Passi présente «Django», un hymne pour la liberté contre les inégalités, le martiniquais Ody Steven Luchel co-réalise le nouveau clip

«Django galope et chante à l’Horizon dans un champ de liberté» sur fond de coucher de soleil dans un immense désert américain. Dans ce décor de western, le chanteur Passi, n’est pas un simple interprète. Celui qui se définit également comme cinéphile, est co-réalisateur de son dernier clip «Django».

«Je suis Noir, fier et je bosse dur…Je porte ma voix vers celle et ceux qui m’entourent et ceux qui me suivent. J’essaye d’avoir un message d’unité et d’évolution», plaide Passi, meurtri, déçu de cette société violente et inégalitaire. Mais l’homme est aussi plein d’espoirs, il s’exprime rebelle et vainqueur dans sa dernière production au titre évocateur : «Django».

Passi n’est pas un artiste qui fait les choses à moitié, si son métier est de divertir, militant, il s’arroge le droit de dénoncer dans ses textes ce qui va mal. Son nouveau titre «Django » évoque le «ras-le-bol» des communautés noires toujours confrontées au racisme systémique et aux violences policières qui gangrènent leur quotidien aussi bien aux Etats-Unis qu’en Europe. S’il a été tourné bien avant la période George Floyd, précise l’artiste, il s’inscrit dans ce contexte «qui nous empêchent d’avancer» explique le chanteur Passi qui a répondu aux questions de notre rédaction.

Pourrait-on alors évoquer, l’obsession, la traque d’un homme blessé en quête d’évasion ou de liberté? «Non», répond le chanteur et compositeur franco-congolais «Je pense à l’Afrique, l’Occident, je pense aux jeunes des quartiers populaires aux migrants, beaucoup ont besoin de liberté, ont besoin d’évoluer».

Interprété avec justesse, prêtant aux codes cinématographiques du western spaghetti ce qui a fait la gloire de Sergio Corbucci et Franco Nero et s’inspirant des grands péplums hollywoodiens, «Django» a immédiatement séduit  les internautes comme leurs aînés dans les années 1960. Un comédien est-il né ? : «Oui, j’adore jouer et réaliser, j’ai quelques projets en route, qui sont en lecture ou en cours de production… Je croise les doigts» avoue le chanteur. Dans la foulée, pas peu fier de sa co-réalisation d’avec le martiniquais Ody Steven Luchel, Passi annonce les prochains titres et mini-métrages qui accompagnent «Django» qui n’est qu’un avant-goût de son prochain album.

En réalité, Passi n’est pas tout à fait à son premier coup d’essai, ses débuts dans la réalisation commencent en 1998 quand il réalise son premier clip. «79 à 99» comptabilise aujourd’hui près de 4 millions de vue. «Je suis cinéphile et amoureux de l’image. J’en suis à plus de 15 réalisatisations dont un documentaire. Outre la musique je suis de plus en plus devant la caméra» ajoute le chanteur qui approuve l’idée que «Django» pourrait être sélectionné dans la catégorie des courts-métrages de fiction dans un Festival.

Un projet de titan raconte Passi : «Il y a des images tournées en région parisienne et d’autres prises aux Etats-Unis. Dans cette énorme production, j’avais ma team Issap pour gérer la prod, le maquillage ou le casting. Parmi les acteurs, Julia Mbengue (Brudmila), Sébastien Fallourd (Calvin Candy), Marie Nagoya, Alexis Sadefob, Yedi Masua dans les rôles d’esclaves.»

Pour un rendu presque parfait, le chanteur-réalisateur qui assure représenter un label indépendant, a pris son temps dit-il : «Il y a eu 3 journées de tournage sur plusieurs jours et beaucoup de post production. Avec mon ami et co-réalisateurs Ody SL on a pris notre temps sur ce clip. Sur mon prochain album dont est tiré «Django», j’ai commencé à tourner des clips pour les prochains titres, toujours dans des concepts ciné. «Django peut être considéré comme l’épisode 1».

