Afida Turner «dégoutée» de la défaite de Donald Trump, ne se présente plus à la présidentielle en France

Afida Turner de son vrai nom Hafidda Messaï, a annoncé lundi sur son compte Twitter, suivi par plus de 117 000 abonnés, qu’elle ne se présenterait plus à la prochaine élection présidentielle de 2022. Déçue que le président sortant, Donald Trump n’ait pas été élu, l’ancienne Lesly de la télé-réalité Loft Story 2 diffusée en 2002 sur M6, jette l’éponge. Elle ne sera donc pas candidate à l’élection présidentielle de 2022. Une décision qui surprend et suscite une grande curiosité  autour de la chanteuse de 44 ans, qui ce mercredi 13 janvier, est le sujet tendance sur Google.

Mais qui est la volcanique Afida?

Afida Turner est une chanteuse, compositrice, actrice et personnalité médiatique franco-américaine. En 2007, elle acquiert une grande notoriété en épousant le musicien Ronnie Turner, le fils d’Ike Turner et de Tina Turner.

Afida, très réactive et sans langue de bois sur les réseaux sociaux est une personnalité très suivie, ses publications sont très commentées. Mais si Afida semble bien dans sa peau et assume une vie de jet-setteuse bien remplie, elle cache une histoire familiale plus tragique. À l’âge de 2 ans, rapporte les tabloïds américains, son père algérien aurait battu à mort sa mère, originaire de l’île de la Réunion. Et à cinq ans, la fillette née dans le Pas-de-Calais, est doublement orpheline quand son père meurt.

Afida Turner a fait des apparitions dans cinq films, Shut Up And Shoot, The Sweep et Single Black Female. En 2013, elle a joué dans le film autoproduit Visions Interdites et en 2018, dans le drame  Lumière Noire d’Enguerrand Jouvin.

Pour avoir soutenu la politique de Donald Trump et avoir assisté à sa défaite, Afida qui voulait se présenter à la présidentielle de 2022 en soutien aux gilets jaunes, baisse les bras. La défaite de son favori aux Etats-Unis ne lui donne plus envie de poursuivre sa brève carrière politique.

Dorothée Audibert-Champenois Rédactrice CnewsActusDothy – Facebook Cnews ACTUS – Twitter Instagram – Images Twitter

 

Racisme : Un commissaire de police suspendu par G. Darmanin pour sa carte de voeux à «connotation raciste»

« Ce dessin a choqué beaucoup de monde pour sa connotation raciste », c’est le commentaire du ministre de L’Intérieur Gérald Darmanin, à propos d’une carte de voeux litigieuse qui crée une nouvelle polémique dans la police française.

Pour le nouvel an, un commissaire de police en poste à Plaisir dans les Yvelines a trouvé plaisant, pour souhaiter à ses proches collègues une belle année 2021, l’envoi d’une carte de voeux (en réalité un dessin) où un policier près de sa voiture s’adresse à un Noir, lui disant : « Rapprochez-vous un peu. Mon taser recharge sur l’allume-cigare. Le commissaire (…) et les policiers de la circonscription de sécurité publique vous souhaite une bonne année 2021 ».

Le ministre Gérald Darmanin a aussitôt saisi la Police nationale, suspendant le commissaire mis en cause, à titre conservatoire.

En interne, rapporte le quotidien en ligne Le Dauphiné, la carte de voeux aurait provoqué un tollé au sein du commissariat de Plaisir. Des fonctionnaires choqués d’être associés à cette carte sont dans « l’incompréhension. Ça jette le discrédit sur l’ensemble du commissariat » explique au magazine, une source syndicale.

Dorothée Audibert-Champenois Rédactrice en chef de CnewsActusDothy – Facebook Cnews ACTUS – Twitter Instagram  – Image Twitter

 

Voeux 2021: Emmanuel Macron cite Wendie Renard comme exemple d’espoir et de résistance

Comme de coutume le Chef de l’Etat a présenté ses voeux pour la nouvelle année 2021 qui fera place à une année inédite en France. La pandémie due à la Covid-19 a changé le mode de vie et le quotidien des français depuis mars 2020. Pour ses voeux du nouvel an, Emmanuel Macron a tenu à remercier tous les français qui ont participés à leur manière à maintenir l’espoir durant cette crise sanitaire. Avec des exemples précis, le président de la République a cité des personnalités publiques comme des anonymes qui vivent tant dans l’Hexagone que dans les Outremer.

