Canada: Des images inédites de la Martinique et de la Montagne Pelée au Musée des Beaux-Arts qui ouvre un département « Arts de l’Afrique et de la diaspora »

Le Musée des Beaux-Arts de l’Ontario (AGO) annonce la création du nouveau Département des Arts de l’Afrique et de la diaspora (Department of Arts of Global Africa and the Diaspora) qui aura en charge de promouvoir les collections du musée, ses expositions et programmes d’Art historique et contemporain d’Afrique. Il coordonnera (entre autres) les recherches et les expositions qui mettront en évidence l’impact de l’art africain, des histoires de l’Art et des migrations, passées et actuelles.

Collection Patrick Montgomery

Dans le même temps, un nouveau groupe, les Amis de l’Afrique dans le monde et de la diaspora, a été formé avec le double objectif de soutenir le travail du Département et créer un forum plus dynamique pour les voix des communautés, soulignent les responsables du Musée.

Femmes de Trinidad en 1890

Les Amis de l’Afrique et de la diaspora seront coprésidés par Liza Mauer et Dr. Liza Murrell.

Femme de Martinique, 1890

En 2019, le musée a pu, avec un important soutien de la communauté,  acquérir la collection Montgomery de photographies des Caraïbes, une collection de plus de 3500 images historiques des îles de l’Archipel dont la Jamaïque, la Barbade et Trinidad, couvrant une période de 1840 à 1940. La plus grande partie de cette collection, contient des portraits de studio, des paysages et des vues touristiques.

Photos inédites de l’éruption de la Montagne Pelée, Martinique

Certaines photos sont inédites comme celles qui montrent l’éruption en 1902 de la montagne Pelée, en Martinique, qui avait détruite toute la ville de Saint-Pierre. Le collectionneur américain Patrick Montgomery a réuni ces photos d’époque en Europe et au Royaume-Uni au cours de la dernière décennie.

Saint-Pierre, Martinique

Membre actif du conseil d’administration de l’AGO depuis 2016, Liza Mauer est à la base de ces nouvelles initiatives. Avec son mari, le Dr Frederick Murrell, le couple a contribué à sécuriser la collection Montgomery, avec le généreux soutien de 27 donateurs, dont beaucoup sont issus des communautés noires et caribéennes.

Patrick Montgomery, collectionneur

Patrick Montgomery est un collectionneur de photographies basé à New York. ll y a plusieurs années, durant ses vacances dans les Caraïbes, il lui arrivait de visiter les musées locaux et Patrick Montgomery s’étonnait de ne voir aucune photo ni de collections de photographies anciennes.

Femmes d’un marché, Martinique

Cette curiosité l’a conduit à rechercher des clichés historiques sur les gens et les paysages de la Caraïbe. Son projet de dix ans l’a emmené en France et au Royaume-Uni. Patrick Montgomery a finalement constitué ce qui est considéré aujourd’hui, comme l’une des collections les plus importantes et les plus complètes de photographies historiques des Caraïbes.

Kingston Harbor, 1891

La galerie AGO a reçu la collection Montgomery de photographies des Caraïbes, grâce à la donation de Patrick Montgomery et surtout à la campagne de financement des membres des communautés noires et caribéennes de Toronto. La collection sera officiellement inaugurée en 2021.

Photographie prise à Montego Bay, Jamaïque

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Images @Patrick Montgomery

Cannes : « La vraie histoire du Zouk » est en compétition au 17ème Festival du Film Panafricain

Basile Nguangue Ebelle, le président du FIFP n’a pas rompu avec ses engagements, le Festival International du Cinéma panafricain qui se tient à Cannes depuis 17 ans, a une nouvelle fois, ouvert ses portes au public cannois ce vendredi 23 octobre 2020. Le fondateur du Festival International qui présente des films de réalisateurs de différents continents, a su braver les conditions contraignantes imposées depuis la  crise sanitaire inédite, causée par le nouveau coronavirus. Soucieux de la santé des festivaliers et du bon déroulement de son festival,  l’équipe organisatrice a pris des mesures strictes, celles préconisées par l’agence régionale de santé et le comité scientifique français. Les gestes barrières et la distanciation sociale respectés, le FIFP qui généralement s’affiche au mois d’avril aura lieu cette année du 23 au 28 octobre 2020.

