Football : Les joueuses brésiliennes auront désormais le même salaire que les hommes

La Fédération Brésilienne de Football a annoncé que les femmes sélectionnées en équipe nationale gagneront désormais autant que les hommes. « Il n’y a plus de différence entre les sexes, car le CBF traite les hommes et les femmes de manière égale » a indiqué un représentant de la CBF.

Les joueuses nationales brésiliennes recevront le même salaire que les joueurs masculins pour représenter leur pays, a déclaré la Fédération Brésilienne de Football (CBF). Elles recevront les mêmes montants également, pendant les périodes de préparations aux jeux. Le président de la CBF, Rogerio Caboclo a déclaré que ces mesures ont été instaurées depuis le mois de mars. Des nouvelles dispositions qui n’ont pas été appliquées car l’équipe féminine du Brésil n’a pas joué depuis mars. De nombreuses compétitions mondiales ayant été reportées en raison de la pandémie de coronavirus.

Le président de la CBF précise que ces mesures s’appliquent également aux performances lors de tournois internationaux tels que la Coupe du Monde et les Jeux Olympiques.

Bien avant le Brésil, l’Angleterre a mis en pratique cette égalité hommes/femmes depuis janvier.  Un porte-parole de la FA (The Football Association) affirmant que les joueuses comme les hommes seront  réglés à l’identique pour représenter leur pays,  y compris les primes.

L’Australie, la Norvège et la Nouvelle-Zélande font partie des pays qui ont décidé de payer le même montant à leurs internationaux masculins et féminins.

La FFF (La Fédération Française de Football) devra s’en inspirer.

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Images The Telegraph/Sky sport

Le blackface Zwarte Piet, serviteur de St Nicolas, interdit sur les réseaux sociaux

Les photos et vidéos du légendaire Zwarte Piet ou Black Pete, sont désormais interdites sur les réseaux sociaux plateformes médiatiques Facebook et Instagram.

Après neuf mois, Facebook adapte sa politique sur les stéréotypes discriminatoires dans le monde, ont expliqué des dirigeants d’entreprises américaines lors d’un point de presse ce mardi. L’alternative à Zwarte Piet, «Roetpiet» (Soot Pete, dont le visage est uniquement strié de suie), sans les traits noirs, est toujours autorisée.

Les Pays-Bas et la Belgique ont une longue tradition de célébration des fêtes de l’Avent. Le personnage de Zwarte Piet est le serviteur noir de Saint Nicolas celui qui apporte aux enfants des cadeaux et des friandises le soir du 5 (Pays-Bas) ou du 6 (Belgique) décembre.

Au fil du temps, Saint-Nicolas a un assistant, Zwarte Piet. Les adultes et les enfants s’habillent comme lui, enfilent des perruques noires et bouclées, peignent de grandes lèvres rouges et souvent de grandes boucles d’oreilles dorées.

«Nous avons examiné différents points de vue et parlé à plus de 60 organisations et experts du monde entier, y compris des spécialistes des droits de l’homme et des militants» ont déclaré les dirigeants de la plateforme.

Dans le cas où de visages sont clairement peints en noir, combinés à d’autres caractéristiques stéréotypées telles qu’une perruque bouclée ou de grandes lèvres, les employés de Facebook supprimeront l’image ou la vidéo de la plateforme.

Selon Facebook et les organisations anti-racistes, le blackface et donc aussi Zwarte Piet, relèvent de stéréotypes discriminatoires et blessants. «Dans le monde entier, blackface fait partie d’une histoire longue et ancienne de déshumanisation et de déni des droits civils»

«Et si les gens ne sont pas d’accord, ils peuvent le dire», a déclaré la société Facebook. Des informations pacifiques peuvent toujours être partagées, même si elles incluent une image. La discussion est donc toujours possible, souligne l’entreprise.

Les images de Zwarte Piet qui ont été partagées dans le passé seront supprimées si quelqu’un les signale, sans autres conséquences. «Cependant, si un internaute partage de manière persistante du contenu qui enfreint nos règles, d’autres sanctions peuvent suivre et finalement la suppression d’un compte» prévient le réseau social Facebook.

Outre les images montrant des visages peints en noir, Facebook interdit désormais certains stéréotypes juifs, telles que les affirmations selon lesquelles les Juifs dirigent le monde ou servent dans d’importantes institutions du monde entier, car elles sont utilisés pour alimenter l’antisémitisme, affirme le réseau social.

