Meghan Markle annonce avoir fait une fausse couche un «chagrin insupportable» pour le couple Sussex

«C’était un matin de juillet qui commençait aussi normalement que n’importe quel autre jour : Préparer le petit déjeuner. Nourrir les chiens. Prendre des vitamines. Trouvez cette chaussette manquante. Récupérer le crayon qui a roulé sous la table. J’attache mes cheveux en queue de cheval avant de sortir mon fils de son berceau ». Meghan Markle est en train de décrire le moment où elle «est tombée au sol » alors que sa fausse couche commençait.

Ce mercredi 25 novembre 2020, dans une tribune écrite pour le New York Times, intitulé «Les pertes que nous partageons» la duchesse de Sussex révèle avoir fait une fausse couche : «Je savais, en serrant mon premier-né, que je perdais mon deuxième».

Dans cet éditorial émouvant, la duchesse de 39 ans décrit l’instant où elle a «ressenti une crampe aiguë» après avoir changé la couche de son fils Archie Mountbatten Windsor.

«Après avoir changé sa couche, j’ai ressenti une forte crampe. Je me suis laissée tomber sur le sol avec lui dans mes bras, fredonnant une berceuse pour nous garder tous les deux calmes, la mélodie joyeuse contrastant fortement avec mon sentiment que quelque chose n’allait pas. Quelques heures plus tard, je me suis allongée sur un lit d’hôpital, tenant la main de mon mari. Je sentis la moiteur de sa paume et ses jointures mouillées par nos deux larmes. En regardant les murs blancs et froids, mes yeux se sont vitrés. J’ai essayé d’imaginer comment nous guéririons.»

«Assis dans un lit d’hôpital, regardant le chagrin de mon mari alors qu’il essayait de retenir mes morceaux brisés, j’ai réalisé que la seule façon de commencer à guérir est de demander d’abord :« Ça va? »

Dans l’article «Les pertes que nous partageons », elle poursuit en parlant de l’importance de demander aux gens s’ils vont bien.

«Je me suis souvenue de l’année dernière où Harry et moi terminions une longue tournée en Afrique du Sud. J’étais épuisée. J’allaitais notre bébé et j’essayais de garder un visage courageux aux yeux du public.»

«Ça va?» m’a demandé un journaliste. Je lui ai répondu honnêtement, ne sachant pas que ce que j’ai dit résonnerait avec tant de nouvelles mamans et plus âgées, et quiconque avait, à sa manière, souffert en silence. Ma réponse spontanée semblait donner aux gens la permission de dire leur vérité. Mais ce n’est pas la réponse honnête qui m’a le plus aidé, c’est la question elle-même.»

«Merci d’avoir posé la question», dis-je. «Peu de gens ont demandé si je vais bien.»

Durant cette période particulière «Nous nous adaptons à une nouvelle normalité où les visages sont dissimulés par des masques, mais cela nous oblige à nous regarder dans les yeux, parfois remplis de chaleur, d’autres fois de larmes. Pour la première fois, depuis longtemps, en tant qu’êtres humains, nous nous voyons vraiment.»

Depuis la publication de l’article, une source proche de la duchesse de Sussex a confirmé que Meghan était actuellement en «bonne santé».

La source a déclaré que le couple avait pris le temps de comprendre ce qui s’était passé et avait pris la décision d’en parler publiquement après avoir réalisé à quel point les fausses couches étaient courantes.

Meghan Markle a avoué dans sa tribune qu’elle voulait encourager les gens à demander «ça va?» particulièrement durant cette saison des fêtes.

Dorothée Audibert-Champenois rédactrice en chef de C’newsActusDothy – Facebook Twitter Instagram @C’news Actus Dothy

 

Des étudiants en médecine rédigent une version du serment d’Hippocrate, qui reconnaît le racisme systémique en médecine

Alors que l’Amérique traverse une pandémie sans précédent de coronavirus, un groupe d’étudiants en médecine des États-Unis espère apporter un changement en s’attaquant aux disparités raciales dans le secteur de la santé . Selon ABC News, les étudiants de l’École de médecine de l’Université de Pittsburgh espèrent faire reculer les préjugés, combattre la désinformation et lutter contre le racisme systémique.

La rédaction du serment de classe est le premier du genre.  Il a été créé par des membres du comité travaillant aux côtés de conseillers et de responsables d’étudiants. Le comité a également décidé de présenter des informations à l’ensemble de la classe d’environ 150 élèves où chacun a la possibilité de donner son avis. Cette initiative intervient alors que les écoles de médecine du pays accusent toujours un retard dans la diversité, les étudiants noirs, hispaniques et amérindiens restant sous-représentés dans les écoles de médecine, malgré des initiatives croissantes.

