Lilian Thuram a été fait notable Sawa, citoyen d’honneur et ambassadeur de Douala auprès de l’Unesco

En déplacement dans le cadre de la Quinzaine du Film lycéen au Cameroun,  le champion du monde 1998, Lilian Thuram a été élevé au rang de notable Sawa, citoyen d’honneur et ambassadeur de la ville de Douala auprès de l’Unesco.

Sur des images diffusées par le site Le Bled Parle on découvre le guadeloupéen pagne du Ngondo noué à ses hanches, bonnet fixé à la tête et tenant une pagaie en main au cours de la cérémonie du Ngondo tenue le 21 janvier 2021.

Lilian Thuram et le maire de la ville de Douala, Roger Mbassa Ndine

La cérémonie traditionnelle a eu lieu à la Maison de la culture Sawa après un passage à la case secrète où l’hôte a été initié et a reçu ses attributs.  « Le Ngondo, assemblée traditionnelle du peuple Sawa a adoubé l’ex-footballeur, devenu écrivain dont les ouvrages valorisent l’homme et la race noire » est-il indiqué sur le site camerounais.

Après ce premier rituel, le champion d’Europe 2000 a également été porté au rang de citoyen d’honneur et ambassadeur de la capitale économique du Cameroun auprès de l’Unesco par le Maire de la Ville Roger Mbassa Ndine.

« Vous ne pouvez pas imaginer ce que vous venez d’accomplir pour moi. C’est une marque de reconnaissance immense et je mesure le poids de cette charge. Je puis vous assurer que je ne vous décevrai jamais. Je serai de retour à Douala très bientôt », a déclaré Lilian Thuram, champion du monde sportif 1998.

Jusqu’au 24 janvier, l’auteur de «Mes étoiles noires – De Lucy à Barack Obama», anime des causeries et débats dans la ville de Douala. L’antillais invité au Cameroun, parraine les «Ateliers Mwinda», dans le cadre de la Quinzaine du film lycéen organisée du 18 au 23 janvier 2021 à Yaoundé et à Douala.

Dorothée Audibert-Champenois Rédactrice en chef de CnewsActusDothy – Facebook Cnews ACTUS – Twitter Instagram – Image Le Bled Parle – Coup franc – Source Le Bled Parle Cameroun : Lilian Thuram porte trois responsabilités à Douala  par Marius Vianney Zogo.

Miss France 2021 : Le plus beau relais entre Clémence Botino et Amandine Petit

2020 une année de pleurs et d’amours.

Le samedi 14 décembre 2019 au Dôme de Marseille, Clémence Botino a remporté tous les suffrages de ses compatriotes et d’une partie des français même si (selon les rumeurs) elle n’avait pas les faveurs de la directrice du Comité Miss France à Paris. Mais ce choix de la vox populi a propulsé la jeune étudiante en Histoire de l’Art sur la scène nationale et internationale. Devenue Miss France 2020, la jeune guadeloupéenne a eu tout le loisirs de montrer ses talents et ses qualités durant toute son année de règne.

Et finalement, c’est elle qui signe le plus beau geste pendant sa passation de pouvoir lors de la cérémonie qui sacrait, ce samedi 19 décembre, Amandine Petit, nouvelle Miss France.

Cette année 2020 sous le signe du désarroi se termine en beauté pour l’une des plus belles ambassadrices de France : Clémence Botino. Alors que son programme de reine de beauté a été particulièrement perturbée, Miss France 2020 a soigné avec élégance ses représentations régionales, donnant confiance et rassurant toutes les Miss des régions de France. Clémence Botino a participé à tous les shows tantôt comme danseuse ou mannequin. Ses pas de danseuse latino ont plusieurs fois enchanté les invités, étonnés de découvrir ses nombreux talents. Un sourire, un mot de soutien sont naturels pour la guadeloupéenne qui se révèle également être une grande soeur, une jeune fille presque parfaite pour sa famille.

Elle relativise et s’explique dans Gala après qu’elle ait été surnommée Miss Catastrophe, suite aux déconvenues causées par la crise sanitaire. Mais il en fallait plus que cela pour démoraliser Clémence Botino.

