Voeux 2021: Emmanuel Macron cite Wendie Renard comme exemple d’espoir et de résistance

Comme de coutume le Chef de l’Etat a présenté ses voeux pour la nouvelle année 2021 qui fera place à une année inédite en France. La pandémie due à la Covid-19 a changé le mode de vie et le quotidien des français depuis mars 2020. Pour ses voeux du nouvel an, Emmanuel Macron a tenu à remercier tous les français qui ont participés à leur manière à maintenir l’espoir durant cette crise sanitaire. Avec des exemples précis, le président de la République a cité des personnalités publiques comme des anonymes qui vivent tant dans l’Hexagone que dans les Outremer.

Comme, l’infirmière Marie-Corentine qui à 24 ans, n’a pas hésité à tout quitter pour prêter main forte à  ses collègues, «Jean-Luc chauffeur en Guyane, avec ses collègues Anthony et Maxime n’ont jamais cessé de travailler depuis le début de la pandémie», indique Emmanuel Macron qui poursuit en classant en héros de la Nation :  Samuel Paty, Medhi ou «Arno, Cyrille et Rémi, des gendarmes tués alors qu’ils portaient secours à une femme battue dans le Puy-de-Dôme».

Wendie Renard, la footballeuse martiniquaise, «comme tous les sportifs amateurs et professionnels, a vécu une saison difficile, avec des entraînements, des compétitions décalées, des matches sans public, pourtant, elle a pu nous faire rêver durant cette période difficile», a déclaré le Chef de l’Etat.

Plus récemment c’est «Mauricette 78 ans, résidente dans une maison de retraite  de Sevran, qui montre l’exemple et devient la première française à se faire vacciner contre la Covid-19. Un magnifique espoir pour l’année 2021». Emmanuel Macron se veut rassurant sur la campagne de vaccination qui selon le corps médical démarre trop timidement en France.

« Tous ses prénoms sont ceux de votre soeur, de votre voisin, de vos amis de ces milliers d’anonymes qui engagés et solidaires ont tenu notre pays dans l’épreuve. Tous ces prénoms et visages sont ceux de l’espérance, ceux de France.»

« Ce peuple unit, fier de son histoire, de ses valeurs, de sa culture, confiant dans l’avenir et le progrès sur de son talent et de son énergie et ambitieux pour lui-même quoiqu’il arrive.»

«Soyons fiers, fiers d’être nous, les français, la France. Bonne année à Tous que 2021 soit une année heureuse pour chacune et chacun et une année utile pour notre pays. » l’allocution du Président de la République aura duré un quart d’heure.

 

Dorothée Audibert-Champenois Rédactrice en chef CnewsActusDothy – Facebook Cnews ACTUS – Twitter Instagram – Images capture d’écran

Un militaire se suicide avec l’arme d’une collègue, arrêté avec 4kg de cocaïne, il revenait de Guyane

Ce mercredi matin, à la DGPI d’Orly, un militaire de profession de 33 ans s’est donné la mort après son arrestation avec 4kg de cocaïne. L’homme a été interpellé sur un vol en provenance de la Guyane.

C’est au moment du repas que l’homme a tenté de saisir l’arme de sa collègue. La policière stagiaire s’est débattue mais le GAV (Gendarme adjoint volontaire) s’est quand même suicidé avec l’arme chargée d’une cartouche. Il a tiré une balle sous son menton. Les premiers secours n’ont pas réussi à le réanimer, il est décédé des suites de sa blessure.

Le parquet de Créteil à saisi l’IGPN, l’Inspection de la police nationale, pour déterminer les circonstances exactes du suicide du militaire.

Pour l’heure, choquée, la fonctionnaire de police aux frontières est prise en charge par une cellule psychologique avant d’être entendue par une commandante de l’IGPN. Aucune garde à vue n’est prévue dans l’immédiat, selon des sources sûres.

