Film: «Judas and the Black Messiah» raconte l’infiltration au sein des Black Panthers du faux activiste William O’Neal

« Judas and the Black Messiah, le très attendu film dirigé par Shaka King avec Daniel Kaluuya et Lakeith Stanfield fera sa première mondiale au Festival du film de Sundance 2021. La directrice du festival, Tabitha Jackson s’est déclarée ravie  « d’accueillir cette œuvre puissante » dans le programme du Festival de cinéma, qui donne une large place aux films indépendants, y compris durant la pandémie.

Le Black Panther Party et le FBI

« Judas and the Black Messiah» ou ‘Juda et le Messie Noir’ raconte comment un Noir de Chicago a collaboré avec le FBI dans les années 1960 en se faisant passer pour un militant du BPP. En 1967, alors que le patron et fondateur du FBI, J. Edgar Hoover craint que le leader charismatique du Black Panther Party, Fred Hampton, ne devienne un Messie noir, William O’Neal, un informateur recruté par l’institution policière (le FBI),  s’infiltre dans l’organisation du Black Panther de l’Illinois. Les précieuses informations du faux activiste au service du renseignement américain,  conduiront à la mise à mort de Fred Hampton, le matin du jeudi 4 décembre 1969.

L’homme abattu, Fredrick Allen Hampton était un militant américain et un socialiste révolutionnaire. Il était le président de la section de l’Illinois du Black Panther Party (BPP) et vice-président du BPP national. Deux ans avant sa mort, Fred Hampton a été identifié par le Federal Bureau of Investigation (FBI) comme étant une menace radicale. En décembre 1969, Fred Hampton a été tué dans son lit lors d’un raid initié par le Federal Bureau of Investigation (FBI). Mark Clark également membre actif du Black Panther a été assassiné le même jour et plusieurs autres militants du BPP ont été grièvement blessés.

William O’ Neal, l’informateur

William O’Neal, l’indic du FBI, était un ancien petit criminel de Chicago (vol de voiture, torture, enlèvement, infraction). En échange de ses crimes, William O’Neal a accepté d’infiltrer les Black Panthers en tant qu’agent de contre-espionnage. L’implication de William O’Neal dans le raid a été révélée en 1973, et il a été transféré en Californie sous le pseudonyme de ‘William Hart’ via le programme fédéral de protection des témoins. Il est mort en 1990 dans un accident de la circulation.

La mort de l’activiste Fred Hampton

Le mercredi 3 décembre 1969, après avoir donné un cours d’éducation politique dans une église, William O’Neal, Fred  Hampton et plusieurs membres des Panthers se sont rendus à l’appartement d’Hampton. Vers minuit, ils ont mangé le dîner préparé par William O’Neal. L’indic avait glissé du secobarbitol (un somnifère) dans la boisson de Fred Hampton. William O’Neal est parti et à environ 1h30 du matin, le 4 décembre, le président du BPP de l’Illinois, s’est endormi en parlant à sa mère au téléphone. À 4 h 45, Mark Clark, assis dans la pièce avant de l’appartement avec un fusil de chasse sur ses genoux, a reçu une balle dans la poitrine et a été tué sur le coup. Les témoins ont entendu ‘deux tirs à courte portée à l’arrière de la tête de Hampton, qui l’ont tué’.

William O’Neal a vécu dans la peur qu’on découvre sa ‘trahison’.

Casting : Daniel Kaluuya, Lakeith Stanfield, Jesse Plemons, Dominique Fishback, Lil Rel Howery, Martin Sheen.

Réalisateur : Shaka King. Scénaristes : Will Berson, Shaka King. Producteurs : Ryan Coogler, Charles D. King, Shaka King.

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Afida Turner «dégoutée» de la défaite de Donald Trump, ne se présente plus à la présidentielle en France

Afida Turner de son vrai nom Hafidda Messaï, a annoncé lundi sur son compte Twitter, suivi par plus de 117 000 abonnés, qu’elle ne se présenterait plus à la prochaine élection présidentielle de 2022. Déçue que le président sortant, Donald Trump n’ait pas été élu, l’ancienne Lesly de la télé-réalité Loft Story 2 diffusée en 2002 sur M6, jette l’éponge. Elle ne sera donc pas candidate à l’élection présidentielle de 2022. Une décision qui surprend et suscite une grande curiosité  autour de la chanteuse de 44 ans, qui ce mercredi 13 janvier, est le sujet tendance sur Google.

Mais qui est la volcanique Afida?