Vendredi 23 octobre 2020, FIFP à Cannes

Durant six jours, 60 films (longs et courts métrages de fiction et documentaire) seront vus à l’Espace Miramar, où sont projetés les films du FIFP depuis plusieurs années. De nombreux réalisateurs antillais, africains, caribéens,  américains seront présents pour défendre leur films qui seront en compétition dès samedi 23 octobre, les films étant souvent suivis de débats. Les catégories pour les Dikalo Awards sont les suivantes : Meilleur long métrage fiction, Meilleur documentaire long métrage, meilleur court métrage de fiction et de documentaire, meilleur acteur et actrice, la mention spéciale du Jury pour un long métrage et un court métrage, le Dikalo de la paix Nord-Sud Développement.

Le réalisateur martiniquais Patrick Baucelin présente sa nouvelle production : « An tan Lontan », Yamina Benguigui : « Le dernier poumon du monde », Marcellus Cox (USA) : « Rolling in the Deep », la réalisatrice Mary Noël Niba : « Partir », Patrick Exenat (Haïti) « Je suis un combat », Jérémie Billon et Benjamin Vallet (France) « La Force du Mouvement ».

Blaise Mendjiwa, le réalisateur du film « Le monde racisé du cinéma français » est à Cannes pour un documentaire-musical qui suscite la curiosité des antillais : « La vraie histoire du Zouk ». Le film documentaire, réalisé avec Mario Moradel questionne sur : Les pères fondateurs, les différentes mouvances, quel avenir pour le zouk. Selon le descriptif, le documentaire plonge « dans les origines du zouk, une musique originaire des Antilles, popularisée en Europe par les groupes Kassav et Zouk Machine, dans les années 80 ». « La vraie histoire du zouk » est programmé mardi 27 octobre à 11 heures à l’Espace Miramar.

Reportage à Cannes Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram @C’news Actus Dothy  @Do Thy

Miss Picardie 2020-Miss France : Yasmine Guieme une candidate pleine d’atouts qui vise la 1ère marche du podium

L’urgence d’avoir sa Miss régionale devient prioritaire pour les comités qui organisent dans des conditions inédites ce concours de beauté. Après Miss Alsace et Miss Ile-de-France, c’est au tour du comité Miss Picardie de choisir sa nouvelle Miss régionale. Une première étape a été franchie pour toutes celles qui devraient concourir ce dimanche 11 octobre 2020 à 15h à l’Elispace de Beauvais.

Qui remplacera Morgane Fradon pour cette nouvelle édition. Elles sont 15 à espérer porter cette couronne et surtout à poser auprès de Clémence Botino, Miss France 2020. Yasmine Guieme est l’une des jeunes filles qui attend avec une grande impatience la date du 11 octobre prochain. Pourtant sa candidature n’a pas été si spontanée, sa présence dans le concours est le fait de toute sa famille et Yasmine Guieme arrive quatrième au concours de Miss Aisne.

Des atouts, elle en a « Chaque candidate à ses atouts mais je pense que je pourrais apporter ma joie et ma bonne humeur. Il est aussi important de garder la tête sur les épaules et de rester humble » commente Yasmine Guieme. La candidate est née à Londres, plus précisément à Lewisham et ses parents nés en Côte-d’Ivoire et en Tunisie, décident finalement de s’installer en France.