Piste d’atterrissage à l’Aéroport d’Orly

Dorothée Audibert-Champenois rédactrice de CnewsActusDothy – Facebook Cnews ACTUS – Instagram Twitter – Images Capture d’écran Cnews ACTUS

Emmanuelle Soundjata, prêtresse martiniquaise du Maré Tèt est à la Guyane Fashion Week

Dans le cadre de la Guyane Fashion Week qui commence ce mercredi 2 décembre, la martiniquaise Emmanuelle Soundjata animera des ateliers Master Class de Maré Tèt. L’activité est programmée ce jeudi 3, samedi 4 et dimanche 5 décembre à Remire-Montjoly dans l’Office du Tourisme de Cayenne. L’association du comité Guyane Fashion week a tenu à ce qu’Emmanuelle Soundjata soit présente pour cette nouvelle édition. La créatrice de mode est connue pour ses structures innovantes dans cette pratique qui se veut ancestrale : « J’ai été invitée pour montrer mon travail, pour sensibiliser les jeunes à mes pratiques d’attaches du foulard, pour les faire découvrir d’autres techniques et créations de la mode et aussi les sensibiliser sur la richesse de leur culture » 

Dès son arrivée à Cayenne, l’artiste n’a pas chômé longtemps, un shooting photo attendait la créatrice antillaise.

Pour mener à bien le déroulement des Master Class, des conditions sanitaires optimums ont été prises dans le cadre de cette pandémie de Covid-19. Son test PCR validé à l’entrée du territoire, Emmanuelle Soundjata a organisé dans les moindres détails ses journées Tèt Maré pour lesquelles il y aura un nombre moins important de candidats dans les ateliers. L’animatrice-créatrice de mode rassure son public que la distanciation sanitaire et le port du masque restent de rigueur durant toute la durée de l’évènement.

Deux défilés sont prévus ce mercredi après-midi et samedi après-midi où seulement 50 personnes sont conviées.

Dorothée Audibert-Champenois rédactrice en chef de CnewsActusDothy – Facebook Twitter Instagram @C’news ACTUS – Images ©️Facebook Emmanuelle Soundjata

 

Miss France 2021 : Pas de voyage au bout du monde mais la vie de château à Versailles

C’est dans un hôtel centenaire, gratifié de cinq étoiles, situé à proximité du parc du château de Versailles, dans les Yvelines que les filles de Sylvie Tellier vont se préparer à la cérémonie du 19 décembre prochain qui sacrera une seule d’entre elle. Le Waldorf – Trianon Palace accueillera les candidates au concours de Miss France 2021, dans un décor de rêve.

« Dans cet écrin » où plusieurs célébrités ont laissé leur empreinte, rappelle la directrice du Comité Miss France, les 29 Miss régionales vont se préparer avec élégance. Une préparation, un camp beauty, qui se déroule chaque année durant une semaine.

Au programme : Des cours de bonnes manières, des défilés, des cours de culture générale et des shootings photos et les vidéos de leur présentation. Crise sanitaire oblige, les tournages des reportages qui seront réalisés dans cet hôtel privatisés, respecteront tous les protocoles imposés pour palier à la propagations du nouveau coronavirus. 

« Malgré cette conjoncture », explique Sylvie Tellier, « l’organisation Miss France souhaitait leur faire découvrir un lieu emblématique de notre patrimoine, tout en mettant des mesures sanitaires exceptionnelles pour leur permettre de vivre pleinement leur aventure dans un contexte de sécurité optimale » assure la présidente du comité Miss France.

Pas de voyage paradisiaque mais un cadre tout aussi luxueux et idyllique pour les 29 reines de beauté qui concourent à l’élection la plus attendue de fin d’année, celle de Miss France 2021. Sûr qu’en période de pandémie, une vie de château cinq étoiles comme annoncée ne peut que faire rêver les 29 prétendantes de l’Hexagone et des Outre-mer.

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram @C’news Actus Dothy @Do Thy – ©️ Images Capture d’écran C’news Actus Dothy

Jérôme Bertin publie «Goûts d’Antilles», un magnifique ouvrage de cuisine, d’histoires et de rencontres antillaises

Si l’on résume : «la gastronomie antillaise, c’est une cuisine de plusieurs peuples» laisse entendre, Jérôme Bertin,  l’auteur de «Goûts d’Antilles». Son premier livre, publié en septembre dernier, dévoile 207 pages dans lesquelles, le nouvel écrivain guadeloupéen «partage non seulement des recettes pour mieux comprendre la cuisine antillaise pour la rendre plus accessible à un large public» mais dans le même temps, le créateur de «Kreyol Fusion» recontexte cette cuisine avec la découverte des Antilles au XVème et XVIème siècle et ses résonances jusqu’à nos jours. 