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Source The Brussels Times/Image  Facebook

 

L’écrivain saint-lucien Arnold Henry verse 100% des ventes de son roman à un orphelinat en Ouganda

Début août, l’écrivain saint-lucien Arnold Henry révélait une de ses bonnes actions faite à un orphelinat, situé à Kampala, en Ouganda. En juillet, l’auteur a reversé 100% des ventes de ses livres à une organisation à but non lucratif qui s’occupe d’une dizaine d’enfants dans le besoin. En retour de ce geste caritatif, les enfants de l’orphelinat lui ont adressé un beau message de remerciement. Touché, Arnold Henry a remercié les enfants qui lui ont adressé également une vidéo sur Instagram.

«Seed Hope Uganda» est une organisation qui accueille jusqu’à 16 enfants qui leur donne de la nourriture, leur assure un abri et une éducation. Selon les organisateurs, le don aidera à couvrir les frais de nourriture pendant quelques semaines et à payer les études des jeunes enfants.

Seed Hope Uganda, organisation à but non lucratif

Arnold Henry est un auteur pour jeunes enfants, et rappelle l’écrivain caribéen : « L’un de mes plus grands objectifs en devenant un auteur pour enfants à succès est de donner plus que ce que je reçois. Je suis très reconnaissant d’avoir le soutien dont j’ai besoin pour aider à changer la vie de certains enfants.»

Arnold Henry, écrivain de Sainte-Lucie

Des actions comme celles-là, Arnold Henry espère les prolonger, il vient de terminer un autre roman : « Avec mon dernier livre pour enfants, « Patiently Waiting for Hope », j’ai encore plus de grands projets pour redonner espoir aux plus démunis. La pandémie m’avait ralenti mais elle ne m’a jamais arrêté.»

Arnold Henry est né et a grandi à Castries, Sainte-Lucie. En 2001, il a reçu le prix du joueur national junior masculin de l’année de Sainte-Lucie. De 2003 à 2008, il a joué au basket-ball pour cinq écoles différentes en Amérique: Massanutten Military Academy, University of Vermont, Carl Albert State College, University of North Florida et Edward Waters College.

Son premier livre, «Hanging On To My Dreams», est paru le 27 juillet 2011 à Toronto, Ontario au Canada.

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Images Instagram/Seed up Uganda

70 morts, 3 710 blessés après deux terribles explosions à Beyrouth au Liban, «C’était comme une bombe atomique»

«C’était comme une bombe atomique», racontent les témoins.

Comme un énorme tremblement de terre, deux explosions dans les entrepôts du port près du centre de Beyrouth ont tué plus de 70 personnes, blessé plus de 3710 et envoyé des ondes de choc qui ont brisé des fenêtres, cassé des murs et remué le sol dans la capitale libanaise.

Des secouristes creusent encore des décombres pour sauver des personnes et retirer les morts, indique la presse locale. Quelques heures après l’explosion, qui a frappé peu après 18 heures (15 h 00 GMT), un incendie brûlait toujours une partie des maisons et bâtiments dans le quartier portuaire, projetant une lueur orange dans la nuit alors que les hélicoptères survolaient la zone sinistrée et que des sirènes d’ambulance hurlaient à travers la capitale, selon les informations de l’Agence Reuters.

Le ministre libanais de l’Intérieur a déclaré que, selon les premières informations, ce seraient des matériaux hautement explosifs, saisis il y a des années et stockés dans le port qui ont provoqués les explosions. «Nous assistons à une énorme catastrophe», a déclaré le chef de la Croix-Rouge libanaise George Kettani à la chaîne Mayadeen. «Il y a des victimes et des blessés partout.» Des gens agards, en pleurs et blessés marchaient dans les rues à la recherche de parents.

Le ministre de l’Intérieur a déclaré à Al Jadeed TV que 2 750 tonnes de nitrate d’ammonium était stockés dans le port depuis 2014 sans aucunes mesures de sécurité. L’ambassade des États-Unis à Beyrouth a averti les habitants de la ville, d’émanations de gaz toxiques libérés par l’explosion, en exhortant les gens à rester chez eux et à porter des masques si disponibles.

