Passi présente «Django», un hymne pour la liberté contre les inégalités, le martiniquais Ody Steven Luchel co-réalise le nouveau clip

«Django galope et chante à l’Horizon dans un champ de liberté» sur fond de coucher de soleil dans un immense désert américain. Dans ce décor de western, le chanteur Passi, n’est pas un simple interprète. Celui qui se définit également comme cinéphile, est co-réalisateur de son dernier clip «Django».

«Je suis Noir, fier et je bosse dur…Je porte ma voix vers celle et ceux qui m’entourent et ceux qui me suivent. J’essaye d’avoir un message d’unité et d’évolution», plaide Passi, meurtri, déçu de cette société violente et inégalitaire. Mais l’homme est aussi plein d’espoirs, il s’exprime rebelle et vainqueur dans sa dernière production au titre évocateur : «Django».

Passi n’est pas un artiste qui fait les choses à moitié, si son métier est de divertir, militant, il s’arroge le droit de dénoncer dans ses textes ce qui va mal. Son nouveau titre «Django » évoque le «ras-le-bol» des communautés noires toujours confrontées au racisme systémique et aux violences policières qui gangrènent leur quotidien aussi bien aux Etats-Unis qu’en Europe. S’il a été tourné bien avant la période George Floyd, précise l’artiste, il s’inscrit dans ce contexte «qui nous empêchent d’avancer» explique le chanteur Passi qui a répondu aux questions de notre rédaction.

Pourrait-on alors évoquer, l’obsession, la traque d’un homme blessé en quête d’évasion ou de liberté? «Non», répond le chanteur et compositeur franco-congolais «Je pense à l’Afrique, l’Occident, je pense aux jeunes des quartiers populaires aux migrants, beaucoup ont besoin de liberté, ont besoin d’évoluer».

Interprété avec justesse, prêtant aux codes cinématographiques du western spaghetti ce qui a fait la gloire de Sergio Corbucci et Franco Nero et s’inspirant des grands péplums hollywoodiens, «Django» a immédiatement séduit  les internautes comme leurs aînés dans les années 1960. Un comédien est-il né ? : «Oui, j’adore jouer et réaliser, j’ai quelques projets en route, qui sont en lecture ou en cours de production… Je croise les doigts» avoue le chanteur. Dans la foulée, pas peu fier de sa co-réalisation d’avec le martiniquais Ody Steven Luchel, Passi annonce les prochains titres et mini-métrages qui accompagnent «Django» qui n’est qu’un avant-goût de son prochain album.

En réalité, Passi n’est pas tout à fait à son premier coup d’essai, ses débuts dans la réalisation commencent en 1998 quand il réalise son premier clip. «79 à 99» comptabilise aujourd’hui près de 4 millions de vue. «Je suis cinéphile et amoureux de l’image. J’en suis à plus de 15 réalisatisations dont un documentaire. Outre la musique je suis de plus en plus devant la caméra» ajoute le chanteur qui approuve l’idée que «Django» pourrait être sélectionné dans la catégorie des courts-métrages de fiction dans un Festival.

Un projet de titan raconte Passi : «Il y a des images tournées en région parisienne et d’autres prises aux Etats-Unis. Dans cette énorme production, j’avais ma team Issap pour gérer la prod, le maquillage ou le casting. Parmi les acteurs, Julia Mbengue (Brudmila), Sébastien Fallourd (Calvin Candy), Marie Nagoya, Alexis Sadefob, Yedi Masua dans les rôles d’esclaves.»

Pour un rendu presque parfait, le chanteur-réalisateur qui assure représenter un label indépendant, a pris son temps dit-il : «Il y a eu 3 journées de tournage sur plusieurs jours et beaucoup de post production. Avec mon ami et co-réalisateurs Ody SL on a pris notre temps sur ce clip. Sur mon prochain album dont est tiré «Django», j’ai commencé à tourner des clips pour les prochains titres, toujours dans des concepts ciné. «Django peut être considéré comme l’épisode 1».