Afida Turner est une chanteuse, compositrice, actrice et personnalité médiatique franco-américaine. En 2007, elle acquiert une grande notoriété en épousant le musicien Ronnie Turner, le fils d’Ike Turner et de Tina Turner.

Afida, très réactive et sans langue de bois sur les réseaux sociaux est une personnalité très suivie, ses publications sont très commentées. Mais si Afida semble bien dans sa peau et assume une vie de jet-setteuse bien remplie, elle cache une histoire familiale plus tragique. À l’âge de 2 ans, rapporte les tabloïds américains, son père algérien aurait battu à mort sa mère, originaire de l’île de la Réunion. Et à cinq ans, la fillette née dans le Pas-de-Calais, est doublement orpheline quand son père meurt.

Afida Turner a fait des apparitions dans cinq films, Shut Up And Shoot, The Sweep et Single Black Female. En 2013, elle a joué dans le film autoproduit Visions Interdites et en 2018, dans le drame  Lumière Noire d’Enguerrand Jouvin.

Pour avoir soutenu la politique de Donald Trump et avoir assisté à sa défaite, Afida qui voulait se présenter à la présidentielle de 2022 en soutien aux gilets jaunes, baisse les bras. La défaite de son favori aux Etats-Unis ne lui donne plus envie de poursuivre sa brève carrière politique.

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Ali Alexander, Noir activiste d’extrême droite chef du groupe Pro-Trump «Stop the Steal»

Le conspiraciste et activiste d’extrême droite Ali Alexander est le chef d’un groupe de réélection pro-Trump appelé «Stop the Steal». L’homme a soutenu l’idée d’envahir le Capitole pour protester contre les résultats des élections après la défaite de Donald Trump le 7 novembre dernier. Depuis, Ali Alexander se cache des autorités, niant être responsable de quoi que ce soit, son groupe «Stop the Steal» a été supprimé sur Twitter.

Dans la vidéo aujourd’hui enlevée du site Twitter, il motivait ses troupes : «Nous allons les convaincre de ne pas certifier le vote du 6 janvier en faisant défiler des centaines de milliers, voire des millions de patriotes, pour qu’ils s’assoient à Washington DC et ferment cette ville, n’est-ce pas.»  

Après l’assaut de milliers de pro-Trump au Capitole et la mort de cinq américains, Ali Alexander s’absout de toute responsabilité : «Je n’ai rien incité» a-t-il déclaré dans une vidéo publiée vendredi sur Twitter : «Je n’ai rien fait.»

Ali Alexander, qui s’est décrit comme l’un des «initiateurs officiels» du rassemblement du 6 janvier à Washington serait un activiste d’extrême droite et un théoricien du complot, affirme la presse américaine qui a enquêtée sur le chef du groupe Stop the Steal. Ali Alexander serait donc un criminel reconnu coupable de vol de propriété en 2007 et d’abus de carte de crédit en 2008.

Ali Alexander est entré dans la clandestinité après les émeutes du 6 janvier dernier dans les bâtiments du Capitole.

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Michelle Obama a exhorté les Gafam à supprimer le profil de Donald Trump et l’ex-First Lady a réussi

Et cette sommation a été entendue, le lendemain, jeudi 7 janvier 2021, le président sortant de la première puissance mondiale, Donald Trump sera suspendu de façon permanente sur la plateforme sociale Facebook ainsi qu’Instagram. Après plusieurs avertissements à ses tweets au cours des derniers mois, le géant Twitter interdit définitivement son réseau social à Donald Trump. Plus de 88,7 millions de followers pro ou sympathisants du président américain sont sans nouvelles du profil @realDonaldTrump depuis une semaine.

Washington, le Capitole assiégé, mercredi 6 janvier 2021

Un coup dur pour le 45ème président des Etats-Unis, il était pourtant classé sixième utilisateur sur Twitter, l’un des plus suivis de ce réseau. Le chef d’Etat le plus puissant du monde s’est toujours vanté de pouvoir contourner les «faux médias d’information» pour diffuser directement ses messages à ses partisans.

«Le moment est venu pour les entreprises de la Silicon Valley d’arrêter de permettre ce comportement monstrueux – et d’aller encore plus loin qu’elles ne l’ont déjà fait en interdisant définitivement cet homme de leurs plateformes et en mettant en place des politiques pour empêcher que leur technologie ne soit utilisée par les dirigeants du pays pour alimenter des insurrections ».

