beaumont-sur-Oise en France, dénonce également les violences policières et le racisme au sein de la police française. Condamnable pour une grande partie de la police qui, par la voix de leurs syndicats respectifs, demandait que soit effacée une partie du message de la fresque murale.

Ce sera chose faite sans doute, car, selon les informations du quotidien Le Parisien, le syndicat de policiers Alliance 93 a obtenu que la fresque soit modifiée. Inaugurée le jeudi 18 juin en présence d’Assa Traoré, figure emblématique du collectif Vérité pour Adama Traoré, la fresque apparaîtra bientôt tronquée du termes « policières ». Le maire communiste de la ville de Stains, Azzedine Taïbi a été mis en demeure par le préfet George-François Leclerc, de retoucher la fresque commémorative.

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Racisme: Hapsatou Sy « Faites en sorte qu’il n’y ait pas de Zemmour à l’antenne, donner la parole à ceux qui subissent le racisme»

Mercredi 3 juin, Hapsatou Sy était l’invitée de BFM story, animée par Olivier Truchot, pour discuter de la manifestation interdite par la préfecture de police, qui a quand même eu lieu, la veille, le mardi 2 juin à Paris. Une marche pacifique qui a réunie plus de 20 000 personnes dans la capitale. Cette manifestation en marge de celles provoquées aux USA, suite à la mort de George Floyd, et lancée à l’initiative d’Assa Traoré, soulève des questions quant à la responsabilité de la jeune femme. L’occasion également d’échanger sur le racisme au sein de la police et du quotidien des Noirs en France.

Hapsatou Sy,  Animatrice Tv

« Aujourd’hui, quand on se bat pour George Floyd, on se bat pour Adama Traoré » déclarait au média, Assa Traoré, la sœur aînée d’Adama Traoré. Comme la mort de George Floyd, mort sous le genou d’un policier, le lundi 25 mai à Minneapolis, celle d’Adama Traoré continue à susciter autant d’indignation.

Le 19 juillet 2016, à Beaumont-sur-Oise, deux heures après son interpellation policière, Adama Traoré meurt dans une gendarmerie du Val-D’Oise, en région parisienne.

Ce mardi 19 juillet 2016, le jour d’anniversaire d’Adama Traoré, aux environs de 17 heures, des gendarmes de L’Isle-Adam interviennent à Beaumont-sur-Oise pour interpeller Bagui Traoré pour fraude.
Mais après que Bagui Traoré se soit échappé deux fois, trois gendarmes repèrent Adama Traoré et procèdent à son arrestation. « On se trouvait à trois dessus pour le maîtriser », la thèse du plaquage ventral est avancé suite au témoignage d’un des militaires. Menotté dans la voiture des gendarmes, Adama se plaint de ne pouvoir respirer et il perd connaissance. À la gendarmerie, le jeune homme est allongé par terre et encore menotté mais sans pouls et en arrêt respiratoire. Malgré les efforts des secours, Adama Traoré, originaire du Mali décède. Il sera enterré chez lui après deux autopsies. S’en suivront, cinq nuits de violences urbaines à Beaumont-sur-Oise. Depuis, le cas Adama fait l’objet d’une bagarre judiciaire qui dure depuis quatre ans.

Mercredi 3 juin, Hapsatou Sy, la star reçue par la chaîne en continu s’exprimait sur le racisme dans la police, et Hapsatou Sy n’a pas hésité a montré son agacement. « Nous retournerons dans la rue jusqu’à ce que cesse cette violence policière, ce racisme permanent qui est devenu légion. Mais faites en sorte notamment qu’il n’y est pas d’Eric Zemmour à l’antenne, qui propage ce racisme. » a déclaré l’animatrice TV.

Au présentateur qui lui signifie qu’il s’agit là de liberté d’expression, Hapsatou Sy réplique : « Tout le monde doit parler sans que cela devienne une propagande. On laisse la parole à Eric Zemmour sur un plateau de télévision, qui vous explique que George Floyd est mort parce qu’il était un délinquant et qu’il n’est pas mort sous le genou. » En colère, la jeune maman a expliqué qu’il serait de bon ton  de « donner la parole un peu plus à ces gens qui subissent le racisme, pas à ceux qui le propagent. » et insiste «j’en profite pour être entendue».

Après la marche (interdite) pour Adama Traoré et George Floyd, Assa Traoré aurait subi des intimidations. Face à Olivier Truchot, l’animatrice Tv, Hapsatou Sy a tenu à défendre la sœur aîné d’Adama Traoré : « Assa Traoré n’est pas responsable du fait que les gens soient descendus dans la rue lundi, le gouvernement est responsable, elle n’est pas responsable». « J’en profite pour être entendue » a souligné la jeune femme dans la foulée.

Pour conclure Hapsatou Sy a insisté auprès du présentateur en lui notifiant qu’aujourd’hui, en France : « Le racisme est tellement devenu normal qu’on ose plus porter plainte.» 

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Floyd: La France «totalitaire, terroriste, esclavagiste et colonialiste», juge la LDNA, des politiques sont «écœurés»

À l’instar des Etats-Unis où Noirs et Blancs manifestent ensemble contre les violences policières, en France, des marches de soutien à Adama Traoré, à George Floyd, à toutes les victimes mortes sous les coups des policiers s’organisent dans différentes villes. Mardi 2 juin, à Paris de nombreux manifestants défilaient pour dénoncer les violences mais aussi une vraie justice. Après la marche initiée par Assa Traoré où plus de 20 000 personnes ont bravé l’ordre de ne pas défiler, c’est aujourd’hui la LDNA (La Ligue de défense noire africaine) qui organisait un Sit-in devant l’ambassade des Etats-Unis, dans le 8ème arrondissement.

