Naomi Osaka est la nouvelle ambassadrice de la Maison Louis Vuitton

En deux ans, Naomi Osaka haïtienne et nippo-américaine est devenue l’athlète féminine la mieux rémunérée au monde.

Sur les courts, la joueuse d’origine haïtienne et japonaise s’est démarquée de ses adversaire non seulement pour son jeu de jambes mais également pour son activisme affiché. Aujourd’hui, après son troisième titre au Grand Chelem, elle réalise un autre rêve. Naomi Osaka lance sa première campagne avec une maison de couture de luxe : Louis Vuitton. Pour la campagne printemps 2021 de la marque, réalisée par le directeur créatif Nicolas Ghesquière, Naomi porte une mini-robe kaléidoscopique ludique qui correspond parfaitement à l’amour des professionnels du tennis pour les couleurs et les imprimés audacieux.


Naomi Osaka est devenue l’ambassadrice de la grande maison de couture française. Elle est officiellement l’égérie de la maison Vuitton depuis lundi 11 janvier.

«Mis à part le tennis, ma passion c’est aussi la mode, et il n’y a pas de marque plus emblématique que Louis Vuitton», a déclaré Naomi Osaka. «C’est un tel honneur de travailler avec Nicolas, c’est un designer que j’admire tant et nous partageons un amour mutuel pour la culture et le style japonais. Devenir un ambassadeur mondial de la marque est vraiment un rêve devenu réalité pour moi. » avoue la sportive.

Avec un nouveau chapitre en tant qu’ambassadrice de la célèbre maison de couture française, le nouveau style de Naomi Osaka lui ouvre de nouveaux horizons.

Dorothée Audibert-Champenois Rédactrice de CnewsActusDothy – Facebook Cnews ACTUS – Twitter Instagram – Images Vogue/Vuitton – Naomi est photographiée par Annie Leibovitz

Le film sur la seule Reine d’Haïti Marie-Louise Christophe célèbre le 217éme anniversaire de l’Indépendance de l’île

« Marie-Louise Christophe une reine haïtienne en Grande-Bretagne » ce film réalisé en collaboration avec une chercheuse à l’Université du Lancashire central, Nicole Willson et la Chambre de commerce haïtienne en Grande-Bretagne a été diffusé le 1er janvier, le jour du 217ème anniversaire de l’indépendance d’Haïti. Ce docu-fiction part à la découverte de la Reine Marie-Louise qui après avoir vécu dans le faste et la gloire dans son Palais Sans-Souci, quitte Port-au-Prince avec ses filles, le 1er août 1821, à destination de Londres sous la protection de l’amiral anglais Sir Home Popham.

Marie-Louise Christophe était destinée à devenir reine. Vergniaud Leconte, le biographe de Marie-Louise rappelle cette histoire glorieuse et tragique pour le Roi Christophe, aimé un temps par ses sujets, allié de Toussaint Louverture, à l’image de Napoléon qu’il défie, cet ancien général devenu Henri 1er, roi d’Haïti, sera déchu de sa couronne royale avant de se donner la mort, le dimanche 8 octobre 1820.

Le samedi 1er août 1778 quand Marie-Louise Coidavid-Melgrin naît au Cap François sur l’habitation Bédiou, commune de Ouanaminthe d’une famille d’affranchis, Haïti et Saint-Domingue ne font qu’un, c’est la colonie de Saint-Domingue. Sa mère est Célestina Coidavid et son père Charles Melgrin Coidavid de la riche lignée Coidavid, était un publicain, il gérait une auberge très prisée par la noblesse de l’île, l’hôtel de la Couronne. La jeune Marie-Louise fréquente l’école et reçoit une éducation à la française. Comme les filles blanches, elle étudie avec ses professeurs particuliers, la musique et la peinture.

En 1792, elle est très jeune quand elle devient la maîtresse du général Christophe et un an plus tard, à  ses quinze ans Marie-louise épouse au Cap-Français, le général Christophe âgé de vingt-six ans.