En réponse aux violences perpétrées mercredi 6 janvier 2021 au sein du Capitole américain, qui ont entraînées la mort de quatre personnes, l’ex-First Lady Michelle Obama a appelé les sociétés de médias sociaux à interdire définitivement Donald Trump de leurs plateformes.

Les ennuis de Donald Trump sur le Net ont commencé mercredi en début de matinée. Alors que la violence faisait rage à Washington, Twitter va supprimer certaines publications du président puis bloquer le profil pendant 12 heures. YouTube, qui appartient à Google, va plus loin en retirant une vidéo que Donald Trump avait publiée.  Dans ce message, le président américain félicitait les émeutiers et dénonçait une nouvelle fois un vol supposé de suffrages le mettant en position défavorable pour un nouveau mandat.

Ashli Babbitt, cette ancienne combattante de l’armée de l’air américaine est morte durant l’assaut au Capitole

Le dernier post de Donald Trump sur Twitter, en soutien aux émeutiers, sera publié à 18 h 01 mais là encore, immédiatement supprimé : «Ce sont des événements ainsi qui se produisent quand une victoire électorale sacrée échappent aux grands patriotes qui ont été mal et injustement traités pendant si longtemps. Rentrez chez vous avec amour et en paix. Souvenez-vous de ce jour pour toujours!» expliquait Donald Trump à ses électeurs.

Barack Obama sidéré a réagi à l’invasion du Capitole et l’ancien président a fait part de son horreur en voyant la foule descendre sur le Capitole : «Comme vous tous, j’ai vu un gang, organisé, violent et furieux d’avoir perdu une élection, assiéger le Capitole des États-Unis (…) Ils ont fièrement agité le drapeau de la Confédération à travers les couloirs ». «Ils ont profané le centre du gouvernement américain.» s’agaçait Barack Obama.

Michelle Obama a signifié ouvertement son mépris pour Donald Trump et selon l’écrivaine de «Becoming», le président comme les médias d’extrême droite portent l’entière responsabilité de ce qui s’est passé mercredi dans l’enceinte du Capitole.

«Cette journée a été une réalisation des souhaits d’un président infantile et antipatriotique qui ne peut pas gérer la vérité de ses propres échecs. Et l’épave repose aux pieds d’un appareil du parti et des médias qui l’ont joyeusement applaudi, connaissant parfaitement les conséquences  d’un tel soutien», a souligné Michelle Obama.

Jeudi 7 janvier, le président élu Joe Biden et la vice-présidente Kamala Harris ont dénoncé l’écart de traitement de la foule pro-Trump d’une part et les manifestants de Black Lives Matter dans la capitale nationale. Une police jugée beaucoup plus clémente avec les supporteurs du président Trump mais bien plus musclée face aux manifestants anti-racistes.

Pour l’heure, Facebook a annoncé qu’il interdisait Trump jusqu’au 20 janvier au moins, la fin de son mandat présidentiel». Mais Twitter, plus radical, a décidé de se passer de ce profil très suivi mais trop controversé.

Dorothée Audibert-Champenois Rédactrice en chef de CnewsActusDothy – Facebook Cnews ACTUS – Twitter Instagram – Image capture Podcast Obama.

L’Université de la Havane sous le thème «Les Caraïbes et les impacts de la pandémie» organise sa 15ème conférence internationale

Le programme d’études caribéennes Norman Girvan de l’Université de La Havane pour la XVème Conférence internationale sur les études caribéennes aura pour thème principal «Les Caraïbes et les impacts de la pandémie Covid-19». La conférence aura lieu du 8 au 10 décembre 2021. La date limite des inscriptions est fixée au 22 octobre 2021.

Le programme d’études caribéennes «Norman Girvan» (Cátedra de Estudios del Caribe Norman Girvan) de l’Université de La Havane, créé en 2004, organise chaque année une conférence internationale dont l’objectif est de réunir de nombreux chercheurs caribéens pour débattre des problématiques de la région Caraïbe et élaborer des solutions dans tous les domaines.

La XIIIème conférence internationale de l’Université de la Havane – 9/12/19

La Conférence accordera la priorité aux discussions sur les effets et les réponses des pays et territoires des Caraïbes touchés par la pandémie du Covid-19. Comment cette maladie affecte les sociétés, les économies, les politiques publiques et sociales, la culture, l’environnement et les possibilités de développement dans la région, seront les principaux sujets à débattre dans cette prochaine conférence.

