Wilton Gregory est Cardinal, pour le 1er Noir Américain a occupé cette fonction, c’est un «soutien à la communauté afro-américaine»

Un « soutien à la communauté afro-américaine » commente l’archevêque de Washington Wilton Gregory qui vient de recevoir sa toque. En juin dernier, il avait ouvertement récusé l’attitude de Donald Trump face à des manifestants antiracistes.

Agenouillé face au pape François, Wilton Gregory, 72 ans, a reçu ce samedi  28 novembre le chapeau et la bague violets, devenant ainsi le premier Cardinal Noir américain dans l’ histoire du catholicisme.

L’archevêque Wilton Gregory de Washington, D.C. a été choisi comme Cardinal par le Pape François lors d’une cérémonie samedi appelée le consistoire, dans la basilique Saint-Pierre au Vatican.

Il devient un des hauts dignitaires de l’Église catholique choisi par le Pape.

La cérémonie, souvent appelée consistoire, a été modérée contrairement aux années précédentes, car la pandémie a empêché cet évènement qui généralement est célébré avec faste. Bien que la basilique Saint-Pierre peut contenir généralement des centaines de fidèles, chaque cardinal ne pouvait inviter que 10 amis et la basilique était vide, rapportent les journalistes de NPR. Les amis et les nouveaux cardinaux portaient des masques.

Par mesure de précaution, les candidats cardinaux venus d’Outre-mer à Rome étaient en quarantaine au Vatican, 10 jours avant la cérémonie.

Dans son homélie, le Pape François a mis en garde les nouveaux cardinaux à ne jamais perdre de lien avec le peuple, ni de se considérer uniquement comme «Son Eminence». Il a en également averti les cardinaux de ne pas être tenté par la corruption ou de se servir de leurs positions pour leur propre intérêt.

La semaine dernière, Wilton Gregory a informé les médias qu’il espérait s’entretenir avec le nouveau président Joe Biden, qui serait selon, les catholiques, le deuxième président catholique dans toute l’histoire de la Nation américaine.

Lors de cette cérémonie religieuse, le Pape argentin de 83 ans a nommé 73 des 128 cardinaux-électeurs qui pourront élire son successeur.

Source NPR – Dorothée Audibert-Champenois rédactrice en chef CnewsActusDothy – Facebook Twitter instagram Photo ©️ Getty Image/Capture -Le Point

Pour une efficacité à 90% de son vaccin, AstraZeneca préconise une 1/2 dose puis une dose complète

Alors que la pandémie due au nouveau Coronavirus a fait plus de 1,4 million de morts dans le monde, les avancées cliniques pour un vaccin sont plus que prometteuses. Un troisième vaccin est annoncé aujourd’hui, efficace à 70% contre le covid-19 atteste le laboratoire britannique AstraZeneca.

La société pharmaceutique londonienne AstraZeneca a déclaré ce lundi que les essais de stade avancé de son vaccin Covid-19 étaient «très efficaces» pour prévenir la maladie. Et, le laboratoire estime qu’avec un mode d’emploi particulier, le vaccin pourrait être encore plus efficace que prévu.

Les chercheurs ont constaté que si les gens recevaient une demi-dose suivie d’une dose complète, plutôt que deux doses complètes, la protection passait à environ 90%.

Selon AstraZeneca, le vaccin, développé en collaboration avec l’Université d’Oxford au Royaume-Uni, a empêché 70% des personnes de développer la maladie.

Données de MSNBC News

Dorothée Audibert-Champenois, rédactrice en chef de CNEWSACTUSDOTHY/Facebook Twitter Instagram @C’news Actus Dothy – @Do Thy

Anthony Martial – Vidéos intimes : le sportif gagne son procès contre un faux mannequin

Anthony Martial ne s’est pas laissé intimider par un chantage crapuleux dont il faisait l’objet. Le footballeur originaire de Guadeloupe a eu raison, le Tribunal de Nancy vient de condamner une femme qui le faisait chanter. Ils échangeaient virtuellement sur les réseaux sociaux jusqu’au jour où le sportif aurait décidé de mettre un terme à ces textos intimistes.