Le mardi 26 mars 1811, après une messe suivie d’un banquet à Fort-Liberté, Christophe et Marie-Louise sont proclamés Roi et Reine d’Haïti par les officiers et soldats de l’armée. La Constitution royale reconnaîtra à Marie-Louise le titre de Reine d’Haïti, elle vient de succèder à l’Impératrice Marie-Claire Bonheur. Elle s’installe au Palais Sans-Souci, elle a sa cour, ses courtisanes, son secrétaire, son aumônier, ses chambellans, ses écuyers, ses pages et le gouverneur de ses pages. Marie-Louise est et sera la seule Reine d’Haïti.

Le couple royal s’établit dans l’immense château de Sans-Souci dont la construction coûtera près de quinze millions de dollars. La magnificence du château sera décuplée quand vers 1808 débute l’un des plus captivants attraits du magnifique Palais royal, le jardin de la Reine, appelée également Folies des dames. Le jardin botanique est entretenu avec des soins particuliers par les paysagistes et arboriculteurs du Roi qui, sous la direction du baron Thomas Béliard, le directeur des Eaux et Forêts, sera composé de fleurs, d’arbres fruitiers et d’essences les plus rares au milieu des vastes pelouses, des statues de marbre, des colonnes, des vasques et des fontaines. Une splendeur, une vie d’extravagance au milieu d’une population qui observe.

Le Roi Henri-Christophe et son épouse avaient le Cap François à leurs pieds, lui, l’ancien esclave, elle, Marie-Louise, une fille d’aubergiste mais de grande lignée.

Il n’y avait plus d’esclavage sur l’île. L’île de Saint Domingue, après ses sept années de guerre, était en paix et partageait une prospérité jamais connue auparavant, relèvent les historiens.

Déclaré roi, Henry-Christophe mis son gouvernement en marche. Le jeudi de chaque semaine, le roi tenait la cour, le matin pour les roturiers et le soir pour la noblesse. Le matin, il entendait les plaintes des planteurs, des ouvriers ou des soldats, et ‘rendait des jugements généralement justes, mais souvent sévères pour l’une ou l’autre des parties’.

Si cette étiquette de haut rang plaisait au Roi Henri 1er et à la Reine Marie-Louise, le monde entier se moquait de la noblesse paysanne du Roi. Avant d’être sacré Roi et Reine, le couple eu ensemble quatre enfants : le prince François-Ferdinand Christophe, le prince royal Victor-Henry Christophe et les deux princesses Améthiste et Athénaire.

Le pays du roi Henri 1er prospérait mais pas sa popularité. Les ambitions d’Henri-Christophe ont été une des raisons de sa chute. Il a construit des monuments fastueux, un Palais, une Citadelle et souhaitait faire plus pour moderniser son île : construire des routes pavées, des forts, des écoles. Une révolution éclate au sein du Royaume nous sommes en 1820. Le Roi impopulaire se suicidera le soir du 8 octobre 1820. Le Roi Christophe sera enseveli dans sa Citadelle non achevée.

La reine et ses deux princesses arrivent en Angleterre dans le même temps son fils Victor-Henry Christophe, le prince royal, est tué par les insurgés. La monarchie est abolie.

L’ancienne souveraine prend possession d’une luxueuse résidence à Pise, en Italie, où elle et ses deux filles, vécurent dans la plus grande discrétion. On reparlera de l’unique Reine d’Haïti dans les Mémoires d’Outre-tombe de François-René de Chateaubriand qui fera mention de la famille royale haïtienne dans sa principale oeuvre, publiée en 1850. Malgré toutes ses demandes, Marie-Louise Christophe n’a jamais pu revoir son île.

La Reine d’Haïti mourut en exil un soir de mars 1851, dans son château italien. Elle avait 73 ans. La Reine fut enterrée dans la petite chapelle du couvent des Capucins de Pise où, aujourd’hui encore, elle repose à côté de sa sœur Louisa et de ses deux filles, les princesses Améthyste et Athénaïs.

