Angélique Kidjo et des centaines de personnes honorées d’une Légion d’honneur exceptionnelle Covid-19

Au milieu de centaines de personnes honorées pour leur contribution dans la lutte anti-Covid, la chanteuse béninoise Angélique Kidjo a été distinguée d’une Légion d’Honneur exceptionnelle Covid-19. L’occasion de revenir sur le parcours d’une des icônes les plus influentes du continent africain et de la planète musicale.

Ce vendredi 1er janvier 2021, une promotion exceptionnelle de la Légion d’honneur et de l’Ordre national du mérite a récompensé des centaines de personnes engagées depuis plusieurs mois dans la lutte contre le Covid-19. Au total ce sont 3 884 personnes décorées pour leur « investissement dans la lutte contre l’épidémie ». Selon la Grande Chancellerie, « la plupart (ont) oeuvré dans l’ombre », ceux-là représentent 63% des personnes décorées.

Ce 1er jour de l’An 2021, des soignants, des responsables d’Ehpad, des pilotes d’hélicoptères, d’épidémiologistes, de médecins, infirmières ou chefs d’entreprises des artistes ont été honorés pour leur contribution dès le début de la pandémie en France. Comme l’artiste lyrique Roberto Alagna ou le chanteur Michel Sardou ou encore les cinéastes Olivier Nakache, Eric Toledano, Angelique Kidjo, la chanteuse de renommée internationale, très longtemps basée en France, a été honorée de la Légion d’honneur exceptionnelle du crue 2021.

Un honneur de la patrie française pour la jeune Angélique Kidjo qui débarque à Paris en 1983, fuyant le régime communiste du Bénin.

Née dans la plus grande ville du Bénin, Cotonou, en 1960, Angélique Kidjo a grandi dans une famille libérale. Sa mère travaillait dans le théâtre, jouait de la clarinette et chantait, tandis que son père, receveur des Postes, était propriétaire d’une collection de disques qui regroupait la musique traditionnelle yoruba aux compositions des stars africaines contemporaines telles que Kuti, Makeba et Hugh Masekela aux côtés de James Brown et Stevie Wonder. Le couple a dix enfants. Elle est la septième de la tribu.

Une vie qui sera ébranlée à la suite du coup d’État militaire de 1972, qui conduit à la fondation de la République populaire socialiste du Bénin trois ans plus tard, à la place de la nation postcoloniale connue sous le nom de République du Dahomey. Angélique Kidjo se souvient comment la purge communiste a même percé le seuil de la famille, après que son père ait refusé de prendre une position politique.

Elle s’installe à Paris en 1983, où sa fille naît en 1993.  D’abord choriste de groupes africains de Paris, elle devient en 1985 la chanteuse du groupe de Jazz africain Pili Pili. Angélique est repérée à Paris par Chris Blackwell, le fondateur jamaïcain de Island Records, la maison de disques de Bob Marley et de U2. En 1991, elle signe pour le label Mango et sa carrière prend un nouveau tournant.

Autrefois nommée l’une des 100 femmes les plus influentes du monde par The Guardian, inscrite par la BBC parmi les 50 icônes du continent africain, outre les mélodies traditionnelles de son Bénin natal, les influences musicales de la Diva africaine, sont la pop africaine, la musique des Antilles, le zouk, la rumba congolaise, le jazz, le gospel, et différents styles de musique latine. Elle est inspirée aussi par les artistes qui ont bercé son enfance : Bella Bellow, James Brown, Aretha Franklin, Jimi Hendrix, Miriam Makeba et Carlos Santana.

 

Dorothée Audibert-Champenois Rédactrice en chef de CnewsActusDothy – Facebook Cnews ACTUS – Twitter Instagram – Images Sofia and Mauro Arts&Cultures – AfricaTopSuccès – Facebook

Patrick Saint-Eloi gourou de Willy Rousseau qui sort «An Vlé Ni et Nous deux» dans l’esprit «Mizik sé lanmou»

Il n’imagine pas la vie sans musique. Il n’oublie pas la voix puissante de celui qui l’a inspiré, un autre guadeloupéen comme lui, le célèbre chanteur Patrick Saint-Eloi, disparu en septembre 2010 : « Il était l’un des piliers de cette musique identitaire devenu planétaire, le Zouk. C’est lui qui a inventé le Zouk love avec la formation Kassav. Ils ont porté cette musique imprégnée des rythmes et expressions culturelles de la Guadeloupe profonde, à quoi ils ont rajouté une universalité pour mieux nous présenter au monde entier », s’extasie le chanteur-compositeur Willy Rousseau.