Que traduit un tel film, une telle mise-en-scène, un parti pris mi-western, mi-film historique. Quelle revendication, quel est le message de «Django» ? Passi a les réponses : «Le message reprend celui de mon premier groupe Ministere Amer avec des années d’expérience et de sagesse en plus. Les chaînes mentales, le plafond de verre, les classes sociales, l’Afrique Vs l’Occident, cette éternelle course vers la liberté et la prospérité dans ce monde d’esclave capitaliste». Pour mémoire «Ce ‘I Have a Dream’ de Martin Luther King, ce «I Can’t Breathe’ de George Floyd ou ce «J’étouffe, je veux respirer» d’Adama Traoré mort un 16 juillet 2016 à Beaumont-sur-Oise ou encore plus récent «cette hargne dans les yeux des migrants». Cette même liberté qui manque encore à énormément de gens sur cette planète, pour eux «Django»«Galope et chante à l’horizon dans un champ de liberté»…

«Quand Passi m’a fait écouter le son de «Django» au studio, j’ai tout de suite adhéré au projet. Il y a beaucoup de message dans ce titre, mais le message essentiel, est qu’on se bat tous les jours pour notre liberté», approuve le second réalisateur Ody SL (Ody Seven Luchel).

Plus qu’un clip, «Django» le nouvel opus du chanteur Passi est un court-métrage dans lequel il performe mais qui lui permet, dans le même temps de signer une co-réalisation réussie. Celui qui en binôme a été choisi pour concevoir ce clip est le producteur, réalisateur martiniquais, Ody Steven Luchel (Ody SL), fondateur de la boîte de production O’Vision Prod.

«C’est un projet qui s’est fait en plusieurs étapes. Il y a eu un énorme travail de préparation pour les décors, les costumes. On a pris notre temps pour que ce clip soit fait dans de bonnes conditions. C’était un vrai challenge à relever», explique le co-réalisateur.

Ody Steven Luchel a assuré la partie technique, la mise en scène et la post-production via O’Vision Prod, il reste surpris des conditions climatiques qui n’ont en rien perturbées la direction d’acteurs.

Du point de vue des comédiens, tourner dans des conditions de grand froid, n’était pas un handicap pour une équipe très engagée dans la réussite du clip. «On ne le sait pas, mais toute l’équipe technique était en blouson quand les comédiens portaient des vêtements très fins alors que le thermomètre était au dessous des 5 degrés» s’amuse le producteur martiniquais.

Cette fin d’année (dans la continuité de la crise sanitaire inédite) est contrariante sur tous les plans : «Plus de concerts. moins d’événements, moins d’échanges et moins d’opportunités professionnelles et encore moins de voyages».  Mais, ce serait sans compter sur le tempérament de bosseur du chanteur, compositeur et réalisateur car Passi à de quoi faire. Le chanteur franco-congolais confirme la prochaine sortie dans les bacs de son prochain album. Par ailleurs, Passi suit et produit deux artistes, et à court terme, il participera à la promotion d’un long métrage de fiction dans lequel il est l’acteur principal aux côtés d’Ursula Strauss (une actrice autrichienne). «Le Prince» sera dans les salles obscures à partir de février 2021.

En attendant, Passi partage déjà ses voeux de fin d’année : «De la joie pour ma famille, la santé et que 2021 vous fasse aimer mes nouvelles créations. De vous retrouver vite en concert !  Et, je souhaite du love, du bon son et des bons films pour kiffer et voyager dans ces périodes de confinement. Pas Ladjé Foss ! Joyeux Noël et bonnes fêtes de fin d’année».

Une fin d’année studieuse et des projets aboutis qu’il faut promouvoir dans les Festivals, dans les cinémas, une période chargée qui occupe Ody Steven Luchel qui trouve le temps de conseiller ses proches : «Courage et force pour tout ce que vous allez entreprendre dans ce contexte de Covid-19. Pa Ladjé Foss !» conclut le réalisateur, monteur et producteur martiniquais.

Le meilleur pour «Django».

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O’Vision Prod Ody SL (Producteur et réalisateur) Facebook Ody Steven Luchel 

Propos recueillis par Dorothée Audibert-Champenois Rédactrice en chef de @C’news Actus Dothy @Do Thy – Facebook Twitter Instagram @C’news Actus Dothy – Images ©️ Passi-O’Vision Prod / Capture d’images «Django»

Activiste, militante et fondatrice du Carnaval de Notting Hill, un film retrace la vie de Claudia Jones

Le groupe britannique Greenacre Films s’est associé à une équipe internationale de cinéastes pour rendre hommage à la journaliste, activiste Claudia Jones à qui on attribue le lancement de ce qui est aujourd’hui le plus grand festival de rue d’Europe.