Hier soir, au Grand Parc du Puy-du-Fou, la fin de la cérémonie a touché beaucoup d’internautes quand en larmes Amandine Petit restait accrochée aux bras de Clémentine Botino. Miss Normandie 2020, en pleurs, semblait être en état de choc et la guadeloupéenne émue la poussait avec douceur sur le devant de la scène. Un geste capté par notre rédaction et par les nombreux internautes qui ont commentés cette image.

L’élégance de Clémentine Botino ajoutée à sa gentillesse attestent que les Antillais savent recevoir et donner du bonheur même loin de leurs îles.

Dorothée Audibert-Champenois rédactrice en chef de CnewsActusDothy – Facebook Cnews ACTUS – Twitter Instagram – Images capture d’émission Cnews ACTUS.

Clémence Botino : Surnommée Miss catastrophe elle répond «Miss France m’a appris à être plus tolérante avec moi-même»

Les heures s’égrènent et Miss France 2020, Clémence Botino se prépare à remettre sa couronne à la nouvelle reine de beauté française qui sera élue ce soir au Puy-du-Fou. Ce sacre sera également la célébration d’un concours qui soufflera sa centième bougie et pour cette cérémonie exceptionnelle, les organisateurs du Comité Miss France ont réuni un jury extraordinaire qui se composera ce soir de plusieurs Miss France. Elles auront à choisir la nouvelle Miss parmi 29 jeunes filles toutes aussi charismatiques les unes des autres.

 

Dans le jury présidé par Iris Mittenaere, Clémence Botino, Miss France 2020 aura une place de choix. La guadeloupéenne élue au Dôme de Marseille en décembre 2019 a vécu une année particulièrement brouillée et la jeune antillaise s’est confiée au magazine Gala. Voici quelques extraits de ses confidences.

Galas, salons, foires, voyages annulés, des représentations à l’étranger supprimés et un incendie dans la suite réservée à Paris au Miss auraient découragé plus d’une. « On m’a même appelée Miss Catastrophe » a déclaré la jeune guadeloupéenne. Confinée comme tous les français du 17 mars au 11 mai, pour réduire la propagation du nouveau virus (SARS-CoV-2), Clémence Botino avoue qu’elle s’est vraiment adaptée à cette situation particulière.

Sans se laisser abattre par tant de déconvenues, Clémence Botino, étant confinée sur son île explique comment malgré la Covid, a pu faire des choses exceptionnelles dira-t-elle : Beaucoup de digital pendant le confinement, des chroniques radio pour les personnes âgées, des vidéos d’Histoire (…) «Je sais juste qu’il y a des choses plus graves dans le monde que mon année de Miss perturbée par la Covid. Je trouverais indécent de me plaindre de mon année. Je suis quand même Miss France, j’ai un logement, je ne suis pas malade. Mon métier n’a pas été à l’arrêt. Je n’ai pas subi mon année. Je me suis adaptée. »

Clémence Botino donne une jolie leçon de philosophie à tous ceux qui la plaignent d’avoir été Miss France durant la crise sanitaire inédite et mondiale. Mais si Miss France reconnaît que 2020 reste tout de même une année perturbée pour tous, elle concède avoir eu de la chance de participer au dernier défilé d’un des plus grands créateurs français, Jean-Paul Gaultier. Et l’avenir est encore pleines de promesse pour Clémence Botino qui reprendra ses études d’Histoire de l’Art dans quelques semaines.

Encore de précieuses heures à savourer une couronne qu’elle a bien honorée le temps de son sacre.

Dorothée Audibert-Champenois rédactrice en chef du site CnewsActusDothy – Facebook Cnews ACTUS – Instagram Twitter – Images captures d’écran Cnews ACTUS.

Miss France 2021 : Miss Mayotte et Miss Provence se détachent, peu de favorites parmi les candidates ultramarines

April Benayoum est une candidate qui vaut de l’or, la Miss Provence 2020 risque de ravir la première place du podium demain soir au Puy-du-Fou face aux 29 autres reines élues pour le concours. Et les internautes assidues à cette élection nationale qui fêtera ses 100 ans, ont déjà établi leur top 7 des Miss régionales susceptibles d’être élues : Miss Alsace (Aurélie Roux), Miss Provence (April Benayoum),  Miss Mayotte (Anlia Charifa), Miss Ile-de-France (Lara Lourenço), Miss Côte d’Azur (Lara Gautier),  Miss Normandie (Amandine Petit) et Miss Bourgogne. Notre rédactions présente ces sept jeunes femmes.