Après une pause musicale qui aura durée sept ans, Willy Rousseau est de nouveau en piste pour reconquérir ses fans, ses amis, les anonymes, son public. Pour ce faire, le musicien guadeloupéen vient de sortir deux titres qu’il présente  : An Vlé Ni et Nous Deux. Deux chansons qui malgré les contraintes occasionnées par la crise sanitaire Covid-19, ont eu depuis février dernier, une audience plus que satisfaisante, faisant dire à l’artiste : « Faire de la musique pour moi, c’est fondamental, car c’est la vie, même par ces temps difficiles on en a besoin. Et comme disait Patrick Saint-Eloi « Mizik sé lanmou » ajoute Willy Rousseau.

Non seulement le guadeloupéen qui vit à Paris sucre ses chansons de « Mizik sé lanmou », mais raconte Willy Rousseau la musique fait partie de son ADN. En effet, le jeune Willy est encore bébé quand son grand-père qui « vivait sur l’île de Marie-Galante (une dépendance de la Guadeloupe) était membre d’un groupe de quadrille, l’une des musiques traditionnelles de la Guadeloupe. »

Ensuite arrivent les années lycée, où l’adolescent intègre une section musique et obtient son baccalauréat : Bac Lettres et Arts. Il devient membre du groupe vocal dans lequel Medhy Custos, Jimmy Desvarieux, Patrice Hulman et Jean-Marie Théophile évoluent jusqu’en 1999. La même année, Willy Rousseau est sur scène pour son premier concert avec Kwebee, dans cette formation musicale pendant 5 jours, se rappelle le chanteur, « J’ai joué, au centre de Pointe-à-Pitre, en première partie du concert de Jean-Jacques Goldman lors de sa tournée promouvant son album « En passant ».

Durant cette période et jusqu’en 2013, Willy Rousseau aura participé aux 3 singles du groupe Kwebee et à différents albums et compiles avant de faire une longue pause discographique, dira-t-il.

Un retour qu’il organise dans les moindres détails, précise le guadeloupéen : « Mon producteur, c’est ma compagne et moi-même. Je suis l’auteur de mes titres et mon programmateur c’est Lands Williams. Pour mes mixes, je travaille avec le PM Studio et mon éditeur est Chabin’Prod », affirme le guadeloupéen chanteur. Et, Willy Rousseau dévoile son label « BBWK Prod » pour ceux qui ne le savent pas.

Et pour ceux qui veulent suivent l’artiste, Willy Rousseau vous attend sur ses pages de profils des Réseaux sociaux, mais aussi sur toutes les plateformes de téléchargement légal et sur YouTube. L’occasion de découvrir les deux tubes de Willy Rousseau : An Vlé Ni et Nous Deux.

Comme de nombreux français, l’artiste originaire de Guadeloupe passera les fêtes de fin d’année en famille « C’est essentiel pour moi » affirme Willy Rousseau.

Dorothée Audibert-Champenois rédactrice de CnewsActusDothy. Facebook Cnews ACTUS. Images Willy Rousseau

Les Noirs «tolérés» mais plus «discriminés» en France, Christine Kelly auditionnée sur le racisme à l’Assemblée Nationale

Cnews ACTUS (Paris)

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Tina Turner : Après les violences conjugales elle retrouve confiance et bonheur en Suisse

«Je crois vraiment que l’âge n’est qu’un chiffre. Erwin, qui est une force de la nature, n’a jamais été le moins du monde intimidé par ma carrière, mes talents ou ma renommée. Il me montre que le véritable amour n’exige pas l’atténuation de ma lumière pour qu’il puisse briller». Cette déclaration est l’une des nombreuses confidences, tirées du nouveau livre de la légendaire Tina Turner, rapporte le magazine américain People.

Dans ses mémoires «Happiness Becomes You : A Guide to Changing Your Life for Good» ou en français «Le bonheur vous appartient : Un guide pour vraiment changer votre vie», qui vient de paraître, Tina Turner explore la spiritualité et partage la pratique bouddhiste, qui l’ont aidée à surmonter la perte, les déceptions et la violence conjugale tout au long de sa vie.