« Je me sens prête pour le 11 octobre, je vais donner le meilleur de moi-même car je n’ai pas envie de décevoir mes proches et ceux qui viendront me soutenir ». Bien faite mais aussi la tête bien pleine, Yasmine Guiem est studieuse, elle est en 2ème année d’Ecole Supérieure de Tourisme. Mais pour l’heure, la candidate a besoin de voix pour gagner le titre de Miss Picardie et Yasmine Guieme sait qu’il lui faudra batailler encore un peu contre une quinzaine de jeunes filles, aussi déterminée qu’elle l’est.

La jeune londonienne, Yasmine Guiem a foi en son étoile et elle prépare sa future élection, soignant le moindre détail.

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Images Facebook Y.G.

Breonna Taylor : sa famille obtient 12 millions de dollars de dédommagement

La famille de Breonna Taylor obtient 12 millions de dollars de dédommagement. L’infirmière de 26 ans a été abattue chez elle par la police dans la nuit du jeudi 12 au vendredi 13 mars 2020. « Elle a survécu à cette intrusion policière, environ six minutes avant de succomber à ses blessures», ont indiqué Sam Aguiar et Lonita Bake, les avocats de la famille.

La famille de Breonna Taylor a annoncé mardi 15 septembre avoir renoncé à une plainte au civil dans le cadre d’un accord historique avec la mairie de Louisville. Le montant accordé à la famille de l’afro-américaine, 12 millions de dollars est l’une des plus importantes jamais allouées à des proches de victime de la police.

Tamika Palmer en conférence de presse

«Aujourd’hui est un jour important pour la justice et pour Breonna. Mais ce n’est que le début » a déclaré  la mère de Breonna Taylor, Tamika Palmer,  lors d’une conférence de presse. Elle a dans le même temps, déploré que les officiers de police mis en cause dans la mort de sa fille soient encore en liberté, six mois après la mort de Breonna Taylor.

A l’instar de George Floyd, victime de violences policières, la mort de Breonna Taylor a suscité à travers le pays, indignations et colère. Plusieurs personnalités et artistes ont prêté leurs voix pour défendre la cause de la jeune infirmière. Munis d’un mandat d’arrêt dit « No Knock », les policiers sont rentrés chez Taylor Breonna,  peu après minuit, alors même qu’elle se préparait pour la nuit. Taylor Breonna a reçu plusieurs balles avant d’agoniser cinq minutes au sol, sans soins. Son petit ami, Kenneth Walker a été accusé de tentative de meurtre sur un policier après avoir tiré sur les agents qui avaient fait irruption dans l’appartement de sa compagne.

Cet accord «est un bon premier pas», a indiqué Sam Aguiar, l’un des avocats de la famille. «La ville n’a évidemment pas le pouvoir de porter plainte, seul le procureur général peut le faire. Mais ce que la ville peut faire, c’est changer ses pratiques policières, et elle peut reconnaître que beaucoup de choses ont mal tourné cette nuit-là.»

 

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Images Facebook/Breonna Family/Web24

Aïda Diop a célébré la «Jifa Cannes 2020», la 3ème Journée de la Femme Africaine et Afro-descendante en France

L’histoire de la Jifa démarre un 31 juillet 1962, à Dar es Salam, dans un ancien village de pêcheurs de Tanzanie. Au lendemain de l’indépendance de leurs pays, les femmes du continent africain décidaient de se rassembler et de s’unir au sein d’une seule et grande association pour défendre leurs droits. La militante féministe Awa Kéita fondait la JIFA (la Journée Internationale des femmes africaines et d’ascendance africaine). Et pour la première fois, sur le continent noir, des femmes africaines se retrouvaient autour d’une « Conférence des Femmes Africaines (CFA) ». Aujourd’hui, ce rassemblement a lieu en France où pour la troisième année consécutive est célébrée la Jifa.