Miss Mayotte et Miss Provence

Anlia Charifa 23 ans a été élue Miss Mayotte 2020 le 7 novembre dernier à Mamoudzou, préfecture de département situé dans l’Océan Indien. Elle est titulaire d’un master en création audiovisuelle qu’elle a passé dans la région de Lyon. Sur son compte Instagram, en septembre dernier, fière de ses origines africaines, elle écrivait à ses followers : «Pour ceux ou celles qui veulent me connaître un peu plus. Mon père est mahorais et ma mère vient de Madagascar. Je puise dans cette diversité d’origine ma force et mon caractère».

Miss Mayotte

April Benayoum, 21 ans, a été sacrée Miss Provence 2020 le 24 octobre lors d’une cérémonie à Cogolin (une commune du Var, entre Saint-Tropez et Sainte-Maxime).  Elle étudie le commerce et le marketing, aime Brigitte Bardot qu’elle présente comme  faisant partie  «des icônes les plus célèbres et défend la cause animale» qui la touche particulièrement. «Miss France, ce serait l’occasion de concrétiser mon rêve d’enfant» a-t-elle déclaré dans son portrait enregistré par TF1. Originaire d’Eguilles, April Benayoum s’est part ailleurs décrite comme «altruiste» et «fédératrice».

Miss Provence

Plusieurs jeunes filles se détachent du groupe de candidates comme Aurélie Roux qui ne doutait pas de son charme quand elle avouait : «Je ne sais pas si c’est un atout. Mais je pense que mon métissage peut représenter la diversité de ma belle région ». La beauté aux yeux clairs est née de parents martiniquais, guadeloupéens et alsacien, elle a été élue Miss Alsace le 5 septembre.
Miss Alsace
Lara Lourenço, originaire de Saint-Maur-des-Fossés dans le Val-de-Marne a été élue Miss Ile-de-France le 19 septembre à Dammarie-les-Lys (Seine-et-Marne). Elle est étudiante en deuxième année de BTS commerce international option luxe. Elle aimerait ensuite intégrer une école de mode pour travailler dans le domaine du stylisme ou du marketing et de la communication.
Miss Ile-de-France
Lara Gautier, 22 ans, a été élu Miss Côte d’Azur au Centre Expo Congrès de Mandelieu-la-Napoule (Près de la Gare de Cannes). Elle est étudiante en dernière année d’un master de marketing et communication à l’IPAG Business School, à Nice.
Miss Côte d’Azur et Miss Normandie
Amandine Petit, de Bourguébus dans le Calvados, est âgée de 23 ans, elle est Miss Normandie. Amandine Petit est étudiante à l’IAE de Caen où elle poursuit un Master 2 en management des établissements et des structures gérontologiques.
Miss Bourgogne
Lou-Anne Lorphelin, Miss Bourgogne a comme grande soeur, Marine Lorphelin, sacrée Miss France en 2013. À 23 ans, originaire de la ville de Charnay-Lès-Mâcon, en Saône-et-Loire, Lou-Anne Lorphelin prépare un master 2 dans une école de commerce grenobloise en contrat d’alternance chez L’Oréal à Paris, au service marketing et business de la marque Décléor.
Les Miss des régions d’Outre-mer
Avec une semaine de retard, c’est finalement ce samedi 19 décembre 2020 que l’on saura enfin qui est la prochaine Miss France après la guadeloupéenne Clémence Botino. La soirée est prévu au Grand Carrousel du Puy du Fou, dans les Pays de la Loire.
Clémence Botino, Miss France 2020
Si sur les réseaux sociaux certaines filles se démarquent, la surprise sera de taille car le vote cette année a été modifié. Une moitié des voix viendra des téléspectateurs, l’autre moitié du jury (entièrement composé de Miss), présidé par Iris Mittenaere. L’oral face aux jurés, hors caméra sera déterminant.
Vaimalama Chaves, Miss France 2019
Sur Instagram, les candidates favorites sont celles qui ont le plus grand nombre de voix du public, ce sont Miss Côte d’Azur (Lara Gautier), Miss Bourgogne (Lou-Anne Lorphelin) et Miss Provence (April Benayoum).
Dorothée Audibert-Champenois rédactrice en chef du site CnewsActusDothy- Facebook Cnews ACTUS – Twitter Instagram – Images Facebook