Dorothée Audibert-Champenois Rédactrice en chef de CnewsActusDothy – Facebook Cnews ACTUS – Twitter Instagram – Images Pinterest – Capture d’images Cnews ACTUS

Attaque de requin à Saint-Kitts-et-Nevis : L’étudiante en médecine mordue est amputée de la jambe

Le drame s’est déroulé près d’une île inhabitée, à mi-chemin entre Saint-Kitts-et-Nevis.

Selon les médias locaux, sept personnes sont allées faire du kayak à Booby Island quand une étudiante du groupe a été attaquée par des requins. L’attaque a eu lieu ce samedi 9 janvier. Le groupe de kayakistes était composé d’étudiants en médecine de Ross University. Sitôt sur l’île, les sept personnes ont décidé de se jeter à l’eau. C’est à ce moment que l’étudiante a été agressée par des requins. Le groupe de jeunes se baignait pourtant à moins de 200m du rivage.

La police alertée, a permis aux secours de transporter rapidement la victime à l’hôpital Alexandra de Nevis, rapporte le média en ligne SKNVibes. Mais les membres de l’hôpital ont déclaré que la jambe de l’étudiante était trop endommagée suite aux graves morsures du requin, ils n’ont pu sauver la jambe de l’étudiante. Finalement, des dispositions ont été prises pour transférer la victime à l’étranger pour des soins plus adtaptés.

C’est la deuxième attaque de requin dans la région en un mois. Le 10 décembre dernier à Orient Bay, à Saint-Martin un touriste français a été mordu également par un requin, rappelle Le Daily Herald de Saint-Martin.

Dorothée Audibert-Champenois Rédactrice en chef de CnewsActusDothy – Facebook Cnews ACTUS – Twitter Instagram – Images capture d’écran Cnews ACTUS SKNVibes.com

L’Université de la Havane sous le thème «Les Caraïbes et les impacts de la pandémie» organise sa 15ème conférence internationale

Le programme d’études caribéennes Norman Girvan de l’Université de La Havane pour la XVème Conférence internationale sur les études caribéennes aura pour thème principal «Les Caraïbes et les impacts de la pandémie Covid-19». La conférence aura lieu du 8 au 10 décembre 2021. La date limite des inscriptions est fixée au 22 octobre 2021.

Le programme d’études caribéennes «Norman Girvan» (Cátedra de Estudios del Caribe Norman Girvan) de l’Université de La Havane, créé en 2004, organise chaque année une conférence internationale dont l’objectif est de réunir de nombreux chercheurs caribéens pour débattre des problématiques de la région Caraïbe et élaborer des solutions dans tous les domaines.

La XIIIème conférence internationale de l’Université de la Havane – 9/12/19

La Conférence accordera la priorité aux discussions sur les effets et les réponses des pays et territoires des Caraïbes touchés par la pandémie du Covid-19. Comment cette maladie affecte les sociétés, les économies, les politiques publiques et sociales, la culture, l’environnement et les possibilités de développement dans la région, seront les principaux sujets à débattre dans cette prochaine conférence.

En plus d’être très vulnérables aux chocs économiques internationaux, les Caraïbes restent particulièrement fragiles face aux événements météorologiques, au changement climatique et aux mouvements transnationaux de marchandises, de personnes et de biote (la flore et la faune). « De ce constat, les discussions seront axées sur les possibilités régionales face aux impacts du Covid-19 et d’autres obstacles qui freinent le développement de nos pays et de la région dans son ensemble » annoncent les organisateurs de la conférence annuelle.

« Les intervenants qui abordent les scénarios géopolitiques et socioéconomiques dans les Caraïbes et l’hémisphère pour les années à venir seront privilégiés, ainsi que les propositions sur les politiques à envisager en faveur de l’élargissement et du renforcement des liens de Cuba avec le reste des Caraïbes.» précisent les responsables du programme d’études caribéennes Norman Girvan de l’Université de La Havane.

La XVème Conférence internationale sur les études caribéennes se réunira du 8 au 10 décembre 2021 et sera consacrée à l’analyse et au débat sur les impacts du Covid-19 dans les Caraïbes.

Pour participer à la Conférence, les inscriptions se font par e.mail à milamartinezreinosa@gmail.com et antonio_fromero@yahoo.com.