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Le projet est dirigé par la  productrice et réalisatrice Frances-Anne Solomon. «Claudia Jones»  sera réalisé en partenariat avec le CaribbeanTales Media Group (CTMG), basé au Canada, de Nadine Marsh-Edwards, Greenacre Films, basé au Royaume-Uni, et Imagine Media International Limited de Lisa Wickham, dont le siège est à Trinidad-et-Tobago.

La journaliste, activiste et militante Claudia Jones

«Claudia Jones» est née Claudia Vera Cumberbatch le 21 février 1915 à Port of Spain, à Trinidad-et-Tobago. En 1924, à huit ans, avec sa famille, elle émigre à Harlem à New York. La mère de Claudia, une travailleuse du vêtement décède quand Claudia a douze ans. Pauvre, elle termine ses études secondaires puis Claudia Jones commence à travailler également dans une buanderie, tout en écrivant une chronique intitulée Claudia Comments pour un journal de Harlem.

En 1936, elle rejoint la Young Communist League USA et, passionnée par l’écriture, contribue et dirige des publications communistes. Elle a 18 ans quand elle s’engage dans le mouvement international de défense des Scottsboro Boys. Accusés d’avoir violé deux femmes blanches à Scottsboro, en Alabama, neuf jeunes hommes afro-américains ont été exécutés sous la forme d’un lynchage légalisé. Claudia Jones défendra les Scottsboro Boys en tant que journaliste pour le journal YCL Weekly Review.

Elle devient membre de la rédaction du Daily Worker en 1937 et devient en 1938 rédactrice en chef de la Weekly Review. Lorsque la Young Communist League est devenue American Youth for Democracy pendant la Seconde Guerre mondiale, Claudia Jones devient rédactrice en chef de son journal mensuel, Spotlight.

«Les gens sans voix sont des agneaux prêts à être massacrer» (Claudia Jones)

Le classisme, le racisme, la discrimination et le sexisme subis par les femmes noires, elle les dénoncera lors de rassemblements publics. Claudia Jones a été arrêté en 1948 et incarcérée pendant six mois. Elle a été de nouveau arrêtée en 1955 et envoyée par la suite à la prison fédérale. N’ayant jamais obtenu la citoyenneté américaine, la militante communiste a été expulsée des États-Unis vers l’Angleterre.

L’une des réalisations les plus importantes de Claudia Jones date de 1958, quand elle fonde et devient rédactrice en chef de la West Indian Gazette et Afro-Asian Caribbean News, le premier grand journal noir du Royaume-Uni.

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Cette couverture médiatique mondiale, la Gazette qui visait à unifier la communauté noire dans la lutte mondiale contre la discrimination, lui permet alors de créer une plate-forme pour organiser en 1959,  le premier carnaval des Caraïbes à Londres.

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Le carnaval organisé en réponse aux émeutes raciales de Notting Hill de 1958 pour «laver le goût de Notting Hill de notre bouche», est largement reconnu comme le précurseur du carnaval de Notting Hill, la célébration annuelle de la culture caribéenne qui a lieu chaque fin du mois d’août à Londres.

La journaliste, activiste et militante Claudia Jones

Lisa Wickham, présidente-directrice générale d’Imagine Media, estime que «le film de Frances-Anne jette un éclairage bien mérité sur une femme née dans les Caraïbes dont l’héritage riche et magnifique amplifie les voix et les expériences de tous les Noirs ».

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L’actrice, scénariste et réalisatrice britannique Adjoa Andoh et le scénariste britannique Omari McCarthy se joindront à l’équipe en tant que co-créatrice et co-scénariste.

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«Le travail de Claudia en faveur des droits des femmes, des droits des Noirs et des droits des pauvres et des exclus a jeté les bases de tant de choses qui ont suivies l’indépendance de l’Afrique et des Caraïbes, les droits civils, le panafricanisme et inévitablement, le mouvement Black Lives Matter d’aujourd’hui», a déclaré Adjoa Andoh.

Claudia Jones est décédée à l’âge de 49 ans, la nuit de Noël de 1964. Elle est enterrée au cimetière Highgate, au nord de Londres, elle repose dans une tombe située à gauche de celle de son héros, Karl Marx.