Que traduit un tel film, une telle mise-en-scène, un parti pris mi-western, mi-film historique. Quelle revendication, quel est le message de «Django» ? Passi a les réponses : «Le message reprend celui de mon premier groupe Ministere Amer avec des années d’expérience et de sagesse en plus. Les chaînes mentales, le plafond de verre, les classes sociales, l’Afrique Vs l’Occident, cette éternelle course vers la liberté et la prospérité dans ce monde d’esclave capitaliste». Pour mémoire «Ce ‘I Have a Dream’ de Martin Luther King, ce «I Can’t Breathe’ de George Floyd ou ce «J’étouffe, je veux respirer» d’Adama Traoré mort un 16 juillet 2016 à Beaumont-sur-Oise ou encore plus récent «cette hargne dans les yeux des migrants». Cette même liberté qui manque encore à énormément de gens sur cette planète, pour eux «Django»«Galope et chante à l’horizon dans un champ de liberté»…

«Quand Passi m’a fait écouter le son de «Django» au studio, j’ai tout de suite adhéré au projet. Il y a beaucoup de message dans ce titre, mais le message essentiel, est qu’on se bat tous les jours pour notre liberté», approuve le second réalisateur Ody SL (Ody Seven Luchel).

Plus qu’un clip, «Django» le nouvel opus du chanteur Passi est un court-métrage dans lequel il performe mais qui lui permet, dans le même temps de signer une co-réalisation réussie. Celui qui en binôme a été choisi pour concevoir ce clip est le producteur, réalisateur martiniquais, Ody Steven Luchel (Ody SL), fondateur de la boîte de production O’Vision Prod.

«C’est un projet qui s’est fait en plusieurs étapes. Il y a eu un énorme travail de préparation pour les décors, les costumes. On a pris notre temps pour que ce clip soit fait dans de bonnes conditions. C’était un vrai challenge à relever», explique le co-réalisateur.

Ody Steven Luchel a assuré la partie technique, la mise en scène et la post-production via O’Vision Prod, il reste surpris des conditions climatiques qui n’ont en rien perturbées la direction d’acteurs.

Du point de vue des comédiens, tourner dans des conditions de grand froid, n’était pas un handicap pour une équipe très engagée dans la réussite du clip. «On ne le sait pas, mais toute l’équipe technique était en blouson quand les comédiens portaient des vêtements très fins alors que le thermomètre était au dessous des 5 degrés» s’amuse le producteur martiniquais.

Cette fin d’année (dans la continuité de la crise sanitaire inédite) est contrariante sur tous les plans : «Plus de concerts. moins d’événements, moins d’échanges et moins d’opportunités professionnelles et encore moins de voyages».  Mais, ce serait sans compter sur le tempérament de bosseur du chanteur, compositeur et réalisateur car Passi à de quoi faire. Le chanteur franco-congolais confirme la prochaine sortie dans les bacs de son prochain album. Par ailleurs, Passi suit et produit deux artistes, et à court terme, il participera à la promotion d’un long métrage de fiction dans lequel il est l’acteur principal aux côtés d’Ursula Strauss (une actrice autrichienne). «Le Prince» sera dans les salles obscures à partir de février 2021.

En attendant, Passi partage déjà ses voeux de fin d’année : «De la joie pour ma famille, la santé et que 2021 vous fasse aimer mes nouvelles créations. De vous retrouver vite en concert !  Et, je souhaite du love, du bon son et des bons films pour kiffer et voyager dans ces périodes de confinement. Pas Ladjé Foss ! Joyeux Noël et bonnes fêtes de fin d’année».

Une fin d’année studieuse et des projets aboutis qu’il faut promouvoir dans les Festivals, dans les cinémas, une période chargée qui occupe Ody Steven Luchel qui trouve le temps de conseiller ses proches : «Courage et force pour tout ce que vous allez entreprendre dans ce contexte de Covid-19. Pa Ladjé Foss !» conclut le réalisateur, monteur et producteur martiniquais.

Le meilleur pour «Django».

YouTube : @passi_issap
Fcbk : @passi_officiel
Twtr : @passi_issap

O’Vision Prod Ody SL (Producteur et réalisateur) Facebook Ody Steven Luchel 

Propos recueillis par Dorothée Audibert-Champenois Rédactrice en chef de @C’news Actus Dothy @Do Thy – Facebook Twitter Instagram @C’news Actus Dothy – Images ©️ Passi-O’Vision Prod / Capture d’images «Django»

Aya Nakamura sur une affiche géante à Times Square déclenche la folie sur les réseaux sociaux

C’est la consécration pour Aya Nakamura. La chanteuse française qui vient de dévoiler son nouvel album studio, AYA, s’expose en grand à Times Square un quartier de la ville de New York, situé dans l’arrondissement de Manhattan.