Jifa Cannes 2020

En dépit de contraintes dues à l’épidémie du nouveau coronavirus, l’association Femme Africaine de la Région Paca Côte d’Azur s’est adaptée à la situation sanitaire pour fêter en France la Journée Internationale des femmes d’Afrique et des Antilles, plus particulièrement, celles qui résident dans le Sud de la France. La jifa, une journée méconnue du grand public qu’Aida Diop tente de faire connaître dans cette région de France. Sitôt le déconfinement annoncé,  Aïda d’origine sénégalaise et camerounaise, qui vit depuis 19 ans dans le Sud de la France s’est rapprochée des associations, des entrepreneurs, de différentes personnes du Sénégal, du Cameroun, du Burkina Faso, de Côte d’ivoire, du maroc, de l’Algérie de la Tunisie, du Mali et des régions d’Outre-mer. Tous ont validé l’idée de commémorer cette date anniversaire de la Jifa qui se tient depuis plus de 58 ans, tous les 31 juillet, dans toute l’Afrique noire.

Aïda Diop, fondatrice de la Jifa Cannes 

Cannes, un cadre rêveur, estival et ensoleillé en juillet, idéal pour une journée de l’amitié, festive, d’échanges, de partages, l’occasion de porter des tenues traditionnelles colorées des régions africaines. Mais ce 31 juillet, c’est aussi une journée de rappel dont l’objectif est surtout, d’accompagner, de soutenir, de relayer et sans doute de promouvoir les projets de femmes de tout le Continent noir. Avant, Aida Diop a pu bénéficier du soutien de sa famille, des associations qui pendant un mois n’ont pas compté leurs heures pour que l’évènement se déroule dans de relatives bonnes conditions.

Ketty Aricique (Guadeloupe), Aïda Diop (Sénégal/Cameroun), Rosy Séverine-Dany (Martinique)

A l’issue de cette 3ème journée, Aida Diop à l’initiative de la Jifa Cannes 2020 a reçu une distinction « Femme inspirante » remise par Ketty Aricique. Cette célébration réussie fait dire à la cannoise d’adoption que : « Les femmes africaines ont toutes les qualités et persévérances de leadership. Elles constituent des maillons forts pour la prospérité de l’Afrique ».

Cette nouvelle journée Internationale de la Femme Africaine et Afro-descendante restera exceptionnelle au vu du contexte de la crise sanitaire Covid-19, mais Aida Diop en sort grandie et fière, dira-t-elle, citant un de ses poètes favoris, Charles-Albert Poissant : « Voir le possible là où les autres voient l’impossible, telle est la clé du succès ».

Son dernier voeu en cette journée de souvenir, elle le détaille :« Puissions-nous, officiellement, faire chaque 31 juillet, une date mémorable et un espace d’échanges entre les peuples d’Afrique et tous les peuples du monde ».

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Images Aïda Diop

France Ô: Le «Pacte de visibilité des Outre-mer» est-ce suffisant! Babette de Rozières et Maud Petit réagissent

Depuis mardi 5 août 2020, le couperet est tombé. Entre France 4 et France Ô, le gouvernement a choisi le meilleur élève, laissant un sursis d’un an  à France 4 et baissant définitivement le rideau de France Ô, qui accuse une audience trop faible, dira Roselyne Bachelot, la remplaçante de Franck Riester. En lieu et place, un Pacte de visibilité des Outre-mer est lancé officiellement fin août. Babette de Rozières qui s’est activement illustrée, comme bien d’autres, pour la visibilité de France Ô considère cette fermeture comme «Une violence inouïe» face au public, aux défenseurs et aux salariés de la chaîne dédiée aux informations et programmes des Outre-mer. Comme la députée martiniquaise du Val-de-Marne, Maud Petit, l’élue guadeloupéenne, qui siège au Conseil régional d’Île-de-France s’interroge.

