Le film sur la seule Reine d’Haïti Marie-Louise Christophe célèbre le 217éme anniversaire de l’Indépendance de l’île

« Marie-Louise Christophe une reine haïtienne en Grande-Bretagne » ce film réalisé en collaboration avec une chercheuse à l’Université du Lancashire central, Nicole Willson et la Chambre de commerce haïtienne en Grande-Bretagne a été diffusé le 1er janvier, le jour du 217ème anniversaire de l’indépendance d’Haïti. Ce docu-fiction part à la découverte de la Reine Marie-Louise qui après avoir vécu dans le faste et la gloire dans son Palais Sans-Souci, quitte Port-au-Prince avec ses filles, le 1er août 1821, à destination de Londres sous la protection de l’amiral anglais Sir Home Popham.

Marie-Louise Christophe était destinée à devenir reine. Vergniaud Leconte, le biographe de Marie-Louise rappelle cette histoire glorieuse et tragique pour le Roi Christophe, aimé un temps par ses sujets, allié de Toussaint Louverture, à l’image de Napoléon qu’il défie, cet ancien général devenu Henri 1er, roi d’Haïti, sera déchu de sa couronne royale avant de se donner la mort, le dimanche 8 octobre 1820.

Le samedi 1er août 1778 quand Marie-Louise Coidavid-Melgrin naît au Cap François sur l’habitation Bédiou, commune de Ouanaminthe d’une famille d’affranchis, Haïti et Saint-Domingue ne font qu’un, c’est la colonie de Saint-Domingue. Sa mère est Célestina Coidavid et son père Charles Melgrin Coidavid de la riche lignée Coidavid, était un publicain, il gérait une auberge très prisée par la noblesse de l’île, l’hôtel de la Couronne. La jeune Marie-Louise fréquente l’école et reçoit une éducation à la française. Comme les filles blanches, elle étudie avec ses professeurs particuliers, la musique et la peinture.

En 1792, elle est très jeune quand elle devient la maîtresse du général Christophe et un an plus tard, à  ses quinze ans Marie-louise épouse au Cap-Français, le général Christophe âgé de vingt-six ans.

Le mardi 26 mars 1811, après une messe suivie d’un banquet à Fort-Liberté, Christophe et Marie-Louise sont proclamés Roi et Reine d’Haïti par les officiers et soldats de l’armée. La Constitution royale reconnaîtra à Marie-Louise le titre de Reine d’Haïti, elle vient de succèder à l’Impératrice Marie-Claire Bonheur. Elle s’installe au Palais Sans-Souci, elle a sa cour, ses courtisanes, son secrétaire, son aumônier, ses chambellans, ses écuyers, ses pages et le gouverneur de ses pages. Marie-Louise est et sera la seule Reine d’Haïti.

Le couple royal s’établit dans l’immense château de Sans-Souci dont la construction coûtera près de quinze millions de dollars. La magnificence du château sera décuplée quand vers 1808 débute l’un des plus captivants attraits du magnifique Palais royal, le jardin de la Reine, appelée également Folies des dames. Le jardin botanique est entretenu avec des soins particuliers par les paysagistes et arboriculteurs du Roi qui, sous la direction du baron Thomas Béliard, le directeur des Eaux et Forêts, sera composé de fleurs, d’arbres fruitiers et d’essences les plus rares au milieu des vastes pelouses, des statues de marbre, des colonnes, des vasques et des fontaines. Une splendeur, une vie d’extravagance au milieu d’une population qui observe.

Le Roi Henri-Christophe et son épouse avaient le Cap François à leurs pieds, lui, l’ancien esclave, elle, Marie-Louise, une fille d’aubergiste mais de grande lignée.

Il n’y avait plus d’esclavage sur l’île. L’île de Saint Domingue, après ses sept années de guerre, était en paix et partageait une prospérité jamais connue auparavant, relèvent les historiens.

Déclaré roi, Henry-Christophe mis son gouvernement en marche. Le jeudi de chaque semaine, le roi tenait la cour, le matin pour les roturiers et le soir pour la noblesse. Le matin, il entendait les plaintes des planteurs, des ouvriers ou des soldats, et ‘rendait des jugements généralement justes, mais souvent sévères pour l’une ou l’autre des parties’.