Anthony Martial, père de deux enfants, en couple avec leur mère, Mélanie Da Cruz avait porté plainte pour chantage. Le sportif de Manchester partageait des images virtuellement avec le faux mannequin de 2018 à 2019. À la fin de cette relation, le faux Top model a tenté de soutirer de l’argent à l’attaquant mais contrairement à un basketteur de l’équipe de France qui a préféré payer le même faux mannequin, Anthony Martial a porté l’affaire en justice.

Le tribunal de Nancy a rendu son verdict ce vendredi 20 novembre 2020, la femme accusée est condamnée à une peine de prison avec sursis qui devra verser « 1 euro de dommages et intérêts » au footballeur.

Dorothée Audibert-Champenois Rédactrice en chef de C’news Actus Dothy @Do Thy – Facebook Twitter Instagram @C’news Actus Dothy –  Source People magazine –  ©️ SportsWallas

 

 

Cinéma-Covid19 : « C’est comme une bouffée d’oxygène », le cinéaste haïtien Patrick J. Exenat au FIFP de Cannes

« En revenant au Festival International du Film Panafricain, j’ai ressenti la même force, la même vague, la même intensité que les années précédentes ». Avec un nouveau court métrage en compétition, Patrick Exénat, originaire d’Haïti, a de nouveau été présent à la 17ème édition du Festival International du Film Panafricain qui se tenait dans la ville de Cannes du 22 au 28 octobre 2020. L’occasion de retrouver le cinéaste et de recueillir ses impressions sur un Festival qui existe suite aux efforts quotidiens de son fondateur Basile Nguangue Ebelle.

 

« Avec toutes les contraintes depuis quelques mois, c’est bien que le Festival ce soit tenu en présentiel, c’est comme une bouffée d’oxygène » annonce le réalisateur de « Je suis un combat ».  Un court métrage de fiction axé sur la maladie du cancer.

Ce dernier soir de Festival de cinéma restera une très belle soirée assure le réalisateur, un évènement qui se perpétue chaque année et qui permet des échanges et de nombreux partages entre  acteurs ou réalisateurs de différents pays, reconnaît Patrick J. Exenat.  Optimiste sur la crise sanitaire qui pourtant déstabilise la profession, le cinéaste annonce sa prochaine participation à la 18ème édition du Cinéma Panafricain de Cannes.

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram @C’news Actus Dothy – Images @Do Thy

Cannes : « La vraie histoire du Zouk » est en compétition au 17ème Festival du Film Panafricain

Basile Nguangue Ebelle, le président du FIFP n’a pas rompu avec ses engagements, le Festival International du Cinéma panafricain qui se tient à Cannes depuis 17 ans, a une nouvelle fois, ouvert ses portes au public cannois ce vendredi 23 octobre 2020. Le fondateur du Festival International qui présente des films de réalisateurs de différents continents, a su braver les conditions contraignantes imposées depuis la  crise sanitaire inédite, causée par le nouveau coronavirus. Soucieux de la santé des festivaliers et du bon déroulement de son festival,  l’équipe organisatrice a pris des mesures strictes, celles préconisées par l’agence régionale de santé et le comité scientifique français. Les gestes barrières et la distanciation sociale respectés, le FIFP qui généralement s’affiche au mois d’avril aura lieu cette année du 23 au 28 octobre 2020.

Vendredi 23 octobre 2020, FIFP à Cannes

Durant six jours, 60 films (longs et courts métrages de fiction et documentaire) seront vus à l’Espace Miramar, où sont projetés les films du FIFP depuis plusieurs années. De nombreux réalisateurs antillais, africains, caribéens,  américains seront présents pour défendre leur films qui seront en compétition dès samedi 23 octobre, les films étant souvent suivis de débats. Les catégories pour les Dikalo Awards sont les suivantes : Meilleur long métrage fiction, Meilleur documentaire long métrage, meilleur court métrage de fiction et de documentaire, meilleur acteur et actrice, la mention spéciale du Jury pour un long métrage et un court métrage, le Dikalo de la paix Nord-Sud Développement.