Dorothée Audibert-Champenois Rédactrice de CnewsActusDothy – Facebook Cnews ACTUS– Twitter Instagram – Images Facebook Université de la Havane

Pour sauver le lambi de la Caraïbe, une chercheuse préconise des écloseries et des nurseries géantes pour ces mollusques

Avec une durée de vie estimée de 25 à 40 ans, le lambi (Strombus gigas) est un mets délicat qui a longtemps été récolté comme nourriture et apprécié pour ses belles coquilles.

Après le homard, c’est l’une des pêcheries les plus importantes des Caraïbes. Malheureusement, l’espèce est confrontée au défi de savoir comment résister et prospérer. Sa population diminue constamment en raison de la surpêche, de la dégradation de son habitat et des dommages causés par les intempéries. Dans certains endroits, les populations sont si faibles que le reste des conques ne peut trouver de partenaire de reproduction. Cette situation désastreuse est urgente d’un point de vue écologique et économique annonce Harbor Branch de la Florida Atlantic University.

Pour protéger cette pêcherie de mollusques, les scientifiques du Harbour Branch Marine Studies Institute de l’Université Florida Atlantic ont consacré plus de 40 ans de recherche à la science et à l’art du lambi. Leur dernière contribution est un manuel d’utilisation de 80 pages qui fournit des illustrations et des photos complètes sur la façon de cultiver le lambi. Récemment publié par la National Shellfish Association, le guide sur l’aquaculture du Strombus gigas a été écrit en collaboration (pendant deux ans) avec des pêcheurs de Conservation Conciencia, de l’Association des pêches commerciales de Naguabo et de Porto Rico. Le manuel propose des projets d’écloserie et de nurserie, un vaste programme de conservation, d’éducation et de culture marine réparatrice pour le lambi.

Des milliers de coquilles d’escargots vides bordent la côte Caraïbe

«J’ai écrit cette édition pour les pêcheurs portoricains de la Naguabo Fisheries Association, qui apprennent maintenant à diriger l’écloserie et la pépinière de lambis de Naguabo», a déclaré le Dr Megan Davis, auteure et professeure de recherche en aquaculture et en élevage.

L’objectif est de produire jusqu’à 2 000 alevins de lambis dans une installation d’aquaculture gérée par des pêcheurs et de les relâcher dans l’habitat des alevins de conque. L’équipe travaillera avec la communauté des pêcheurs pour utiliser les infrastructures d’aquaculture de conques, pour fournir des revenus diversifiés à la communauté des pêcheurs, pour promouvoir les pratiques aquacoles et la future population aquacole pour la pêche et la sécurité alimentaire.

«Notre projet de culture du lambi à Porto Rico sert de modèle pour rendre les populations disponibles pour les pêcheries futures et pour soutenir la sécurité alimentaire ailleurs à Porto Rico et dans les Caraïbes» assurent les chercheurs.

Avec la publication récente de ce manuel du savoir-faire, le Dr Megan Davis et ses partenaires ont élargi la demande à travers les Caraïbes, y compris les Bahamas, Porto Rico, Curaçao, Antigua et les îles Turques et Caïques. 

Dorothée Audibert-Champenois Rédactrice de CnewsActusDothy – Facebook Cnews ACTUS – Twitter Instagram – Images Megan Davis queenconch202 -Source Harbor Branch  et Florida News Times

 

L’«Eddie Murphy» haïtien explose sur YouTube, plus de 36 millions de vues pour «Nou Chajé ak Pwoblèm»

«SeJoe est l’un des comédiens haïtiens les plus drôles à ce jour. Il m’a fait pleurer de rire sans effort. Ma famille et moi avons regardé cette comédie stand-up tant de fois, et nous voulons plus de SeJoe!. Nous voulons plus! Oui, oui oui ». Les avis des spectateurs en ligne encensent le stand-up en créole de SeJoe.

Avec plus de 36,5 millions de vues sur sa chaîne Youtube, le comédien haïtien américain «SeJoe» de son vrai nom Joseph Ducasse est un influenceur, roi du contenu qui qui fait du chiffre sur le Net .