Comme, l’infirmière Marie-Corentine qui à 24 ans, n’a pas hésité à tout quitter pour prêter main forte à  ses collègues, «Jean-Luc chauffeur en Guyane, avec ses collègues Anthony et Maxime n’ont jamais cessé de travailler depuis le début de la pandémie», indique Emmanuel Macron qui poursuit en classant en héros de la Nation :  Samuel Paty, Medhi ou «Arno, Cyrille et Rémi, des gendarmes tués alors qu’ils portaient secours à une femme battue dans le Puy-de-Dôme».

Wendie Renard, la footballeuse martiniquaise, «comme tous les sportifs amateurs et professionnels, a vécu une saison difficile, avec des entraînements, des compétitions décalées, des matches sans public, pourtant, elle a pu nous faire rêver durant cette période difficile», a déclaré le Chef de l’Etat.

Plus récemment c’est «Mauricette 78 ans, résidente dans une maison de retraite  de Sevran, qui montre l’exemple et devient la première française à se faire vacciner contre la Covid-19. Un magnifique espoir pour l’année 2021». Emmanuel Macron se veut rassurant sur la campagne de vaccination qui selon le corps médical démarre trop timidement en France.

« Tous ses prénoms sont ceux de votre soeur, de votre voisin, de vos amis de ces milliers d’anonymes qui engagés et solidaires ont tenu notre pays dans l’épreuve. Tous ces prénoms et visages sont ceux de l’espérance, ceux de France.»

« Ce peuple unit, fier de son histoire, de ses valeurs, de sa culture, confiant dans l’avenir et le progrès sur de son talent et de son énergie et ambitieux pour lui-même quoiqu’il arrive.»

«Soyons fiers, fiers d’être nous, les français, la France. Bonne année à Tous que 2021 soit une année heureuse pour chacune et chacun et une année utile pour notre pays. » l’allocution du Président de la République aura duré un quart d’heure.

 

Dorothée Audibert-Champenois Rédactrice en chef CnewsActusDothy – Facebook Cnews ACTUS – Twitter Instagram – Images capture d’écran

Miss France 2021 : Le plus beau relais entre Clémence Botino et Amandine Petit

2020 une année de pleurs et d’amours.

Le samedi 14 décembre 2019 au Dôme de Marseille, Clémence Botino a remporté tous les suffrages de ses compatriotes et d’une partie des français même si (selon les rumeurs) elle n’avait pas les faveurs de la directrice du Comité Miss France à Paris. Mais ce choix de la vox populi a propulsé la jeune étudiante en Histoire de l’Art sur la scène nationale et internationale. Devenue Miss France 2020, la jeune guadeloupéenne a eu tout le loisirs de montrer ses talents et ses qualités durant toute son année de règne.

Et finalement, c’est elle qui signe le plus beau geste pendant sa passation de pouvoir lors de la cérémonie qui sacrait, ce samedi 19 décembre, Amandine Petit, nouvelle Miss France.

Cette année 2020 sous le signe du désarroi se termine en beauté pour l’une des plus belles ambassadrices de France : Clémence Botino. Alors que son programme de reine de beauté a été particulièrement perturbée, Miss France 2020 a soigné avec élégance ses représentations régionales, donnant confiance et rassurant toutes les Miss des régions de France. Clémence Botino a participé à tous les shows tantôt comme danseuse ou mannequin. Ses pas de danseuse latino ont plusieurs fois enchanté les invités, étonnés de découvrir ses nombreux talents. Un sourire, un mot de soutien sont naturels pour la guadeloupéenne qui se révèle également être une grande soeur, une jeune fille presque parfaite pour sa famille.

Elle relativise et s’explique dans Gala après qu’elle ait été surnommée Miss Catastrophe, suite aux déconvenues causées par la crise sanitaire. Mais il en fallait plus que cela pour démoraliser Clémence Botino.

Hier soir, au Grand Parc du Puy-du-Fou, la fin de la cérémonie a touché beaucoup d’internautes quand en larmes Amandine Petit restait accrochée aux bras de Clémentine Botino. Miss Normandie 2020, en pleurs, semblait être en état de choc et la guadeloupéenne émue la poussait avec douceur sur le devant de la scène. Un geste capté par notre rédaction et par les nombreux internautes qui ont commentés cette image.