Le réalisateur martiniquais Patrick Baucelin présente sa nouvelle production : « An tan Lontan », Yamina Benguigui : « Le dernier poumon du monde », Marcellus Cox (USA) : « Rolling in the Deep », la réalisatrice Mary Noël Niba : « Partir », Patrick Exenat (Haïti) « Je suis un combat », Jérémie Billon et Benjamin Vallet (France) « La Force du Mouvement ».

Blaise Mendjiwa, le réalisateur du film « Le monde racisé du cinéma français » est à Cannes pour un documentaire-musical qui suscite la curiosité des antillais : « La vraie histoire du Zouk ». Le film documentaire, réalisé avec Mario Moradel questionne sur : Les pères fondateurs, les différentes mouvances, quel avenir pour le zouk. Selon le descriptif, le documentaire plonge « dans les origines du zouk, une musique originaire des Antilles, popularisée en Europe par les groupes Kassav et Zouk Machine, dans les années 80 ». « La vraie histoire du zouk » est programmé mardi 27 octobre à 11 heures à l’Espace Miramar.

Reportage à Cannes Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram @C’news Actus Dothy  @Do Thy

Rosa Parks: Sa petite maison reconstruite est exposée en Italie, faute d’un lieu mémoriel aux Etats-Unis

La maison délabrée et écaillée de peinture où l’icône des droits civiques américaine Rosa Parks s’est réfugiée après son refus de céder sa place à un homme blanc dans un bus de Montgomery en Alabama en 1955 le 1er décembre 1955,  est exposée en Italie dans une imposante cour centrale du Palais Royal de Naples. La maisonnette attend son retour sur les terres américaines, en vain.

«Almost Home» dans la cour du  Palais Royal de Naples

Après avoir sauvé la maison de sa «tante Rosa» , une petite maison de deux étages située à Détroit qui risquait une démolition en pleine crise financière de 2008,  Rhea McCauley, la nièce de Rosa Parks a fait don à un https://www.bbc.com/news/av/embed/p05ztf7j/43492073« >artiste américain qui l’a reconstruite.  La petite maison «Almost Home» a d’abord été exposée en Allemagne, et aujourd’hui elle est en Italie.

L’artiste Ryan Mendoza fait campagne depuis plus de cinq ans pour attirer l’attention sur la valeur historique de la maison, où Rosa Parks a vécu pendant une courte période après son acte de défi à Montgomery, Alabama. Dans une interview avant l’inauguration en Italie, Ryan Mendoza a déclaré qu’il espérait que cette exposition à Naples de «Almost Home» attirerait l’attention sur l’héritage de Rosa Parks et aiderait l’Amérique à «se souvenir d’une maison qu’elle  semble avoir oubliée».

Ryan Mendoza et Rhea McCauley (sa nièce)

La maison était abandonnée et devait être démolie après la crise financière de 2008 mais la nièce de la militante Rosa Parks, Rhea McCauley, l’a achetée à la ville de Détroit pour 500 dollars et en a fait don à Ryan Mendoza. Après des efforts infructueux pour persuader la ville de sauver le bâtiment, Ryan  Mendoza a eu l’idée, en 2016,  de la démonter, de la reconstruire et de l’exposer en Allemagne.

En 2018, l’Université Brown dans l’État de Rhode Island aux USA, espérait présenter la maison dans le cadre d’une exposition prévue sur le mouvement des droits civiques organisée par son Centre pour l’esclavage et la justice. Mais le projet n’a pas abouti.

Seule, la Fondation Morra Greco basée à Naples a donc accepté d’aider à organiser l’exposition avec le soutien du ministère italien de la Culture et du gouvernement régional de Campanie.  Selon la BBC, Ryan Mendoza se réjouit que la maison, «si fragile qu’on puisse presque la faire sauter», soit exposée dans la cour centrale d’un Palais Royal des Bourbons, où Rosa Parks n’aurait certainement jamais été accueillie.

Rosa Parks dans un bus en Alabama (reconstitution)

Rosa Louise McCauley est née à Tuskegee en Alabama, le 4 février 1913. Elle a déménagé avec ses parents, James et Leona McCauley, à Pine Level, Alabama, à l’âge de 2 ans pour résider avec la famille de Leona. Son frère, Sylvester, est né en 1915 et peu de temps avant que leurs parents ne se séparent.