L’exploit de France 4 réside dans sa capacité d’adaptation. La crise sanitaire Covid-19, lui aura permis de montrer son utilité et son efficacité auprès des parents des élèves de primaire, obligés de suivre leurs cours en distanciel. Pari gagné pour France 4 qui « durant le confinement a bouleversé sa ligne éditoriale de manière à soutenir l’opération « nation apprenante » initiée par le ministère de l’Education nationale … La chaîne s’est révélée un instrument essentiel de soutien à la continuité pédagogique en cette période particulière. » a indiqué la nouvelle ministre Roselyne Bachelot dans un communiqué gouvernemental.

Pour France Ô ce sera une autre destinée, un autre chemin : « Je regrette profondément cette décision. Je maintiens que France Ô est nécessaire pour le lien Hexagone-Outre-mer » a commenté la députée du Val-de-Marne Maud Petit ce mercredi 5 août 2020 dans le quotidien Le Monde.  Quoique déçue de cette disparition, Maud Petit qui espérait un maintien,  à l’instar des autres délégués ultramarins, a pourtant participé à l’élaboration de ce Pacte de visibilité, elle l’avoue : «Le voeu présidentiel portait sur la fermeture définitive de la chaîne France Ô, c’était acté»

Bien entendu,  les deux projets auraient pu co-exister,  puisqu’à l’origine, c’est visiblement d’un manque de représentativité des programmes ultramarins sur les autres antennes que naît la chaîne France Ô qui alors diffuse en continu, relayant les contenus des 3 bassins des Outre-mer.  Paradoxe, la mission n’a pas abouti et Maud Petit le regrette : «On a défait ce que l’on a construit et je pense que d’ici quelques années, se posera la question de remettre une chaîne dédiée à l’Outre-mer! »

Pour le public de France Ô, Maud Petit se doit de s’engager totalement dans cette perspective du Pacte de visibilité des Outre-mer et souhaite qu’il fonctionne. Pour cela : « Nous parlementaires des Dom du Sénat et de l’Assemblée nationale devront être très vigilants » résume l’élue parlementaire du Val-de-Marne.

Babette de Rozières, Agne Evren, (Députée européenne), Yann Queffélec, Angèle Louviers (Avocate) (Comité de soutien France Ô)

« C’est dommage », lâche finalement Babette de Rozières, l’élue parisienne a été l’un des soutiens de la première heure de France Ô. Avec son charisme légendaire et sa détermination, la guadeloupéenne a mobilisé énormément pour que la chaîne, malgré son dysfonctionnement (reconnu par la présidence), puisse être maintenue. En vain.  Jointe au téléphone, elle exprime avec colère sa déception.

«J’ai soutenu France Ô de toutes mes forces. J’ai fait des tribunes. J’ai vu le ministre de la culture Franck Riester (à l’époque). J’en ai parlé au Prséident. J’ai fait de nombreuses interventions dans les médias. J’ai aussi créé un collectif de personnalités dont Yann Queffélec». Seulement Babette de Rozières ne mâche pas également ses mots sur la mission de la chaîne : « Si France Ô a failli à sa mission de service public, sa fermeture reste quand même d’une violence inouïe ». Enfin, elle convient qu’il faille avancer et se poser la question sur l’ambition du Gouvernement.

Babette de Rozières, Conseil Régional d’Île-de-France (Guadeloupe)

La date de fin des émissions est connue, France Ô s’éteindra le dimanche 23 août et c’est un Pacte de visibilité des Outre-mer qui prendra le relais.

Le groupe France Télévisions rappelle qu’il a pris des engagements en 2019, afin «de donner plus de visibilité aux contenus ultramarins sur les autres antennes ». Depuis une année, indique les responsables du groupe, « des contenus dédiés dans tous les domaines ont fait leur apparition sur France 2 et France 3 ».

Des engagements qui feront l’objet d’un comité de suivi composé de membres du ministère de la culture, de l’outre-mer, de parlementaires et du CSA.