Dans une mise en scène pleine d’odeurs, de saveurs, de couleurs et d’images, les recettes de cuisine, l’étalage de fruits et de légumes caribéens explosent le palais sans y toucher. La magie de l’image à opérer grâce aux talents de ces contributeurs, le gastronome guadeloupéen, Jérôme Bertin, trophée d’honneur de l’Académie culinaire du monde créole en 2005, et aux prouesses d’une photographe hors pair, Aline Princet.

Dans ce sublime écrin culinaire, plusieurs artistes se laissent séduire par les questions des deux complices de «Goûts d’Antilles» et livrent en toute liberté le lien étroit qui existe entre eux et la cuisine traditionnelle de leur île respective. Tricia Evy (Guadeloupe), Lucien Jean-Baptiste (Martinique), Jean-Claude Barny (Guadeloupe), Franck Salin ou Gérald Toto vous attendent entre deux recettes à la sauce Jérôme Bertin.

Parmi ce listing d’artistes, Jocelyne Béroard, égérie depuis plusieurs décennies de la formation Kassav.  La martiniquaise qui revendique un style de vie authentique, celle de ses parents, à l’époque sans «Mac Do», confie avoir appris à faire beaucoup de plats comme le couscous, le mafé, la cuisine asiatique durant ses études dans l’Hexagone… «La cuisine antillaise pouvant demander beaucoup de temps, mes repas rapides de tous styles seront toujours assaisonnés «à l’antillaise». Mais si j’invite à manger chez moi, je tâche de cuisiner de façon plus traditionnelle.» commente la martiniquaise.

Claudy Siar (Guadeloupe)

«J’ai besoin de mes Antilles. J’ai besoin de ces terres-là et de les exprimer. La cuisine nous permet ça», Claudy Siar vedette des médias et activiste-militant pour l’égalité des droits pour tous, est également l’un des nombreux invités de Jérôme Bertin, le gastronome, auteur de «Goûts d’Antilles».

Féroce d’Avocat – Franck Salin (Guadeloupe)

«Un ressenti doux-amer comme peut l’être la cuisine» estime l’auteur et gastronome, Jérôme Bertin. Cette phrase seule, caractérise la volonté du duo Jérôme Bertin et Aline Princet de restituer les saveurs visuelles et gustatives des repas et desserts de nos îles francophones dans l’Archipel des Antilles. «Goûts d’Antilles» dévoile un condensé de rencontres et de plaisirs du goûts, toutes ces explosions réunies dans un ouvrage mi-culinaire, mi-touristique (comme un guide de recettes et de rencontres), sublimement et voluptueusement illustré et publié aux éditions Mango.

Tropéziennes au fruit-à-pain

En guise de dessert, Jérôme Bertin concède :  «J’avais envie d’apporter une touche novatrice, une façon de mettre en avant une cuisine moderne en mélangeant d’autres cultures du monde, tout en gardant mon authenticité». Paris-Pointe-à-Pitre, tropéziennes au fruit à pain ou macarons au chocolat et patate douce côtoient avec élégance et goût le dombré de ouassous, les brochettes de lambis ou le féroce d’avocat.

Oui, «une cuisine décontractée et sans complexe» attend les fins connaisseurs, les gastronomes, les fins gourmets, les curieux, les amateurs de bonne cuisine et les amoureux de la bonne chair dans «Goûts d’Antilles», écrit par Jérôme Bertin et illustré par la photographe culinaire nature morte & food, Aline Princet.

«Goûts d’Antilles» / Auteur : Jérôme Bertin – Photographies : Aline Princet – Stylisme : Véronique Tanneur

Reportage Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter @c’news Actus Dothy -@Do Thy – Images Jérôme Bertin «Goûts d’Antilles» / Aline Princet

 

Fabrice Di Falco, le contre-ténor martiniquais, fondateur des «Voix des Outre-mer», imagine un Conservatoire en Martinique

Fabrice Di Falco et Julien Leleu viennent de boucler une étonnante tournée à promouvoir des jeunes chanteurs, les nouveaux talents des Outre-mer. Une saison qui se termine en apothéose au Théâtre du Châtelet, lundi 28 septembre 2020 et qui se poursuit dans tous les territoires avant la grande finale nationale à l’Opéra de Paris en Janvier 2021. La 3ème édition a  donc commencé, lundi dernier au Théâtre du Châtelet, ce sera donc « 3 mois de finales régionales spécialement réorganisées pendant cette période covidienne » assure le contre-ténor martiniquais.