Tina et Ike Turner (son premier mari)

Le couple, Tina Turner, 81 ans, et Erwin Bach, 64 ans, s’est marié en 2014 et vit à Zurich, en Suisse. Dans son livre-mémoire, Tina Turner décrit sa relation avec son conjoint comme son «seul vrai mariage». «Nous nous accordons la liberté et l’espace pour être des individus en même temps que nous sommes un couple», écrit Tina Turner dans ce guide.

«Tomber amoureux de mon mari, Erwin Bach, a été un autre exercice pour sortir de ma zone de confort, être ouverte aux cadeaux inattendus que la vie a à offrir», écrit Turner. «Le jour où j’ai rencontré Erwin pour la première fois, dans un aéroport en Allemagne, j’aurais dû être trop fatiguée de mon vol, trop préoccupée par les pensées de ma tournée de concerts et trop pressé de me rendre à mon hôtel pour faire très attention au jeune directeur musical venu de ma maison de disques pour m’accueillir.»

«Quand je l’ai remarqué, j’ai immédiatement ressenti un lien émotionnel», a-t-elle poursuivi. «J’aurais pu ignorer ce que je ressentais, j’aurais pu écouter les voix fantômes dans ma tête me dire que je ne devrais pas penser à la romance parce que ça ne finit jamais bien. Au lieu de cela, j’ai écouté mon cœur. J’ai quitté ma zone de confort et j’ai fait de la connaissance d’Erwin une priorité. Cette simple première rencontre a conduit à une longue et belle relation et à mon seul vrai mariage.» note Tina dans son ouvrage.

Erwin Bach et Tina Turner

Au plus fort de leur relation, Tina Turner a pu compter sur Erwin Bach. Non seulement, son ancien directeur musical est l’amour de sa vie, mais cet homme  est aussi sa bouée de sauvetage, affirme Tina Turner. Il a fait don d’un de ses reins à la chanteuse en 2017 lorsqu’elle souffrait d’une insuffisance rénale et avait besoin d’un donneur d’urgence.

«Je suis heureuse de dire que, grâce à mon mari bien-aimé, Erwin, qui m’a donnée un de ses reins, le cadeau de la vie, je suis en bonne santé et j’aime la vie tous les jours», écrit Tina Turner. «Je suis également reconnaissante d’avoir non seulement survécu, mais aussi de m’être enrichie, afin de pouvoir vous transmettre ce livre contenant les cadeaux précieux qui m’ont été offerts et les plus beaux cadeaux que je peux offrir.»

Avant la sortie de son livre ce 1er décembre 2020, le site Variety s’est entretenu par e-mail avec la star de 81 ans, qui vit en Suisse.

«Je crois vraiment que l’âge n’est qu’un chiffre, et je n’ai jamais laissé l’âge me gêner», écrit Tina Turner. «Pas à 42 ans, quand les gens disaient que j’étais trop vieille pour être une rock star. Et pas maintenant, dans mes quatre-vingts ans, quand le livre que je rêvais d’écrire depuis des décennies est enfin entre vos mains. J’ai dépassé les 80 ans, mais je ne suis pas «au bout». Je me mets toujours au défi de grandir, de sortir de ma zone de confort, d’améliorer ma vie et d’être au service des autres. »

Tina Turner s’est dit ravie de rencontrer la jeune actrice qui interprète son rôle dans «Tina – The Tina Tuner Musical» qui a ouvert ses portes à Broadway l’année dernière. «J’ai adoré chaque minute. J’ai encore des frissons en pensant à la scène d’ouverture de la série, qui me représente comme une petite fille travaillant dans les champs de coton de ma ville natale de Nutbush, au Tennessee, et à la distance que j’ai parcourue de là à où je suis maintenant. Je n’aurais jamais pensé trouver quelqu’un en qui je pouvais avoir confiance pour me représenter correctement sur scène,comme l’a fait Adrienne Warren.»

Beyoncé et Tina Turner sur la scène du 50e Grammy Awards au Staples Center le 10 février 2008 à Los Angeles, Californie.