Patrick Saint-Eloi gourou de Willy Rousseau qui sort «An Vlé Ni et Nous deux» dans l’esprit «Mizik sé lanmou»

Il n’imagine pas la vie sans musique. Il n’oublie pas la voix puissante de celui qui l’a inspiré, un autre guadeloupéen comme lui, le célèbre chanteur Patrick Saint-Eloi, disparu en septembre 2010 : « Il était l’un des piliers de cette musique identitaire devenu planétaire, le Zouk. C’est lui qui a inventé le Zouk love avec la formation Kassav. Ils ont porté cette musique imprégnée des rythmes et expressions culturelles de la Guadeloupe profonde, à quoi ils ont rajouté une universalité pour mieux nous présenter au monde entier », s’extasie le chanteur-compositeur Willy Rousseau.

Après une pause musicale qui aura durée sept ans, Willy Rousseau est de nouveau en piste pour reconquérir ses fans, ses amis, les anonymes, son public. Pour ce faire, le musicien guadeloupéen vient de sortir deux titres qu’il présente  : An Vlé Ni et Nous Deux. Deux chansons qui malgré les contraintes occasionnées par la crise sanitaire Covid-19, ont eu depuis février dernier, une audience plus que satisfaisante, faisant dire à l’artiste : « Faire de la musique pour moi, c’est fondamental, car c’est la vie, même par ces temps difficiles on en a besoin. Et comme disait Patrick Saint-Eloi « Mizik sé lanmou » ajoute Willy Rousseau.

Non seulement le guadeloupéen qui vit à Paris sucre ses chansons de « Mizik sé lanmou », mais raconte Willy Rousseau la musique fait partie de son ADN. En effet, le jeune Willy est encore bébé quand son grand-père qui « vivait sur l’île de Marie-Galante (une dépendance de la Guadeloupe) était membre d’un groupe de quadrille, l’une des musiques traditionnelles de la Guadeloupe. »

Ensuite arrivent les années lycée, où l’adolescent intègre une section musique et obtient son baccalauréat : Bac Lettres et Arts. Il devient membre du groupe vocal dans lequel Medhy Custos, Jimmy Desvarieux, Patrice Hulman et Jean-Marie Théophile évoluent jusqu’en 1999. La même année, Willy Rousseau est sur scène pour son premier concert avec Kwebee, dans cette formation musicale pendant 5 jours, se rappelle le chanteur, « J’ai joué, au centre de Pointe-à-Pitre, en première partie du concert de Jean-Jacques Goldman lors de sa tournée promouvant son album « En passant ».

Durant cette période et jusqu’en 2013, Willy Rousseau aura participé aux 3 singles du groupe Kwebee et à différents albums et compiles avant de faire une longue pause discographique, dira-t-il.

Un retour qu’il organise dans les moindres détails, précise le guadeloupéen : « Mon producteur, c’est ma compagne et moi-même. Je suis l’auteur de mes titres et mon programmateur c’est Lands Williams. Pour mes mixes, je travaille avec le PM Studio et mon éditeur est Chabin’Prod », affirme le guadeloupéen chanteur. Et, Willy Rousseau dévoile son label « BBWK Prod » pour ceux qui ne le savent pas.

Et pour ceux qui veulent suivent l’artiste, Willy Rousseau vous attend sur ses pages de profils des Réseaux sociaux, mais aussi sur toutes les plateformes de téléchargement légal et sur YouTube. L’occasion de découvrir les deux tubes de Willy Rousseau : An Vlé Ni et Nous Deux.

Comme de nombreux français, l’artiste originaire de Guadeloupe passera les fêtes de fin d’année en famille « C’est essentiel pour moi » affirme Willy Rousseau.

Dorothée Audibert-Champenois rédactrice de CnewsActusDothy. Facebook Cnews ACTUS. Images Willy Rousseau

Une guadeloupéenne en colère, des enfants de 5 ans, seuls sur le chemin de l’école, des mineurs en danger

La maltraitance, selon la définition de l’Observatoire de l’action sociale décentralisée (ODAS) est très fréquente dans notre société et constitue un problème majeur. Cette maltraitance prend plusieurs formes, le non-respect des droits et des besoins fondamentaux des enfants (Santé, sécurité, moralité, éducation, développement physique, affectif, intellectuel et social). Mais constate l’ODAS, la maltraitance c’est également quand la santé ou la moralité d’un mineur non émancipé sont en danger.