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram @C’news Actus Dothy @Do Thy – Images ©️ Carnaval 2017 de Notting Hill/C’news Actus Do Thy – Voice OnLine (Claudia Jones) – University of Oxford (Claudia Jones)

Djedje Apali : Les causes de son décès et l’hommage émouvant d’Aïssa Maïga « Prenons soin les uns des autres ! »

Il aura fallu un appel lancé par sa famille pour disparition inquiétante pour que l’on sache toute la vérité sur l’absence de nouvelles du comédien. Si l’inquiétude a grandi en juillet dernier, en réalité il y a plus d’un an que les amis du comédien ne savait pas où il se trouvait. Ce vendredi 13 novembre 2020, une nouvelle a clôt définitivement tout espoir de retrouver l’acteur vivant.

L’interprète principal du film « Le Gang des Antillais » est décédé, a annoncé le Parquet de Reims, la ville où résidait Djedje Apali depuis 2013. Son corps a été formellement identifié grâce à ses empreintes dentaires. Aujourd’hui, les causes de sa mort ont été révélées dans la presse et ses amis proches dont la comédienne Aïssa Maïga, ont rendu hommage à l’acteur.

Enfin, l’avis de recherche qui a été diffusé récemment aura permis aux enquêteurs de faire le lien avec une personne qui s’était jetée sous un train en Gare de Bezannes en juillet 2019. sBezannes est une commune française située dans le département de la Marne, en région Grand Est. Elle fait partie de la communauté d’agglomération du Grand Reims. À cette époque, personne n’avait pu identifier cette personne. C’est son dossier dentaire qui a finalement confirmé qu’il s’agissait bien de l’acteur Djedje Apali.

 Sur son compte Instagram, Aïssa Maïga lui a écrit un long message dans lequel se sont associés plusieurs artistes dont la chanteuse Inna Modja : « C’est le coeur lourd que j’ai appris le décès de l’acteur Djedje Apali. Djedje a mis fin à ses jours en juillet 2019. Toutes mes pensées vont à sa famille et à ses proches. Je garde de lui le souvenir émus de nos débuts dans le métier, de nos rêves. Je n’oublierai pas son charme, son charisme incroyable, ni son humour dévastateur. Et bien sûr, subsiste le regret de ne pas avoir eu l’occasion de le revoir pour lui dire à nouveau combien il comptait pour  nous et lui témoigner toute mon admiration. Prenons soin les uns des autres. Je tiens également à remercier tout.es celles et ceux qui ont relayés l’avis de recherche. Votre réactivité a permis de mettre un coup d’accélérateur à l’enquête. Et de faire émerger la vérité ».

Un message publié également sur le compte Facebook de la comédienne qui a beaucoup ému les internautes.

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram @C’news Actus Dothy @Do Thy – Images Capture d’écran

 

Guadeloupe-Cameroun : Nicolas Mouen s’inspire d’une histoire vraie pour son 1er Court-Métrage

« 01 seconde » est un projet qui a pris forme en conjuguant les expériences d’acteurs et de réalisateurs issus d’Afrique, des Antilles et de la Caraïbe. Nicolas Mouen, l’acteur principal du film était jusque là connu comme interprète au cinéma et comédien de théâtre. Il explique les raisons qui l’ont motivés à prendre la caméra, à diriger d’autres acteurs et à conduire une équipe de production. Une expérience pas simple mais remplie d’enseignements pour la suite.

Nicolas Mouen

Durant le confinement imposé aux français, suite à la propagation alarmante du nouveau coronavirus, au Parquet de Bobigny, un jeune homme est filmé par une équipe de télévision. Il raconte ses déboires administratives, comment il : « a dû retourner dans ses anciens travers, débordé par toutes les démarches liées au confinement ». Le prévenu conclut piteusement en disant : « Je voulais juste travailler ».

Profondément touché par l’histoire de ce jeune homme, le camerounais d’origine guadeloupéenne, Nicolas Mouen en a fait un film. « Ça m’a tellement touché, je me suis senti impuissant. Alors on a trouvé un contexte, une direction et surtout l’inspiration d’un Court-métrage ».

Un Court-Métrage qui s’est écrit à deux mains, le réalisateur et ami de l’acteur, le franco-haïtien Adef Djazz est aussi co-réalisateur de « 01 seconde » dans lequel Nicolas Mouen occupe un double poste. L’interprête de Guy Georges, (téléfilm diffusé sur France 2), est acteur et co-réalisateur de son premier Court-Métrage. Nicolas Mouen concède tout de même que : « Tourner et jouer c’est possible mais pour moi c’est très difficile. Voilà pourquoi, il a été très important d’être accompagné d’Adef Djazz ».