Dorothée Audibert-Champenois directrice en chef de CnewsActusDothy – Facebook Twitter Instagram @C’news Actus Dothy – Source Variety et People US 6 ©James Shaw/PHOTOSHOT/MAXPPP – Kevin Mazur-WireImages – Andrew MacPherson

 

Emmanuelle Soundjata, prêtresse martiniquaise du Maré Tèt est à la Guyane Fashion Week

Dans le cadre de la Guyane Fashion Week qui commence ce mercredi 2 décembre, la martiniquaise Emmanuelle Soundjata animera des ateliers Master Class de Maré Tèt. L’activité est programmée ce jeudi 3, samedi 4 et dimanche 5 décembre à Remire-Montjoly dans l’Office du Tourisme de Cayenne. L’association du comité Guyane Fashion week a tenu à ce qu’Emmanuelle Soundjata soit présente pour cette nouvelle édition. La créatrice de mode est connue pour ses structures innovantes dans cette pratique qui se veut ancestrale : « J’ai été invitée pour montrer mon travail, pour sensibiliser les jeunes à mes pratiques d’attaches du foulard, pour les faire découvrir d’autres techniques et créations de la mode et aussi les sensibiliser sur la richesse de leur culture » 

Dès son arrivée à Cayenne, l’artiste n’a pas chômé longtemps, un shooting photo attendait la créatrice antillaise.

Pour mener à bien le déroulement des Master Class, des conditions sanitaires optimums ont été prises dans le cadre de cette pandémie de Covid-19. Son test PCR validé à l’entrée du territoire, Emmanuelle Soundjata a organisé dans les moindres détails ses journées Tèt Maré pour lesquelles il y aura un nombre moins important de candidats dans les ateliers. L’animatrice-créatrice de mode rassure son public que la distanciation sanitaire et le port du masque restent de rigueur durant toute la durée de l’évènement.

Deux défilés sont prévus ce mercredi après-midi et samedi après-midi où seulement 50 personnes sont conviées.

Dorothée Audibert-Champenois rédactrice en chef de CnewsActusDothy – Facebook Twitter Instagram @C’news ACTUS – Images ©️Facebook Emmanuelle Soundjata

 

Passi présente «Django», un hymne pour la liberté contre les inégalités, le martiniquais Ody Steven Luchel co-réalise le nouveau clip

«Django galope et chante à l’Horizon dans un champ de liberté» sur fond de coucher de soleil dans un immense désert américain. Dans ce décor de western, le chanteur Passi, n’est pas un simple interprète. Celui qui se définit également comme cinéphile, est co-réalisateur de son dernier clip «Django».

«Je suis Noir, fier et je bosse dur…Je porte ma voix vers celle et ceux qui m’entourent et ceux qui me suivent. J’essaye d’avoir un message d’unité et d’évolution», plaide Passi, meurtri, déçu de cette société violente et inégalitaire. Mais l’homme est aussi plein d’espoirs, il s’exprime rebelle et vainqueur dans sa dernière production au titre évocateur : «Django».

Passi n’est pas un artiste qui fait les choses à moitié, si son métier est de divertir, militant, il s’arroge le droit de dénoncer dans ses textes ce qui va mal. Son nouveau titre «Django » évoque le «ras-le-bol» des communautés noires toujours confrontées au racisme systémique et aux violences policières qui gangrènent leur quotidien aussi bien aux Etats-Unis qu’en Europe. S’il a été tourné bien avant la période George Floyd, précise l’artiste, il s’inscrit dans ce contexte «qui nous empêchent d’avancer» explique le chanteur Passi qui a répondu aux questions de notre rédaction.

Pourrait-on alors évoquer, l’obsession, la traque d’un homme blessé en quête d’évasion ou de liberté? «Non», répond le chanteur et compositeur franco-congolais «Je pense à l’Afrique, l’Occident, je pense aux jeunes des quartiers populaires aux migrants, beaucoup ont besoin de liberté, ont besoin d’évoluer».

Interprété avec justesse, prêtant aux codes cinématographiques du western spaghetti ce qui a fait la gloire de Sergio Corbucci et Franco Nero et s’inspirant des grands péplums hollywoodiens, «Django» a immédiatement séduit  les internautes comme leurs aînés dans les années 1960. Un comédien est-il né ? : «Oui, j’adore jouer et réaliser, j’ai quelques projets en route, qui sont en lecture ou en cours de production… Je croise les doigts» avoue le chanteur. Dans la foulée, pas peu fier de sa co-réalisation d’avec le martiniquais Ody Steven Luchel, Passi annonce les prochains titres et mini-métrages qui accompagnent «Django» qui n’est qu’un avant-goût de son prochain album.