La notion de danger prime sur celle de maltraitance et ouvre la porte à la prévention précise la loi du 5 mars 2007 qui réforme la protection de l’enfance. Dans la vidéo virale depuis quelques jours sur le réseau social Facebook, une femme en colère explique comment de lourdes négligences sur des petits guadeloupéens pourront entraîner ultérieurement des conséquences graves sur leur développement.

Les faits cités par cette conductrice laissent penser que des enfants âgés de seulement 5 ans se rendent seuls dans leur école sur des routes où ils se retrouvent isolés et à la merci de prédateurs. En exemple, l’antillaise rapporte avoir vu une petite fille se faire accompagner sur le chemin par un jeune homme, qui, elle sous-entend ne serait pas un proche de la fillette. Si ces allégations sont réelles, cet appel à la prudence devrait interpeller les autorités de l’île. Au-delà de mettre en péril la vie de leur progéniture, les parents maltraitants créent plus tard chez les fillettes devenues jeunes filles, des comportements peut adéquats pour leur jeune âge, note l’antillaise.

Sans pour autant être maltraités, les parents mettent en danger la santé, la sécurité, la moralité et l’éducation de leurs enfants. Conformément à l’Article 375 du Code civil, les parents fautifs «doivent savoir que si les conditions de leur éducation ou de leur développement physique, affectif, intellectuel et social sont gravement compromises, des mesures d’assistance éducative peuvent être ordonnées par la justice»

Vidéo de Ti doudousucré, elle dénonce les mineurs qui sont livrés à eux mêmes sur le chemin de l’école


Dorothée Audibert-Champenois rédactrice en chef de Cnews ACTUS – Facebook Twitter Instagram – Image capture d’écran

 

Les Noirs «tolérés» mais plus «discriminés» en France, Christine Kelly auditionnée sur le racisme à l’Assemblée Nationale

Cnews ACTUS (Paris)

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La Guadeloupe, l’Angleterre expulsent massivement des caribéens en situation irrégulière

Mobilisés sur la place de la Victoire, devant la sous-préfecture de Pointe-à-Pitre, samedi 5 décembre, plusieurs associations dénonçaient une vague d’expulsions contre des ressortissants haïtiens en situation irrégulière en Guadeloupe. 200 personnes se sont mobilisées ce samedi matin, pour contester cette expulsion par vol charter, dont la date était arrêtée pour ce lundi .

Une décision préfectorale qui concerne essentiellement des clandestins des étudiants, des femmes enceintes, des mineurs et des enfants, selon la presse locale. Les associations mobilisées déplorent une situation critique depuis la crise sanitaire Covid-19, il est difficile de régulariser la situation des haïtiens, se plaignent les défenseurs des expulsés. L’avion affrété devrait les reconduire dans leur pays d’origine dès lundi 7 décembre.

Des menaces d’expulsions qui inquiètent les caribéens qui vivent au Royaume Uni. Mercredi 2 décembre 2020, 30 Jamaïcains ont été expulsés de force et 37 ont évité l’expulsion de justesse, obtenant un sursis de dernière minute grâce à des interventions judiciaires. Le site Independent affirme que le ministère de l’Intérieur (Home Office) du Royaume-Uni envisageait de renvoyer jusqu’à 50 ressortissants jamaïcains. Un homme âgé, faisant partie des expulsés « repêchés », a été retiré du vol charter 10 minutes avant le départ prévu de l’avion, rapporte le groupe caritatif Detention Action.

En dépit des protestations de plus de 82 personnalités publiques noires dont l’écrivaine Bernardine Evaristo, le mannequin Naomi Campbell ou  l’historien David Olusoga, les expulsions de masse continuent en Grande-bretagne.

Le ministère de l’Intérieur du Royaume-Uni a déclaré que les personnes expulsées sont des jamaïcains accusés de meurtre ou de vol, et condamnés à de très longues peines de prison.

Dorothée Audibert-Champenois rédactrice en chef de C’news Actus Dothy – Facebook Twitter Instagram @C’news Actus Dothy Images Independent – Source Guadeloupe RCI

Le guadeloupéen Ludovic Montout Partner Manager à Facebook Ireland «Les vastes réalisations de la communauté noire, il est temps de les célébrer et de les honorer»

Cette année 2020 restera une année marquée aux fers rouges pour toute les communautés dans le monde et également aux Etats-Unis où la communauté noire paye largement un lourd tribu.