Martin Luther King Jr. et Rosa Parks

Lorsque Rosa Parks a refusé de céder son siège d’autobus en 1955, ce n’était pas la première fois qu’elle affrontait le chauffeur James Blake. 12 ans plus tôt, Rosa Parks est montée dans son bus très bondé. Il faisait froid ce jour-là,  l’adolescente a payé son billet à l’avant, puis a refusé de respecter la règle pour que les Noirs débarquent et rentrent par la porte arrière. Elle a tenu bon jusqu’à ce que, en colère, James Blake tire sa manche de manteau, pour qu’elle s’exécute. Rosa Parks a quitté le bus plutôt que de céder.

La mère de Rosa Parks était enseignante. Rosa a déménagé à Montgomery, en Alabama, à l’âge de 11 ans et a fréquenté le lycée puis un Collège pour les nègres dans l’État de l’Alabama. Elle a abandonné ses classes à 16 ans, pour s’occuper de sa grand-mère mourante et, peu de temps après, de sa mère souffrant d’une maladie chronique. En 1932, à 19 ans, elle épousera Raymond Parks, un homme autodidacte de 10 ans son aîné qui travaillait comme coiffeur et était membre de l’Association nationale pour l’avancement des personnes de couleur (NAACP). Il a soutenu Rosa dans ses efforts pour obtenir son diplôme d’études secondaires.

Deuxième arrestation en 1956

Rosa Parks était une militante des droits civiques bien avant son arrestation. Comme son époux, elle était un membre de la section de Montgomery de l’Association nationale pour l’avancement des personnes de couleur (NAACP), qu’elle a rejoint en 1943. Au moment de son arrestation, Rosa Parks était secrétaire de la section locale de la NAACP. Son activisme politique s’est poursuivi pendant le boycott et le reste de sa vie.

Démontage de la petite maison à Détroit

À la mort de Rosa Parks à 92 ans, le 24 octobre 2005, elle a reçu un hommage généralement réservé aux hommes d’État et aux chefs militaires. Son corps a été transporté dans la rotonde du Capitole américain. Plus de 30 000 personnes sont passées devant son cercueil pour lui rendre hommage. En 2013, elle aurait eu 100 ans quand sa statue de bronze a été érigée au Capitole à Washington.

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Images et sources H/History – BBC News –

Christiane Taubira: « Nous avons notre part dans les désordres du monde», elle craque en pleine émission

Christiane Taubira plaide pour un monde plus solidaire.

L’ancienne ministre de la justice a fondu en larmes pendant une diffusion d’images de réfugiés entassés dans un camp sur une île grecque. Samedi 19 septembre, Christiane Taubira, invitée de C’ l’hebdo sur France 5 regardait un reportage sur les migrants de l’île de Lesbos, quand à la fin de la diffusion,  l’écrivaine et femme politique est d’abord restée sans voix puis a craqué devant les invités. Prenant à témoin les téléspectateurs, l’ex-Garde des Sceaux a longuement décrié les conditions de vie des réfugiés qui sont plus épouvantables que jamais.

Depuis l’arrivée au pouvoir du gouvernement conservateur, il y a deux mois, les transferts de migrants et réfugiés vers la capitale ont subi un coup d’arrêt, alors que les arrivées n’ont pas cessé d’augmenter depuis 2019. Résultat, dans le camp de Moria dressé à l’origine pour accueillir au maximum 3000 réfugiés, plus de 21 000 personnes s’entassent aujourd’hui.

Une semaine après un incendie qui a ravagé ce camp de migrants de Moria, la police grecque a commencé ce jeudi 17 septembre 2020 à évacuer une partie des milliers de réfugiés jetés à la rue. Des déplacés, censés regagner un nouveau camp, que l’ONU et Athènes promettent  qu’il sera « provisoire ».