Spotify, le géant de la musique lui a consacré une publicité extraordinaire aux États-Unis. Depuis vendredi 13 novembre, la jeune femme de 26 ans est affichée sur d’immenses affiches publicitaires. Les passants peuvent l’admirer, elle est tout en hauteur.

Pour ce troisième opus, Aya Nakamura a opté pour des featurings avec des stars internationales, Stormy, Oboy et Mme Banks.

Sur les réseaux sociaux, les fans d’Aya Nakamura n’ont pas tardé à liker par milliers lorsqu’ils ont vu leur chanteuse dans les rues de Times Square. Sur Twitter, de nombreux messages admiratifs défilaient dans les fils d’actualité, saluant la nouvelle Diva :  «OMG, mais Aya, tu es une reine», «vraiment la meilleure Aya, je ne veux rien entendre», pouvait-on lire.

Depuis la sortie de son album AYA, elle grimpe à la première place, devant Ninho, Dadju et Naza. Ce vendredi 13, jour de chance, la marque de vêtements Pretty Little Things a offert à la chanteuse un beau gâteau pour fêter la sortie de son nouvel opus : Cette robe jaune fluo de Aya Na­ka­mura sur son compte Ins­ta­gram @aya­na­ka­mura_of­fi­ciel.

Son producteur est lui aussi aux anges. Vladimir Boudnikoff lui a écrit un tendre message visible sur son compte Instagram.

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram @C’news Actus Dothy @Do Thy

Martiniquaises, ces influenceuses ont lancé «WibeClub», une vaste marketplace pour soutenir l’économie locale

Vous recevrez sans doute un appel téléphonique qui vous demandera de rejoindre la communauté Caribbean Business, ne soyez pas surpris d’entendre au bout du fil deux jeunes femmes de la génération digitale. Des business women conscientes, actives et visionnaires, qui d’une part s’engagent pour leur communauté, et de l’autre, veulent soutenir et promouvoir efficacement le vaste marché antillais. Dans une période sanitaire inédite, l’idée est saluée par nombre de professionnels qui commercent sur les réseaux sociaux.

Cindy Bouton et Aureline Bresler

Cindy Bouton et Aureline Bresler lancent avec toute leur énergie, WibeClub,  un énorme marché 2.0 dans l’espoir de créer une chaîne solidaire entre caribéens, professionnels ou particuliers, où qu’ils résident.

«Notre offre ne se limite pas à une simple marketplace, tout notre concept tourne autour du fait de fédérer notre communauté, d’où le terme Club. Club car nous souhaitons faire jouer ce réseau pour exporter notre savoir faire au-delà de nos frontières caribéennes !».

Respectant les règles de distanciations sociales, les deux partenaires ont convenu que cette rencontre serait en distancielle. Cindy Bouton, à Paris et Aureline Bresler à Fort-de-France, ont reçu virtuellement notre rédaction.

©️WibeClub

C’news Actus Dothy ( CNAD)  :  Pourquoi un pareil projet ?

Wibe Club (Cindy Bouton) : Nous sommes deux amies d’enfance originaires de la Martinique. Régulièrement, nous faisions le constat que le savoir-faire caribéen n’était pas suffisamment mis en avant contrairement à d’autres communautés. En discutant des solutions qui pourraient changer cette situation, nous avons décidé cette année de nous lancer dans l’aventure WibeClub.

CNAD : Concrètement ?

Wibe Club : Notre idée de départ était de lister les entreprises caribéennes afin de les faire figurer dans un annuaire digital. Rapidement, nous avons fait évoluer le concept en offrant la possibilité à ces entreprises d’avoir un nouveau canal digital de distribution via une marketplace. Actuellement, plus de 250 entreprises sont référencées et la liste est encore longue !

©️WibeClub

CNAD : L’expérience a déjà fait ses preuves sur le Net ! En quoi est-ce différent?