En Outre-Atlantique, les Afro-américains semblent doublement victimes de cette pandémie, au niveau sanitaire, c’est un fait, mais également sur les questions discriminatoires qui entravent les relations entre la communauté noire et les autres citoyens américains. Dans cette société qui va mal en Europe comme aux States, il est toujours salutaire de souligner les conseils et les préconisations pour un meilleur «vivre ensemble». Ludovic Montout, originaire des Antilles est de ceux qui prodiguent à travers leurs engagements, des conseils pour mieux comprendre et vivre avec nos différences. Il s’est adressé aux internautes via le réseau social qu’il connait bien : 

« Je viens de Guadeloupe, une petite île française des Caraïbes. J’ai déménagé à Paris en 2006 quand j’avais 18 ans. Le Mois de l’histoire des Noirs n’est pas célébré en France. Nous ne mettons pas l’accent sur une communauté spécifique en France, nous le célébrons parce que nous sommes tous français.

Lorsque j’ai rejoint le bureau de Facebook de Dublin, j’étais l’une des trois personnes noires de mon équipe. Après le début des manifestations de George Floyd, j’ai voulu faire quelque chose pour aider à sensibiliser aux problèmes auxquels la communauté noire est confrontée. J’ai créé un podcast intitulé I Like My Coffee Black. Nous réunissons des gestionnaires et des dirigeants noirs et blancs pour une discussion franche sur les défis et les réalisations de la communauté noire. Les gens aiment vraiment les podcasts et ils sont devenus une source d’inspiration pour beaucoup. Maintenant, ma mission est de créer ce type de sensibilisation en dehors de Facebook, pas seulement pour les personnes qui travaillent ici.

Pour moi, le Mois de l’histoire des Noirs est un moment de réflexion et d’auto-éducation. C’est l’occasion de réfléchir aux défis, d’élargir la sensibilisation et la compréhension et de chercher des moyens d’aider la communauté noire à briller. Il est également temps de célébrer et d’honorer les vastes réalisations de la communauté noire. Pour ce faire, je pense qu’il est important de rassembler les gens. Chez Facebook, lorsque le groupe de ressources Black @ Facebook organise des événements, j’invite toujours tout le monde de mon équipe, pas seulement mes coéquipiers noirs. Je m’assure également que les entreprises partenaires avec lesquelles je travaille en dehors de Facebook savent ce que nous faisons en interne pour aider la communauté noire. Lorsque vous faites participer des gens de différentes communautés et qu’ils sont prêts à comprendre les défis, ils sont plus susceptibles de devenir des alliés et d’en élever d’autres».

Texte de Ludovic Montout partner manager (Chargé des partenaires en français) à  Facebook Ireland

Dorothée Audibert-Champenois rédactrice en chef de CnewsActusDothy – Facebook Twitter Instagram @C’news Actus Dothy

Babette de Rozières, Valérie Pécresse toutes leurs actions pour les restaurateurs, les grands perdants dans cette pandémie

Dans cette crise sanitaire hors norme et inédite, de nombreuses mesures ont été prises pour enrayer l’inéluctable progression du nouveau coronavirus. Si le gouvernement s’est concentré sur l’aspect sanitaire en confinant la population à deux reprises, l’impact de ces décisions sur l’économie est, du point de vue des économistes, une catastrophe pour les petits commerces. Mais les victimes les plus touchées par ces confinements répétés ce sont eux, les commerces de bouche, pestent les professionnels. Les restaurateurs, les organisateurs d’évènementiels et les gérants de boîtes de nuit, ce mardi 24 novembre 2020 ne décolèrent pas, et pour cause, ils seront de nouveau les seuls corps de métier à garder portes closes.

Sur les réseaux sociaux comme dans les médias traditionnels, les restaurateurs montrent leur désespoir, ils manifestents, interpellent, ils sont à bout. Notre rédaction a rencontré Babette de Rozières, une personnalité qui mêle ses compétences professionnelles de gastronome et ses compétences politiques pour venir en aide aux milliers de restaurateurs parisiens victimes collatérales du nouveau coronavirus.