Le serment qu’ils ont rédigé en cours précise dans quelles conditions ce groupe d’étudiants commencent leur études, au milieu de la pandémie Covid-19 et du mouvement national des droits civiques amplifié par les meurtres de Breonna Taylor, George Floyd et Ahmaud Arbery, ont-ils noté. Ce serment d’Hippocrate devrait répondre également aux préoccupations des communautés vulnérables, y compris les personnes noires, qui ont été touchées de manière disproportionnée par la pandémie mais surtout il traite « de ce que signifie être médecin et ce en quoi c’est tellement plus compliqué« , est-il précisé.

Cet premier serment des étudiants en médecine a interpellé l’American Medical Association, l’une des plus importantes association de médecins et d’étudiants en médecine des Etats-Unis.

Dorothée Audibert-Champenois Rédactrice en chef CnewsActusDothy – Facebook Twitter Instagram @C’news Actus Dothy – ©️ Image : The Noble Foundation – TNF_CommUNITY/Twitter)

La Chine prête aux Caraïbes et à l’Amérique Latine 1 Milliard de dollars pour l’achat de vaccins

Antigua-et-Barbuda, par la voix du chef du Gouvernement, Gaston Browne, affirme que «la Chine réserve plus d’un milliard de dollars américains pour des prêts aux pays d’Amérique latine et des Caraïbes qui seront utilisés pour acheter leur vaccin» anti-Covid-19.

Selon le communiqué publié à la suite de la réunion hebdomadaire du Cabinet, Antigua-et-Barbuda «a articulé une politique de vaccination claire à la lumière des annonces selon lesquelles deux sociétés pharmaceutiques américaines ont annoncé le succès des essais du COVID. -19 vaccin ».

Le gouvernement de Gaston Browne indique que la Chine, la Russie et Cuba ont également annoncé des succès du vaccin en rappelant qu’Antigua-et-Barbuda avait payé pour un approvisionnement initial de 20 000 doses de vaccins à acquérir par l’intermédiaire de l’Organisation panaméricaine de la santé et de l’Organisation mondiale de la santé (OPS / OMS).

«Le Cabinet a convenu que parmi les premiers volontaires à recevoir le vaccin ce seront d’abord les enseignants,  les médecins, les élus et tous les fonctionnaires publics».

Les chiffres de l’Agence Régionale de Santé indiquent que le coronavirus a causé la mort de 1 382 149 million de personnes et 58 275 385 millions de cas ont été confirmés dans le monde.

Dorothée Audibert-Champenois Rédactrice en chef de CNEWSACTUSDOTHY/Facebook Twitter Instagram @C’news Actus Dothy @Do Thy – Images NC/Wikipedia

Pour une efficacité à 90% de son vaccin, AstraZeneca préconise une 1/2 dose puis une dose complète

Alors que la pandémie due au nouveau Coronavirus a fait plus de 1,4 million de morts dans le monde, les avancées cliniques pour un vaccin sont plus que prometteuses. Un troisième vaccin est annoncé aujourd’hui, efficace à 70% contre le covid-19 atteste le laboratoire britannique AstraZeneca.

La société pharmaceutique londonienne AstraZeneca a déclaré ce lundi que les essais de stade avancé de son vaccin Covid-19 étaient «très efficaces» pour prévenir la maladie. Et, le laboratoire estime qu’avec un mode d’emploi particulier, le vaccin pourrait être encore plus efficace que prévu.

Les chercheurs ont constaté que si les gens recevaient une demi-dose suivie d’une dose complète, plutôt que deux doses complètes, la protection passait à environ 90%.

Selon AstraZeneca, le vaccin, développé en collaboration avec l’Université d’Oxford au Royaume-Uni, a empêché 70% des personnes de développer la maladie.

Données de MSNBC News

Dorothée Audibert-Champenois, rédactrice en chef de CNEWSACTUSDOTHY/Facebook Twitter Instagram @C’news Actus Dothy – @Do Thy

Passi présente «Django», un hymne pour la liberté contre les inégalités, le martiniquais Ody Steven Luchel co-réalise le nouveau clip

«Django galope et chante à l’Horizon dans un champ de liberté» sur fond de coucher de soleil dans un immense désert américain. Dans ce décor de western, le chanteur Passi, n’est pas un simple interprète. Celui qui se définit également comme cinéphile, est co-réalisateur de son dernier clip «Django».