Surnommé l’«Eddie Murphy» des Haïtiens-Américains, «SeJoe» a son émission spéciale sur Amazon Prime :  «Nou Chaje ak Pwoblèm» (We Got A Lot of Problems) en français : Nous avons beaucoup de problèmes.

«Nou Chaje ak Pwoblèm» est une prestation humoristique d’une heure, écrite et produite par SeJoe. Il est enraciné dans les traditions folkloriques haïtiennes qui mettent l’accent sur la politique d’Haïti et de l’Amérique, l’importance de la langue et les contradictions de la religion.

Né à Brooklyn, mais élevé en Haïti, Se Joe a fréquenté une école catholique pour garçons et a joué un temps au ballon rond. Dans le sud de la Floride, il a étudié la biologie, la chimie et le français à la Florida State University.

SeJoe commence à publier des vidéos en ligne en 2009 quand il décide d’arrêter ses études à la faculté de médecine. Aujourd’hui, cette chaîne compte plus de 36,5 millions de vues sur YouTube et Sejoe a généré plus de 250 000 abonnés sur les réseaux sociaux. SeJoe est trilingue: parle couramment l’anglais, le créole haïtien et le français.

Dorothée Audibert-Champenois Rédactrice de CnewsActusDothy – Facebook Cnews ACTUS – Twitter – Image Facebook Se Joe

En Haïti, les vendeuses «Madan Sara» font tourner l’économie, ces héroïnes sont au centre d’un film-documentaire

Stigmatisées socialement, les «Madan Sara» sont pourtant essentielles dans la société haïtienne car l’économie de l’île s’appuie largement sur leurs activités quotidiennes.

Une Madan Sara et le réalisateur Etant Dupain

Etant Dupain est allé à leur rencontre dans plusieurs marchés. il livre leur témoignage mais aussi explique le pouvoir de ces femmes haïtiennes dans son long documentaire «Madan Sara».

Elles s’appellent Monique Metellus ou Clotilde Achille, elles font partie des centaines de milliers de femmes en Haïti qui, chaque jour, génèrent des centaines de millions de dollars, rappelle le réalisateur haïtien, Etant Dupain. Sans elles, l’île ne survivrait pas sans leurs légumes, leurs produits, leur artisanat, tout ce qu’elles vendent sur les marchés publics. Sans cette économie informelle, des milliers d’enfants et d’étudiants auraient peu de chance de s’émanciper hors du pays.

Le cinéaste-producteur, Etant Dupain, dont la mère était «Madan Sara» a réalisé un long métrage dans lequel il montre la force de ces femmes qui bravent toutes les difficultés pour faire vivre leurs proches. En Kreyol sous-titré en anglais, le film-documentaire est sorti en ligne en novembre dernier.

Une nuit de février 2018, un incendie détruisait une partie du plus grand marché historique d’Haïti. L’une des deux halles du Marché en Fer était entièrement consumée faisant disparaître plusieurs mois de travail pour certaines vendeuses. Après la consternation et la sidération les vendeuses infatigables ont repris leur quotidien, le seul métier qu’elles connaissent et le seul qui les fait vivre chaque jour.

Les «Madan Sara», sont toutes ces femmes courageuses et braves de la République haïtienne. Monique Metellus, interviewée par le journaliste-réalisateur Etant Dupain est heureuse d’être une «Madan Sara» : «Je suis fière» dit-elle avec un sourire «lourd».

Monique Metellus, Madan Sara

Le travail est dur pour celles qui se lèvent tôt et s’installent dans et autour des marchés de Kenscoff, de Croix-des-Bossales, de la ville du Cap ou du marché Tête-de-L’eau à Pèlerin 2. Malgré des difficultés importantes et une stigmatisation sociale, les «Madan Sara» s’acharnent au travail pour permettre à leurs enfants de fréquenter les écoles, pour loger leur famille et se nourrir chaque jour. En réussissant à assurer une vie meilleure aux générations à venir, elles restent des piliers de l’économie du pays, constatent les économistes  Eddy Labossière et Camille Chalmers, invités dans le film-documentaire. Un travail «très dur, à 1000%» affirme l’écrivaine Edwige Dantica interrogée dans «Madan Sara» d’Etant Dupain.