En réalité, Passi n’est pas tout à fait à son premier coup d’essai, ses débuts dans la réalisation commencent en 1998 quand il réalise son premier clip. «79 à 99» comptabilise aujourd’hui près de 4 millions de vue. «Je suis cinéphile et amoureux de l’image. J’en suis à plus de 15 réalisatisations dont un documentaire. Outre la musique je suis de plus en plus devant la caméra» ajoute le chanteur qui approuve l’idée que «Django» pourrait être sélectionné dans la catégorie des courts-métrages de fiction dans un Festival.

Un projet de titan raconte Passi : «Il y a des images tournées en région parisienne et d’autres prises aux Etats-Unis. Dans cette énorme production, j’avais ma team Issap pour gérer la prod, le maquillage ou le casting. Parmi les acteurs, Julia Mbengue (Brudmila), Sébastien Fallourd (Calvin Candy), Marie Nagoya, Alexis Sadefob, Yedi Masua dans les rôles d’esclaves.»

Pour un rendu presque parfait, le chanteur-réalisateur qui assure représenter un label indépendant, a pris son temps dit-il : «Il y a eu 3 journées de tournage sur plusieurs jours et beaucoup de post production. Avec mon ami et co-réalisateurs Ody SL on a pris notre temps sur ce clip. Sur mon prochain album dont est tiré «Django», j’ai commencé à tourner des clips pour les prochains titres, toujours dans des concepts ciné. «Django peut être considéré comme l’épisode 1».

Que traduit un tel film, une telle mise-en-scène, un parti pris mi-western, mi-film historique. Quelle revendication, quel est le message de «Django» ? Passi a les réponses : «Le message reprend celui de mon premier groupe Ministere Amer avec des années d’expérience et de sagesse en plus. Les chaînes mentales, le plafond de verre, les classes sociales, l’Afrique Vs l’Occident, cette éternelle course vers la liberté et la prospérité dans ce monde d’esclave capitaliste». Pour mémoire «Ce ‘I Have a Dream’ de Martin Luther King, ce «I Can’t Breathe’ de George Floyd ou ce «J’étouffe, je veux respirer» d’Adama Traoré mort un 16 juillet 2016 à Beaumont-sur-Oise ou encore plus récent «cette hargne dans les yeux des migrants». Cette même liberté qui manque encore à énormément de gens sur cette planète, pour eux «Django»«Galope et chante à l’horizon dans un champ de liberté»…

«Quand Passi m’a fait écouter le son de «Django» au studio, j’ai tout de suite adhéré au projet. Il y a beaucoup de message dans ce titre, mais le message essentiel, est qu’on se bat tous les jours pour notre liberté», approuve le second réalisateur Ody SL (Ody Seven Luchel).

Plus qu’un clip, «Django» le nouvel opus du chanteur Passi est un court-métrage dans lequel il performe mais qui lui permet, dans le même temps de signer une co-réalisation réussie. Celui qui en binôme a été choisi pour concevoir ce clip est le producteur, réalisateur martiniquais, Ody Steven Luchel (Ody SL), fondateur de la boîte de production O’Vision Prod.

«C’est un projet qui s’est fait en plusieurs étapes. Il y a eu un énorme travail de préparation pour les décors, les costumes. On a pris notre temps pour que ce clip soit fait dans de bonnes conditions. C’était un vrai challenge à relever», explique le co-réalisateur.

Ody Steven Luchel a assuré la partie technique, la mise en scène et la post-production via O’Vision Prod, il reste surpris des conditions climatiques qui n’ont en rien perturbées la direction d’acteurs.

Du point de vue des comédiens, tourner dans des conditions de grand froid, n’était pas un handicap pour une équipe très engagée dans la réussite du clip. «On ne le sait pas, mais toute l’équipe technique était en blouson quand les comédiens portaient des vêtements très fins alors que le thermomètre était au dessous des 5 degrés» s’amuse le producteur martiniquais.

Cette fin d’année (dans la continuité de la crise sanitaire inédite) est contrariante sur tous les plans : «Plus de concerts. moins d’événements, moins d’échanges et moins d’opportunités professionnelles et encore moins de voyages».  Mais, ce serait sans compter sur le tempérament de bosseur du chanteur, compositeur et réalisateur car Passi à de quoi faire. Le chanteur franco-congolais confirme la prochaine sortie dans les bacs de son prochain album. Par ailleurs, Passi suit et produit deux artistes, et à court terme, il participera à la promotion d’un long métrage de fiction dans lequel il est l’acteur principal aux côtés d’Ursula Strauss (une actrice autrichienne). «Le Prince» sera dans les salles obscures à partir de février 2021.