Le gouverneur du port de Beyrouth a déclaré à Sky News qu’une équipe de pompiers, qui luttait contre l’incendie initial, avait «disparu» après l’explosion. Le président Michel Aoun a appelé à une réunion d’urgence du cabinet ce mercredi et a déclaré qu’un état d’urgence de deux semaines devrait être déclaré.

Des habitants ont expliqué que du verre avait été brisé dans les quartiers de la côte méditerranéenne de Beyrouth et dans les banlieues intérieures à plusieurs kilomètres . À Chypre, une île méditerranéenne de 180 km, situé de l’autre côté de la mer, les habitants ont entendu l’explosion. Un habitant de Nicosie a déclaré que sa maison et les volets de ses fenêtres avaient tremblé.

Le Premier ministre, Hassane Diab,  a appelé à un jour de deuil.

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Images YouTube – Source Reuters

Black Lives Matter : Pourquoi l’Afrique reste-t-elle en marge des dénonciations?

Sous forme de « Questions Africaines » (QA), l’universitaire et chroniqueur Christian Tidou tente d’interroger les panafricains sur des thématiques actuelles. En juin dernier, dans le contexte des manifestations liées à la mort brutale de l’Afro-Américain George Floyd, Christian Tidou interpellait ses compatriotes. La Question africaine 52, s’intitule : Black Lives Matter, pourquoi l’Afrique reste-t-elle en marge des dénonciations ? Voici telle qu’elle est publiée dans AfrigMag de juin dernier.

Mes amis,

Le Directeur de l’institut Panafricain de Stratégie s’en est offusqué, bien qu’à demi mot : l’Afrique reste sourde aux appels à manifester contre le racisme sous ses pires formes. Comme tout le monde, Tidiane Gadio a suivi les mouvements de colère qui sont partis de Minneapolis pour essaimer à travers le monde. Liste interminable des Noirs tués par la violence légale, casses, pillages affrontements, puis marches et symbole du genou à terre.

La rage a fait place à des marches qui ont actualisé bien des crimes que ce monde s’offrait le luxe d’oublier, comme celui d’Adama Traoré en France en juillet 2016. S’il faut dire non aux excès, autant dénoncer aussi les violences des hommes en armes, surtout quand elles prennent l’affreux visage de la discrimination et du racisme.

Sauf que dans cette affaire où le Noir est coupable de ne pas être Blanc, l’Afrique, qui a été Charlie en 2015, au point d’en pleurer, n’est pas du tout Floyd. Et on ne peut que se demander d’où viennent les causes pour lesquels nos leaders et nous-mêmes nous engageons, surtout quand nos footballeurs se sont vu traiter de macaques sur mille terrains. Attendons-nous une dictée ? De qui ou de quoi ? Y aurait-il un fossé trop grand entre ceux qui ont construit l’Amérique et ceux qui sont restés en Afrique mère ? Désapparentement ? Déchirement ?

Il y a, en tous les cas, une solidarité insuffisante des Africains qui parlent contre l’Afrique, malgré la condamnation de Moussa Faki Mahamat pour le compte de l’UA. Cette faible prise de position nous soustrait d’un débat qui nous colle pourtant à la peau et qui est aussi vieux que notre rencontre des autres. Tidiane Gadio le dit, c’est la continuité de l’esclavage.

Alors que Houston se prépare à rendre un ultime hommage à George Floyd, le Black mort de trop, et entré dans l’histoire bien malgré lui, nos Chefs d’État, nos activistes, nos leaders d’opinion devraient envoyer au monde, qui brave la Covid-19 pour dire “Non !”, un message plus clair, plus solidaire, plus fort.

Quelle analyse faites-vous de la non participation de l’Afrique face à la tragédie Floyd et au mouvement Black Live Matter ?

Question Africaine 52 – Christian Tidou

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Source et Images AfrikMag/Arnet.com

Esclavage-Traite négrière : L’ONU a classé le Quai des Chartrons, ancien port négrier, au patrimoine de l’humanité,

Grace aux négoces du vin Bordeaux est devenu le premier port de France et même le premier port d’Europe , le quai des chartrons c’est peu a peu couvert d’hôtels particuliers ornés de leurs mascarons de pierre. Le quai a été inscrit par l’Unesco sur la liste du patrimoine mondial de l’Humanité.
Au 18eme siècle de nombreux navires jetaient l’ancre au milieu du fleuve en attendant de charger des barriques remplis des meilleurs nectars. A l’époque les vins étaient entreposés dans d’immenses chais de négoces à quelques pas d’ici sur le quoi. Bordeaux était au sommet de la puissance et du rayonnement.
Au commerce du vins s’en ajoutait un autre nettement moins gratifiant.