Clotide Achille est une veuve cinquantenaire, elle vit dans le quartier de Fermathe dans Port-au-Prince. Elle témoigne et raconte comment, mère de 5 enfants, elle a élevé ses petits mais également ces cinq petits-enfants. Clotide vend des légumes au marché de Pèlerin.

Clotide Achille, Madan Sara

Sans assurance, sans assistance sociale ni aides de l’État, les vendeuses haïtiennes travaillent dans un secteur qui manque totalement d’investissements, d’infrastructures et d’aide de leur gouvernement.

Le réalisateur Etant Dupain, est journaliste, producteur et réalisateur. Il accompagnait sa mère une «Madan Sara», vendeuse de légumes au marché communal.

Dorothée Audibert-Champenois Rédactrice en chef de CnewsActusDothy – Facebook Cnews ACTUS – Images capture d’écran Cnews ACTUS

Pilotes sur la LIAT, le père et la fille sont «fiers du chemin parcouru» par les caribéens dans l’aviation

«Pour moi, c’était épique. J’étais excitée et un peu émotive, mais je l’ai très bien caché car nous avions fort affaire en cabine. Mais, je ne peux que me souvenir, d’être vraiment fière du chemin parcouru en tant que Noirs. J’étais fière de lui, fière de moi en tant que femme et fière de nous en tant que famille. » Ce sont les déclarations d’une fille à son père. D’un père qui a inspiré sa fille Fiona et son fils Antoine, tous les deux pilotes à Antigue, une île anglophone située dans la Mer des Caraïbes.

Fiona et son père Wade Austin-McDonald étaient tous les deux pilotes dans la principale compagnie aérienne d’Antigue, la LIAT avant que le commandant Wade ne prenne sa retraite le mois dernier à 65 ans, l’âge obligatoire pour les pilotes professionnels.

Wade Austin-McDonald est né au Guyana mais réside depuis plusieurs décennies à Antigue. Dès l’âge de 7 ans, le jeune Wade rêve d’être pilote. Le vrai déclic, il l’aura quand son grand cousin achète et lui offre : « un jet jouet PanAm», Wade Austin-McDonald se confie à la journaliste Tangerine Clarke. «Je me souviens encore l’avoir aimé. Je l’ai gardé dans ma boîte à jouets pendant de nombreuses années », confie l’ancien commandant à la retraite.

Après cet épisode, les années passent et Wade Austin-McDonald étudie à la Charlestown Government Secondary School de Georgetown puis l’aspirant pilote fréquente la prestigieuse Embry-Riddle Aeronautical University de Daytona Beach, en Floride. En 1976, le jeune homme obtient sa licence de pilote commercial (instruments, multi moteurs). Pour son premier emploi, il rejoint l’équipage de la Guyana Airways Corporation, puis est embauché chez WinLin Airlines de Sainte-Lucie, où il est promu pilote en chef, chargé de la formation des aviateurs du transporteur caribéen.

Pilote accompli, Wade Austin-McDonald entre dans la compagnie Liat, à l’âge de 21 ans où il est détaché auprès de Monserrat Aviation Services, avant d’être muté en 1986 à Antigue. Il y fera toute sa carrière.

Il aura passé 34 ans avec cette compagnie comme capitaine et 20 ans comme aviateur et examinateur, responsable de la formation et de la vérification en vol des pilotes. Le commandant de bord, Wade Austin-McDonald, a enregistré plus de 23 000 heures de vol vers le Canada, les États-Unis, les îles de la Caraïbe et en Guyane. Il s’est également envolé pour la France, Toronto et Bogotá Columbia pour des formations en vol et des contrôles de pilotes.

L’histoire de cette famille de pilotes a été révélée quand Wade Austin-McDonald a pris sa retraite à 65 ans passant définitivement le flambeau à sa fille, Fiona 44 ans. Une passion de l’aérien que sa fille développe quand elle croise pour la première fois une hôtesse de l’air dans un cockpit. 