En attendant, Passi partage déjà ses voeux de fin d’année : «De la joie pour ma famille, la santé et que 2021 vous fasse aimer mes nouvelles créations. De vous retrouver vite en concert !  Et, je souhaite du love, du bon son et des bons films pour kiffer et voyager dans ces périodes de confinement. Pas Ladjé Foss ! Joyeux Noël et bonnes fêtes de fin d’année».

Une fin d’année studieuse et des projets aboutis qu’il faut promouvoir dans les Festivals, dans les cinémas, une période chargée qui occupe Ody Steven Luchel qui trouve le temps de conseiller ses proches : «Courage et force pour tout ce que vous allez entreprendre dans ce contexte de Covid-19. Pa Ladjé Foss !» conclut le réalisateur, monteur et producteur martiniquais.

Le meilleur pour «Django».

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O’Vision Prod Ody SL (Producteur et réalisateur) Facebook Ody Steven Luchel 

Propos recueillis par Dorothée Audibert-Champenois Rédactrice en chef de @C’news Actus Dothy @Do Thy – Facebook Twitter Instagram @C’news Actus Dothy – Images ©️ Passi-O’Vision Prod / Capture d’images «Django»

Judy Mowatt choriste de Bob Marley, distinguée aux Caribbean American Heritage Awards

La 27e édition des Caribbean American Heritage Awards (CARAH) aura lieu cette année le vendredi 20 novembre 2020 et sera virtuel. Les distinctions CARAH célèbrent les réalisations et les contributions d’individus exceptionnels d’origine caribéenne dans leurs domaines d’expertise.

Caribbean American Heritage Awards (CARAH)

Parmi les lauréats des Caribbean American Heritage Awards 2020, la chanteuse de reggae Judy Mowatt, membre du groupe I-Threes. Trois jeunes femmes, formant un trio vocal composé de Marcia Griffiths, Judy Mowatt et Rita Marley (de son vrai nom Alvarita Anderson), elles accompagnaient Bob Marley et les Wailers au départ de Peter Tosh et de Bunny. Elle sera honorée d’un Marcus Garvey Lifetime Achievment Award.

Judy Mowatt

July Ann connue sous le nom d’artiste  Judy Mowatt, est née à Kingston en 1952. Formée à la chanson dès son plus jeune âge, c’est dans une formation de danseuse qu’elle fait ses débuts. En 1967 elle fait partie des Gaylettes, trio de chanteuses qui ne connaîtra pas un vrai succès. A la fin des années 60, Judy Mowatt décide de se lancer dans une carrière de chanteuse solo

Judy Mowatt, membre des I-Three (Jamaïque) dans les années 1970

Alors même que Bob Marley était au sommet de sa carrière, Judy Mowatt, a réussi à lancer sa carrière en sortant l’album solo, Mellow Mood, en 1975. Les cinq albums solo de Mowatt qui ont suivis Mellow Mood sont tous sortis aux États-Unis. En tant que productrice de ses propres albums, Mowatt a été parmi les premières musiciennes jamaïcaines à prendre le contrôle de sa propre musique. Elle recevra le Marcus Garvey Lifetime Achievement Award.

Judy Mowatt

La fondatrice et présidente d’ICS (Institute of Caribbean Studies), le Dr. Claire Nelson, a déclaré que la décision d’organiser un événement virtuel était difficile mais nécessaire.

«Nous avons perdu de nombreux citoyens dans notre communauté cette année. Beaucoup de ceux qui sont venus en Amérique à la recherche du rêve américain ont péri à cause de leur recherche d’un travail honnête pour soutenir leurs familles au pays et à l’étranger. Pour eux, nous avons décidé d’aller de l’avant ensemble pour faire face à la réalité de ce fléau «covidémique» en trouvant des raisons de célébrer la vie. Même si nous ne pouvons pas célébrer dans un espace physique, nous pensons que l’expérience sera toujours intime d’une nouvelle manière et joyeuse», a-t-elle commenté.