Les moyens ont sans doute manqué à ce nouveau réalisateur qui prend le parti de s’en amuser : « Sans argent juste avec de l’Art et des gens » selon la formule piquée à un de ses acteurs, Emil Abossolo-Mbo. Et Nicolas Mouen avoue « C’est en tout cas un travail d’équipe, et la prouesse c’est de réussir à transmettre sa vision à tous ».

Emil Abossolo-Mbo

À l’ère de la mondialisation, l’Afrique tire son épingle du jeu. Et à l’instar du Burkina Faso et du Nigéria, les grandes villes africaines savent l’enjeu d’investir dans la grande industrie du cinéma. Nicolas Mouen a une bonne vision des possibilités de ces régions. En Afrique il reconnaît qu’avoir participé à la série « Assinie » d’Erico Sery et Jean-Jules Porquet a « réveillé une flamme », lui donnant une « envie d’incarner des personnages qui ont marqués l’histoire de l’Afrique et des Antilles. Je suis heureux, car je ne suis pas le seul à avoir ce désir et j’ai hâte de collaborer avec ceux qui ont la même vision », plaide l’acteur-réalisateur.

« 01 seconde » se termine et commence un autre parcours, académique cette fois, celui des récompenses, des Awards, celui des sélections dans les Festivals au quatre coins du monde. Pour l’heure, le film court est inscrit au « Festival International Ecrans Noirs » au Cameroun. Los Angeles, Le Faso, Le Congo sont dans le viseur de Nicolas Mouen qui signe cette année son premier film comme réalisateur.

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram @C’news Actus Dothy @Do Thy – Images capture d’écran ©️NM

«Mignonnes», le film de Maïmouna Doucouré présélectionné aux Oscars 2021

La crise sanitaire aura eu raison de la cérémonie des Oscars, reportée au 25 avril, pour cause de Covid-19.

Pour cette prochaine édition, cinq films français sont présélectionnés pour concourir à l’Oscar 2021 du Meilleur film étranger. Les annonces ont été faites par le CNC ce jeudi 12 octobre. Parmi les films présélectionnés celui de Maïmouna Doucouré «Mignonnes» acheté et diffusé sur la plateforme Netflix. Un long métrage qui a suscité de nombreuses controverses Outre-Atlantique en septembre dernier. Les conservateurs américains semblaient reprocher une hypersexualisation au film de la réalisatrice franco-sénégalaise.

 

Outre «Mignonnes», «ADN» de Maïwenn, «Eté 85» de François Ozon, «Gagarine» de fanny Liatard et Jérémy Trouilh et «Deux» de Filippo Meneghetti qui raconte la liaison d’un couple de lesbiennes du troisième âge.

 

De ces cinq films en lice pour le Meilleur film étranger, un seul représentera la France. La décision sera prise par une commission, où siège également Mati Diop, Olivier Nakache et Thierry Frémeaux, le Directeur général délégué du Festival de Cannes. Véronique Cayala, la présidente de l’Académie des Césars participera à ces délibérations.

Qui de ces  cinéastes réalisateurs de ces cinq longs métrages, remportera la petite statuette, remise à Ladj Ly aux Oscars 2019, pour les «Misérables».

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram @C’news Actus Dothy @Do Thy

Elections USA-Los Angeles : Comme Marcellus Cox, les californiens veulent du changement « Nous aurons un nouveau président, ce sera Joe Biden »

Les images ont été prises au centre-ville de Los Angeles ce mardi matin 3 novembre 2020. Notre correspondant qui habite à Inglewood dans la banlieue sud-ouest du comté de Los Angeles s’est rendu au coeur de la cité des Anges. Selon Marcellus Cox, réalisateur, cinéaste de courts métrages de fiction, c’est le calme qui règne pour l’instant. Dans les urnes, les bulletins s’entassent et pour l’heure, selon les premières estimations, c’est le candidat démocrate qui possède une grande avancée.

Centre-ville de Los Angeles, un bureau de vote

Le réalisateur qui vient de produire son dernier court-métrage « Rolling inthe Deep »,  nous donne son sentiment et ses attentes après plusieurs années de présidence Trump  :

Marcellus Cox, réalisateur, cinéaste à Los Angeles

« L’élection à Los Angeles arrive très fort, les habitants de Los Angeles sont de bonne humeur, en particulier après les sondages faits dans toute la ville, du Dodger Stadium au Staples Center. On perçoit cette envie  d’un changement à la Maison Blanche.