Plusieurs prix seront décernés à des jeunes et moins jeunes originaires de la Martinique, la Guadeloupe, la Guyane, La Réunion et Saint-Pierre-et-Miquelon.  Le concours «Voix des Outre-mer» s’installe désormais dans la durée, devenant pour les professionnels ou pré-professionnels un nouveau chemin qui pourrait les conduire sur des scènes prestigieuses à Paris .

Ericka Bareigts, la mère de Fabrice Di Falco et George Pau-Langevin (2017)

Libéré de la grande finale parisienne, notre rédaction a rencontré le fondateur du concours « Voix des Outre-mer ».

Julien Leleu et Fabrice Di Falco au Ministère des Outre-mer (2017)

Fabrice Di Falco, qu’est ce qui vous a motivé à lancer ce concours ?

« J’ai souhaité lancer avec Julien Leleu il y a trois ans le concours «Voix des Outre-mer» pour détecter des voix dans tous les styles musicaux, de l’Opéra à la musique traditionnelle. Je suis entouré d’une équipe artistique avec différents professeurs de chants dans chaque territoire qui offre des cours de chants pour que ces Voix repérées puissent apprendre la technique vocale. En ce qui concerne les voix qui ont déjà un parcours artistique,  le concours offre des masterclass avec des vedettes de l’Opéra comme Karine Deshayes, Ludovic Tezier ou Philippe Jarrousky. Car même les diplômés des Conservatoires sont ravis de travailler avec ces nouvelles personnalités.»

Lauréats  «Voix des Outre-mer» 

« De l’autodidacte au jeunes professionnels, la mise en lumière de leurs talents est important. Par exemple les deux candidats lauréats du concours «Voix des Outre-mer» et également victorieux de l’émission prodiges sur France 2, ont pu bénéficier de l’accompagnement jusqu’à l’émission Prodiges sur place à Montpellier en 2018 puis Metz en 2019. Cette année nous avons présenté à Marseille un jeune baryton de 16 ans très prometteur pour cette nouvelle saison de prodiges. Les lauréats comme Marie Laure Garnier à notamment eu comme prix, un récital à l’Opéra de Montpellier grâce au soutien de sa directrice Valérie Chevalier. Puis des collaborations sur scène avec les voix nouvelles comme en Martinique dans la scène nationale L’atrium accompagné de la star des chefs de chant, Jeff Cohen. »

Quel bilan tirez-vous des éditions précédentes ?

« De chaque édition, il y a de belles rencontres vocales car chaque candidat vient avec son talent, sa passion, sa personnalité et son niveau. Ainsi réunis tous ensemble, on apprend beaucoup de l’autre car c’est en fait, une famille artistique ultramarine. »

Direz-vous que vous préférez enseigner, transmettre que vous produire sur scène. ?

« Je ne pourrai jamais quitter la scène car c’est ma passion que je partage déjà depuis 25 ans alors je continuerai à chanter sur scène jusqu’au jour où Dieu décidera que ma mission touche à sa fin. En attendant je voyage toujours pour des concerts et opéras car c’est aussi important que les élèves et les candidats du concours «Voix des Outre-mer» puissent voir que celui qui conseille est sur scène avec les mêmes rigueurs qu’il demande lors des masterclass. »

Comment on organise un tel concours?

« L’organisation d’un concours est très excitant car nous sommes dans la création artistique et le succès vient de l’équipe formidable, présidée par Julien Leleu, que j’ai autour de moi . Nous travaillons beaucoup en symbiose afin d’offrir le maximum aux passionnés d’art vocal. »

Quels sont vos partenaires ?

« L’opération bénéficie aujourd’hui du soutien d’institutions publiques telles que le ministère des outre-mer, la Délégation interministérielle à l’égalité des chances des Français d’outre-mer, la Région Ile-de-France, l’Opéra national de Paris, le Théâtre du Châtelet, la DILCRAH, certaines collectivités d’outre-mer comme la Collectivité territoriale de Martinique, le comité Martiniquais du Tourisme ou l’office culturel de Mayotte, les DAC d’outre-mer (Guadeloupe, Martinique, Guyane) et le ministère de la culture. et dans le privé La Fondation Orange des Antilles-Guyane qui donne de la voix pour le concours Voix des Outre-mer. »

Maintenant que « Voix des Outre-mer » s’est institutionnaliser, qu’avez vous encore a prouver ?