Début décembre, à son père également son formateur, la pilote a adressé un émouvant message sur Instagram qu’elle a partagé avec ses abonnés : « Joyeux anniversaire et bonne retraite papa. Ce fut un honneur de voler avec toi. Tu nous as appris à travailler dur pour ce que nous voulons et tu as transmis tant de connaissances à de nombreux hommes et femmes des Caraïbes qui sont devenus de grands pilotes grâce à des formateurs comme toi.»

L’ancien pilote de la compagnie la Liat fait partie de l’histoire de l’aviation caribéenne. Jeune, il s’est entraîné aux côtés des premières pilotes féminines de Guyane, Beverly Drake et Cheryl Moore, devenues plus tard des aviatrices pour la Guyana Defence Force.

«Être dans les airs m’apaise. Je suis tranquille, c’est une passion» conclut le pilote qui avoue qu’il aime également la musique, les activités de carnaval et la photographie. Wade Austin-McDonald espère toujours poursuivre sa carrière dans l’aviation mais cette fois en tant qu’inspecteur des opérations aériennes.

Dorothée Audibert-Champenois rédactrice en chef de CnewsActusDothy – Facebook Cnews ACTUS – Twitter Instagram – Images Instagram

 

Virus : En Jamaïque, le variant anglais signalé chez 4 personnes, l’ouest de l’île préoccupant, vols suspendus vers l’Angleterre

Samedi 2 janvier 2021, lors d’une conférence de presse virtuelle, Le ministre de la Santé, le Dr Christopher Tufton, a confirmé que quatre passagers qui étaient sur le dernier vol du Royaume-Uni à la Jamaïque avant l’interdiction de voyager, ont été testés positifs pour la nouvelle souche. Selon le ministre, les échantillons ont été envoyés à l’Agence de santé publique des Caraïbes (CARPHA) pour une analyse plus approfondie.

Dr Christopher Tufton et Dr Jacquiline Biasor-McKenzie au Ministère de la Santé à Kingston

Le vol britannique avec 301 passagers est arrivé en Jamaïque le 21 décembre dernier. Les passagers du vol ont été mis en quarantaine et testés et 20 passagers ont été testés positifs au virus. Le gouvernement jamaïcain a dans le même temps, prolongé l’interdiction des vols en provenance ou vers le Royaume-Uni jusqu’au 31 janvier 2021.

Le Dr Christopher Tufton a déclaré que les responsables de la santé n’avaient aucune preuve attestant que la nouvelle souche circule dans l’île.

Dr Christopher Tufton, Ministre de la santé – CoNférence de presse 2 janvier 2021

A contrario, le ministre a fait part de ses préoccupations sur la situation sanitaire du pays avec un taux de positivité au coronavirus de 23% dès les premiers jours de l’année. Un chiffre qui représente le taux de positivité le plus élevé de ces huit dernières semaines, a précisé le Dr Christopher Tufton.  L’augmentation des mouvements de la population due aux voyages internationaux et les célébrations de la saison de Noël expliqueraient cette tendance, affirme le ministre de la santé, qui se dit inquiet, en particulier pour la zone ouest de l’île. «Bien si c’est prématuré, les données montrent une augmentation du nombre de cas signalés, en particulier dans l’ouest de l’île» a relevé le Dr Christopher Tufton lors de cette conférence de presse virtuelle. La paroisse de Westmoreland, dans l’ouest de la Jamaïque compte 690 cas de personnes infectées au Covid-19.

Selon les dernières informations du ministère de la santé, la Jamaïque comptait ce lundi 4 janvier 2021 : 12931 cas de COVID-19. Il y a eu 523 cas confirmés entre le 18 décembre 2020 et le 1er janvier 2021 a ajouté Le Dr Christopher Tufton.