Si cette étiquette de haut rang plaisait au Roi Henri 1er et à la Reine Marie-Louise, le monde entier se moquait de la noblesse paysanne du Roi. Avant d’être sacré Roi et Reine, le couple eu ensemble quatre enfants : le prince François-Ferdinand Christophe, le prince royal Victor-Henry Christophe et les deux princesses Améthiste et Athénaire.

Le pays du roi Henri 1er prospérait mais pas sa popularité. Les ambitions d’Henri-Christophe ont été une des raisons de sa chute. Il a construit des monuments fastueux, un Palais, une Citadelle et souhaitait faire plus pour moderniser son île : construire des routes pavées, des forts, des écoles. Une révolution éclate au sein du Royaume nous sommes en 1820. Le Roi impopulaire se suicidera le soir du 8 octobre 1820. Le Roi Christophe sera enseveli dans sa Citadelle non achevée.

La reine et ses deux princesses arrivent en Angleterre dans le même temps son fils Victor-Henry Christophe, le prince royal, est tué par les insurgés. La monarchie est abolie.

L’ancienne souveraine prend possession d’une luxueuse résidence à Pise, en Italie, où elle et ses deux filles, vécurent dans la plus grande discrétion. On reparlera de l’unique Reine d’Haïti dans les Mémoires d’Outre-tombe de François-René de Chateaubriand qui fera mention de la famille royale haïtienne dans sa principale oeuvre, publiée en 1850. Malgré toutes ses demandes, Marie-Louise Christophe n’a jamais pu revoir son île.

La Reine d’Haïti mourut en exil un soir de mars 1851, dans son château italien. Elle avait 73 ans. La Reine fut enterrée dans la petite chapelle du couvent des Capucins de Pise où, aujourd’hui encore, elle repose à côté de sa sœur Louisa et de ses deux filles, les princesses Améthyste et Athénaïs.

Dorothée Audibert-Champenois Rédactrice en chef de CnewsActusDothy – Facebook Cnews ACTUS – Twitter Instagram – Images Pinterest – Capture d’images Cnews ACTUS

L’«Eddie Murphy» haïtien explose sur YouTube, plus de 36 millions de vues pour «Nou Chajé ak Pwoblèm»

«SeJoe est l’un des comédiens haïtiens les plus drôles à ce jour. Il m’a fait pleurer de rire sans effort. Ma famille et moi avons regardé cette comédie stand-up tant de fois, et nous voulons plus de SeJoe!. Nous voulons plus! Oui, oui oui ». Les avis des spectateurs en ligne encensent le stand-up en créole de SeJoe.

Avec plus de 36,5 millions de vues sur sa chaîne Youtube, le comédien haïtien américain «SeJoe» de son vrai nom Joseph Ducasse est un influenceur, roi du contenu qui qui fait du chiffre sur le Net .

Surnommé l’«Eddie Murphy» des Haïtiens-Américains, «SeJoe» a son émission spéciale sur Amazon Prime :  «Nou Chaje ak Pwoblèm» (We Got A Lot of Problems) en français : Nous avons beaucoup de problèmes.

«Nou Chaje ak Pwoblèm» est une prestation humoristique d’une heure, écrite et produite par SeJoe. Il est enraciné dans les traditions folkloriques haïtiennes qui mettent l’accent sur la politique d’Haïti et de l’Amérique, l’importance de la langue et les contradictions de la religion.

Né à Brooklyn, mais élevé en Haïti, Se Joe a fréquenté une école catholique pour garçons et a joué un temps au ballon rond. Dans le sud de la Floride, il a étudié la biologie, la chimie et le français à la Florida State University.

SeJoe commence à publier des vidéos en ligne en 2009 quand il décide d’arrêter ses études à la faculté de médecine. Aujourd’hui, cette chaîne compte plus de 36,5 millions de vues sur YouTube et Sejoe a généré plus de 250 000 abonnés sur les réseaux sociaux. SeJoe est trilingue: parle couramment l’anglais, le créole haïtien et le français.