Bob Marley et Judy Mowatt (à gauche)

«En plus du soulèvement racial, nous avons estimé qu’il était important de faire savoir au monde que nous qui reflétons le sang de l’Afrique dans nos peaux sombres, nous, originaires des Caraïbes, sommes très fiers de la marque indélébile que notre peuple a faite et continue de faire le monde, même dans un monde qui essaie souvent de nous nier. Nous ne serons pas étouffés. Nous ferons un sanctuaire. C’est un hommage au triomphe et à la transformation. Peu importe ce que nous vivons. Nous nous relèverons. »

Parmi les autres personnes qui seront honorées : L’inventeur, investisseur et philanthrope Dr Nicholas Brathwaite (Grenade); le chercheur biomédical Dr Swinburne A.J. Augustine (Dominique), le politique britannique Hon. David Lammy, député (Guyana); l’artiste d’avant-garde Andrea McKenzie (Trinidad-et-Tobago); l’auteur Anaya Lee Willabus (Guyane); l’entrepreneur en communication Frederick Morton, Jr. (Sainte-Croix, îles Vierges américaines); l’influenceur politique Michele Lawrence Jawando (Bermudes); chef d’entreprise, le sénateur Don Wehby, C.D. (Jamaïque); et l’ambassadrice icône du sport Shelly-Ann Fraser Pryce (Jamaïque).

Le Gala commencera par une réception VIP à 18h30, suivie de la cérémonie de remise des prix et de l’afterparty virtuel. Les billets pour participer à l’évènement coûte 25 dollars.

Pour participer à l’évènement, il suffit de s’inscrire à :  www.caribbeanamericanheritageawards.com. Une partie des fonds sera reversée aux initiatives d’entrepreneuriat Lifeseed pour les jeunes.

Judy Mowatt, Jamaïque

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Guadeloupe-Cameroun : Nicolas Mouen s’inspire d’une histoire vraie pour son 1er Court-Métrage

« 01 seconde » est un projet qui a pris forme en conjuguant les expériences d’acteurs et de réalisateurs issus d’Afrique, des Antilles et de la Caraïbe. Nicolas Mouen, l’acteur principal du film était jusque là connu comme interprète au cinéma et comédien de théâtre. Il explique les raisons qui l’ont motivés à prendre la caméra, à diriger d’autres acteurs et à conduire une équipe de production. Une expérience pas simple mais remplie d’enseignements pour la suite.

Nicolas Mouen

Durant le confinement imposé aux français, suite à la propagation alarmante du nouveau coronavirus, au Parquet de Bobigny, un jeune homme est filmé par une équipe de télévision. Il raconte ses déboires administratives, comment il : « a dû retourner dans ses anciens travers, débordé par toutes les démarches liées au confinement ». Le prévenu conclut piteusement en disant : « Je voulais juste travailler ».

Profondément touché par l’histoire de ce jeune homme, le camerounais d’origine guadeloupéenne, Nicolas Mouen en a fait un film. « Ça m’a tellement touché, je me suis senti impuissant. Alors on a trouvé un contexte, une direction et surtout l’inspiration d’un Court-métrage ».

Un Court-Métrage qui s’est écrit à deux mains, le réalisateur et ami de l’acteur, le franco-haïtien Adef Djazz est aussi co-réalisateur de « 01 seconde » dans lequel Nicolas Mouen occupe un double poste. L’interprête de Guy Georges, (téléfilm diffusé sur France 2), est acteur et co-réalisateur de son premier Court-Métrage. Nicolas Mouen concède tout de même que : « Tourner et jouer c’est possible mais pour moi c’est très difficile. Voilà pourquoi, il a été très important d’être accompagné d’Adef Djazz ».

Les moyens ont sans doute manqué à ce nouveau réalisateur qui prend le parti de s’en amuser : « Sans argent juste avec de l’Art et des gens » selon la formule piquée à un de ses acteurs, Emil Abossolo-Mbo. Et Nicolas Mouen avoue « C’est en tout cas un travail d’équipe, et la prouesse c’est de réussir à transmettre sa vision à tous ».

Emil Abossolo-Mbo

À l’ère de la mondialisation, l’Afrique tire son épingle du jeu. Et à l’instar du Burkina Faso et du Nigéria, les grandes villes africaines savent l’enjeu d’investir dans la grande industrie du cinéma. Nicolas Mouen a une bonne vision des possibilités de ces régions. En Afrique il reconnaît qu’avoir participé à la série « Assinie » d’Erico Sery et Jean-Jules Porquet a « réveillé une flamme », lui donnant une « envie d’incarner des personnages qui ont marqués l’histoire de l’Afrique et des Antilles. Je suis heureux, car je ne suis pas le seul à avoir ce désir et j’ai hâte de collaborer avec ceux qui ont la même vision », plaide l’acteur-réalisateur.