«Je suis Noir, fier et je bosse dur…Je porte ma voix vers celle et ceux qui m’entourent et ceux qui me suivent. J’essaye d’avoir un message d’unité et d’évolution», plaide Passi, meurtri, déçu de cette société violente et inégalitaire. Mais l’homme est aussi plein d’espoirs, il s’exprime rebelle et vainqueur dans sa dernière production au titre évocateur : «Django».

Passi n’est pas un artiste qui fait les choses à moitié, si son métier est de divertir, militant, il s’arroge le droit de dénoncer dans ses textes ce qui va mal. Son nouveau titre «Django » évoque le «ras-le-bol» des communautés noires toujours confrontées au racisme systémique et aux violences policières qui gangrènent leur quotidien aussi bien aux Etats-Unis qu’en Europe. S’il a été tourné bien avant la période George Floyd, précise l’artiste, il s’inscrit dans ce contexte «qui nous empêchent d’avancer» explique le chanteur Passi qui a répondu aux questions de notre rédaction.

Pourrait-on alors évoquer, l’obsession, la traque d’un homme blessé en quête d’évasion ou de liberté? «Non», répond le chanteur et compositeur franco-congolais «Je pense à l’Afrique, l’Occident, je pense aux jeunes des quartiers populaires aux migrants, beaucoup ont besoin de liberté, ont besoin d’évoluer».

Interprété avec justesse, prêtant aux codes cinématographiques du western spaghetti ce qui a fait la gloire de Sergio Corbucci et Franco Nero et s’inspirant des grands péplums hollywoodiens, «Django» a immédiatement séduit  les internautes comme leurs aînés dans les années 1960. Un comédien est-il né ? : «Oui, j’adore jouer et réaliser, j’ai quelques projets en route, qui sont en lecture ou en cours de production… Je croise les doigts» avoue le chanteur. Dans la foulée, pas peu fier de sa co-réalisation d’avec le martiniquais Ody Steven Luchel, Passi annonce les prochains titres et mini-métrages qui accompagnent «Django» qui n’est qu’un avant-goût de son prochain album.

En réalité, Passi n’est pas tout à fait à son premier coup d’essai, ses débuts dans la réalisation commencent en 1998 quand il réalise son premier clip. «79 à 99» comptabilise aujourd’hui près de 4 millions de vue. «Je suis cinéphile et amoureux de l’image. J’en suis à plus de 15 réalisatisations dont un documentaire. Outre la musique je suis de plus en plus devant la caméra» ajoute le chanteur qui approuve l’idée que «Django» pourrait être sélectionné dans la catégorie des courts-métrages de fiction dans un Festival.

Un projet de titan raconte Passi : «Il y a des images tournées en région parisienne et d’autres prises aux Etats-Unis. Dans cette énorme production, j’avais ma team Issap pour gérer la prod, le maquillage ou le casting. Parmi les acteurs, Julia Mbengue (Brudmila), Sébastien Fallourd (Calvin Candy), Marie Nagoya, Alexis Sadefob, Yedi Masua dans les rôles d’esclaves.»

Pour un rendu presque parfait, le chanteur-réalisateur qui assure représenter un label indépendant, a pris son temps dit-il : «Il y a eu 3 journées de tournage sur plusieurs jours et beaucoup de post production. Avec mon ami et co-réalisateurs Ody SL on a pris notre temps sur ce clip. Sur mon prochain album dont est tiré «Django», j’ai commencé à tourner des clips pour les prochains titres, toujours dans des concepts ciné. «Django peut être considéré comme l’épisode 1».

Que traduit un tel film, une telle mise-en-scène, un parti pris mi-western, mi-film historique. Quelle revendication, quel est le message de «Django» ? Passi a les réponses : «Le message reprend celui de mon premier groupe Ministere Amer avec des années d’expérience et de sagesse en plus. Les chaînes mentales, le plafond de verre, les classes sociales, l’Afrique Vs l’Occident, cette éternelle course vers la liberté et la prospérité dans ce monde d’esclave capitaliste». Pour mémoire «Ce ‘I Have a Dream’ de Martin Luther King, ce «I Can’t Breathe’ de George Floyd ou ce «J’étouffe, je veux respirer» d’Adama Traoré mort un 16 juillet 2016 à Beaumont-sur-Oise ou encore plus récent «cette hargne dans les yeux des migrants». Cette même liberté qui manque encore à énormément de gens sur cette planète, pour eux «Django»«Galope et chante à l’horizon dans un champ de liberté»…

«Quand Passi m’a fait écouter le son de «Django» au studio, j’ai tout de suite adhéré au projet. Il y a beaucoup de message dans ce titre, mais le message essentiel, est qu’on se bat tous les jours pour notre liberté», approuve le second réalisateur Ody SL (Ody Seven Luchel).