L’élégance de Clémentine Botino ajoutée à sa gentillesse attestent que les Antillais savent recevoir et donner du bonheur même loin de leurs îles.

Dorothée Audibert-Champenois rédactrice en chef de CnewsActusDothy – Facebook Cnews ACTUS – Twitter Instagram – Images capture d’émission Cnews ACTUS.

Jérôme Bertin publie «Goûts d’Antilles», un magnifique ouvrage de cuisine, d’histoires et de rencontres antillaises

Si l’on résume : «la gastronomie antillaise, c’est une cuisine de plusieurs peuples» laisse entendre, Jérôme Bertin,  l’auteur de «Goûts d’Antilles». Son premier livre, publié en septembre dernier, dévoile 207 pages dans lesquelles, le nouvel écrivain guadeloupéen «partage non seulement des recettes pour mieux comprendre la cuisine antillaise pour la rendre plus accessible à un large public» mais dans le même temps, le créateur de «Kreyol Fusion» recontexte cette cuisine avec la découverte des Antilles au XVème et XVIème siècle et ses résonances jusqu’à nos jours. 

Dans une mise en scène pleine d’odeurs, de saveurs, de couleurs et d’images, les recettes de cuisine, l’étalage de fruits et de légumes caribéens explosent le palais sans y toucher. La magie de l’image à opérer grâce aux talents de ces contributeurs, le gastronome guadeloupéen, Jérôme Bertin, trophée d’honneur de l’Académie culinaire du monde créole en 2005, et aux prouesses d’une photographe hors pair, Aline Princet.

Dans ce sublime écrin culinaire, plusieurs artistes se laissent séduire par les questions des deux complices de «Goûts d’Antilles» et livrent en toute liberté le lien étroit qui existe entre eux et la cuisine traditionnelle de leur île respective. Tricia Evy (Guadeloupe), Lucien Jean-Baptiste (Martinique), Jean-Claude Barny (Guadeloupe), Franck Salin ou Gérald Toto vous attendent entre deux recettes à la sauce Jérôme Bertin.

Parmi ce listing d’artistes, Jocelyne Béroard, égérie depuis plusieurs décennies de la formation Kassav.  La martiniquaise qui revendique un style de vie authentique, celle de ses parents, à l’époque sans «Mac Do», confie avoir appris à faire beaucoup de plats comme le couscous, le mafé, la cuisine asiatique durant ses études dans l’Hexagone… «La cuisine antillaise pouvant demander beaucoup de temps, mes repas rapides de tous styles seront toujours assaisonnés «à l’antillaise». Mais si j’invite à manger chez moi, je tâche de cuisiner de façon plus traditionnelle.» commente la martiniquaise.

Claudy Siar (Guadeloupe)

«J’ai besoin de mes Antilles. J’ai besoin de ces terres-là et de les exprimer. La cuisine nous permet ça», Claudy Siar vedette des médias et activiste-militant pour l’égalité des droits pour tous, est également l’un des nombreux invités de Jérôme Bertin, le gastronome, auteur de «Goûts d’Antilles».

Féroce d’Avocat – Franck Salin (Guadeloupe)

«Un ressenti doux-amer comme peut l’être la cuisine» estime l’auteur et gastronome, Jérôme Bertin. Cette phrase seule, caractérise la volonté du duo Jérôme Bertin et Aline Princet de restituer les saveurs visuelles et gustatives des repas et desserts de nos îles francophones dans l’Archipel des Antilles. «Goûts d’Antilles» dévoile un condensé de rencontres et de plaisirs du goûts, toutes ces explosions réunies dans un ouvrage mi-culinaire, mi-touristique (comme un guide de recettes et de rencontres), sublimement et voluptueusement illustré et publié aux éditions Mango.

Tropéziennes au fruit-à-pain

En guise de dessert, Jérôme Bertin concède :  «J’avais envie d’apporter une touche novatrice, une façon de mettre en avant une cuisine moderne en mélangeant d’autres cultures du monde, tout en gardant mon authenticité». Paris-Pointe-à-Pitre, tropéziennes au fruit à pain ou macarons au chocolat et patate douce côtoient avec élégance et goût le dombré de ouassous, les brochettes de lambis ou le féroce d’avocat.