En plus d’être très vulnérables aux chocs économiques internationaux, les Caraïbes restent particulièrement fragiles face aux événements météorologiques, au changement climatique et aux mouvements transnationaux de marchandises, de personnes et de biote (la flore et la faune). « De ce constat, les discussions seront axées sur les possibilités régionales face aux impacts du Covid-19 et d’autres obstacles qui freinent le développement de nos pays et de la région dans son ensemble » annoncent les organisateurs de la conférence annuelle.

« Les intervenants qui abordent les scénarios géopolitiques et socioéconomiques dans les Caraïbes et l’hémisphère pour les années à venir seront privilégiés, ainsi que les propositions sur les politiques à envisager en faveur de l’élargissement et du renforcement des liens de Cuba avec le reste des Caraïbes.» précisent les responsables du programme d’études caribéennes Norman Girvan de l’Université de La Havane.

La XVème Conférence internationale sur les études caribéennes se réunira du 8 au 10 décembre 2021 et sera consacrée à l’analyse et au débat sur les impacts du Covid-19 dans les Caraïbes.

Pour participer à la Conférence, les inscriptions se font par e.mail à milamartinezreinosa@gmail.com et antonio_fromero@yahoo.com.

Dorothée Audibert-Champenois Rédactrice de CnewsActusDothy – Facebook Cnews ACTUS– Twitter Instagram – Images Facebook Université de la Havane

Meghan Markle et le Prince Harry quittent les réseaux sociaux

Vendredi 8 janvier 2020, le géant Facebook, Instagram, Snapshat, Twitch suspendait le compte du 45ème président des Etats-Unis et Twitter banissait le profil @realDonaldTrump, de façon permanente sur sa plateforme. Des mesures inédites prises après les récents évènements au sein du Capitol à Washington DC. Et pendant que le locataire de la Maison Blanche revoit sa communication et se demande comment il pourrait s’adresser efficacement à ses plus de  88 millions d’abonnés, le couple du Megxit, Harry et Meghan Markle, annonce se retirer des réseaux sociaux.

Cible privilégié des tabloïds, Meghan Markle n’est pas moins celui des internautes sur les réseaux sociaux. Selon l’édition dominicale du Sunday Times « le couple est désabusé par la haine qu’il a rencontrée sur les réseaux sociaux ». Dans le même temps, Meghan Markle assurait dans un podcast Teenager Therapy «On m’a dit qu’en 2019, j’étais la personne la plus trollée au monde, hommes et femmes» confondus.

Le Duc et la Duchesse abandonne donc plus de 10 millions d’abonnés Instagram qui les suivaient sur leur compte Sussex Royal alors qu’ils travaillaient pour la famille royale. En 2020, le couple royal a lancé une organisation à but non lucratif Archewell, après avoir renoncé à leur marque «Sussex Royal» au moment du Megxit, en janvier 2020.

Meghan Markle et le prince Harry ont jeté l’éponge et ont décidé de quitter les réseaux sociaux à titre privé et professionnel. Le duc et la duchesse de Sussex ne comptent pas y retourner, indique le Sunday Times.

Dorothée Audibert-Champenois Rédactrice en chef de CnewsActusDothy – Facebook Cnews ACTUS – Twitter Instagram – Image Cnews ACTUS Windsor

Racisme : Un commissaire de police suspendu par G. Darmanin pour sa carte de voeux à «connotation raciste»

« Ce dessin a choqué beaucoup de monde pour sa connotation raciste », c’est le commentaire du ministre de L’Intérieur Gérald Darmanin, à propos d’une carte de voeux litigieuse qui crée une nouvelle polémique dans la police française.

Pour le nouvel an, un commissaire de police en poste à Plaisir dans les Yvelines a trouvé plaisant, pour souhaiter à ses proches collègues une belle année 2021, l’envoi d’une carte de voeux (en réalité un dessin) où un policier près de sa voiture s’adresse à un Noir, lui disant : « Rapprochez-vous un peu. Mon taser recharge sur l’allume-cigare. Le commissaire (…) et les policiers de la circonscription de sécurité publique vous souhaite une bonne année 2021 ».

Le ministre Gérald Darmanin a aussitôt saisi la Police nationale, suspendant le commissaire mis en cause, à titre conservatoire.

En interne, rapporte le quotidien en ligne Le Dauphiné, la carte de voeux aurait provoqué un tollé au sein du commissariat de Plaisir. Des fonctionnaires choqués d’être associés à cette carte sont dans « l’incompréhension. Ça jette le discrédit sur l’ensemble du commissariat » explique au magazine, une source syndicale.