Wibe Club :  Nous ne parlerons pas de différence, mais de complémentarité. Pour les consommateurs, nous souhaitons apporter une solution alternative pour tous ceux qui aimeraient soutenir l’économie locale. L’objectif est de faciliter l’accès aux produits et services issus de notre communauté. Pour les entreprises, notre objectif est de les accompagner dans le développement de leur activité au travers des différents services que nous proposons.

CNADPourquoi ce choix ?

Wibe Club : L’Empowerment de notre communauté est notre moteur !
Nous sommes convaincues qu’en faisant converger les intérêts individuels de chaque entrepreneur et en travaillant ensemble sur leur objectif commun, on aidera à faire prospérer et à développer l’économie locale! Et puis, aujourd’hui, nous prenons de plus en plus conscience que, collectivement, nous pouvons faire réellement bouger les choses même avec de simples actions.

CNAD Vous vous êtes formées comment ?

Wibe Club : Nous sommes totalement autodidactes.
Pour la conception du site internet (www.wibeclub.com), nous avons fait appel à un webmaster mais pour le reste nous gérons entièrement !
Dans un second temps, on se fera  accompagner par un professionnel de la communication pour donner plus de visibilité aux entreprises adhérentes à Wibe Club.

CNADQue faisiez-vous avant ce projet ?  

Wibe Club  – CindyAprès un bac général option ES, je suis partie poursuivre mes études en Métropole où j’ai obtenu un DEUST en gestion dans l’économie sociale et solidaire, un Master 1 en banque et assurance et un Mastère spécialisé en audit interne et contrôle de gestion. Après l’obtention de mon mastère je suis partie travailler pendant 2 ans à Tokyo en tant que contrôleur de gestion dans une entreprise industrielle Française. Dès mon retour j’ai lancé mon premier business dans le Prêt-à-porter. Je suis dans la finance d’Entreprises, dans le sport, en plus de développer le WibeClub.

AurelineUne fois que j’ai obtenu mon bac général option ES, j’ai suivi un BTS Management des Unités Commerciales. J’apprécie le relationnel et le fait de composer avec des personnalités totalement différentes pour arriver à un objectif commun. J’ai poursuivi mes études dans l’Hexagone également, pour obtenir une Licence puis un Master RH spécialisé dans les Relations sociales & Négociation (Bac+5). Après 9 ans et malgré un poste en CDI,  j’ai fait le choix de retourner sur mon île natale la Martinique.

©️WibeClub

CNADVous vous définissez comment ?

Cindy : Optimiste et énergique. Aureline : Positive et Persévérante.

CNADVous vivez à Paris ?

Wibe Club –  Cindy Bouton  : Je vis à Paris et je retourne régulièrement me ressourcer en Martinique (au moins une fois par an). Aureline : En Martinique depuis un peu plus de 2 ans !

CNADCe projet est-il lié aux conditions sanitaires et sociales que nous traversons ?

Wibe Club : Les conditions sanitaires et sociales liées à la Covid-19 nous ont conforté dans notre choix mais n’ont pas été le déclencheur. Aujourd’hui, plus que jamais, digitaliser son business est devenu VITAL pour toute entreprise. C’est aussi une façon de se réadapter, d’être au plus près de sa clientèle et de faire face à cette période difficile liée à cette crise que nous traversons depuis quelques mois.

CNAD : Quand démarre cette plateforme ?

Wibe Club : Si tout se passe (comme nous le souhaitons), dès la mi-novembre. Ce grand marché digital sera ouvert à tout artisan, entrepreneur et artiste caribéen souhaitant digitaliser son business. Ils pourront la tester gratuitement et sans engagement pendant 1 mois ! En attendant, ils peuvent se référencer gratuitement sur notre annuaire.

CNADQue peut-on vous souhaiter ?

Wibe Club  : (rires)… Longue vie et la santé ! Que tous nos projets voient le jour !

 

Wibe Club est une vaste boutique en ligne pour les particuliers et les professionnels caribéens. Vous souhaitez avoir plus de visibilité et développer votre activité grâce au digital ? Vous êtes au bon endroit !

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram @C’news Actus Dothy @Do Thy – Images Instagram Cindy Bouton perso

 

Dennis Rodman collectionne des jetons d’esclave dont une médaille d’émancipation «C’est comme la liberté de quelqu’un dans vos mains»

Collectionneur de pièces de monnaie historique, l’ancien basketteur Dennis Rodman, avec l’aide de l’American Numismatic Association prépare une prochaine exposition pour 2021. Dans sa collection acquise aux enchères, figure sa pièce fétiche, celle de George Washington qui compose l’une des grandes collections de Washingtoniana, la William Spohn Baker Collection.