Le témoignage d’un jeune garçon a fait fondre la mère de famille : « Lorsqu’on parle d’injustice, on parle de ça. Ces personnes sont à la fois des victimes du désordre du monde et nous avons notre part dans les désordres du monde. Nous avons notre part dans le fait qu l’on ne puisse spéculer sur les denrées alimentaires(…) sur le prix du riz, sur le prix du maïs ». Elle poursuit toujours émue, les yeux rouges et la mine dévastée : « Lorsqu’on parle d’injustices et d’inégalités, ce sont des choses tangibles. On empêche de manger. Oui, ça fait une politique. Lorsqu’on parle de corruption, ce sont des choses tangibles, On est complice de gens qui pillent des richesses ou permettent le pillage des richesses » s’est indignée Christiane Taubira.

La guyanaise qui vient de publier aux Editions Plon, son premier Roman «Gran Balan» s’interroge sur ce monde peu solidaire envers les plus démunis : « Est-ce que le pillage fonde une politique ? Est-ce que la connivence fonde une politique ? Est-ce que l’économie qui dévaste la Terre, qui fait que les changements climatiques sont tels que des littoraux se réduisent, que des territoires sont submergés, et que de toute façon les gens vont mettre un pied devant l’autre pour aller ailleurs ? (…) Ça fait une politique ça? Mais l’hospitalité ».

Outrée, Christiane Taubira a terminé ce déplorable constat en appelant à la solidarité entre les peuples : « Ça fait partie du choix de se dire que oui, nous partageons une planète et que nous ne pouvons pas nous exonérer de notre responsabilité ».

De nombreuses ONG s’insurgent contre les conditions de vie sordides dans ce camp de Moria, le plus grand d’Europe, mis en place il y a cinq ans. Il y a une semaine, ce camp a ciel ouvert a été entièrement détruit par un incendie.

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Rocks, jeune écolière seule et abandonnée résiste à une société en échec pour sa jeunesse immigrée

Abandonnée, seule, en souffrance dans la cité londonienne, Rocks et son petit frère, issus de l’immigration africaine, vivent sans filet, sans sécurité. Ce film britannique très réaliste met en lumière les échecs de la société anglaise, le sort d’enfants isolés et privés des besoins les plus élémentaires.

Depuis mercredi 9 septembre sur les écrans français,  Rocks, le film de la cinéaste britannique Sarah Gavron, est à l’affiche. L’histoire se déroule à Londres, où, aidée de ses copines de classe, une adolescente immigrée tente de résister à une société qui l’abandonne totalement.

Rocks (Bukky Bakray), 15 ans, d’origine nigériane, vit à Londres avec sa mère et son petit frère dans un immeuble d’un quartier ordinaire. Son père est mort quand elle avait 4 ans. Elle fait partie de la classe moyenne, ni riche, ni pauvre, travaille plutôt bien à l’école, adore sa mère et son frère.

Puis tout se bouscule. Rocks est abandonnée par (à peu près) tout le monde. Son père meurt et sa mère déprimée décide de partir, la laissant s’occuper de son jeune frère. Son école semble plus soucieuse de réduire les attentes des élèves que de les éduquer. Les services sociaux peuvent à peine la suivre. 

Rocks  et son petit frère vont être placés dans des familles d’accueil. Pour éviter cette séparation, Rock décide de sécher l’école et de s’enfuir avec son petit frère, d’abord à l’hôtel avec le peu d’argent qu’elle possède. Mais, incapable de s’ouvrir aux autres et ne sachant que faire, elle s’enferme peu à peu dans une situation sans issue.

Heureusement ses cinq meilleures amies, d’origine différentes (deux Noires, deux Blanches, une Arabe) sont là pour l’aider et ne vont pas la laisser tomber.

« Ferme les yeux. Pense à tout ce qui rend heureux. Et arrête de penser à tous tes soucis », lui dit, dans une séquence, son petit frère.

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Images Capture d’écran Rocks

Génocide colonial : La Namibie rejette 11,7 millions de dollars de l’Allemagne, elle veut des «Réparations» pas la «cicatrisation des blessures»

«Non acceptable» :  La Namibie rejette l’offre de 11,7 millions de dollars de l’Allemagne visant à expier le génocide de dizaines de milliers d’Africains à l’époque coloniale. Le président namibien Hage Geingob a également contesté l’utilisation par Berlin de l’expression «cicatrisation des blessures» à la place du terme réparations.