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En Haïti, les vendeuses «Madan Sara» font tourner l’économie, ces héroïnes sont au centre d’un film-documentaire

Stigmatisées socialement, les «Madan Sara» sont pourtant essentielles dans la société haïtienne car l’économie de l’île s’appuie largement sur leurs activités quotidiennes.

Une Madan Sara et le réalisateur Etant Dupain

Etant Dupain est allé à leur rencontre dans plusieurs marchés. il livre leur témoignage mais aussi explique le pouvoir de ces femmes haïtiennes dans son long documentaire «Madan Sara».

Elles s’appellent Monique Metellus ou Clotilde Achille, elles font partie des centaines de milliers de femmes en Haïti qui, chaque jour, génèrent des centaines de millions de dollars, rappelle le réalisateur haïtien, Etant Dupain. Sans elles, l’île ne survivrait pas sans leurs légumes, leurs produits, leur artisanat, tout ce qu’elles vendent sur les marchés publics. Sans cette économie informelle, des milliers d’enfants et d’étudiants auraient peu de chance de s’émanciper hors du pays.

Le cinéaste-producteur, Etant Dupain, dont la mère était «Madan Sara» a réalisé un long métrage dans lequel il montre la force de ces femmes qui bravent toutes les difficultés pour faire vivre leurs proches. En Kreyol sous-titré en anglais, le film-documentaire est sorti en ligne en novembre dernier.

Une nuit de février 2018, un incendie détruisait une partie du plus grand marché historique d’Haïti. L’une des deux halles du Marché en Fer était entièrement consumée faisant disparaître plusieurs mois de travail pour certaines vendeuses. Après la consternation et la sidération les vendeuses infatigables ont repris leur quotidien, le seul métier qu’elles connaissent et le seul qui les fait vivre chaque jour.

Les «Madan Sara», sont toutes ces femmes courageuses et braves de la République haïtienne. Monique Metellus, interviewée par le journaliste-réalisateur Etant Dupain est heureuse d’être une «Madan Sara» : «Je suis fière» dit-elle avec un sourire «lourd».

Monique Metellus, Madan Sara

Le travail est dur pour celles qui se lèvent tôt et s’installent dans et autour des marchés de Kenscoff, de Croix-des-Bossales, de la ville du Cap ou du marché Tête-de-L’eau à Pèlerin 2. Malgré des difficultés importantes et une stigmatisation sociale, les «Madan Sara» s’acharnent au travail pour permettre à leurs enfants de fréquenter les écoles, pour loger leur famille et se nourrir chaque jour. En réussissant à assurer une vie meilleure aux générations à venir, elles restent des piliers de l’économie du pays, constatent les économistes  Eddy Labossière et Camille Chalmers, invités dans le film-documentaire. Un travail «très dur, à 1000%» affirme l’écrivaine Edwige Dantica interrogée dans «Madan Sara» d’Etant Dupain.

Clotide Achille est une veuve cinquantenaire, elle vit dans le quartier de Fermathe dans Port-au-Prince. Elle témoigne et raconte comment, mère de 5 enfants, elle a élevé ses petits mais également ces cinq petits-enfants. Clotide vend des légumes au marché de Pèlerin.

Clotide Achille, Madan Sara

Sans assurance, sans assistance sociale ni aides de l’État, les vendeuses haïtiennes travaillent dans un secteur qui manque totalement d’investissements, d’infrastructures et d’aide de leur gouvernement.

Le réalisateur Etant Dupain, est journaliste, producteur et réalisateur. Il accompagnait sa mère une «Madan Sara», vendeuse de légumes au marché communal.

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Ce chef des suprémacistes Blancs les «Proud Boys» d’origine cubaine brûle églises et banderole Black Lives Matter

Le New York Times et le Washington Post ont confirmé l’arrestation d’Enrique Tarrio, le  leader du groupe suprémaciste blanc, les «Proud Boys». Le président du groupe de droite Proud Boys a été arrêté lundi à Washington pour avoir incendié une église le mois dernier et brûlé une banderole Black Lives Matter.

Enrique Tarrio, 36 ans, a été placé en garde à vue dès son arrivée lundi à Washington et avant le rassemblement des «Proud Boys» de ce mercredi 6 janvier. Le groupe a organisé ce rassemblement pro-Trump pour protester contre les résultats des élections. Le leader des «Proud Boys» est soupçonné d’avoir brûlé une bannière Black Lives Matter arrachée à l’église méthodiste unie d’Asbury le 12 décembre dernier. Lundi, lors de son arrestation à Washington DC, Enrique Tarrio était également en possession de deux chargeurs d’armes à feu de grande puissanc, rapporte la presse américaine. Le prévenu a admis avoir détruit la banderole BLM et avoué qu’au moins quatre églises avaient été vandalisées.