« Ce concours n’existe pas pour prouver quelque chose car le but est de révéler des talents ou mettre en lumière des talents confirmés qui ont besoin d’un coup de main. »

« Nous travaillons sur un opéra Français de Jacques Offenbach  » les contes d’Hoffmann  » avec des lauréats et voix des outre-mer pour une tournée dans les territoires. L’objectif est de faire les artistes se rencontrer. »

En période prolongé de crise sanitaire, comment vous engagez-vous à promouvoir votre Art?

« Cette crise avec la Covid-19 nous oblige à nous réinventer, réorganiser des programmes, des tournées, s’occuper de nos voix moralement afin qu’elles croient encore à un futur meilleur mais avec de la patience. »

« Mon projet pour l’année 2021 a été étudié pendant le confinenent, c’est la création du premier conservatoire des Antilles dans la ville mythique de Saint Pierre en Martinique. La Mairie de Saint Pierre travaille à nos côtés depuis le concours «Voix des Outre-mer» et le festival Filao afin de mettre en lumière tous les arts vocaux dans cette ville d’Arts et d’Histoires. On prévoit un professeur de chant qui enseignera avec des professeurs d’instruments , de solfèges, de danse et art dramatique .»

« Le choix de Saint Pierre s’explique aussi parce que les élèves guadeloupéens pourront voyager par bateau directement et les élèves guyanais profiteront des vols directs Cayenne /Fort de France. Ce Conservatoire sera la rencontre , le partage, la transmission entre Antilles Guyane avec les professeurs notamment du Conservatoire de Cayenne et l’école de Kourou. Nous produirons  un enseignement appliqué et complet grâce à la compétence de professeurs venant en masterclass partagés leurs savoirs notamment ceux de Cuba. »

Christiane Eda-Pierre, une des toutes premières cantatrices noires, à l’envergure internationale vient de nous quitter, quel est votre sentiment face à cette disparition?

« Je sortais de la messe des artistes à l’église Saint Roch à Paris quand on m’a informé de sa disparition, j’ai été très ému car je l’avais eu un mois avant. On se connaissait depuis mes 15 ans, je l’appelais souvent pour prendre conseils et qu’elle me raconte de nouveau des anecdotes dans ce milieu classique. Afin d’être présent à ses funérailles j’ai déplacé un concert de 24h pour chanter en compagnie de d’autres chanteurs comme certains de ses élèves, Cécile Achille, Loïc Félix ou José Michalon

« On dit que chanter c’est prier deux fois alors nous avons prier pour le repos de son âme. »

«Voix des Outre-mer» 3ème édition

Vous êtes très ancré dans le monde antillais tout en vivant à Paris? Pourquoi?

« Je suis né en Martinique et malgré le fait que je sois venu à Paris pour les études musicales, je suis toujours retourné au moins deux fois par an chez moi. Même en période intense de tournées, je prenais le temps d’aller chanter sur mon île. Je suis toujours resté connecté avec notre Martinique. »

«D’autre part, à la maison je vis à l’antillaise avec des repas créoles, ma radio où je me délecte de musiques des Antilles et mes cours de chant sont à moitié créole, à moitié français. Car les français de métropole devraient aussi avoir la possibilité de comprendre le créole comme moi je comprends le français. »

Fabrice Di Falco et Ludivine Turinay, finaliste Ile-de-France

Que peut-on vous souhaiter, vous fabrice Di Falco et votre équipe?

« La seule chose que je demande est que l’on prie pour moi quelque soit sa religion, que l’on pense à mon équipe positivement et que l’on arrête de nous mettre des bâtons dans les roues car c’est fatiguant mais grâce à ma Foi, j’avance lentement mais sûrement. Nous devrions éviter le panier de crabes et au contraire tous nous aider avec humilité et être fiers de nos compatriotes dans tous les domaines. ceux qui se battent non seulement pour eux mais aussi pour les autres. Le monde, la terre, le soleil, la lune, la mer , l’air …. Nous le partageons tous sans soucis alors partageons aussi nos compétences afin que le monde de demain soit sans nuages et que nous formions une vraie famille sans jalousies. »

Paris, inauguration du Jardin Solitude, 26 septembre 2020

« La vie est trop courte pour ne pas s’entendre, essayons de vivre sereinement tous ensemble. Nous faisons escale sur cette terre alors tentons de bien vivre ensemble. ce temps sur Terre est une étape, avant de continuer nos missions au ciel car les anges chantent en harmonie avec le même La pour toi, pour Nous. Soyons Justes et évitons de chanter Faux. Alors harmonisons nous sur Terre avant de rejoindre le choeur des anges. »

Reportage Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram C’news Actus Dothy
Images C’news Actus Dothy/Fabrice Di Falco

Miss France 2021 : Miss Guyane hors concours pour cause de Covid-19

Pour la première fois depuis 1997, le territoire guyanais ne sera pas représenté au concours de beauté. L’élection a été définitivement annulée à cause de l’épidémie Covid-19, annonce Sylvie Tellier.