Dorothée Audibert-Champenois Rédactrice en chef de CnewsActusDothy – Facebook Cnews ACTUS – Twitter Instagram – Source Jamaica Information Service – Image Rudranath Fraser

 

Le 28ème Festival des lauréats du prix Nobel qui célèbre Derek Walcott et Sir Arthur William Lewis

Les paroles du prix Nobel, Sir Arthur William Lewis font toujours écho sur son île : « Le remède fondamental à la pauvreté n’est pas l’argent mais la connaissance. »

Sir Arthur William Lewis, Prix Nobel d’économie 1979

Dame Pearlette Louisy, le Présidente du Comité du Festival des lauréats du prix Nobel annonce les dates du Festival annuel des lauréats du prix Nobel. Attendu et suivi par de nombreux saint-luciens, il se déroulera du 6 au 31 janvier 2021 sous le thème : Celebrating Excellence: Challenge, Uncertainty, Opportunity.

Dame Pearlette Louisy

En partenariat avec le gouvernement de Sainte-Lucie et First Citizens Investment Services, le Festival des lauréats du prix Nobel, qui célèbre sa 28e année, rend hommage aux deux lauréats du prix Nobel, Sir William Arthur Lewis et Sir Derek Alton Walcott. Il se déroulera dans des conditions particulières

Les deux conférences commémoratives des lauréats du prix Nobel se tiendront avec un nombre limité de personnalités. Le Comité signale que tous les évènements seront accessibles en ligne, via Zoom et Facebook Live, avec un relais médiatiques pour informer et alerter ceux qui n’ont pas accès aux réseaux sociaux. Depuis bientôt trois décennies, le Comité du Festival des lauréats du prix Nobel célèbre régulièrement deux de ces éminents hommes, deux Prix Nobel originaire de la petite île de Sainte-Lucie, voisine de la Martinique. Deux îles qui ont en commun, une histoire et leur langue créole. Mais c’est dans d’autres domaines que Sir Arthur William Lewis et Derek Alton Walcott sont honorés chaque année sur cette île anglophone.

Sir Arthur Lewis, né le 23 janvier 1915 à Sainte-Lucie est mort le 15 juin 1991 à Bridgetown à la Barbade. L’économiste saint-lucien, remporta le prix Nobel d’économie en 1979 pour ses travaux en économie du développement.

 En 1992, le Prix Nobel de littérature est décerné au poète antillais de langue anglaise Derek Alton Walcott. Poète, dramaturge et artiste saint-lucien de langue anglaise, il est né le 23 janvier 1930 à Castries, est mort le 17 mars 2017 sur son île. Derek Walcott est surtout connu pour son poème épique Omeros, une adaptation de l’Iliade aux Caraïbes.

Medford Francis, le directeur général adjoint de la Banque de Sainte-Lucie, principal soutien au Festival déclarait en février dernier : «Pour nous, à la Banque de Sainte-Lucie, la décision de s’associer au Comité du festival des lauréats du prix Nobel est toujours facile parce que l’essence de ce festival est une célébration de notre peuple; de qui nous sommes et surtout une reconnaissance du potentiel énorme qui se trouve en nous. La réussite de nos lauréats du prix Nobel est un témoignage clair de notre potentiel et la mise en valeur de leur travail, comme nous le faisons à travers les initiatives louables du Comité des lauréats du prix Nobel, contribue grandement à renforcer la confiance de notre nation».

Le programme de cette année comprend la conférence commémorative Sir Derek Walcott (mardi 19 janvier, Centre administratif des finances, 19h30) prononcée par le Dr Adrian Augier, lauréat des arts et des lettres des Caraïbes et la conférence commémorative Sir Arthur Lewis (jeudi 21 janvier, Finance Administrative Centre, 19h30) prononcé par le professeur Aldrie Henry-Lee, directeur de l’Institut Sir Arthur Lewis pour les études sociales et économiques du campus UWI Mona.

Le Festival des lauréats du prix Nobel rappelle que les deux conférences qui seront présentées par des ressortissants de Sainte-Lucie seront enregistrées par le Réseau national de télévision (NTN) pour diffusion et transmission sur Facebook Live.

Dorothée Audibert-Champenois Rédactrice de CnewsActusDothy – Facebook Cnews ACTUS – Twitter Instagram – Images ©️Archives Saint-Lucia –   ©️Encaribe –  ©️Festival des lauréats du prix Nobel