Oui, «une cuisine décontractée et sans complexe» attend les fins connaisseurs, les gastronomes, les fins gourmets, les curieux, les amateurs de bonne cuisine et les amoureux de la bonne chair dans «Goûts d’Antilles», écrit par Jérôme Bertin et illustré par la photographe culinaire nature morte & food, Aline Princet.

«Goûts d’Antilles» / Auteur : Jérôme Bertin – Photographies : Aline Princet – Stylisme : Véronique Tanneur

Reportage Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter @c’news Actus Dothy -@Do Thy – Images Jérôme Bertin «Goûts d’Antilles» / Aline Princet

 

Antilles-Cannes: «La vraie histoire du Zouk», succès d’audience auprès du public du Festival du Film panafricain

Ce mardi 27 octobre 2020, un film était particulièrement attendu par tous les visiteurs du Festival du Cinéma Panafricain à Cannes. Le réalisateur Blaise Mendjiwa, présent à l’évènement qui, exceptionnellement, se déroule en Octobre, présentait deux films, sortis sur le grand écran cette même année 2020. «Le monde racisé du cinéma français» a fait son avant-première le lundi 3 février dernier, il est hors compétition et aujourd’hui, son nouveau film : « La vraie histoire du Zouk » est sélectionné au FIFP, dans la catégorie des documentaires longs formats.

Joelle Ursull

52 minutes d’interviews et de musique pour tenter de restituer quelques vérités sur le Zouk créé par des martiniquais ou des guadeloupéens? Blaise Mendjiwa qui vit depuis plusieurs décennies en Guadeloupe est allé à la rencontre d’artistes censés lui donner des réponses précises. Naturellement, le camerounais a interrogé des anciens musiciens, convaincus d’en être les auteurs et le réalisateur, s’est aussi appuyé sur les témoignages d’interprètes, tous jeunes dans les premières années du Zouk.

Blaise Mendjiwa, le réalisateur de « La vraie histoire du Zouk »

Même un procès ne pourrait « donner la paternité» à qui que ce soit, mais ce qui est certain, note Blaise Mendjiwa le narrateur, dans ce combat fratricide, les guadeloupéens et les martiniquais ont fait de grandes choses ensemble pour que ce rythme évolue. Le Zouk a balayé les musiques d’Antan (calypso, méringue, valse) et sa réputation est au-delà des pitons du Carbet en Martinique que de la Soufrière en Guadeloupe. Comme un protagoniste le répète dans « La vraie histoire du Zouk » : «Kassav a promotionné le Zouk», en jouant au quatre coins du monde. «En Martinique», raconte Jacob Desvarieux, «on était surpris mais heureux quand il y avait plus de 5 000 personnes à nos concerts, mais lors de notre première tournée en Afrique (en Côte-d’Ivoire), plus de 25 000 personnes nous attendaient, ensuite il y a eu plus de 100 000 qui venaient nous voir».

Kassav à Londres Shepherd’s Bush Empire

Roland Louis a fondé les Zoukers en 1974 mais est-ce lui, le père du Zouk? Une question longuement débattue dans la première partie du film.

Roland Louis

Jacob Desvarieux, Tanya St-Val, Freddy Marshall, Pierre-Edouard Décimus, Henry Debs, Jocelyne Béroard et d’autres musiciens ont tous été questionnés. Blaise Mendjiwa a consulté les archives qui ont levés le voile sur les apports artistiques et techniques de nombreux artistes qui chantaient le Zouk dans les années 1980, des stars de l’époque. L’énergie de Zouk Machine ou Joelle Ursull a entraîné des perceptibles mouvements de reins chez  les spectateurs antillais chauffé à blanc dans la salle Miramar cannoise.

Zouk Machine

Comme à son habitude, le chansonnier Franckie Vincent a prouvé que malgré les années, il gardait son humour grivois, annonçant pompeusement que si Kassav est le Roi du Zouk, lui, il en est le Prince.

Si techniquement le film pêche au niveau du montage et du mixage, reste que ce documentaire de 52 minutes a tenu en haleine les festivaliers du FIFP, heureux pour certains de revoir des artistes oubliés et de retrouver «le son de la langue créole». Une langue, comme le souligne avec insistance Jacob Desvarieux, vient de nos racines et qu’il faut préserver, «quitte à se renseigner chez les plus anciens». À sa création, c’était également le voeu des membres du groupe Kassav, valoriser la langue mais aussi les instruments (comme le Kâ) qui font l’authenticité culturelle du peuple guadeloupéen. Une démarche qui se voulait politique, même dans le choix des textes.