Dorothée Audibert-Champenois Rédactrice de CnewsActusDothy – Facebook Cnews ACTUS – Twitter – Image Facebook Se Joe

En Haïti, les vendeuses «Madan Sara» font tourner l’économie, ces héroïnes sont au centre d’un film-documentaire

Stigmatisées socialement, les «Madan Sara» sont pourtant essentielles dans la société haïtienne car l’économie de l’île s’appuie largement sur leurs activités quotidiennes.

Une Madan Sara et le réalisateur Etant Dupain

Etant Dupain est allé à leur rencontre dans plusieurs marchés. il livre leur témoignage mais aussi explique le pouvoir de ces femmes haïtiennes dans son long documentaire «Madan Sara».

Elles s’appellent Monique Metellus ou Clotilde Achille, elles font partie des centaines de milliers de femmes en Haïti qui, chaque jour, génèrent des centaines de millions de dollars, rappelle le réalisateur haïtien, Etant Dupain. Sans elles, l’île ne survivrait pas sans leurs légumes, leurs produits, leur artisanat, tout ce qu’elles vendent sur les marchés publics. Sans cette économie informelle, des milliers d’enfants et d’étudiants auraient peu de chance de s’émanciper hors du pays.

Le cinéaste-producteur, Etant Dupain, dont la mère était «Madan Sara» a réalisé un long métrage dans lequel il montre la force de ces femmes qui bravent toutes les difficultés pour faire vivre leurs proches. En Kreyol sous-titré en anglais, le film-documentaire est sorti en ligne en novembre dernier.

Une nuit de février 2018, un incendie détruisait une partie du plus grand marché historique d’Haïti. L’une des deux halles du Marché en Fer était entièrement consumée faisant disparaître plusieurs mois de travail pour certaines vendeuses. Après la consternation et la sidération les vendeuses infatigables ont repris leur quotidien, le seul métier qu’elles connaissent et le seul qui les fait vivre chaque jour.

Les «Madan Sara», sont toutes ces femmes courageuses et braves de la République haïtienne. Monique Metellus, interviewée par le journaliste-réalisateur Etant Dupain est heureuse d’être une «Madan Sara» : «Je suis fière» dit-elle avec un sourire «lourd».

Monique Metellus, Madan Sara

Le travail est dur pour celles qui se lèvent tôt et s’installent dans et autour des marchés de Kenscoff, de Croix-des-Bossales, de la ville du Cap ou du marché Tête-de-L’eau à Pèlerin 2. Malgré des difficultés importantes et une stigmatisation sociale, les «Madan Sara» s’acharnent au travail pour permettre à leurs enfants de fréquenter les écoles, pour loger leur famille et se nourrir chaque jour. En réussissant à assurer une vie meilleure aux générations à venir, elles restent des piliers de l’économie du pays, constatent les économistes  Eddy Labossière et Camille Chalmers, invités dans le film-documentaire. Un travail «très dur, à 1000%» affirme l’écrivaine Edwige Dantica interrogée dans «Madan Sara» d’Etant Dupain.

Clotide Achille est une veuve cinquantenaire, elle vit dans le quartier de Fermathe dans Port-au-Prince. Elle témoigne et raconte comment, mère de 5 enfants, elle a élevé ses petits mais également ces cinq petits-enfants. Clotide vend des légumes au marché de Pèlerin.

Clotide Achille, Madan Sara

Sans assurance, sans assistance sociale ni aides de l’État, les vendeuses haïtiennes travaillent dans un secteur qui manque totalement d’investissements, d’infrastructures et d’aide de leur gouvernement.

Le réalisateur Etant Dupain, est journaliste, producteur et réalisateur. Il accompagnait sa mère une «Madan Sara», vendeuse de légumes au marché communal.

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Naomi Osaka est nommée athlète féminine de l’année 2020 par l’Associated Press

Brillante sur les courts de tennis et femme activiste, Naomi Osaka est désignée sportive de l’année 2020.