Dariana Abé, Miss Guyane 2019

« Après des mois de mise en attente et de réajustements de nos préparatifs de Gala d’élection de Miss Guyane, (…) il nous est donné de prendre acte (…) du reformatage incontournable de la soirée de gala à huis clos (…) et de la préparation des candidates (…) ne nous permettent pas d’envisager finalement une projection sereine, valorisante et satisfaisante » s’est expliqué dans un communiqué, Robert Sebas, le président du comité Miss Guyane.

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Tweeter Instagram C’news ACtus Dothy Images Capture d’écran C’news Actus Dothy

 

 

Kareen Guiock témoigne sur le «racisme ordinaire, insupportable pour celui qui le subit» dans Madame Figaro

«C’est insupportable pour celui qui le subit. Invisible pour celui qui le fait subir »

Kareen Guiock démontre les mécanismes et expose les causes d’un racisme ordinaire qui impacte la société française et crée inévitablement des discriminations. C’est dans le magazine Madame Figaro qu’elle explique et image dans une longue interview comment chaque jour des hommes et des femmes font face au racisme systémique en France.

Kareen Guiok – crédit photo @C’news Actus Dothy

Le débat sur le racisme est ravivé au coeur de l’été, quand aux Etats-Unis, un afro-américain, George Floyd coincé sous le genou d’un policier blanc, agonisait sous les yeux de passants. Dans un dernier souffle, l’homme suppliait, l’officier Dereck Chauvin, de le laisser respirer. Si le Black Lives Matter a refait surgir les spectres du racisme et des violences policières, il est un combat que Kareen Guiock mène avec force depuis très longtemps, c’est celui contre le racisme ordinaire. Son interview  dans Madame Figaro, soutenu par de nombreuses anecdotes ne laisse planer aucun doute sur ce que subissent les victimes du racisme dans le monde et aussi dans l’Hexagone.

Dans l’entretien réalisé par Madame Figaro, Kareen Guiok répond à ce qu’elle pense être une spécificité du racisme ordinaire : «Vous n’êtes pas un être humain, vous incarnez un préjugé. En réalité, c’est votre interlocuteur qui se dévoile en étant persuadé de vous avoir identifié. Ce sont des réflexes inconscients qui sont le fruit d’une longue histoire» souligne Kareen Guiock dans le magazine féminin. Les exemples personnels sont là et elle les cite : «Combien de fois dans une boutique, des clientes viennent me demander des tailles. Combien de fois au restaurant, dans les magasins, dans les taxis, partout, on me tutoie en s’adressant à moi, alors que l’on vouvoiera ceux qui ne sont pas Noirs ? »

Kareen Guiok – crédit photo @C’news Actus Dothy

Sur son compte Instagram, où la journaliste de M6 a lancé ce débat, précise-t-elle, les commentaires d’internautes victimes de telles discriminations sont légions : «J’ai reçu des dizaines de témoignages . Des avocates, greffiers, chercheuses, chefs d’entreprise, financiers, régulièrement confondus avec le personnel de ménage ou pris pour des stagiaires perdus dans les étages. »

Forte et déterminé à combattre devant cette «adversité », Kareen Guiok avoue qu’elle n’a pourtant pas «le sentiment d’être engagée. Cela relève de l’évidence. On ne peut pas être Noire sans aspirer à l’égalité. Pas plus que l’on ne peut être femme sans aspirer à cette même égalité».

Kareen Guiok – crédit photo @C’news Actus Dothy

Authentique, l’antillaise qui a également vécu sur le territoire guyanais, confie à Madame Figaro que «depuis 2017, j’ai renoncé aux brushings et à toutes ces coiffures très occidentales pas adaptées à mes cheveux, qu’elles abîmaient d’ailleurs, pour revenir à ce qui m’est le plus authentique.»