« 01 seconde » se termine et commence un autre parcours, académique cette fois, celui des récompenses, des Awards, celui des sélections dans les Festivals au quatre coins du monde. Pour l’heure, le film court est inscrit au « Festival International Ecrans Noirs » au Cameroun. Los Angeles, Le Faso, Le Congo sont dans le viseur de Nicolas Mouen qui signe cette année son premier film comme réalisateur.

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram @C’news Actus Dothy @Do Thy – Images capture d’écran ©️NM

À 12 ans Grace Moore est la plus jeune compositrice de l’Orchestre Philharmonique de New York

Dans la vidéo prise lors d’une sortie il y a quelques semaines sous le pont de Brooklyn, des musiciens de l’Orchestre philharmonique ont présenté la première mondiale de «Summer» de Grace Moore, une scène pastorale écrite expressément pour le NY Phil Bandwagon.

Dans une camionnette personnalisée, le NY Phil Bandwagon voyage avec des musiciens de l’orchestre et des artistes invités pour présenter des performances «pull-up» en plein air à travers la ville de New York. Cet automne, le répertoire du NY Phil Bandwagon, a joué du baroque à Broadway et plusieurs premières mondiales écrites spécialement pour leur concert itinérant.

Le 17 octobre dernier Grace Moore a fait ses débuts avec l’orchestre dans une performance live qu’elle a créée pour le programme. l’Orchestre philharmonique a partagé une vidéo de la performance mettant en vedette la jeune compositrice.

Grace Moore est une élève de cinquième qui étudie à Poly Prep Country day School à Dyker Heights. Pourtant timide et calme comme elle se définit dans les interviews, Grace Moore devient une érudite du piano. Grâce à sa passion pour la musique classique elle est devenue la plus jeune compositrice du New York Philharmonic.

Née à Brooklyn Grace Moore participe au programme Very Young Composers de l’Orchestre philharmonique de New York. Un programme qui apprend à des jeunes enfants de huit ans à créer des partitions de musique, puis à les faire jouer par les meilleurs musiciens du monde.

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram @C’news Actus Dothy @Do Thy  – ©️ Images capture d’écran Instagram New York Philharmonic

Francky Vincent dénonce racisme et clichés voulus dans « La Ferme Célébrités », « Il fallait montrer un peu l’Antillais paresseux »,

Le chanteur guadeloupéen, Francky Vincent déballe et lâche tout ce qu’il n’a toujours pas digéré pendant sa participation très people dans « La Ferme Célébrités », une émission diffusée à grande écoute sur la première chaîne de France. Jeudi 5 novembre le chansonnier très populaire aux Antilles que dans l’Hexagone était dans les studios de « Non Stop People ». Le présentateur de l’émission Jordan de Luxe le recevait et il n’a pas été déçu des étonnantes accusation de son invité à l’égard de la chaîne TF1.

Francky Vincent aura passé en tout sept semaines dans l’édition de 2010Mickael Vendetta sortira vainqueur. Selon le guadeloupéen, tout était monté au final, pour dénigrer et donner une mauvaise image des antillais. Dix ans plus tard, le chanteur guadeloupéen s’en souvient et fait de terribles confidences dans « L’instant de Luxe » : « Il fallait montrer un peu l’Antillais paresseux, qui fait la sieste (…) Il y avait des clichés comme ça ». 

Etonnant qu’il n’est pas réagit pourtant. Pour sa défense, Francky Vincent a répondu ce jeudi 5 novembre : « J’ai laissé faire la chaîne. Le montage est fait pour ça. On va faire en sorte que ce ne soient que les choses qui passent, alors qu’entre temps vous avez dit des choses intelligentes ».

Quant à ses « complices » dans « La Ferme des Célébrités », Francky n’a pas été particulièrement tendre. David Charvet et Gregory Basso, il les considère comme « deux abrutis », allant jusqu’à trouvé leurs comportements hors-caméra, déplaisants. « Pour qui tu te prends? » aurait-il fait remarquer à David Charvet, qui voulait lui jeter ses vêtements par la fenêtre. « Tu t’adresses à un Antillais, Francky Vincent, qui a du caractère, qui peut facilement te prendre et te balancer par la fenêtre » rapporte le site People.

Francky Vincent au Salon du Sagasdom à Porte de Versailles

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram @C’news Actus Dothy @Do Thy. Images ©️ @C’news Actus Dothy