«L’offre actuelle de réparations faite par le gouvernement allemand reste une question en suspens et n’est pas acceptable pour le gouvernement namibien», a déclaré Hage Geingob. Le gouvernement namibien prévoit de négocier une «offre révisée».

Pendant l’ère coloniale entre 1904 et 1908, l’Empire allemand a tué jusqu’à 80 000 personnes Herero et Nama en réponse à une résistance anticoloniale, selon le US Holocaust Museum. Selon d’autres estimations, le nombre d’Africains tués est de plus de 100 000 personnes. À la suite d’un soulèvement anticolonial, les forces allemandes ont assassiné au moins 65 000 Herero et 10 000 Nama.

Les descendants de ceux qui ont survécus au génocide disent avoir droit à 4 milliards de dollars d’indemnisation de l’Allemagne. Les Allemands ont perpétré ce qu’on a appelé le «premier génocide du XXe siècle», afin d’accéder à la terre des indigènes. Environ 80 pour cent du peuple Herero et la moitié du peuple Nama ont été anéantis. À ce jour, une grande partie des terres de Namibie appartient aux descendants de colons allemands.

Bien que la Namibie et l’Allemagne négocient depuis 2015 des excuses officielles et une compensation de l’aide du pays européen, l’Allemagne refuse de payer directement des réparations à la Namibie. L’Allemagne affirme que l’argent qu’elle a donné à la Namibie sous forme d’aide au développement a remplacé le besoin de réparations officielles.

Victimes de la répression lors du génocide sud-ouest africain.

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Source et Images AtlantaBS/UC Santa Barbara

 

Esclavage-Traite négrière : L’ONU a classé le Quai des Chartrons, ancien port négrier, au patrimoine de l’humanité,

Grace aux négoces du vin Bordeaux est devenu le premier port de France et même le premier port d’Europe , le quai des chartrons c’est peu a peu couvert d’hôtels particuliers ornés de leurs mascarons de pierre. Le quai a été inscrit par l’Unesco sur la liste du patrimoine mondial de l’Humanité.
Au 18eme siècle de nombreux navires jetaient l’ancre au milieu du fleuve en attendant de charger des barriques remplis des meilleurs nectars. A l’époque les vins étaient entreposés dans d’immenses chais de négoces à quelques pas d’ici sur le quoi. Bordeaux était au sommet de la puissance et du rayonnement.
Au commerce du vins s’en ajoutait un autre nettement moins gratifiant.

On pourrait parler de l’histoire de Bordeaux, rien qu’à partir des noms de ses différents crus. Le chapitre lié à Château Nairac, un vin blanc du pays de Sotherne ne serait pas le plus glorieux on y évoquerait la traite négrière. Bordeaux ne dépassera jamais Nantes, premier port négrier français.

1er septembre 1729 un grément descend la Garonne jusqu’à son embouchure. Une fois au large il prend la direction des cotes africaines. Bordeaux vient de basculer dans l’ère de la traite. (Eric Saugera/Spécialiste de la traite négrière) : Le premier bateau qui marque le début de la traite négrière bordelaise de manière constante, s’appelle l’Union. Tout ce qui avait précédé, c’est de l’ordre des prémices. Si l’Union ouvre la voie aux négriers bordelais leur négoce n’explose quand dans la seconde moitié du 18ème siècle. Au total ce seront 130 000 esclaves qui seront vendus par des armateurs girondins.

Anne-Marie Coculac(Historienne) : « la traite négrière ce sera le second choix des négociants bordelais. Parce que Bordeaux à l’immense avantage d’avoir un arrière-pays très riche ». « Ils ont le vin, la traite pour eux c’est relativement accessoire et c’est sous Louis XV, c’est la royauté qui insiste pour que les bordelais se mette à faire la traite des Noirs ». Et les bordelais reçoivent des subventions. Jusqu’à la révolution française, ils touchent de l’argent pour le nombre de livres par Noirs débarqués aux Antilles. Un stimulant pour les négociants ». (Eric Saugera).