Plus qu’un clip, «Django» le nouvel opus du chanteur Passi est un court-métrage dans lequel il performe mais qui lui permet, dans le même temps de signer une co-réalisation réussie. Celui qui en binôme a été choisi pour concevoir ce clip est le producteur, réalisateur martiniquais, Ody Steven Luchel (Ody SL), fondateur de la boîte de production O’Vision Prod.

«C’est un projet qui s’est fait en plusieurs étapes. Il y a eu un énorme travail de préparation pour les décors, les costumes. On a pris notre temps pour que ce clip soit fait dans de bonnes conditions. C’était un vrai challenge à relever», explique le co-réalisateur.

Ody Steven Luchel a assuré la partie technique, la mise en scène et la post-production via O’Vision Prod, il reste surpris des conditions climatiques qui n’ont en rien perturbées la direction d’acteurs.

Du point de vue des comédiens, tourner dans des conditions de grand froid, n’était pas un handicap pour une équipe très engagée dans la réussite du clip. «On ne le sait pas, mais toute l’équipe technique était en blouson quand les comédiens portaient des vêtements très fins alors que le thermomètre était au dessous des 5 degrés» s’amuse le producteur martiniquais.

Cette fin d’année (dans la continuité de la crise sanitaire inédite) est contrariante sur tous les plans : «Plus de concerts. moins d’événements, moins d’échanges et moins d’opportunités professionnelles et encore moins de voyages».  Mais, ce serait sans compter sur le tempérament de bosseur du chanteur, compositeur et réalisateur car Passi à de quoi faire. Le chanteur franco-congolais confirme la prochaine sortie dans les bacs de son prochain album. Par ailleurs, Passi suit et produit deux artistes, et à court terme, il participera à la promotion d’un long métrage de fiction dans lequel il est l’acteur principal aux côtés d’Ursula Strauss (une actrice autrichienne). «Le Prince» sera dans les salles obscures à partir de février 2021.

En attendant, Passi partage déjà ses voeux de fin d’année : «De la joie pour ma famille, la santé et que 2021 vous fasse aimer mes nouvelles créations. De vous retrouver vite en concert !  Et, je souhaite du love, du bon son et des bons films pour kiffer et voyager dans ces périodes de confinement. Pas Ladjé Foss ! Joyeux Noël et bonnes fêtes de fin d’année».

Une fin d’année studieuse et des projets aboutis qu’il faut promouvoir dans les Festivals, dans les cinémas, une période chargée qui occupe Ody Steven Luchel qui trouve le temps de conseiller ses proches : «Courage et force pour tout ce que vous allez entreprendre dans ce contexte de Covid-19. Pa Ladjé Foss !» conclut le réalisateur, monteur et producteur martiniquais.

Le meilleur pour «Django».

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O’Vision Prod Ody SL (Producteur et réalisateur) Facebook Ody Steven Luchel 

Propos recueillis par Dorothée Audibert-Champenois Rédactrice en chef de @C’news Actus Dothy @Do Thy – Facebook Twitter Instagram @C’news Actus Dothy – Images ©️ Passi-O’Vision Prod / Capture d’images «Django»

Chlordécone : L’enquête en Martinique de la BBC News sur ce pesticide cancérogène longtemps autorisé par l’Etat

Nous avons d’abord été réduits en esclavage. Ensuite, nous avons été empoisonnés. C’est ainsi que nombre de Martiniquais voient leur île qui, pour les touristes, signifie soleil, rhum et plages bordées de palmiers. L’esclavage a été aboli en 1848. Mais aujourd’hui, les insulaires sont à nouveau victimes, d’un pesticide toxique appelé chlordécone qui a empoisonné le sol et l’eau et est associé à des taux anormalement élevés de cancer de la prostate.

«Ils ne nous ont jamais dit que c’était dangereux», dit Ambroise Bertin. «Les gens travaillaient parce qu’ils voulaient de l’argent. Nous n’avions aucune instruction sur ce qui était et n’était pas bon. C’est pourquoi de nombreuses personnes sont empoisonnées. » Ambroise Bertin parle de chlordécone, un produit chimique sous forme de poudre blanche que les travailleurs des plantations devaient mettre sous les bananiers, pour les protéger des insectes.