Le film-documentaire sera en salle dans le courant de l’année 2022, pour l’heure, il est en lice ce mercredi au FIFP pour le prix du long documentaire.

Reportage Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram @C’news Actus Dothy Images @C’news Actus Dothy

Miss Martinique: Bravo Séphorah Azur ! La schoelcheroise est qualifiée pour l’aventure Miss France 2021

Dimanche 24 octobre, l’élection de Miss Martinique 2020 a eu lieu à huis clos à Fort-de-France, départageant six jeunes candidates. C’est Séphorah Azur âgée de 23 ans, originaire de la commune de Schoelcher qui a remportée le titre de reine de beauté pour son île et,  la nouvelle élue est depuis samedi soir, la nouvelle Miss Martinique 2020. En 3ème année de licence de psychologie afin d’être soit psychologue pour enfant ou  soit en charge de l’immigration dans des instances dédiées, Sephora Azur est, pour l’heure, sûre d’être sur le podium des Miss régionales qui aspirent toutes à remporter la couronne convoitée de Miss Martinique 2021, en décembre prochain.

Séphorah Azur, Miss Martinique 2020

Choisies parmi six prétendantes, Sephora Azur remplace désormais Ambre Bozza, Miss Martinique 2019 qui a récemment manifestée son mécontentement sur une « mauvaise gestion » à son égard,  du Comité Miss Martinique pour Miss France.

Aujourd’hui, sa remplaçante reçoit les félicitations de tous parts. Bravo Séphorah Azur, Miss Martinique 2020 et bonne suite le 12 décembre 2020 au Grand Carrousel du Puy du Fou, dans les Pays de la Loire.

Séphorah Azur, au centre Clémentine Botino, Miss France 2020

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram @C’news Actus Dothy @Do Thy

Cannes : « La vraie histoire du Zouk » est en compétition au 17ème Festival du Film Panafricain

Basile Nguangue Ebelle, le président du FIFP n’a pas rompu avec ses engagements, le Festival International du Cinéma panafricain qui se tient à Cannes depuis 17 ans, a une nouvelle fois, ouvert ses portes au public cannois ce vendredi 23 octobre 2020. Le fondateur du Festival International qui présente des films de réalisateurs de différents continents, a su braver les conditions contraignantes imposées depuis la  crise sanitaire inédite, causée par le nouveau coronavirus. Soucieux de la santé des festivaliers et du bon déroulement de son festival,  l’équipe organisatrice a pris des mesures strictes, celles préconisées par l’agence régionale de santé et le comité scientifique français. Les gestes barrières et la distanciation sociale respectés, le FIFP qui généralement s’affiche au mois d’avril aura lieu cette année du 23 au 28 octobre 2020.

Vendredi 23 octobre 2020, FIFP à Cannes

Durant six jours, 60 films (longs et courts métrages de fiction et documentaire) seront vus à l’Espace Miramar, où sont projetés les films du FIFP depuis plusieurs années. De nombreux réalisateurs antillais, africains, caribéens,  américains seront présents pour défendre leur films qui seront en compétition dès samedi 23 octobre, les films étant souvent suivis de débats. Les catégories pour les Dikalo Awards sont les suivantes : Meilleur long métrage fiction, Meilleur documentaire long métrage, meilleur court métrage de fiction et de documentaire, meilleur acteur et actrice, la mention spéciale du Jury pour un long métrage et un court métrage, le Dikalo de la paix Nord-Sud Développement.

Le réalisateur martiniquais Patrick Baucelin présente sa nouvelle production : « An tan Lontan », Yamina Benguigui : « Le dernier poumon du monde », Marcellus Cox (USA) : « Rolling in the Deep », la réalisatrice Mary Noël Niba : « Partir », Patrick Exenat (Haïti) « Je suis un combat », Jérémie Billon et Benjamin Vallet (France) « La Force du Mouvement ».

Blaise Mendjiwa, le réalisateur du film « Le monde racisé du cinéma français » est à Cannes pour un documentaire-musical qui suscite la curiosité des antillais : « La vraie histoire du Zouk ». Le film documentaire, réalisé avec Mario Moradel questionne sur : Les pères fondateurs, les différentes mouvances, quel avenir pour le zouk. Selon le descriptif, le documentaire plonge « dans les origines du zouk, une musique originaire des Antilles, popularisée en Europe par les groupes Kassav et Zouk Machine, dans les années 80 ». « La vraie histoire du zouk » est programmé mardi 27 octobre à 11 heures à l’Espace Miramar.