Aux côtés de cette pièce rare ce sont nombre de jetons d’esclave qui compose également cette collection unique. Dennis Rodman participe à la préservation du patrimoine culturel noir américain en récupérant ces jetons d’esclaves : « En tant que collectionneur de pièces, j’ai beaucoup aimé celles-ci, et il n’y en a que quelques-unes connues. Le jeton esclave, l’émancipation d’Henry Clarck. C’est évidemment une part unique à cette personne. C’est en soi un objet à collectionner».

La pièce maîtresse de cette collection est la médaille d’émancipation, estime Dennis Rodman: «Cela transcende la collecte de pièces. . . C’est une chose patriotique, quelque chose à propos du bien qui l’emporte sur le mal. C’était littéralement la liberté de quelqu’un entre vos mains. C’est plus que simplement acheter quelque chose. C’est votre vie. Ils n’avaient pas de permis de conduire, mais c’était la vie de quelqu’un. Je pense que c’est assez important.»

            «Ne suis-je pas un homme et un frère» – Californie. 1796 –

 

En 1787, en réponse à une pénurie persistante de pièces de monnaie officielles, certains marchands et commerçants britanniques ont commencé à produire leurs propres pièces et jetons frappés à titre privé pour la circulation locale.

«Ne suis-je pas une femme et une soeur».

Le jeton d’un demi-sou (à gauche), qui a été fabriqué à Birmingham, porte le sceau de la Société pour l’abolition de la traite des esclaves sur l’avers ( le côté de la monnaie portant l’effigie). Une paire de mains jointes portant l’inscription «Que l’esclavage et l’oppression cessent dans le monde» apparaît au revers.

 

Dennis Rodman a de multiples vies, tantôt collectionneur d’objets de grande valeur patriotique le sportif est aussi écrivain. Et pour rendre visible le livre-mémoires qui loue ses records, il n’a pas hésité à se travestir en épouse, traversant les rues de New York.

C’était en 1996, pour promouvoir «Bad As I Wanna Be». Dennis Rodman a enfilé une robe de mariée sur mesure, fabriquée en France.  Ses demoiselles d’honneur en smoking escortaient  sa calèche, une Barnes & Noble sur la Cinquième Avenue. Dennis Rodman  répétait à l’envi qu’il était bisexuel et qu’il se mariait.

Provocation? sans doute. Mais bingo !  Le coup publicitaire a fonctionné et son livre «Bad As I Wanna Be» est rapidement arrivé en tête de la liste des best-sellers du New York Times et y est resté pendant 20 semaines. Une prouesse réalisée sans les réseaux sociaux, absents du Net à cette époque.

L’ancien attaquant du Basketball Hall of Fame n’a pas attendu cette opération marketing pour booster son image, depuis son entrée en ligue en 1986, il a très tôt compris comment l’image peut «magnifier un message et l’aider à transcender le sport».

«Ce livre l’a élevé à un nouveau niveau de renommée», notait son agent Dwight Manley, qui a géré le marketing en magasin. Il s’est occupé du champion de 1995 à 2000.

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram @C’newss Actus Dothy @Do Thy – Images Rob Repport / Getty Images

Caraïbe : Un concours de steelband ouvert uniquement aux femmes «The Girl Power, Diamonds»

A Trinidad, deux structures musicales, the Steelpan Authority Woman et the Steelpan Authority Music préparent un concours virtuel entièrement féminin qui s’intitule Girl Power, Diamonds. Pour expliquer leur projet l’un des organisateurs a déclaré que «The Steelpan Authority Woman et Steelpan Authority Music ouvrent cette fenêtre créative pour célébrer l’instrument de musique national et dans le même temps mettre en lumière les femmes qui incarnent sa beauté.»

Les candidates évolueront dans quatre catégories  : soliste, duo, trio et quatuor du 20 novembre au 20 décembre 2020. Les solistes se produiront durant quatre minutes, les duos, trios et quatuors auront droit à un créneau de cinq minutes.