On pourrait parler de l’histoire de Bordeaux, rien qu’à partir des noms de ses différents crus. Le chapitre lié à Château Nairac, un vin blanc du pays de Sotherne ne serait pas le plus glorieux on y évoquerait la traite négrière. Bordeaux ne dépassera jamais Nantes, premier port négrier français.

1er septembre 1729 un grément descend la Garonne jusqu’à son embouchure. Une fois au large il prend la direction des cotes africaines. Bordeaux vient de basculer dans l’ère de la traite. (Eric Saugera/Spécialiste de la traite négrière) : Le premier bateau qui marque le début de la traite négrière bordelaise de manière constante, s’appelle l’Union. Tout ce qui avait précédé, c’est de l’ordre des prémices. Si l’Union ouvre la voie aux négriers bordelais leur négoce n’explose quand dans la seconde moitié du 18ème siècle. Au total ce seront 130 000 esclaves qui seront vendus par des armateurs girondins.

Anne-Marie Coculac(Historienne) : « la traite négrière ce sera le second choix des négociants bordelais. Parce que Bordeaux à l’immense avantage d’avoir un arrière-pays très riche ». « Ils ont le vin, la traite pour eux c’est relativement accessoire et c’est sous Louis XV, c’est la royauté qui insiste pour que les bordelais se mette à faire la traite des Noirs ». Et les bordelais reçoivent des subventions. Jusqu’à la révolution française, ils touchent de l’argent pour le nombre de livres par Noirs débarqués aux Antilles. Un stimulant pour les négociants ». (Eric Saugera).

Ce commerce triangulaire entre Bordeaux, l’Afrique et les Antilles est encouragé par l’Etat. Il permet le développement de comptoir et de plantations dans les îles des Caraïbes. Les expéditions durent souvent plus d’une année et ne se font jamais cales vides. Dans ces cales le vin est toujours là qui côtoie d’autres marchandises. En même temps que du vin, on embarque aussi de la pacotille et des armes destinées à être échangées en Afrique contre des esclaves. Ces esclaves sont chargés comme de vulgaires marchandises dans les cales où ils ne peuvent même pas se tenir debout.

Arrivés à saint Domingue ou en Martinique la cargaison humaine est remplacée par du café, du chocolat et de l’indigo. Les négociants bordelais rentabilisent le voyage et tiennent une comptabilité sordide dans leurs carnets de bord.  » Le musée d’Aquitaine possède plusieurs de ces carnets. Il témoigne de la vie à bord et d’un quotidien fait d’horreur et d’inhumanité. « Beau clair de lune. Le temps toujours le même. A 11h trois quart, je fis monter une assez jolie négresse dans ma chambre. Je passai deux heures avec elle et l’exploitai deux fois. C’était la première fois que j’avais vu depuis mon départ de France ».

On tenait aussi une comptabilité parallèle, celle des esclaves morts durant la traversée. « Nous voyons un symbole des croix, chacune des croix correspond au décès d’un esclave, comme ici sur le Scorbud. Les maladies, les mauvaises conditions de vies étaient sources d’une très fortes mortalité à l’intérieur de ces navires négriers. »

La mortalité pouvait toucher 30% des hommes embarqués mais en vendant les survivants à bons prix, les marchants d’esclaves faisaient des gains substantiels. « Ce qui explique que les familles bordelaises gagnaient beaucoup d’argent » (Eric Saugura) . Parmi ces familles, les Nairac. Un deuxième grand cru classé continue de porter leur nom.

C’est grâce au commerce colonial et négrier que les Nairac, des protestants régnèrent sur le port de Bordeaux dans la seconde moitié du 18ème siècle et devenu le premier port d’Europe. Bordeaux devient l’entrepôt du commerce de redistribution des produits coloniaux vers l’Europe. » (Historienne).

Les Nairac possèdent une flotte de huit navires, dont trois négriers, on estime leur fortune à 2 millions de livres. Exemple un matelot qui allait à la traite gagnait 25 livres par mois. Il était l’homme le plus riche de Bordeaux. 1775, avec cet argent, les Nairac bâtissent en 1775 un imposant hôtel particulier. L’Hôtel Nairac se trouve au centre de Bordeaux et contribue jusqu’à nos jours à la splendeur de la capital girondine. construit par Victor Louis qui bâtira plus tard le grand théâtre.