Le rendez-vous était prévu à 14 heures et c’est une foule de sympathisants et amis qui recevaient les membres de l’organisation qui ont montré leur ressentiment à l’égard de la France. « Cette vérité que les médias ne veulent pas entendre. Cette vérité que le système ne veut pas entendre : la France, c’est à dire l’Etat français, est un Etat totalitaire, terroriste, esclavagiste, colonialiste. L’Etat français exploite son propre peuple. Alors vous imaginez ce qu’ils font à l’Afrique ? », ont déclaré les membres de l’organisation.

En fin de journée, Sébastien Chenu du Rassemblement National a tweeté qu’il était temps de dissoudre la ligue et le député Eric Ciotti a quant à lui tweeté qu’il était « écœuré » et poursuivi qu’il s’agissait de haine et de bêtise « à l’état pur qui ne peuvent qu’abîmer la nation et diviser les français ».

Pour la LDNA, la France n’aime pas les Noirs, et il le prouve en prenant comme exemple la majestueuse statue de Colbert  « ce gros fils de p*** qui a écrit le code noir. Le code noire, qui a décrété que les Noirs n’étaient pas des êtres humains ».

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Paris : Un policier noir traité de « vendu », il porte plainte, le préfet de police le soutient

Un policier noir a porté plainte ce vendredi 4 juin après avoir été traité de « vendu » lors d’un rassemblement contre les violences policières. La scène filmée qui circule sur les réseaux sociaux se passe en marge de la manifestation du mardi 2 juin ayant réuni plus de 20 000 manifestants devant le nouveau Palais de justice de Paris.

Didier Lallement, préfet de police de Paris

L’annonce a été faite par le préfet de police Didier Lallement qui confirme que l’officier présent pour encadrer les participants durant le rassemblement a été insulté et a porté plainte.

Dans la vidéo qui circule sur le Net, le fonctionnaire de police, membre de la Direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC), casqué, est resté impassible face à des participants qui scandaient en chœur « vendu ».

Didier Lallement a tweeté ce message de soutien à son officier : « Il a porté plainte et je m’y associe. Son calme et sa dignité sont un exemple qui nous honore. Il n’y a pas de race dans la police, pas plus que de racisés ou d’oppresseurs racistes. Il y a des fonctionnaires qui s’engagent pour la liberté et la fraternité et cela au quotidien » a publié le préfet de police de la capitale.

La manifestation du 2 juin se déroulait pour soutenir la famille d’Adama Traoré, mort dans un commissariat en banlieue parisienne et la famille de George Floyd mort aux mains d’un policier de Minneapolis, avec la complicité de trois autres officiers. Lundi 25 mai 2020, une vidéo filmée par une adolescente de 17 ans révélait au grand jour les méthodes brutales de la police de Minneapolis. La vidéo a soulevé des émeutes et des protestations dans toute l’Amérique.

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Images Twitter.

Paris-« Justice pour Adama » : Quelques incidents en marge de la manifestation contre les violences policières

Plus d’une semaine après la mort brutale de George Floyd, mort étouffé, coincé sous le genou d’un policier américain, des milliers de français se réunissaient à Paris pour faire entendre leurs voix. L’objectif pour les 20 000 manifestants étaient de s’unir pour dénoncer les violences policières en France mais aussi de soutenir les familles, victimes de ces brutalités répétées.  A l’appel d’Aïssa Traoré, c’était l’occasion, ce mardi soir, de se réunir autour de la famille d’Adama Traoré, mort, deux heures après son arrestation en juillet 2016.

Peu après 21 heures, ce mardi 2 juin, la préfecture de police tweetait que des incidents se poursuivaient encore en marge de la manifestation interdite contre les violences policières en France. Jets de projectiles, incendies de vélos, tirs de gaz lacrymogène, les officiers de police qui répliquent avec des LBD, la manifestation initialement prévue pour soutenir la famille d’Adama Traoré a été perturbée ce mardi.

« Aujourd’hui, quand on se bat pour George Floyd, on se bat pour Adama Traoré » annonce au média, Assa Traoré, la sœur aînée d’Adama Traoré, mort peu après son interpellation par les gendarmes, le 19 juillet 2016, à Beaumont-sur-Oise. Quatre ans plus tard, l’Affaire Adama Traoré est devenue une guerre d’expertises médico-judiciaires. C’est un placage ventral qui serait la cause de sa mort révèle une contre-expertise  demandée par les parties civiles. Vendredi 29 mai, une énième expertise écartait la responsabilité des forces de l’ordre.

Le rassemblement a débuté sur le parvis du tribunal de Paris et dans les rues voisines où des pancartes #BlackLivesMatter donnaient l’ambiance dans les rangs des protestataires. Dire non au racisme et à la haine étaient les mots d’ordre dans la manifestation. Pour beaucoup la mort de l’afro-américain a été la goutte de trop.

Dans la foule, les manifestants dénoncent le contrôle au faciès, les violences policières et les bavures quand d’autres avouent qu’« en France c’est plus vicieux », rapporte un témoignage du Point.

Des manifestations ont aussi lieu à Lyon, à Marseille et à Lille.

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Images Le Soir/Sandrine.Sacha Carter