Titulaire à l’US Open d’un troisième titre du Grand Chelem, Naomi Osaka s’est également démarquée pour avoir dénoncé l’injustice raciale et la brutalité policière aux Etats-Unis. Dans une interview par e.mail elle expliquait l’insupportable idée de ne rien faire face à ces discriminations :

«C’était difficile d’être isolé de ma famille pendant une grande partie de l’année, mais ce n’est rien comparé aux autres. C’était triste de regarder et de lire les nouvelles des personnes souffrant du COVID-19, et l’effet économique et social sur tant de personnes (perte d’emplois, santé mentale). Ce fut une année si difficile pour tant de gens », a écrit Naomi Osaka dans cette interview.

«Et puis regarder les injustices de la police comme George Floyd, Breonna Taylor et Jacob Blake (pour n’en nommer que quelques-uns) cet été m’a brisée le cœur. Je suis fière de ma victoire aux Internationaux des États-Unis, mais plus encore parce que j’incite les gens à parler des vrais problèmes.»

C’est lors d’un tournoi à New York que Naomi Osaka, dont le père est haïtien et la mère est japonaise, a déclaré qu’elle ne jouerait pas sa demi-finale, rejoignant des athlètes de la NBA en protestation contre la fusillade de Jacob Blake par la police.

Autant pour son activisme loin du court de tennis que pour ses succès sportifs, Naomi Osaka a été sélectionnée par l’Associated Press (AP) comme l’athlète féminine de l’année. Les résultats ont été révélés dimanche après un vote des rédacteurs sportifs membres de l’AP et des écrivains de l’AP.

Lors de l’US Open, Naomi Osaka a attiré l’attention sur les victimes noires de violence. Pour ses matches, la sportive arborait des masques portant les noms de Floyd, Taylor, Tamir Rice, Elijah McClain, Trayvon Martin, Ahmaud Arbery et Philando Castile.

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Wedlyne François Pierre est la nouvelle consule générale d’Haïti nommée à Paris

Wedlyne Francois Pierre, Consule générale de la République d’Haïti recevait les associations de la communauté haïtienne d’île-de-France mercredi 2 décembre 2020. L’occasion pour la jeune femme de découvrir la communauté haïtienne qui vit dans l’Hexagone.

À l’issue de cette rencontre, la diplomate haïtienne (aussi journaliste-écrivaine) publiait une note sur son compte Facebook, réjouit de sa visite : «Plus je rencontre les associations de la communauté haïtienne d’île-de-France et ses environs, plus je réalise que les compatriotes quittent la terre natale non seulement pour réaliser leurs rêves les plus chers mais aussi pour travailler à l’avancement de leur patrie». 

La Consule Générale d’Haïti nommée à Paris, très engagée sur le plan social, a rencontré pendant deux heures des représentants d’associations franciliennes : «Franco Haïtiens Amis d’Haïti», «Bougeons Pour Haïti» et «Frères et Sœur». Au cours de cette réunion, Wedlyne Francois Pierre a abordé plusieurs sujets dont l’organisation de la communauté haïtienne dans l’unité, afin dit-elle, «de la rendre plus entreprenante, fraternelle, coopérative dans l’exécution des projets, en direction du pays». En résumé, la Consule Générale de la République d’Haïti, Wedlyne Francois Pierre, s’est dit heureuse de travailler en parfaite symbiose avec les associations de la communauté pour le bien-être de ses compatriotes.

Nommée récemment Consule générale de la République d’Haïti à Paris et remplaçante d’Emmanuel Charles, Wedlyne François Pierre est la première personne à occuper cette fonction depuis 2006. Diplomate, écrivaine, coach en développement personnel, elle est diplômée en Administration Publique, en Sciences Administratives et en Relations Internationales.

Wedlyne François Pierre, femme active a créé le magazine Jeunes Cultivés qui encourage la lecture chez les jeunes, Octobre Rose Haïti qui sensibilise les femmes autour des signes du cancer du sein et enfin le programme Femme Prospère qui contribue au développement socio-économique de la femme haïtienne à travers l’éducation, l’autonomisation et Entrepreneuriat.