« Je m’attends personnellement à ce que les 4 années que nous avons vécues avec Trump en tant que président se terminent. Qu’aujourd’hui ce soit un point de rupture avec son comportement négatif et j’espère que,  peut-être pas ce soir, mais cette semaine, nous aurons un nouveau président, que ce sera Joe Biden. »

Les résultats défilent d’heure en heure alors que des millions de votes sont comptés à travers les États-Unis pendant cette nuit électorale la plus imprévisible de l’histoire américaine. Seul certitude pour l’instant, le Démocrate Joe Biden  et le Républicain Donald Trump sont  coude à coude, avec une très légère avance pour le candidat démocrate, candidat élu des Obama, les anciens locataires de la Maison Blanche.

Reportage Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram @C’news Actus Dothy – Images @Marcellus Cox

 

Cinéma-Panafricain : Le Prix de la Meilleure Actrice est décerné à Dorian Yohoo, elle joue « Mona » dans Matarès

Convaincante dans ce rôle de migrante, Dorian Yohoo est tout simplement fabuleuse, espiègle, audacieuse,  elle a fait le choix du Jury qui lui a décerné mercredi 28 octobre 2020, le Dikalo Award de la Meilleure Actrice.  Le film de Rachid Benhadj, Matarès a également remporté le Dikalo Award du Meilleur film de fiction au Festival International du Cinéma Panafricain de Cannes.

Tourné principalement sur le site touristique de Matarès, la fiction du réalisateur algérien raconte l’histoire émouvante de Mona, une Ivoirienne qui fuit son pays avec sa mère pour rejoindre son père en Italie. Entre l’enfer de la Côte d’Ivoire et la terre promise, l’Italie, Mona doit passer par l’Algérie et y trouver assez d’argent pour payer le trafiquant qui lui permettra d’atteindre sa destination. Et il le fait en vendant des fleurs aux touristes à Matares, une ville côtière algérienne réputée pour ses ruines romaines. Mona n’est pas la seule, même Said, un enfant algérien, tente sa chance avec la même activité et pour cela ils se retrouvent en conflit. Leur âme pure les conduira bientôt à devenir amis malgré le contexte cruel et mesquin.

Présent dans de nombreuses batailles pour les Droits de l’Homme et contre la discrimination, Rachid Benhadj travaille à Rome depuis de nombreuses années. Il est diplômé en réalisation de l’École de cinéma de Paris en 1975. Le cinéaste a beaucoup tourné en France et pour la télévision algérienne en réalisant de nombreux longs métrages, à la fois fictifs et documentaires. Il est souvent récompensé dans de grands festivals internationaux de cinéma.

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Festival Panafricain-Cannes : John Tijani gagne le Dikalo Award du Meilleur Acteur pour le film « Bigman Wahala »

Dans cette fiction ghanéenne, écrite et réalisée par Daniel Adjokatcher, John Tijani est Honest un taximan, intègre et pauvre qui vit avec sa femme dans un modeste logis, ils viennent d’accueillir leur premier enfant. La vie est difficile pour Honest qui gagne sa vie en étant chauffeur de taxi. Le véhicule ne lui appartient pas, il rêve de devenir propriétaire quand il croise (pour la seconde fois) un  ministre de la santé véreux.

Daniel Adjokatcher raconte comment un ministre corrompu d’un pays africain est en fuite à la suite d’un coup d’État militaire. Ce dernier compte sur Honest,  chauffeur de taxi pauvre et en difficulté pour l’aider à s’échapper. Va-t-il réussir? Comment cela affecte-t-il également le chauffeur de taxi?

Mercredi 28 octobre 2020, le Jury du Long métrage fiction au Festival International du Film Panafricain a décerné le Dikalo Award du Meilleur acteur à John Tijani dans le film de Daniel Adjokatcher.

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Festival Panafricain : « Gold Coast Lounge » du ghanéen Pascal Aka Prix spécial du Jury à Cannes

Filmé au Ghana et entièrement produit en noir & blanc, le film de Pascal Aka qui se déroule dans le Ghana post-indépendant, a remporté, à l’unanimité, le prix spécial du Jury, ce mercredi 28 octobre 2020.