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Harry Belafonte rentre dans la prestigieuse Harlem School of the Arts

La Harlem School of the Arts (HSA), annonce depuis jeudi 23 juillet, que l’acteur et militant des droits civiques, Harry Belafonte, figure désormais au conseil consultatif de l’Institut créé il y a 56 ans par l’artiste-chanteuse Dorothy Maynor. Il rejoint une liste impressionnante de célébrités qui conseillent l’école d’Art située à Harlem. La mission de la HSA est «d’enrichir la vie des enfants et de leurs familles dans la communauté de Harlem et au-delà, grâce à des exposition d’oeuvre et à l’enseignement des Arts»

Charles J. Hamilton, Jr., le président du conseil d’administration de la HSA a réagi à l’annonce : «Harry Belafonte est l’un des trésors de notre pays, un héros du mouvement des droits civiques, un artiste célèbre et primé. qui a profondément influencé la culture américaine et le monde. Nous sommes extrêmement honorés de l’accueillir au sein du Conseil consultatif et de la famille HSA».

De son côté Harry Belafonte, l’acteur d’origine jamaïcaine, né à New York a déclaré que sa vie avait été guidée par les mots de Paul LeRoy Bustill Robeson, son mentor : «les artistes sont les gardiens de la vérité, ils sont la voix radicale de la civilisation».

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Kareen Guiock, la journaliste s’éclate dans «Tout simplement noir» de Jean-Pascal Zadi, actrice convaincante, elle explose

Aux côtés de bon nombre de célébrités, Kareen Guiock crève l’écran dans le nouveau film de Jean-Pascal Zadi. C’est son premier film, elle est la révélation dans «Tout simplement noir».  La journaliste est connue pour ses talents de compositrice et d’auteure de musique, elle révèle d’autres dons. désormais il faudra compter avec l’artiste qui s’en sort avec brio dans le septième Art.

« Tout simplement noir » c’est 90 minutes non stop d’introspection dans l’univers du militant Noir Jean-Pascal Zadi. À l’image de la communauté noire américaine, solidaire et active à défendre ses droits civiques , le comédien tente de réunir autour d’une même cause les acteurs et militants noirs les plus connus dans l’Hexagone.

Une heure trente à convaincre des célébrités du bien fondé de sa vision activiste « pour que les choses changent». Un combat  si lourd et complexe, qu’il doute, se décourage, s’illusionne, est épuisé mais l’acteur qui mène de front une carrière qui ne décolle pas, se doit de résister pour «la cause».

On le croit naïf,  lui se met dans les pas de Nelson Mandela, de Martin luther King Jr, de Cheikh Anta Diop ou de mohammed Ali. Les situations sont sans doute caricaturées mais crédibles et mènent sur un terrain  pleines de contradictions. Jouant leur vrai rôle, les célébrités jouent également de leurs paradoxes qui déclenchent des scènes hilares. Lucien Jean-baptiste et son coutelas qui hurle en créole qu’il est « fier d’être martiniquais », Kareen Guiock qui refuse d’être « enfermée  dans une case de journaliste noire », Fary qui protège son image pour mieux « commercer avec les Blancs ». Loin très loin Dieudonné est l’exclu infréquentable (quand bien même il est Noir) ou Joey Starr pas assez Noir pour défiler à la date choisie par Jean-pascal Zadi. Ce sera celle « la libération de l’esclavage pour les Blancs».  Mais en est-il convaincu? La brigade noire anti-négrophobe veille.

Kareen Guiock, Fary, Jean-Pascal Zadi

L’une des scènes cultes du film est sans aucun doute celle entre Kareen Guiock, qui joue son propre rôle dans « Tout simplement noir » et Jean-Pascal Zadi. L’hôte de Joey Starr  se présente à J-P (Jean-Pascal Zadi),  expliquant sa réussite professionnelle mais le militant Zadi ne voit en face de lui qu’une journaliste Noire (guadeloupéenne) qui  a trouvée sa place dans le Paysage Audiovisuel Français.  Soprano et Mathieu Kassovitz forcent le trait jusqu’au cliché pour mieux imprimer le sujet du film : Le Noir n’a pas de visibilité en France, les Noirs ne sont pas assez solidaires entre eux. Mais les clichés, les préjugés, les complexes, les discriminations et le racisme systémique ont encore de beaux jours devant eux.