Ce commerce triangulaire entre Bordeaux, l’Afrique et les Antilles est encouragé par l’Etat. Il permet le développement de comptoir et de plantations dans les îles des Caraïbes. Les expéditions durent souvent plus d’une année et ne se font jamais cales vides. Dans ces cales le vin est toujours là qui côtoie d’autres marchandises. En même temps que du vin, on embarque aussi de la pacotille et des armes destinées à être échangées en Afrique contre des esclaves. Ces esclaves sont chargés comme de vulgaires marchandises dans les cales où ils ne peuvent même pas se tenir debout.

Arrivés à saint Domingue ou en Martinique la cargaison humaine est remplacée par du café, du chocolat et de l’indigo. Les négociants bordelais rentabilisent le voyage et tiennent une comptabilité sordide dans leurs carnets de bord.  » Le musée d’Aquitaine possède plusieurs de ces carnets. Il témoigne de la vie à bord et d’un quotidien fait d’horreur et d’inhumanité. « Beau clair de lune. Le temps toujours le même. A 11h trois quart, je fis monter une assez jolie négresse dans ma chambre. Je passai deux heures avec elle et l’exploitai deux fois. C’était la première fois que j’avais vu depuis mon départ de France ».

On tenait aussi une comptabilité parallèle, celle des esclaves morts durant la traversée. « Nous voyons un symbole des croix, chacune des croix correspond au décès d’un esclave, comme ici sur le Scorbud. Les maladies, les mauvaises conditions de vies étaient sources d’une très fortes mortalité à l’intérieur de ces navires négriers. »

La mortalité pouvait toucher 30% des hommes embarqués mais en vendant les survivants à bons prix, les marchants d’esclaves faisaient des gains substantiels. « Ce qui explique que les familles bordelaises gagnaient beaucoup d’argent » (Eric Saugura) . Parmi ces familles, les Nairac. Un deuxième grand cru classé continue de porter leur nom.

C’est grâce au commerce colonial et négrier que les Nairac, des protestants régnèrent sur le port de Bordeaux dans la seconde moitié du 18ème siècle et devenu le premier port d’Europe. Bordeaux devient l’entrepôt du commerce de redistribution des produits coloniaux vers l’Europe. » (Historienne).

Les Nairac possèdent une flotte de huit navires, dont trois négriers, on estime leur fortune à 2 millions de livres. Exemple un matelot qui allait à la traite gagnait 25 livres par mois. Il était l’homme le plus riche de Bordeaux. 1775, avec cet argent, les Nairac bâtissent en 1775 un imposant hôtel particulier. L’Hôtel Nairac se trouve au centre de Bordeaux et contribue jusqu’à nos jours à la splendeur de la capital girondine. construit par Victor Louis qui bâtira plus tard le grand théâtre.

Les richesses tirées du commerce maritime et de la traite négrière rejaillissent sur le vignoble. En 1777, rachète un vignoble à Barsac dans la région de Sautherne au Sud de Bordeaux . On y produit toujours un vin classé. En 1786, le château Nairac est né.

Christian Cau (Archives départementales de la Gironde) explique le refus du Roi d’accorder la noblesse au Nairac non pas pour l’ignominie de leur commerce négrier mais parce qu’ils étaient des réformés (RPR), des protestants.

Après la révolution, l’esclavage est aboli une première fois, les archives nationales conservent ce décret symbolique. En 1794, La convention Nationale déclare que l’esclavage des nègres dans toutes les colonies est abolie en conséquence elle décrète que tous les hommes sans distinction de couleur domiciliés dans les colonies sont citoyens français.

Pour favoriser les intérêts économiques des colonies, Bonaparte va revenir en 1802 sur cette abolition, ce n’est qu’un demi siècle plus tard le 27 avril 1848 que l’esclavage sera définitivement aboli par l’article 6 de la constitution.

Une décennie plus tôt en 1837 la famille Nairac avait revendue son domaine.
61 grands crus classés.

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram C’news Actus Dothy
Source L’Ombre d’un doute/Bordeaux, histoire de châteaux/Images Capture d’écran C’news Actus Dothy