C’est une atteinte à la liberté d’entreprendre, à la liberté du commerce. Une liberté de plus supprimée et qui s’ajoute à la liste des autres dont J’évite à faire la liste. Tout ceci est contraire au principe d’égalité de traitement et qui devrait à mon avis justifier d’un recours devant le conseil d’État estime la fondatrice du salon de la gastronomie des Outre-mer.

Dans cette interview qui suit, la guadeloupéenne, chiffres à l’appui, fait état d’une situation complexe pour les commerces et détaille les différentes mesures préconisées et adaptées par la Région, parallèlement aux aides insuffisantes du gouvernement, juge Babette de Rozières.

C’news Actus Dothy (CNAD) : Vous, êtes au coeur de la restauration, vous dirigez un festival culinaire très suivi, que pensent les professionnels autour de vous?

 Babette de Rozières : Tous les acteurs des métiers de bouche et d’évènementiel sont à l’agonie.  C’est d’ailleurs tout un pan de la culture française qui est en train de disparaître. Ce ne sont pas les effets d’annonces de prêts et d’aides qui éviteront leur mort déjà programmée. 

Quel impact à court et à long terme pour ce commerce de bouche?

 Babette de Rozières : Sachez que la restauration avant la Covid-19, c’est 220.000 restaurants dans l’Hexagone dont 10% en Île-de-France. C’est aussi 800.000 emplois directs et un nombre incalculable d’emplois en amont et un nombre incertain d’emplois indirects, comme les extras, les jobs d’été pour les étudiants et les travailleurs au chômage non-déclarés. On estime aujourd hui à plus de 10 milliards d’euros la perte de Chiffre d’Affaires, avec des conséquences sociales et dramatiques.

 Babette de Rozières : La restauration rapide (les plats a emporter) c’est 47% du commerce en France avec un Chiffre d’Affaires de plus de 40 milliards d’euros et 200.000 salariés. A la rentrée de septembre 2020 on estimait déjà plus de 30% de fermeture, de dépôts de bilan, de faillites. Beaucoup de restaurateurs dépriment car à la réouverture, ils  ne pourront pas faire face aux besoins de trésorerie pour régler leur charges courantes car, les aides apportées par l’État ne suffisent plus.

Il faut rester objectif la reprise ce n’est pas pour demain la relance non plus c’est le désarroi. Aujourd’hui, 20% des restaurateurs ont mis les clés sous la porte et le chômage atteindra un niveau record. À long terme, ce seront des cascades de dépôt de bilan et un chômage en masse qui s’annonce. On fait porter le chapeau aux restaurateurs qui sont devenus le bouc émissaire du gouvernement. Avec ce 2ème confinement, ils se sentent sous perfusion.

Les aides gouvernementales sont-elles suffisantes? 

 Babette de Rozières : Croyez-vous sincèrement que c’est avec  10 000 euros, que ces commerçants peuvent compenser plusieurs mois de fermeture de leur activité ? Bon nombre de petits commerçants n’ont à ce jour pas pu bénéficier de ces aides soumises à certaines conditions. 

Face aux cantines et aux Fast-Food ouverts durant ce dernier confinement, quelles sont les questions que vous vous posez?

 Babette de Rozières : Je ne me pose pas de question je considère que c’est une mascarade un non-sens. Il faudrait poser cette question au gouvernement sur les différences de traitement. il n’y a aucune logique scientifique à donner est-ce une forme de discrimination ? Je m’interroge … Je pense que ceux qui prennent ces décisions n’ont rien compris, ils mélangent tout.

Les Fast-Food parlons-en ! Peut-on décemment comparer un fast food à un restaurant à la française. Je pense que l’on devrait faire une classification des
restaurants comme on l’a fait pour les hotels. De la même manière qu’il y a des hôtels 1,2,3 jusqu’à 5 etoiles luxe on devrait pouvoir aussi classer les restaurants pour le respect du métier. On ne peut pas classer un restaurant traditionnel un 3 étoiles et un Fast-Food dans la même catégorie dit «restaurant».

Vous vous êtes organisées avec Valérie Pécresse, la Présidente du Conseil Régional d’Île-de-France pour pallier aux difficultés financières des restaurateurs. Pouvez-vous expliquer ces actions?