Kareen Guiock et Jean-Pascal Zadi dans « Tout simplement noir »

Kareen Guiock est née en Guadeloupe, d’une mère martiniquaise et d’un père guadeloupéen. Elle passe une grande partie de son enfance en Guyane. Sa mère qui est professeur des écoles, lui insuffle l’art de l’écrit et l’adolescence à 13 ans quand elle écrit son premier article dans le quotidien local France-Antilles. Chroniqueuse à M6, animatrice en prime-time, avec une maîtrise de philosophie et une spécialisation dans le journalisme, Kareen Guiock et aux commandes du journal du 12/45 de la chaîne nationale française M6.

Casting du long métrage sortie en 2020 :

Jean-Pascal Zadi, Fary , Caroline Anglade, Lilian Thuram , Claudia Tagbo , Cyril Hanouna, Joey Starr, Vikash Dhorasoo , Kareen Guiock, Fabrice Eboué, Lucien Jean-Baptiste, Éric Judor, Fadily Camara, Ramzy Bedia, Rachid Djaïdani, Melha Bedia, Amelle Chahbi, Jonathan Cohen, Soprano, Omar Sy, Stéfi Celma, Ahmed Sylla, Moussa Mansaly, Augustin Trapenard, Mathieu Kassovitz, Eriq Ebouaney.

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«Shuri» de Black Panther, Roseanne A. Brown est l’auteur du prochain roman de Marvel Entertainment

Dans Black Panther, le film, Letitia Wright interprète Shuri, la princesse régente du Wakanda. Décidée en 2018, Marvel créait la bande dessinée : Shuri-The Black Panther’s sister. Selon The Hollywood Reporter, le partenariat est un accord de publication pluriannuel avec l’impression graphique de Scholastic, qui présentera exclusivement des personnages Marvel.

Chadwick Boseman et Letitia Wright

Apparue en 2005 dans le Comics du même nom, Shuri tient un rôle très important dans les comics Black Panther. Elle est la demi-soeur de T’Challa, arrivée tardivement dans les Comics de Marvel, cette princesse régente du royaume est intraitable en matière d’innovations technologiques wakandiennes, dans le film on lui doit d’ailleurs le nouveau costume de Black Panther porté par Chadwick Boseman le héros du long métrage.

Roseanne A. Brown

Mais c’est dans les rayons de bibliothèque que Shuri va poursuivre son aventure grâce Marvel Entertainment qui annonce qu’il travaille avec Scholastic (la maison d’édition américaine qui a publié Harry Potter),  sur une série de romans graphiques. Le deuxième livre de la série se concentrera sur Shuri de BLack Panther. Si « Le dessinateur du roman graphique Shuri n’a pas encore été annoncé! », Marvel a indiqué qu’il sera écrit par Roseanne A. Brown, une auteure à succès du New York Times. Roseanne A. Brown connue pour son roman mystique pour jeunes adultes : A Song of Wraiths and Ruin a tweeté l’information.

« Je suppose que je peux ENFIN vous dire que j’écrirai un roman graphique Black Panther !!!! Les jeunes Shuri et Teen T’Challa et leurs frères se chamaillent » a-t-elle mis en légende sous une publication du 10 juillet.