Reportage à Cannes Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram @C’news Actus Dothy  @Do Thy

Guadeloupe-Réunion : Kimberley Lunion, candidate à Miss Ile-de-France, raconte son expérience «J’aime me lancer des défis !»

Après une expérience unique au concours régional  le plus attendu dans l(Hexagone, la candidate Kimberley Lunion confie à notre rédaction ses impressions après une préparation et des espoirs qui se sont arrêtés le 19 septembre avec l’élection de Lara Lourenço, Miss Ile-de-France 2020. Avant cela, la candidate aura vécu un moment de rêve.

Kimberley Lunion, candidate numéro 10 à l’élection de Miss Ile-de-France 2020

« Je ne retiens que de bonnes choses, j’ai rencontré des jeunes femmes superbes avec qui je compte garder LE contact. C’était vraiment une aventure hors du commun qui m’a permis de sortir de ma zone de confort. J’ai pris conscience que j’aimais beaucoup être sur scène. Je pense qu’on a en réalité toutes gagnées le soir de l’élection. On en ressort grandies !»

Candidates au concours Miss Ile-de-France 2020 pour Miss France 2021

« La première fois je me suis lancée dans l’aventure ( car je regardais l’élection Miss France depuis que je suis toute petite ), c’était d’abord un rêve de petit fille et puis un jour je me suis dit pourquoi ne pas tenter l’expérience. Dans ce concours de beauté ce que j’apprécie c’est le spectacle, les costumes, les chorégraphies… au delà d’un concours de beauté il s’agit d’un vrai show ! Je suis une fille dynamique, ambitieuse et sociable,  j’aime me lancer des défis et aller au bout des choses.»

Espace Pierre-Bachelet à Dammarie-les-Lys 

«Je pense que mes origines sont un atout, je suis fière de mes origines. Mes racines guadeloupéennes  et réunionnaise font partie intégrante de ma personnalité.
Elles ont aussi contribué à faire de moi la femme que je suis aujourd’hui alors je ne peux que les voir comme un atout !»

Lara Lourenço, Miss Ile-de-France 2020 – Espace Pierre-Bachelet à Dammarie-les-Lys

«Après un tel concours, la vie a simplement repris son cours habituel. J’ai repris mes études mais je reste ouverte aux  opportunités qui peuvent s’offrir à moi.
Je dis un grand merci à l’équipe. Je leur en suis très reconnaissante car je sais que sans eux je ne serais pas aller aussi loin. »

« Pour finir je souhaite vous dire merci mais je vais aussi demander à tous ceux qui me lisent de faire quelque chose : Permettez vous de rêver et donner vous les moyens de les réaliser. La vie est courte alors il faut en profiter.»

Merci kimberley .

Kimberley Lunion – Espace Pierre-Bachelet à Dammarie-les-Lys – 19 septembre 2020

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram C’news Actus Dothy
Images Capture d’écran  C’news Actus Dothy

Fabrice Di Falco, le contre-ténor martiniquais, fondateur des «Voix des Outre-mer», imagine un Conservatoire en Martinique

Fabrice Di Falco et Julien Leleu viennent de boucler une étonnante tournée à promouvoir des jeunes chanteurs, les nouveaux talents des Outre-mer. Une saison qui se termine en apothéose au Théâtre du Châtelet, lundi 28 septembre 2020 et qui se poursuit dans tous les territoires avant la grande finale nationale à l’Opéra de Paris en Janvier 2021. La 3ème édition a  donc commencé, lundi dernier au Théâtre du Châtelet, ce sera donc « 3 mois de finales régionales spécialement réorganisées pendant cette période covidienne » assure le contre-ténor martiniquais.

Plusieurs prix seront décernés à des jeunes et moins jeunes originaires de la Martinique, la Guadeloupe, la Guyane, La Réunion et Saint-Pierre-et-Miquelon.  Le concours «Voix des Outre-mer» s’installe désormais dans la durée, devenant pour les professionnels ou pré-professionnels un nouveau chemin qui pourrait les conduire sur des scènes prestigieuses à Paris .