Le terme «divers» qui qualifie l’Autre, elle n’en veut pas «c’est trop fourre-tout pour être honnête. Or, il faut nommer. Regarder. Affronter. Reconnaître.». Consciente de sa position de leader Kareen Guiok, présentatrice d’un grand journal à forte audience dit : « On ne déconstruira pas les stéréotypes si l’on ne parvient à mettre les mots justes. Je sais que si je commets une erreur, son traitement sera sans doute disproportionné, et les conséquences pourraient atteindre ceux qui me ressemblent »

Kareen Guiok – crédit photo @C’news Actus Dothy

Enfin, la journaliste avertit qu’«Il faut en finir aussi avec le deux poids deux mesures : certains peuvent tenir des propos abjects, déshonorer la France et pourtant continuer à s’exprimer. On doit s’attaquer à ces contradictions qui ne font que renforcer le sentiment d’injustice »

Kareen Guiok qui livre son ressenti est une femme pleine de ressources, et assure avoir reçu des bases solides pour affronter tous les obstacles. La journaliste, seule présentatrice noire sur une chaîne nationale française et peut-être d’Europe, ajoute «L’amour de mes parents. C’est grâce à eux que j’ai eu un socle extrêmement solide, une estime de soi saine et la force d’aller d’aller au-delà des obstacles».

Kareen Guiock présente le journal télévisé de la mi-journée sur la chaîne M6 du lundi au vendredi dès 12h45. Elle séduit chaque jour plus de 1,4 million de téléspectateurs depuis 2012.

Notre rédaction a rencontré la journaliste-présentatrice en 2018 dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés

Kareen Guiok – crédit photo @C’news Actus Dothy

« Votre interlocuteur croit toujours savoir qui vous êtes, ce que vous faites là, quelles sont vos arrières-pensées. Il est convaincu que vous êtes possiblement à son service ou que vous représentez une menace »

À retrouver l’intégralité de son interview dans le nouveau numéro de Madame Figaro. 

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram C’news Actus Dothy
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Le Crefom change de stratégie face aux silences de l’Etat sur les inégalités de traitement et les discriminations

Malgré des pressions et des intimidations, le Crefom a maintenu son rassemblement place de la Nation dans le 12ème arrondissement de Paris. A l’appel du Conseil représentatif des français d’Outre-mer (Crefom), des associations et des organisations ultramarines des différents territoires respectifs se sont déplacés. Une première pour le Créfom qui rompt avec ses habitudes, l’association qui jusqu’alors entretenait des relations plus ou moins pacifiques avec les instances gouvernementales de gauche comme de droite qui se sont succédées ces dernières années.

Place de la Nation – Paris 12è arrondissement

L’objectif pour cette association qui a été dirigée entre autre par Patrick Karam, aujourd’hui vice-président du Conseil régional d’Île-de-France,  était de mobiliser en masse à Paris les personnes issues des Territoires, des Collectivités ou des Régions des Outre-Mer. De Mayotte à la Nouvelle-Calédonie, de Martinique à la Guyane, plusieurs représentants ultramarins se sont exprimés en tribune. Tous ont présenté les difficultés de leurs régions et dénoncé les inégalités de traitements et les discriminations que subissent encore les populations ultramarines ici à Paris mais également en Outre-mer.

Dominique Sopo – Sos Racisme

Dans une longue diatribe, le secrétaire-général du Crefom a expliqué pourquoi il devenait impératif pour son organisation de changer de stratégie devant le silence récurrent de l’Etat. La réforme des congés bonifiés, le gel des loyers durant le covid 19, l’aide aux voyages pour les plus démunis, la non-représentation des ultramarins parmi les équipes dirigeantes dans la Télévision publique, des appels sourds et sans réponses sur des problématiques urgentes. Toutes ces raisons font dire d’une même voix aux membre du Crefom, : « Nous ne voulons plus de promesses ». 

Estelle Youssoufla – Journaliste et Présidente du Collectif des citoyens de Mayotte

Ce samedi 26 septembre 2020, la manifestation pacifique qui a eue lieu sous le kiosque place de la Nation aura été un succès à demi-teinte, concède un dirigeant du Crefom. Les participants et responsables associatifs quant à eux, ont montré leur satisfaction à défendre ensemble des territoires éloignés les uns des autres mais qui ont les mêmes demandes et les mêmes prérogatives. Une demande persistante dans la lutte contre les inégalités de traitement face à une France qui reste silencieuse aux plus urgentes sollicitations de ses français d’Outre-mer.