Les richesses tirées du commerce maritime et de la traite négrière rejaillissent sur le vignoble. En 1777, rachète un vignoble à Barsac dans la région de Sautherne au Sud de Bordeaux . On y produit toujours un vin classé. En 1786, le château Nairac est né.

Christian Cau (Archives départementales de la Gironde) explique le refus du Roi d’accorder la noblesse au Nairac non pas pour l’ignominie de leur commerce négrier mais parce qu’ils étaient des réformés (RPR), des protestants.

Après la révolution, l’esclavage est aboli une première fois, les archives nationales conservent ce décret symbolique. En 1794, La convention Nationale déclare que l’esclavage des nègres dans toutes les colonies est abolie en conséquence elle décrète que tous les hommes sans distinction de couleur domiciliés dans les colonies sont citoyens français.

Pour favoriser les intérêts économiques des colonies, Bonaparte va revenir en 1802 sur cette abolition, ce n’est qu’un demi siècle plus tard le 27 avril 1848 que l’esclavage sera définitivement aboli par l’article 6 de la constitution.

Une décennie plus tôt en 1837 la famille Nairac avait revendue son domaine.
61 grands crus classés.

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Source L’Ombre d’un doute/Bordeaux, histoire de châteaux/Images Capture d’écran C’news Actus Dothy

Bristol: La statue du marchand d’esclaves remplacée par celle d’une militante du Black Lives Matter

Edward Colston, un marchand d’esclaves du du XVIIème siècle aurait vendu 100 000 esclaves durant la traite négrière, né à Bristol et généreux envers ses compatriotes, début juin, la statue représentant le marchand britannique a été déboulonnée par des militants Black Lives Matter et jetée dans le port de Bristol, une ville dans le Sud-Ouest de l’Angleterre. Aujourd’hui, elle est remplacée par celle d’une militante BLM, photographiée le poing en l’air, le jour de la manifestation.

En marge de la mort de George Floyd, tué par un policier Dereck Chauvin, le genou asphyxiant à mort l’Afro-Américain de 46 ans, le 25 mai dernier, des manifestations avaient lieu dans toutes les grandes villes américaines et européennes. Ces marches de protestation contre les violences policières et contre le racisme avaient entraînés des dégradations et des déboulonnages de statues dont celle d’Edward Colston, placée dans le centre ville de Bristol. Une statue qui depuis de longues années suscitait de nombreuses controverses. Enlevée de son piédestal, vandalisée et jetée dans le port devant des centaines de marcheurs et de militants, la statue avait été repêchée en attente d’une consultation démocratique sur son sort. Mais le maire Martin Rees a été devancé.

Aujourd’hui, sur le socle trône la statue d’une femme militante du Black Lives Matter, Jen Reid, le poing levé. L’ouvrage en acier noir a été réalisé par Marc Quinn.

Jen Reid (Militante Black Lives Matter)

Jen Reid a déclaré dans un communiqué qu’elle rentrait chez elle après avoir assisté aux manifestations de Black Lives Matter à Bristol le 7 juin lorsqu’elle a eu une  » forte envie «  de grimper sur le socle vide.

« Cette sculpture représente ma mère, ma fille, les Noirs comme moi », a-t-elle indiqué. « Il s’agit d’enfants noirs qui la voient là-haut. C’est quelque chose dont on peut être fier, d’avoir un sentiment d’appartenance, car en fait nous sommes d’ici et nous n’irons nulle part. »

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Images Capture d’écran et Daily Mail

France: Médecins Sans Frontières accusée de « racisme institutionnel » par ses salariés

Le mouvement Black Lives Matter a fait ressurgir les débats sur le racisme aux Etats-Unis mais également en Europe. En France, l’Organisation Médecins Sans Frontières est secouée par des révélations internes, ses propres salariés l’accusent de « racisme institutionnel ».

Dans une lettre interne, un millier d’anciens ou d’actuels salariés de Médecins sans frontières (MSF) accusent l’ONG française d’être « institutionnellement raciste ». l’information a été révélée ce vendredi 10 juillet par le quotidien britannique The Guardian à qui était adressé le courrier.