Ericka Bareigts, la mère de Fabrice Di Falco et George Pau-Langevin (2017)

Libéré de la grande finale parisienne, notre rédaction a rencontré le fondateur du concours « Voix des Outre-mer ».

Julien Leleu et Fabrice Di Falco au Ministère des Outre-mer (2017)

Fabrice Di Falco, qu’est ce qui vous a motivé à lancer ce concours ?

« J’ai souhaité lancer avec Julien Leleu il y a trois ans le concours «Voix des Outre-mer» pour détecter des voix dans tous les styles musicaux, de l’Opéra à la musique traditionnelle. Je suis entouré d’une équipe artistique avec différents professeurs de chants dans chaque territoire qui offre des cours de chants pour que ces Voix repérées puissent apprendre la technique vocale. En ce qui concerne les voix qui ont déjà un parcours artistique,  le concours offre des masterclass avec des vedettes de l’Opéra comme Karine Deshayes, Ludovic Tezier ou Philippe Jarrousky. Car même les diplômés des Conservatoires sont ravis de travailler avec ces nouvelles personnalités.»

Lauréats  «Voix des Outre-mer» 

« De l’autodidacte au jeunes professionnels, la mise en lumière de leurs talents est important. Par exemple les deux candidats lauréats du concours «Voix des Outre-mer» et également victorieux de l’émission prodiges sur France 2, ont pu bénéficier de l’accompagnement jusqu’à l’émission Prodiges sur place à Montpellier en 2018 puis Metz en 2019. Cette année nous avons présenté à Marseille un jeune baryton de 16 ans très prometteur pour cette nouvelle saison de prodiges. Les lauréats comme Marie Laure Garnier à notamment eu comme prix, un récital à l’Opéra de Montpellier grâce au soutien de sa directrice Valérie Chevalier. Puis des collaborations sur scène avec les voix nouvelles comme en Martinique dans la scène nationale L’atrium accompagné de la star des chefs de chant, Jeff Cohen. »

Quel bilan tirez-vous des éditions précédentes ?

« De chaque édition, il y a de belles rencontres vocales car chaque candidat vient avec son talent, sa passion, sa personnalité et son niveau. Ainsi réunis tous ensemble, on apprend beaucoup de l’autre car c’est en fait, une famille artistique ultramarine. »

Direz-vous que vous préférez enseigner, transmettre que vous produire sur scène. ?

« Je ne pourrai jamais quitter la scène car c’est ma passion que je partage déjà depuis 25 ans alors je continuerai à chanter sur scène jusqu’au jour où Dieu décidera que ma mission touche à sa fin. En attendant je voyage toujours pour des concerts et opéras car c’est aussi important que les élèves et les candidats du concours «Voix des Outre-mer» puissent voir que celui qui conseille est sur scène avec les mêmes rigueurs qu’il demande lors des masterclass. »

Comment on organise un tel concours?

« L’organisation d’un concours est très excitant car nous sommes dans la création artistique et le succès vient de l’équipe formidable, présidée par Julien Leleu, que j’ai autour de moi . Nous travaillons beaucoup en symbiose afin d’offrir le maximum aux passionnés d’art vocal. »

Quels sont vos partenaires ?

« L’opération bénéficie aujourd’hui du soutien d’institutions publiques telles que le ministère des outre-mer, la Délégation interministérielle à l’égalité des chances des Français d’outre-mer, la Région Ile-de-France, l’Opéra national de Paris, le Théâtre du Châtelet, la DILCRAH, certaines collectivités d’outre-mer comme la Collectivité territoriale de Martinique, le comité Martiniquais du Tourisme ou l’office culturel de Mayotte, les DAC d’outre-mer (Guadeloupe, Martinique, Guyane) et le ministère de la culture. et dans le privé La Fondation Orange des Antilles-Guyane qui donne de la voix pour le concours Voix des Outre-mer. »

Maintenant que « Voix des Outre-mer » s’est institutionnaliser, qu’avez vous encore a prouver ?

« Ce concours n’existe pas pour prouver quelque chose car le but est de révéler des talents ou mettre en lumière des talents confirmés qui ont besoin d’un coup de main. »

« Nous travaillons sur un opéra Français de Jacques Offenbach  » les contes d’Hoffmann  » avec des lauréats et voix des outre-mer pour une tournée dans les territoires. L’objectif est de faire les artistes se rencontrer. »

En période prolongé de crise sanitaire, comment vous engagez-vous à promouvoir votre Art?