La Consule Générale d’Haïti qui a pris ses fonction fin octobre est aussi à l’initiative du « Prix humanitaire Wedlyne » qui vise à récompenser chaque 26 juillet, une personne ou une organisation œuvrant dans l’humanitaire.

Dorothée Audibert-Champenois rédactrice en chef de CnewsActusDothy – Facebook Twitter Instagram @C’news ACTUS – Images @C’news ACTUS

Haïti : Une lycéenne enlevée et assassinée, un prêtre libéré après le paiement d’une rançon

La recrudescence des enlèvements dans la capitale haïtienne inquiète la population mais également les associations de la société civile.

Le père Sylvain avait été enlevé par des individus armés à Delmas le 10 novembre. Ses ravisseurs l’ont libéré le week-end dernier sur le Champ de Mars, après le paiement d’un million de gourdes (13 128,97 Euro).

La libération du prêtre intervient après que le cardinal Chibly Langlois s’adressait la semaine dernière au Congrès de la Commission nationale justice et paix, en dénonçant les enlèvements, la violence sexiste, l’insécurité foncière dans le pays et qu’il a exprimé son inquiétude face à l’insécurité croissante en Haïti.

Fin octobre une jeune fille, élève du Lycée Jacques Roumain de Martissant, avait été enlevée par des hommes armés à Port-au-Prince. Les négociations entre les ravisseurs et la famille de la jeune lycéenne pour obtenir sa libération étaient en cours. Les hommes armés après avoir réclamé 100 mille dollars, ont revu leurs prétentions et révisé à la baisse la somme exigé jusqu’à 15 mille dollars américains. Finalement, les kidnappeurs ont exécuté la lycéenne de 21 ans et son corps a été localisé à Delmas 24  sur une montagne de détritus, rapporte le magazine en ligne Rezo Norwes.

C’est une situation cauchemardesque : « quand un parent voit qu’on enlève son enfant et qu’on lui demande une somme d’argent qu’il n’a pas, il ne sait pas quoi faire. C’est de ça qu’il s’agit aujourd’hui : nous avons des gangs armés qui exigent des sommes faramineuses et des personnes s’endettent pour pouvoir récupérer leur proche» constate la militante haïtienne Marie Rosy Auguste Ducena du Réseau national de défense des droits humains (RNDDH).

La Commission interaméricaine des droits de l’homme (CIDH) a expressément demandé aux autorités haïtiennes d’adopter les mesures nécessaires pour protéger le droit à la vie et l’intégrité personnelle des victimes. La CIDH a exhorté le gouvernement à prendre les mesures nécessaires pour que les agents puissent mener leurs activités en faveur des droits de l’homme sans faire l’objet de menaces, d’intimidations ou d’actes de violence dans l’exercice de leurs fonctions. et de faire rapport sur les mesures prises afin d’enquêter sur les faits allégués donnant lieu à la approbation de la présente demande de mesure provisoire et, par conséquent, empêcher leur réapparition.»

Les autorités policières ont déclaré qu’en 2019, au moins 120 personnes avaient été tuées, 50 autres avaient disparu et au moins 15 femmes et filles avaient été violées.

Dorothée Audibert-Champenois Rédaction en chef @C’news Actus Dothy – Images –  ©️ Images Eglise Catholique

Cinéma-Covid19 : « C’est comme une bouffée d’oxygène », le cinéaste haïtien Patrick J. Exenat au FIFP de Cannes

« En revenant au Festival International du Film Panafricain, j’ai ressenti la même force, la même vague, la même intensité que les années précédentes ». Avec un nouveau court métrage en compétition, Patrick Exénat, originaire d’Haïti, a de nouveau été présent à la 17ème édition du Festival International du Film Panafricain qui se tenait dans la ville de Cannes du 22 au 28 octobre 2020. L’occasion de retrouver le cinéaste et de recueillir ses impressions sur un Festival qui existe suite aux efforts quotidiens de son fondateur Basile Nguangue Ebelle.