Raquel Ammah et Zynnell Zuh dans Gold Coast Lounge (2020)

Stylisé dans l’Art Nollywoodien, tourné et interprété dans l’esprit des films noirs des années 1940 à Hollywood, « Gold Coast Lounge » est un film magistral.  « Gold Coast Lounge embrasse l’esthétique du film noir avec sa superbe image en noir et blanc, créée par la formidable combinaison de la cinématographie d’Isreal De-like et de l’éclairage du prince Ibam » a souligné un critique dans The Luxor African Film Festival. « Super casting, beaux visuels, écriture soignée et une représentation décente de l’identité africaine » note un rédacteur de médium.com.

Un parti pris assumé qui a fonctionné faisant de ce film, inspiré d’une histoire vraie, un chef d’oeuvre.

Son dialogue est en langues ghanéennes, la musique combine le jazz classique africain avec le highlife, et il poursuit un thème du colonialisme et du pouvoir noir.
L’histoire se déroule au cœur d’Accra.

Pascal Aka ( Wisdom)

Pascal Aka, le réalisateur est également acteur dans ce film où une famille criminelle a trois semaines pour s’unir et redonner ses titres de noblesses au « Gold Coast Lounge » avant que le gouvernement intolérant au crime ne ferme ce club nocturne lucratif. La famille est dirigée par le vénéré John Donkor (Adjetey Anang), un homme qui vient de rentrer de prison pour des crimes liés au trafic de drogue et à la prostitution. Il veut mettre fin à toutes les activités illégales et réformer le populaire « Gold Coast Lounge ».

John Donkor (Adjetey Anang)

Après la « disparition » du chef de clan et tout en luttant pour mettre en œuvre ses propres politiques, Daniel  (Alphonse Menyo) doit surmonter les luttes de pouvoir, les triangles amoureux, le tribalisme et une enquête sur un meurtre.

Zynnell Zu

Les personnage du film noir sont présents : Daniel est le protagoniste naïf, il dévoile une obsession pour Naa Adorley, John est le chef du crime, Naa Adorley est la femme fatale.

Naa Adorley (Raquel Ammah), la nouvelle recrue du club, est une divine chanteuse, elle sera le nouveau visage du ‘Gold Coast Lounge ».

The Gold Coast Lounge de Pascal Aka a été projeté au Festival international du film africain 2019 (AFRIFF), il remporte le prix spécial du Jury au 17ème Festival International du Film Panafricain à Cannes.

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Cannes-Cinéma: Matarès de Rachid Benhadj, Prix du Meilleur long métrage et de la Meilleure actrice

Matarès le film de Rachid Benhadj est le grand gagnant de la 17ème saison du Festival International du Film Panafricain. Avec le prix du Meilleur Long métrage de fiction et de la Meilleure actrice attribuée à l’actrice principale du film, dont le nom ne sera pas dévoilé, le réalisateur Rachid Benhadj rafle les prix les plus convoités dans les Festivals.

L’histoire de Matarès est celle d’une petite fille de 8 ans « Mona, une Ivoirienne qui a fui la Côte d’Ivoire, elle s’installe avec sa mère à Tipasa, une ville côtière algérienne connue pour ses ruines romaines Matares. Pour payer le passeur qui l’emmènera en Italie voir son père, Mona vend des fleurs aux touristes. Malheureusement, les ruines romaines de Matares appartiennent à Saïd, un Algérien âgé de 10 ans qui vend à son tour des fleurs. Un sentiment de haine va naître dans le cœur du garçon qui fera la guerre à Mona ».

Mona dans toute sa naïveté et sa lucidité criante de petite fille aura subi avant son entrée dans l’adolescence , de nombreux conflits à résoudre, et seule. Elle remporte également le prix de la Meilleure Actrice du Festival International du Film Panafricain qui s’est déroulé du 23 au 28 octobre 2020 à Cannes.

Le Jury de long métrage  de fiction, composée exclusivement de femmes, n’a pas délibéré longtemps sur ce film de 90 minutes produit par Nour Film, sorti en 2019. Il a voté à l’unanimité pour la fiction de Rachid Benhadj « Matarès ».

Dorian Yohoo, Anis Salhi, Hacene Kerkache, Kobe Alix Hermann, Rebecca Yohoo sont les acteurs ayant contribués à faire de ce film un chef d’oeuvre du cinéma tant sur le travail des dialogues,  du jeu d’acteur, des lieux de tournages et des messages conscients et interrogateurs sur les relations des migrants face à des populations hostiles à leurs égards.

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram @C’news Actus Dothy @Do Thy (Membre du Jury Long métrage de fiction au FIFP)