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Elle menaçait une blogueuse Noire, Meghan Markle l’écarte, l’ex-meilleure amie Jessica Mulroney prête à se «venger»

Une époque bénie pour Jessica Mulroney et sa meilleure amie Meghan Markle, le temps où les deux copines étaient si soudées, que les fans de la duchesse de Sussex en palissaient d’envie. La styliste canadienne invitée VIP au mariage du prince Harry et de Meghan Markle, était de toutes les sorties officielles. Mais début juin 2020, cette belle relation amicale a tourné au vinaigre. Meghan Markle s’est détournée des attentions de son ex-meilleure amie après un impair commis en plein mouvement Black Lives Matter. La spécialiste du marketing nuptial fait des pieds et des mains pour recoller les morceaux, sans succès, mais déterminer, elle ne compte pas s’arrêter aux refus de la duchesse de Sussex. Jessica Mulroney est prête à se venger, elle n’a plus rien à perdre.

Après les événements liés à la mort de George Floyd, un Afro-Américain mort asphyxié sous le genou d’un policier de Minneapolis le 25 mai dernier, le mouvement Black Lives Matter s’est retrouvé au premier plan dans la lutte contre le racisme et les violences policières aux USA. Dans ce contexte, il a été reproché à Jessica Mulroney d’avoir utilisé son influence et menacé une blogueuse noire au sujet du privilège blanc.

Le 7 juin 2020, soit deux semaines après la mort brutale de George Floyd, Sasha Exeter appelle ses amies à prendre part au mouvement Black Lives Matter en utilisant les réseaux sociaux. C’est cette demande qui aurait offensée Jessica Mulroney qui envoie, après des échanges épiques, une menace écrite à l’influenceuse.  La designer Jessica Mulroney poursuit ses intimidations, fait part de son différend à plusieurs marques, ce qui inquiète et surprend Sasha Exeter.

Le jeudi 11 juin Jessica Mulroney admet finalement qu’elle avait eu tort de se heurter à la blogueuse lifestyle Sasha Exeter. La blogueuse a souligné que Jessica Mulroney avait abordé divers problèmes sur sa plate-forme, sans jamais parlé du mouvement «Black Lives Matter». Et Sasha Exeter a trouvé cela ironique étant donné que sa meilleure amie, Meghan Markle est «sans doute l’une des femmes noires les plus célèbres du monde».

Jessica Mulroney aurait répliqué en disant : «J’ai également parlé aux entreprises et aux gens de la façon dont vous m’avez traité injustement. Vous pensez que votre voix compte. Eh bien, cela n’a d’importance que si vous l’exprimez avec gentillesse et sans faire honte aux gens qui essaient simplement d’apprendre. Bonne chance.»

Sasha Exeter a pris le message de Jessica Mulroney comme une menace directe pour sa carrière et a déclaré que la publication l’avait laissée «paralysée par la peur». Dans le même temps, CTV Television Network, le réseau de télévision canadien annonçait que l’émission de télé-réalité sur le mariage «I Do, Redo» de Jessica Mulroney était supprimée sur toutes ses chaînes.

La styliste canadienne a depuis fait son mea culpa et déclaré : «Je respecte la décision de CTV et j’ai décidé de m’éloigner de mes engagements professionnels en ce moment. Je vais prendre ce temps pour réfléchir, apprendre et me concentrer sur ma famille.

«Je tiens également à préciser que je n’ai aucune intention de poursuivre une action en justice. J’avais tort, et pour cela, je suis vraiment désolée. Je reste plus engagée que jamais à soutenir les efforts de lutte contre le racisme et je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour corriger ce problème.»

Meghan Markle qui a ouvertement pris position en faveur du mouvement Black Lives Matter a coupé court à toute réconciliation d’avec Jessica Mulroney. Selon le quotidien The Daily Mail, Jessica Mulroney a encore téléphoné Meghan Markle, mais en vain. Meghan Markle s’est murée dans un long silence, comme elle l’a fait avec toutes ses autres amis et connaissances de Los Angeles. Sans émissions, sans sa chronique mode dans Good Morning America, ayant perdu une grande part de ses fructueux revenus, Jessica Mulroney menace d’écrire un livre révélations sur son ancienne bonne copine, la duchesse de Sussex. Ça promet !

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