Amboisine Bertin @BBC News

Ambroise Bertin a fait ce travail pendant de nombreuses années. Plus tard, il a contracté un cancer de la prostate, une maladie plus répandue en Martinique et en Guadeloupe, que partout ailleurs dans le monde. Et les scientifiques accusent le chlordécone, un polluant organique persistant lié au DDT. Son utilisation a été autorisée aux Antilles françaises longtemps après que ses effets nocifs ont été largement connus.

«Ils nous disaient: ne mangez ni ne buvez rien pendant que vous le déposez», se souvient Ambroise, maintenant âgé de 70 ans. Mais c’est le seul indice que lui et d’autres travailleurs des bananeraies de la Martinique dans les années 70, 80 et au début des années 90 avaient sur le danger éventuel. Rares étaient ceux qui devaient porter des gants ou des masques. Aujourd’hui, beaucoup souffrent de cancer et d’autres maladies.

Le chlordécone est un perturbateur endocrinien, ce qui signifie qu’il peut affecter les systèmes hormonaux.

Professeur Luc Multigner @C’news Actus Dothy – Mars 2019

L’un des plus grands experts mondiaux de la chimie, le professeur Luc Multigner, de l’Université de Rennes en France, affirme que des études épidémiologiques ont montré un risque accru de naissances prématurées et un risque accru de développement cérébral indésirable chez les enfants en Martinique et en Guadeloupe qui ont consomment des aliments contaminés.

Selon le professeur Luc Multigner : «Il existe suffisamment de données toxicologiques et expérimentales pour conclure que le chlordécone est cancérigène.»

Suite à une étude détaillée du Pr Multigner et de ses collègues menée sur la Guadeloupe en 2010, le chlordécone est responsable d’environ 5 à 10% des cas de cancer de la prostate aux Antilles françaises, soit entre 50 à 100 nouveaux cas par an, sur une population de 800 000.

Le chlordécone reste dans le sol pendant des décennies, voire des siècles. Ainsi, plus de 20 ans après que le produit chimique a cessé d’être utilisé, une grande partie des terres de la Martinique ne peut être utilisée pour la culture de légumes, même si les bananes et autres fruits sur les arbres sont sans danger.

Les rivières et les eaux côtières sont également contaminées, ce qui signifie que de nombreux pêcheurs ne peuvent pas travailler. Et 92% des Martiniquais ont des traces de chlordécone dans leur sang.

« Comment essayer d’avoir une vie saine. Alors peut-être qu’il faut limiter les effets du poison. Mais ce n’est sûr », raconte l’historienne Valy Edmond-Mariette, 31 ans. « Mes amis et moi nous demandions: voulons-nous vraiment des enfants? Parce que si nous leur donnons du lait maternel, ils auront peut-être du chlordécone dans le sang. Et je pense que personne ne devrait se poser ce genre de question, car c’est horrible.»

La production de chlordécone a été arrêtée aux États-Unis, où il était commercialisé sous le nom de Kepone, dès 1975, après que des travailleurs d’une usine qui le produisaient en Virginie se soient plaints de tremblements incontrôlables, d’une vision floue et de problèmes sexuels. En 1979, l’Organisation mondiale de la santé a classé le pesticide comme potentiellement cancérigène.

Mais en 1981, les autorités françaises ont autorisé l’utilisation du chlordécone dans les plantations de bananes des Antilles françaises, et même s’il a finalement été interdit en 1990, les producteurs ont fait pression pour, et obtenu, l’autorisation de continuer à utiliser les stocks jusqu’en 1993.

Dimanche 24 /11/2019 – Place de la République Paris ©️C’news Actus Dothy

C’est pourquoi, pour de nombreux Martiniquais, le chlordécone suscite de douloureux souvenirs historiques. «Beaucoup de gens parlent du chlordécone comme d’un nouveau type d’esclavage», dit Valy Edmond-Mariette, dont les propres ancêtres ont été réduits en esclavage. Pendant deux siècles, jusqu’en 1848, la Martinique était une colonie qui dépendait de la production de sucre par des esclaves. Et à la fin du 20e siècle, certains des grands producteurs de bananes qui utilisaient le chlordécone étaient les descendants directs de ces exportateurs de sucre propriétaires d’esclaves, appartenant à une petite minorité blanche connue sous le nom de békés.