Les salariés notent la volonté de MSF de « renforcer dans son travail humanitaire le colonialisme et la suprématie blanche » en développant des programmes menés par des personnes issues d’une « minorité blanche privilégiée ». Des anciens salariés témoignent comme Padma Priya, responsable médias MSF à New Delhi jusqu’en 2018, le racisme « était une réalité quotidienne pour des gens comme moi ». Un autre employé interrogé par le Guardian évoque une mentalité « quasiment étouffante » du « sauveur blanc ».

Le texte est signé entre autres par les présidents des conseils d’administration de MSF au Royaume-uni et en Afrique australe, et par le directeur général de MSF en Allemagne.

Dans un communiqué envoyé aux salariés de MSF le 23 juin et révélé par The New Humanitarian, le président Christos Christou et un membre du conseil d’administration international reconnaissent que l’organisation humanitaire « a failli auprès des gens de couleur, autant auprès des salariés que des patients » et « échoué à s’attaquer au racisme institutionnel »

Médecins sans frontières emploie 55 000 personnes à travers le monde. Du personnel qui intervient pour fournir une assistance médicale aux populations qui en ont besoin, MSF envoie du personnel également dans les zones de guerre, en cas de pandémie ou de catastrophe naturelle.

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En Chine, un homme meurt deux semaines après une opération de dents de sagesse

La soeur de Liu Guofan a raconté à plusieurs magazines dont The Sun et l’agence de presse Red Star News, l’effroyable histoire de son frère Liu Guofan. Avant de mourir, avec humour, Liu Guofan a partagé sa souffrance sur les réseaux sociaux, il a tellement saigné des gencives, qu’il en est mort.

Liu Guofan a 26 ans quand le lundi 25 mai dernier, il se rend dans un cabinet dentaire de Changsha, dans la province chinoise de Hunan. Il doit se faire extraire des dents de sagesse. cinq jours plus tard, il doit retourner à l’hôpital, il a la bouche « pleine de sang », une information que Liu Guofan partage sur des forums qu’il accompagne de photos de draps tachés de sang. Il repart avec de nouveaux points de suture. Le 9 juin, Liu Guofan meurt après avoir été admis en soins intensifs.

Selon les médecins, le jeune patient serait décédé d’une septicémie et d’une hernie cérébrale causées par une hémorragie. À l’agence de presse Red Star News, sa soeur rapporte ses commentaires décalés sur sa situation : « Je saigne tellement, je pense que je vais mourir. N’oublie pas de payer mon prêt quand je serais mort ! ». Selon The Sun, elle s’est plainte du mauvais accueil de l’hôpital qui n’aurait pas soigné Liu Guofan avec plus de sérieux. Des examens poussés ont conclu à une mort due à une leucémie myéloïde aiguë, ce qui expliquerait les causes de l’infection. Liu Guofan a été incinéré le lendemain de son décès, cette piste ne sera pas confirmée.

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Mayotte : Prison ferme pour deux braconniers de tortues marines, une espèce protégée

La Chambre d’appel de Mamoudzou à Mayotte vient de condamner deux hommes à deux ans de prison ferme pour braconnage de tortues marines, qui sont des espèces protégées. Ils devront également verser 1.000 euros de dommages et intérêts.

Les deux individus ont été pris en flagrant délit avec 65 kg de viande de tortue fraîche dans la barge reliant la Petite Terre à la Grande Terre. À Mayotte, les associations environnementales  comme Sea Shepherd ou  « dénombrent 300 tortues braconnées, un chiffre basé sur les restes trouvés sur les plages, mais qui serait inférieur à la réalité » rapporte le magazine Science&Vie.

En première instance en avril 2020, les deux accusés avaient avoué leurs méfaits devant les enquêteurs, mais ils avaient été relaxés pour vice de forme. Les deux braconniers n’avaient pas pu être assistés par un avocat lors de leur garde à vue. Ce jeudi 9 juillet, en fuite, ils ne se sont pas présentés et n’ont pas donné pouvoir de représentation à leur avocat Me Soumetui Andjilani,  présent à l’audience.

Selon l’association Les Naturalistes de Mayotte qui rappellent que les tortues marines sont des espèces protégées, « la peine maximum qui leur est appliquée montre que la justice joue son rôle et corrige l’effet désastreux de la relaxe du premier jugement », a indiqué l’association dans un communiqué.

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ImagesAquaPortail/Source Science&Vie