 

« Avec toutes les contraintes depuis quelques mois, c’est bien que le Festival ce soit tenu en présentiel, c’est comme une bouffée d’oxygène » annonce le réalisateur de « Je suis un combat ».  Un court métrage de fiction axé sur la maladie du cancer.

Ce dernier soir de Festival de cinéma restera une très belle soirée assure le réalisateur, un évènement qui se perpétue chaque année et qui permet des échanges et de nombreux partages entre  acteurs ou réalisateurs de différents pays, reconnaît Patrick J. Exenat.  Optimiste sur la crise sanitaire qui pourtant déstabilise la profession, le cinéaste annonce sa prochaine participation à la 18ème édition du Cinéma Panafricain de Cannes.

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Cannes : « La vraie histoire du Zouk » est en compétition au 17ème Festival du Film Panafricain

Basile Nguangue Ebelle, le président du FIFP n’a pas rompu avec ses engagements, le Festival International du Cinéma panafricain qui se tient à Cannes depuis 17 ans, a une nouvelle fois, ouvert ses portes au public cannois ce vendredi 23 octobre 2020. Le fondateur du Festival International qui présente des films de réalisateurs de différents continents, a su braver les conditions contraignantes imposées depuis la  crise sanitaire inédite, causée par le nouveau coronavirus. Soucieux de la santé des festivaliers et du bon déroulement de son festival,  l’équipe organisatrice a pris des mesures strictes, celles préconisées par l’agence régionale de santé et le comité scientifique français. Les gestes barrières et la distanciation sociale respectés, le FIFP qui généralement s’affiche au mois d’avril aura lieu cette année du 23 au 28 octobre 2020.

Vendredi 23 octobre 2020, FIFP à Cannes

Durant six jours, 60 films (longs et courts métrages de fiction et documentaire) seront vus à l’Espace Miramar, où sont projetés les films du FIFP depuis plusieurs années. De nombreux réalisateurs antillais, africains, caribéens,  américains seront présents pour défendre leur films qui seront en compétition dès samedi 23 octobre, les films étant souvent suivis de débats. Les catégories pour les Dikalo Awards sont les suivantes : Meilleur long métrage fiction, Meilleur documentaire long métrage, meilleur court métrage de fiction et de documentaire, meilleur acteur et actrice, la mention spéciale du Jury pour un long métrage et un court métrage, le Dikalo de la paix Nord-Sud Développement.

Le réalisateur martiniquais Patrick Baucelin présente sa nouvelle production : « An tan Lontan », Yamina Benguigui : « Le dernier poumon du monde », Marcellus Cox (USA) : « Rolling in the Deep », la réalisatrice Mary Noël Niba : « Partir », Patrick Exenat (Haïti) « Je suis un combat », Jérémie Billon et Benjamin Vallet (France) « La Force du Mouvement ».

Blaise Mendjiwa, le réalisateur du film « Le monde racisé du cinéma français » est à Cannes pour un documentaire-musical qui suscite la curiosité des antillais : « La vraie histoire du Zouk ». Le film documentaire, réalisé avec Mario Moradel questionne sur : Les pères fondateurs, les différentes mouvances, quel avenir pour le zouk. Selon le descriptif, le documentaire plonge « dans les origines du zouk, une musique originaire des Antilles, popularisée en Europe par les groupes Kassav et Zouk Machine, dans les années 80 ». « La vraie histoire du zouk » est programmé mardi 27 octobre à 11 heures à l’Espace Miramar.

Reportage à Cannes Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram @C’news Actus Dothy  @Do Thy

Covid-19 : Des élus caribéens adressent un prompt rétablissement à Donald Trump

Deux dirigeants antillais vivant aux Etats-Unis,  ont adressé leurs  vœux de bon rétablissement au président américain Donald Trump, qui a révélé vendredi, avant d’être hospitalisé, qu’il avait été testé positif au coronavirus (COVID-19).

Vendredi soir, le président  DonaldTrump, 74 ans,  a été transporté par hélicoptère au centre médical militaire national Walter Reed à Washington pour une période de « quelques jours », sur recommandation d’experts médicaux, a indiqué sa porte-parole Kayleigh McEnany.