«Ce sont toujours le même groupe de personnes qui ont une domination incontestée de la terre», explique Guilaine Sabine, militante dans une organisation de base appelée Zero Chlordecone Zero Poison. En plus de faire campagne pour des tests sanguins gratuits pour tout le monde sur l’île, les membres du groupe ont pris part à une nouvelle vague de manifestations au cours de l’année dernière visant à attirer l’attention sur les entreprises qui, selon les militants, ont profité de la production et de l’utilisation de pesticides toxiques.

Les manifestations ont été ‘modestes’ et certains manifestants ont été reconnus coupables de violences contre la police. Mais ils reflètent une colère plus large face à la lenteur de la réponse de la France à la catastrophe du chlordécone.

Ce n’est qu’en 2018,  après plus de 10 ans de campagne menée par des politiciens franco-caribéens, que le président Emmanuel Macron a accepté la responsabilité de l’État dans ce qu’il a appelé «un scandale environnemental». Il a déclaré que la France avait souffert de «cécité collective» sur cette question. Une loi créant un fonds d’indemnisation pour les travailleurs agricoles a été adoptée. Mais les paiements n’ont pas encore commencé.

Serge Letchimy – Pr Luc Multigner – @C’news Actus Dothy – Mars 2019

La Martinique fait partie intégrante de la France, mais l’un des députés de l’île, Serge Letchimy, affirme qu’il n’aurait jamais fallu tant d’années à l’État pour réagir s’il y avait eu une pollution de même ampleur en Bretagne, par exemple, ou ailleurs en Europe. France. «Le problème est de savoir comment les territoires d’outre-mer sont traités. Il y a du mépris, de la distance, de la condescendance, du manque de respect. »

Le professeur Multigner affirme que les documents originaux de l’organisme officiel qui autorisaient l’utilisation du pesticide en 1981 ont disparu pour des raisons inconnues, entravant les tentatives d’enquêter sur la manière dont la décision a été prise.

Mais le représentant de l’État en Martinique, le préfet Stanislas Cazelles, insiste sur le fait qu’il n’y a pas eu de discrimination à l’encontre des insulaires.

«La République est du côté des opprimés, des plus faibles ici, tout comme dans la partie européenne de la France», a-ti- affirmé.

L’État s’efforce de trouver des moyens de décontaminer la terre (certains scientifiques pensent que le chlordécone peut potentiellement être biodégradé assez rapidement) et de s’assurer qu’il n’y a aucune trace du pesticide dans la chaîne alimentaire. Le préfet espère que la commission indépendante qui jugera les demandes d’indemnisation se prononcera généralement en faveur des anciens ouvriers agricoles qui se disent victimes du pesticide.

Ambroise Bertin, qui a travaillé avec le chlordécone pendant tant d’années, a subi une opération pour enlever son cancer en 2015. Mais il souffre toujours d’une maladie thyroïdienne et d’autres problèmes qui peuvent être liés aux effets connus du chlordécone sur le système hormonal.

Pendant ce temps, l’historienne Valy Edmond-Mariette a eu un cancer du sang alors qu’elle n’avait que 25 ans. Son médecin ne pense pas que ce soit dû au chlordécone. Mais selon, Valy Edmond-Mariette, personne ne peut en être sûr.

S’inquiéter des effets du pesticide, dit-elle, peut être épuisant. «Mais en fin de compte, vous ne pouvez pas tout contrôler. Vous devez admettre que dans une certaine mesure, vous êtes empoisonné, alors faites-y simplement face.»

Un reportage de Tim Whewell pour BBC News.

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram @C’news Actus Dothy @Do Thy – Vidéo Images illustrations @C’news Actus Dothy Mars 2019

Ben Watkins, décède à 14 ans d’une forme rare de cancer, il était une star de «MasterChef Junior» sur Fox-Tv

Ben Watkins, la star de «MasterChef Junior» dont les parents sont morts lors d’une dispute conjugale, est décédé à 14 ans d’une forme rare de cancer. «les poumons de Ben ne pouvaient plus lui donner l’air dont il avait besoin pour respirer. Cela a été dévastateur»,  expliquait son oncle qui l’a veillé plusieurs mois depuis son lit d’hôpital Lurie Children’s Hospital of Chicago.

Ben est décédé ce lundi 16 novembre 2020 après une bataille de 18 mois contre une forme extrêmement rare de cancer, l’histiocytome fibreux angiomatoïde, une tumeur des tissus mous survenant le plus souvent chez les enfants et les jeunes adultes. Ben a souvent dit à son oncle qu’il avait l’impression d’être «torturé» par la douleur et les efforts cliniques complexes pour la vaincre.