Naéma Rainette-Dubo

Naéma Rainette-Dubo la porte-parole du Collectif Zéro Chlordécone Zéro Poison  a une nouvelle fois rappelé la lutte toujours inégale des antillais contre l’empoisonnement à la chlordécone. L’objectif de la militantes’invitant à la fin de la manifestation, était de dénoncer les arrestations abusives de jeunes martiniquais anti-chlordécone  et d’appeler les communautés « à rejoindre la lutte et d’y croire ». S’invitant sur la tribune, c’était également l’occasion pour la jeune femme de faire savoir aux guadeloupéens et aux martiniquais, qu’ici à Paris, ils sont soutenus dans leur combat contre un pesticide qui aujourd’hui provoque sur place, des maladies et des cancers chez les habitants jeunes et moins jeunes. Une question de santé publique toujours sans réponse tangible des autorités.

Extraits de la manifestation du samedi 26 septembre initié par le Président du Crefom à Paris, Daniel Dalin, sous la vigilance de Claudy Siar et  Antony Etelbert, le secrétaire-général du Conseil représentatif des français d’Outre-mer :

Reportage Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram C’news Actus DothyImages C’news Actus Dothy

Tourisme : La publicité pour les voyages en Outre-mer bientôt interdite

Les secteurs trop polluants seront interdits de publicité, comme l’industrie du tourisme qui fait voyager trop loin, l’idée étant « de limiter les effets néfastes du transport aérien » (Convention citoyenne pour le climat, objectif SD-E, Thématique : Se Déplacer).

Guadeloupe

Un projet de loi qui fait débat. Deux idées s’opposent entre ceux qui dénoncent une restriction du libre choix du citoyen et ceux qui avant tout, s’arrogent le droit de protéger les citoyens à tout prix. La  restriction de la publicité est l’une des mesures soumises par la Convention citoyenne pour le climat. Puisque « l’écologie est le combat du siècle » , le président Emmanuel Macron a dit oui à 146 propositions, lesquelles ont été publiées le 13  juillet dernier.

Les membres de la Convention citoyenne sont reçus à l’Élysée lundi 29 juin 2020

La Convention citoyenne pour le climat continue encore ses travaux et les citoyens continuent d’élire de plus en plus de maires écologistes. Parmi les 150 citoyens, nombre d’entre eux ont participé à l’élaboration des propositions. Si les 146 propositions ne seront pas prises in-extenso, trois sont d’ores et déjà écartées par Emmanuel Macron, la ministre de la transition écologie, Barbara Pompéli, nouvellement nommée, prépare activement un texte législatif portant sur la thématique du transport aérien . Selon le Journal du Dimanche (JDD), on parle de restrictions qui seraient imposées à certains secteurs, certains marchés, par exemple : Moins de publicités pour les voitures thermiques, moins de publicité pour le secteur du tourisme, comme le tourisme d’Outre-mer. Des restrictions qui concernent essentiellement les voyages lointains.

Martinique

Pour Antoine Alibert, d’Europe Ecologie les Verts, adjoint au Maire de Paris dans le 20ème arrondissement, interrogé par la chaîne en continu CNews : « La publicité fait partie d’un système global liée à notre habitude de consommation qui favorise le toujours plus, qui nous incite à acheter des choses dont on n’a pas besoin. Voire même des produits qui sont mauvais pour notre santé et pour l’environnement ». Selon l’adjoint au maire, en charge du plan climat dans le 20ème arrondissement « Au-delà de la liberté de choix, la question est celle de la transition écologique et aussi de la santé publique. » 

Laurence Saillet (LR) – Antoine Alibert (EELV)

À Laurence Saillet, la chroniqueuse politique qui s’inquiète d’une dérive sur l’interdiction de publicité de certains secteurs trop polluant et qui alarme en trouvant « Très grave ce projet de loi. Car on enlève aux français leur capacité de choisir au milieu de plusieurs publicités », Antoine Alibert objecte, « qu’il faut aller plus loin que les premières mesures prises . On a su le faire pour le tabac à l’école avec la loi d’André Gattolin, qui a limitée la publicité des produits mauvais pour les enfants sur les chaînes de télévision publique ». Selon l’écologiste « il n’y a pas de raison qu’on n’y arrive pas pour les autres produits qui sont néfastes pour l’environnement et pour notre santé » insiste Antoine Alibert, membre d’Europe Ecologie les Verts et chargé du plan pour le climat auprès du maire du 20ème arrondissement de Paris.

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram C’news Actus Dothy
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