« Cette crise avec la Covid-19 nous oblige à nous réinventer, réorganiser des programmes, des tournées, s’occuper de nos voix moralement afin qu’elles croient encore à un futur meilleur mais avec de la patience. »

« Mon projet pour l’année 2021 a été étudié pendant le confinenent, c’est la création du premier conservatoire des Antilles dans la ville mythique de Saint Pierre en Martinique. La Mairie de Saint Pierre travaille à nos côtés depuis le concours «Voix des Outre-mer» et le festival Filao afin de mettre en lumière tous les arts vocaux dans cette ville d’Arts et d’Histoires. On prévoit un professeur de chant qui enseignera avec des professeurs d’instruments , de solfèges, de danse et art dramatique .»

« Le choix de Saint Pierre s’explique aussi parce que les élèves guadeloupéens pourront voyager par bateau directement et les élèves guyanais profiteront des vols directs Cayenne /Fort de France. Ce Conservatoire sera la rencontre , le partage, la transmission entre Antilles Guyane avec les professeurs notamment du Conservatoire de Cayenne et l’école de Kourou. Nous produirons  un enseignement appliqué et complet grâce à la compétence de professeurs venant en masterclass partagés leurs savoirs notamment ceux de Cuba. »

Christiane Eda-Pierre, une des toutes premières cantatrices noires, à l’envergure internationale vient de nous quitter, quel est votre sentiment face à cette disparition?

« Je sortais de la messe des artistes à l’église Saint Roch à Paris quand on m’a informé de sa disparition, j’ai été très ému car je l’avais eu un mois avant. On se connaissait depuis mes 15 ans, je l’appelais souvent pour prendre conseils et qu’elle me raconte de nouveau des anecdotes dans ce milieu classique. Afin d’être présent à ses funérailles j’ai déplacé un concert de 24h pour chanter en compagnie de d’autres chanteurs comme certains de ses élèves, Cécile Achille, Loïc Félix ou José Michalon

« On dit que chanter c’est prier deux fois alors nous avons prier pour le repos de son âme. »

«Voix des Outre-mer» 3ème édition

Vous êtes très ancré dans le monde antillais tout en vivant à Paris? Pourquoi?

« Je suis né en Martinique et malgré le fait que je sois venu à Paris pour les études musicales, je suis toujours retourné au moins deux fois par an chez moi. Même en période intense de tournées, je prenais le temps d’aller chanter sur mon île. Je suis toujours resté connecté avec notre Martinique. »

«D’autre part, à la maison je vis à l’antillaise avec des repas créoles, ma radio où je me délecte de musiques des Antilles et mes cours de chant sont à moitié créole, à moitié français. Car les français de métropole devraient aussi avoir la possibilité de comprendre le créole comme moi je comprends le français. »

Fabrice Di Falco et Ludivine Turinay, finaliste Ile-de-France

Que peut-on vous souhaiter, vous fabrice Di Falco et votre équipe?

« La seule chose que je demande est que l’on prie pour moi quelque soit sa religion, que l’on pense à mon équipe positivement et que l’on arrête de nous mettre des bâtons dans les roues car c’est fatiguant mais grâce à ma Foi, j’avance lentement mais sûrement. Nous devrions éviter le panier de crabes et au contraire tous nous aider avec humilité et être fiers de nos compatriotes dans tous les domaines. ceux qui se battent non seulement pour eux mais aussi pour les autres. Le monde, la terre, le soleil, la lune, la mer , l’air …. Nous le partageons tous sans soucis alors partageons aussi nos compétences afin que le monde de demain soit sans nuages et que nous formions une vraie famille sans jalousies. »

Paris, inauguration du Jardin Solitude, 26 septembre 2020

« La vie est trop courte pour ne pas s’entendre, essayons de vivre sereinement tous ensemble. Nous faisons escale sur cette terre alors tentons de bien vivre ensemble. ce temps sur Terre est une étape, avant de continuer nos missions au ciel car les anges chantent en harmonie avec le même La pour toi, pour Nous. Soyons Justes et évitons de chanter Faux. Alors harmonisons nous sur Terre avant de rejoindre le choeur des anges. »

Reportage Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram C’news Actus Dothy
Images C’news Actus Dothy/Fabrice Di Falco