«Je souhaite au président Trump et à la Première Dame un prompt rétablissement», a déclaré à la Caribbean Media Corporation (CMC) la députée de l’État de New York, Rodneyse Bichotte, la fille d’immigrants haïtiens, qui préside le Brooklyn Democratic Party.

Rodneyse Bichotte (Haïti)

«Son diagnostic de COVID-19 rappelle à quel point il est important de se couvrir le visage, de se laver les mains et de se tenir à une distance de sécurité des personnes extérieures à votre famille immédiate», a ajouté Rodneyse Bichotte, qui représente le 42e district de l’Assemblée à Brooklyn.

L’avocat activiste, Jumaane Williams, fils d’immigrants grenadiens, a tweeté que New York avait vu «les  dommages causés par ce virus».  «Ma foi guide mes pensées sur le rétablissement complet du couple Trump.» a-t-il renchéri.

Jumaane Williams (Grenade)

La Maison Blanche a annoncé ce vendredi, sans trop de détails,  que Donald Trump avait de la fièvre, de la congestion et une toux. Malgré ces nouvelles rassurantes sur des « symptômes légers » Le président en campagne pour sa réélection, a été transféré à l’hôpital militaire Walter Reed de Bethesda, dans la banlieue nord de la capitale fédérale, officiellement « par mesure d’extrême précaution ».

Donald Trump testé positif au Covid-19

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram C’news Actus Dothy Images Military Times

Naomi Osaka est en Haïti, Netflix tourne un docu-série sur sa vie, sa famille et Cordae Dunston

Naomi Osaka est attendue à Jacmel en Haïti pays de sn père, où elle arrive accompagnée du reste de sa famille. Selon le site Loop Haïti, la triple championne se rendra directement à jacmel d’où est originaire son père. Mais rapportent la presse locale, Naomi Osaka serait en Haïti pour le tournage du documentaire série dirigé par Netflix qui racontera sa vie sur et hors des courts de tennis.

Une source proche du ministère de la jeunesse, des Sports et de l’Action Civique (MJSAC) à confirmé l’information.

« Je voulais être en mesure de raconter mon histoire (…) Je suis heureuse de pouvoir partager mon quotidien de sportive de haut niveau. Cela ne ressemblera pas à un documentaire sportif traditionnel, et je suis tellement excitée de le partager avec tout le monde » s’enthousiasmait Naomi Osaka en février dernier. Date à laquelle, la plateforme Netflix annonçait un documentaire série dédié à la  jeune joueuse de tennis.

Pour ce docu-série réalisé par Garrett Bradley, aucune date de sortie n’a encore été retenue. On sait juste que Netflix japon a tité « Naomi Osaka » en citant la prochaine série.

Naomi Osaka qui s’engage sur le mouvement Black Lives Matter depuis la mort de George Floyd vient juste de remporter son troisième grand Chelem à l’Us Open.  Une rencontre sportive scruté par la planète toute entière, et où le rappeur Cordae, le petit ami de Naomi,  n’a pas manqué de la soutenir publiquement. Né en Caroline du Nord, Cordae de son vrai nom Cordae Amari Dunston est un rappeur américain devenu célèbre pour son remix en 2018 de « My name is », un titre du rappeur Eminem. Influencé par Jay Z, Eminem, Lil Wayne…, le promoteur musicien a se dit aussi fan de Tupac et de BIG.

« Je la supporte, je l’encourage » avoue le rappeur qui dit-il ne connaissait rien au tennis avant de rencontrer la joueuse japonaise lors d’un match de Basketball à Los Angeles, en 2018. «J’aime quand tu t’allonges et que tu attends que je m’endorme avant d’aller en studio d’enregistrement » envoie par Instagram Naomi Osaka à son tendre pour son anniversaire en août dernier.

A 22 ans, Naomi Osaka semble être une femme heureuse et comblée. La suite dans le prochain documentaire que prépare Netflix, le géant du streaming.

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter C’news Actus Dothy
Images Facebook Naomi Osaka/Global Grind