Cet été, alors que Ben dormait dans une unité de soins intensifs, son oncle racontait au quotidien Chicago Tribune comment une croissance de la taille d’une balle de golf dans le cou de Ben s’était propagée en une tumeur de la taille d’un pamplemousse. Ben avait commencé des traitements de chimiothérapie pour des tumeurs similaires sur son poumon, sa colonne vertébrale et son épaule.

En septembre, les tumeurs ont «tué», pour la première fois le poumon gauche de Ben. Son poumon droit débordé a alors commencé à lâcher.

«Malgré toute la douleur et la maladie que Ben a endurées, il ne s’est jamais plaint, pas une seule fois», a déclaré son oncle Anthony Edwards, qui est resté au chevet de Ben pendant des mois.

Au milieu de sa douleur et de sa souffrance, Ben a diverti le personnel de l’hôpital avec des blagues spirituelles et des gestes pour les autres, rapporte son oncle

L’histoire de Ben restera tragique. Son père, Michael Watkins, 46 ans, meurt après avoir abattu la mère de Ben, Leila Edwards, 43 ans. Selon les enquêteurs il s’agissait d’un meurtre-suicide. La mère de Leila Edwards, Donna Edwards, et son jeune frère, Anthony Edwards, sont devenus les tuteurs de Ben.

À 11 ans, Ben est apparu sur la sixième saison de la série de compétitions culinaires à succès, «MasterChef Junior» sur Fox-TV. Il était considéré comme un favori des fans. Ben rêvait d’ouvrir un jour sa propre boulangerie ou son restaurant comme son père l’avait fait avec Bodacious Barbecue & Deli de Big Ben, nommé en l’honneur de Ben.

Ben Watkins, qui a eu 14 ans en septembre, sera à jamais un super-héros mythique pour le fils de son oncle. Il l’appelait affectueusement Cookie. «Baby Anthony».

Ben Watkins

Dorothée Audibert-Champenois Rédactrice en chef de C’news Actus Dothy @Do Thy – Facebook Twitter Instagram @C’news Actus Dothy – ©️ Images Chicago Tribune

 

JoeyStarr et Babette de Rozières en colère, contre la fermeture des petits commerces « Injuste ! On ne peut pas se tromper sur tout ! »

Samedi 14 novembre 2020, sur son compte Instagram, le rappeur JoeyStarr s’est laissé emporter par la colère en taclant le Premier ministre, Jean Castex.  Certaines décisions prises par le chef du gouvernement d’Emmanuel Macron ne font pas l’unanimité et à l’instar de son aînée guadeloupéenne, Babette de rozières, l’interprète du film « Polisse », JoeyStar apporte son soutien aux petits commerces et il le fait savoir sur les réseaux sociaux.

Fin octobre, l’annonce du reconfinement pour cause de propagation alarmante du nouveau Coronavirus ne fait pas que des heureux. Immédiatement ciblés comme vendeurs de produits non-essentiels, les petits commerces ont dénoncé, dans le même temps, une concurrence déloyale face aux grandes surfaces libres de vendres ces produits dits-non essentiels.

Selon Babette de Rozières, élue au Conseil Régional d’Île-de-France « Tout est essentiel, ce n’est pas normal qu’on ferme les petits commerçants qui triment pour travailler, qui travaille au jour le jour. C’est leur gagne pain et on permet aux grandes surfaces de travailler. C’est une injustice. Moi, je me soulève contre cela » explique la gastronome dans une vidéo, publiée sur son compte Facebook, le 2 novembre dernier.

Si, une semaine plus tard, le gouvernement de Jean Castex intimait l’ordre aux hypermarchés, de fermer les rayons de ces produits interdits aux petits commerces, c’était sans compter sur l’explosion de la vente en ligne, qui ne s’est jamais aussi bien portée. Le leader des ventes, le géant « Amazon » est indexé ce samedi par le rappeur martiniquais, JoeyStarr.

JoeyStarr qui ne se dérobe jamais devant une injustice, quelqu’elle soit, a posté un photomontage où l’on voit le Premier ministre sacré comme  l’ « employé du mois » chez Amazon. « Bientôt le Black Friday ou comment achever les petits commerçants ! On ne peut pas se tromper sur tout sans en avoir l’intention !!! » a-t-il commenté sous le photomontage.