 Babette de Rozières : Pour venir en aide aux restaurateurs Valérie Pécresse a mis en place plusieurs dispositifs d’aides aux petits commerçants : 

1– Le prêt rebond à 0% d’intérêt remboursable sur 6 ans avec un différé de 2 ans pour un montant de 10000 à 300000 euros pour des commerçants de 0 à 50 salariés.

2– Le prêt résilience à 0% d’intérêt remboursable sur 6 ans avec un différé de 2 ans pour un montant allant jusqu’à 100.000 euros pour permettre aux commerçants (de 0 à 50 salariés) qui ne peuvent pas bénéficier de prêts bancaires de pouvoir disposer d’un fond de roulement leur permettant d’ouvrir leur restaurant dans de meilleures conditions.

3- Un chèque numérique de 1 500 euros pour faciliter le click and collect.

4– Un chèque de 1 000 euros pour aider les petits commerçants de 0 à 10 salariés à payer leur loyer.

5 Elle ne s’est pas arrêtée là, elle soutient également les intermittents de la restaurant (appelés communément dans le métier les extras) ce sont des mères et des pères de famille qui souffrent et qui ne travaillent plus depuis le premier confinement et qui n’ont aucun statut. Pour ces extras l’Etat ne fait rien, ce sont les oubliés.

Valérie Pécresse est aussi intervenue auprès des assurances pour leur demander de faire un geste afin de permettre aux restaurateurs qui ont souscrits une assurance perte d’exploitation d’avoir une petite compensation.

Selon vous la Présidence avait-elle le choix de faire autrement que de priver les restaurateurs de leur principale activité?

 Babette de Rozières : Bien sûr elle avait le choix de faire autrement qui gouverne ???? On n’a pas le droit de tuer le gagne-pain d’autrui et c’est ce qu’elle fait depuis 6 mois. Il y a des commerçants qui ne se relèveront pas. Elle n’a surtout pas compris qu’un commerçant ce n’est pas un fonctionnaire et qu’il est de son intérêt de respecter les consignes sanitaires pour la santé des autres et sa propre santé. Il n y a pas plus discipliné qu’un restaurateur. Le restaurateur à l’habitude de la discipline et de l’hygiène ils travaillent comme des militaires. Dans cette crise ils ont exécuté tout ce qu’on leur a demandé ils ont respecté les consignes sanitaires. Leur fermeture, c’est une injustice ! On doit traiter les restaurateurs comme les autres commerçants. Je constate que depuis toujours, les restaurateurs sont toujours suspects aux yeux de l’administration.

Qu’aurait-fait la Région, une autre alternative était possible?

Babette de Rozières : La Région ne peut que se soumettre aux décisions du gouvernement et agir pour aider ces commerçants en détresse. Je pense que Valérie Pécresse Présidente règlerait différemment ces problèmes. En tout cas la France ne manque pas de masques de gants et de tests comme cela a été le cas au débit de la pandémie. Souvenez vous la présidente de la Région était au front pendant toute la période de confinement, à distribuer des masques dans toute l’ile de France dans les hôpitaux, les Ehpads, les pharmacies, les commerçants, les lycées les gares dans toute l’Île-de-France. Elle a même envoyé des masques en Outre-mer alors que le gouvernement n’en possédait pas. Au début de cette pandémie il y a eu trop de cafouillages le gouvernement n’a rien pu gérer. Ils étaient dépassés, ils sont retrouvés impuissants devant cette les dégâts monstrueux de cette pandémie. On aurait pu sauver des vies.

Souvenez-vous de Sibeth Ndiaye alors porte-parole du gouvernement qui conseillait aux français de ne pas porter de masques. Selon, la ministre, les masques n’étaient pas nécessaires. L’objectif était de cacher aux français leurs faiblesses et la mauvaise de gestion de cette crise. Maintenant, on ferme les restaurateurs au motif que les clients ne portent pas de masques alors que scientifiquement rien ne prouve que ce sont les restaurateurs responsables des clusters. On stigmatise les restaurateurs ce sont les boucs émissaires du gouvernement c’est scandaleux ! À côté de cela les supermarchés sont ouverts et cela ne gêne personne.

Votre dernier mot en cette fin d’année 2020?

Babette de Rozières : Il est temps que tout cela cesse pour que la
France et ses Outre-mer retrouvent la paix sociale bien méritée pour préparer un avenir serein.

Propos recueillis par Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram @C’news Actus Dothy @Do Thy