Le «Metropolitan A.M.E. Church» et le Lawyers «Committee for Civil Rights Under Law», ont ensemble intenté une action en justice devant la Cour supérieure de Washington D.C contre le groupe des Proud Boys International LLC. «Nous savons que les églises noires jouent depuis longtemps un rôle central dans l’organisation de la justice raciale. Ils sont souvent au cœur de l’organisation de la communauté noire. Et malheureusement, les églises noires et autres lieux de culte ont été soumis à une longue et horrible histoire d’attaques aux mains de suprémacistes blancs » a déclaré l’avocat du comité pour les Droits civiques.

Les «Proud Boys» venus soutenir le président sortant et non réélu ont prévu deux jours de manifestations dans la capitale nationale à partir de mercredi. Donald Trump a annoncé qu’il serait présent et suivrait toutes les manifestations. Les médias nationaux américains s’inquiètent de probables déferlements de violence dans les prochains jours.

Enrique Tarrio arrêté ce lundi est un Américain d’origine cubaine qui dirige le groupuscule de suprémacistes blancs depuis plus de deux ans. Leader du groupe «Proud Boys», l’homme assure que le mouvement Black Lives Matter, qui lutte contre les injustices sociales, «terrorise les citoyens de ce pays (…) qui a tant fait pour sa famille».

Dorothée Audibert-Champenois Rédactrice en chef de CnewsActusDothy – Facebook Cnews ACTUS – Twitter Instagram – Images NewSone Harris Rex – Black Enterprise – Latimes.com – PressFrom –

Virus : En Jamaïque, le variant anglais signalé chez 4 personnes, l’ouest de l’île préoccupant, vols suspendus vers l’Angleterre

Samedi 2 janvier 2021, lors d’une conférence de presse virtuelle, Le ministre de la Santé, le Dr Christopher Tufton, a confirmé que quatre passagers qui étaient sur le dernier vol du Royaume-Uni à la Jamaïque avant l’interdiction de voyager, ont été testés positifs pour la nouvelle souche. Selon le ministre, les échantillons ont été envoyés à l’Agence de santé publique des Caraïbes (CARPHA) pour une analyse plus approfondie.

Dr Christopher Tufton et Dr Jacquiline Biasor-McKenzie au Ministère de la Santé à Kingston

Le vol britannique avec 301 passagers est arrivé en Jamaïque le 21 décembre dernier. Les passagers du vol ont été mis en quarantaine et testés et 20 passagers ont été testés positifs au virus. Le gouvernement jamaïcain a dans le même temps, prolongé l’interdiction des vols en provenance ou vers le Royaume-Uni jusqu’au 31 janvier 2021.

Le Dr Christopher Tufton a déclaré que les responsables de la santé n’avaient aucune preuve attestant que la nouvelle souche circule dans l’île.

Dr Christopher Tufton, Ministre de la santé – CoNférence de presse 2 janvier 2021

A contrario, le ministre a fait part de ses préoccupations sur la situation sanitaire du pays avec un taux de positivité au coronavirus de 23% dès les premiers jours de l’année. Un chiffre qui représente le taux de positivité le plus élevé de ces huit dernières semaines, a précisé le Dr Christopher Tufton.  L’augmentation des mouvements de la population due aux voyages internationaux et les célébrations de la saison de Noël expliqueraient cette tendance, affirme le ministre de la santé, qui se dit inquiet, en particulier pour la zone ouest de l’île. «Bien si c’est prématuré, les données montrent une augmentation du nombre de cas signalés, en particulier dans l’ouest de l’île» a relevé le Dr Christopher Tufton lors de cette conférence de presse virtuelle. La paroisse de Westmoreland, dans l’ouest de la Jamaïque compte 690 cas de personnes infectées au Covid-19.

Selon les dernières informations du ministère de la santé, la Jamaïque comptait ce lundi 4 janvier 2021 : 12931 cas de COVID-19. Il y a eu 523 cas confirmés entre le 18 décembre 2020 et le 1er janvier 2021 a ajouté Le Dr Christopher Tufton.

Dorothée Audibert-Champenois Rédactrice en chef de CnewsActusDothy – Facebook Cnews ACTUS – Twitter Instagram – Source Jamaica Information Service – Image Rudranath Fraser