Un message qui a fait réagir les internautes mais également la ministre de la culture Roselyne Bachelot. Elle a déclaré « Il faut aussi que nous nous adaptions à cette nouvelle civilisation du numérique et c’est le sens que j’ai voulu dans le plan de relance (…) pour adapter le monde culturel à cette nouvelle donne numérique (…) Ils se gavent, mais à nous de ne pas les gaver ». 

Selon les premiers sondages, publiés au lendemain de l’intervention présidentielle du 28 octobre, sept Français sur dix approuvent le reconfinement. Mais il semble moins bien accepté qu’au mois de mars, « les nerfs sont à vif, le climat social est explosif », note le journal Le Monde.

Dorothée Audibert-Champenois/Facebok Twitter Instagram @C’news Actus Dothy @Do Thy – Images

Covid19-Rouge à lèvres: 70% des femmes ne l’utilisent plus avec les masques sanitaires selon un sondage Mylittlebox

Comme l’indique une enquête menée par le quotidien France-Soir, les femmes ne trouvent plus d’intérêt à se rendre belles puisque la moitié de leur visage est couvert par un masque.

De plus, elles dénoncent dans un sondage (réalisé auprès des femmes de 18 à 66 ans), l’inconfort des masques, qui provoquent de graves irritations dans la partie basse du visage  : « Selon cette  étude réalisée par Mylittlebox auprès de 700 femmes, 70% d’entre-elles n’utilisent plus du tout de maquillage pour la bouche. »
Le rouge à lèvres est délaissé depuis mars dernier (date du confinement en France), sa vente a diminué de moitié et le télétravail n’a pas incité les femmes à le sortir de leur panoplie : «être belle n’est plus une priorité».  

Conséquences, des chiffres d’affaires qui chutent inévitablement et conduisent à des fermetures ou des suppressions d’emplois : « Le groupe Estée Lauder par exemple, a beaucoup souffert de cette tendance, et vient d’annoncer un plan économique qui prévoit la fermeture de plus de 10% de ses magasins ainsi que la suppression de 2.000 postes. » affirme France-Soir.

«En plus du stress lié à son utilisation complexe et contraignante, le masque de protection est source de problème de peau, avec une apparition fréquente de boutons sur les joues», le menton et le nez, indique l’enquête. Par fortes chaleurs  le masque « encourage la prolifération des bactéries. » Le frottement du masque agresse la peau et abîme la barrière cutanée naturelle explique, le Dr Radostina Bachvarova, dermatologue aux Thermes de Saint-Gervais Mont Blanc. (F-S)

Les produits de soins du visage sont désormais la priorité pour tous.

Source France-Soir/Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram C’news Actus Dothy/ Images DR/Hello Magazine

RDC: Le prix Nobel Denis Mukwege, menacé de mort, Amnesty International et ses proches s’alarment

Denis Mukwege, le gynécologue connu dans le monde pour son action salutaire auprès des femmes victimes de violences sexuelles en République démocratique du Congo, et prix Nobel en 2018 risque d’être assassiné. Une menace qui fait suite au retrait par les Nations Unies, des soldats de la paix, gardant son hôpital et sa résidence, rapportent les amis proches du gynécologue.

Denis Mukwege a reçu des menaces de mort ces dernières semaines après avoir fait une série de «déclarations déplorant les récents incidents violents et appelant à la justice pour les auteurs d’éventuels crimes de guerre commis dans l’est de la RDC par des milices, des troupes étrangères et des rebelles.» note la presse internationale.

La force de maintien de la paix des Nations Unies en RDC déploie des troupes à Panzi, près de l’hôpital où vit et travaille Denis Mukwege. Selon des proches du gynécologue,«l’ONU a retiré la protection du médecin et de son hôpital il y a plusieurs mois.» Les soldats de la paix ont été retirés en mai dernier après une épidémie de Covid-19 et n’ont pas été remplacés.

Amnesty International, (ONG qui défend les droits de l’Homme) demande aux Nations Unies, de prendre des mesures concrètes pour protéger le médecin congolais.

Les récents commentaires du praticien semblent avoir mis en colère des personnes influentes au Rwanda, dont les troupes et les mandataires ont été accusés d’être impliqués dans certaines des pires violences. Des faits décrits dans une enquête de l’ONU en 2010 que Denis Mukwege, 65 ans, a soulignée à plusieurs reprises. Selon The Guardian, «L’enquête porte sur les deux grandes guerres en RDC de 1996 à 2003, qui ont tuées des millions de personnes et laissées un héritage de conflits.»

Source Amnesty International/The Guardian/Le Figaro
Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram C’news Actus Dothy
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