Le Jury sera composé de trois pannistes qui auront des titres imposés et mais devront montrer leur talents d’improvisation. Les musiciennes retenues devront jouer un nouveau morceau de leur choix lorsqu’elles passeront de la ronde préliminaire à la demi-finale et à la finale.

Dans un communiqué Girl Power, Diamonds a indiqué que cette vitrine musicale sera comme un bol d’oxygène durant cette crise sanitaire : «En raison des restrictions apportées par la pandémie de Covid19, de nombreux artistes ont été incapables de se produire et de générer des revenus durables» Et selon Nero, organisateur du concours, la pandémie «a propulsé le monde des Arts de la scène dans un espace numérique, et l’un des avantages est que cette présentation aura une plus large audience».

«Il est donc pratique de donner à ces artistes talentueux une autre occasion légitime de gagner et de divertir simultanément, montrant ainsi leur détermination en cette période des plus difficiles. Dans ce contexte, cette initiative garantira que le steelband maintiendra sa forte puissance musicale mondiale, en fournissant une plate-forme accessible aux générations futures au-delà des frontières », indique le communiqué de Girl Power, Diamonds.

Steelpanauthority.com est un portail multimédia basé à Trinidad-et-Tobago, conçu transmettre les nouvelles les plus précises et spécifiques au mode de vie des musiciens de steelband dans le monde.

Pour plus d’informations : www.steelpanauthority.com. Les formulaires d’inscription remplis peuvent être envoyés par e-mail à steelpanpartnerships@gmail.com.

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram @C’news Actus Dothy @Do Thy – Images ©️Steelpanauthority (Couverture : Image d’illustration)

Antilles-Cannes: «La vraie histoire du Zouk», succès d’audience auprès du public du Festival du Film panafricain

Ce mardi 27 octobre 2020, un film était particulièrement attendu par tous les visiteurs du Festival du Cinéma Panafricain à Cannes. Le réalisateur Blaise Mendjiwa, présent à l’évènement qui, exceptionnellement, se déroule en Octobre, présentait deux films, sortis sur le grand écran cette même année 2020. «Le monde racisé du cinéma français» a fait son avant-première le lundi 3 février dernier, il est hors compétition et aujourd’hui, son nouveau film : « La vraie histoire du Zouk » est sélectionné au FIFP, dans la catégorie des documentaires longs formats.

Joelle Ursull

52 minutes d’interviews et de musique pour tenter de restituer quelques vérités sur le Zouk créé par des martiniquais ou des guadeloupéens? Blaise Mendjiwa qui vit depuis plusieurs décennies en Guadeloupe est allé à la rencontre d’artistes censés lui donner des réponses précises. Naturellement, le camerounais a interrogé des anciens musiciens, convaincus d’en être les auteurs et le réalisateur, s’est aussi appuyé sur les témoignages d’interprètes, tous jeunes dans les premières années du Zouk.

Blaise Mendjiwa, le réalisateur de « La vraie histoire du Zouk »

Même un procès ne pourrait « donner la paternité» à qui que ce soit, mais ce qui est certain, note Blaise Mendjiwa le narrateur, dans ce combat fratricide, les guadeloupéens et les martiniquais ont fait de grandes choses ensemble pour que ce rythme évolue. Le Zouk a balayé les musiques d’Antan (calypso, méringue, valse) et sa réputation est au-delà des pitons du Carbet en Martinique que de la Soufrière en Guadeloupe. Comme un protagoniste le répète dans « La vraie histoire du Zouk » : «Kassav a promotionné le Zouk», en jouant au quatre coins du monde. «En Martinique», raconte Jacob Desvarieux, «on était surpris mais heureux quand il y avait plus de 5 000 personnes à nos concerts, mais lors de notre première tournée en Afrique (en Côte-d’Ivoire), plus de 25 000 personnes nous attendaient, ensuite il y a eu plus de 100 000 qui venaient nous voir».

Kassav à Londres Shepherd’s Bush Empire

Roland Louis a fondé les Zoukers en 1974 mais est-ce lui, le père du Zouk? Une question longuement débattue dans la première partie du film.

Roland Louis

Jacob Desvarieux, Tanya St-Val, Freddy Marshall, Pierre-Edouard Décimus, Henry Debs, Jocelyne Béroard et d’autres musiciens ont tous été questionnés. Blaise Mendjiwa a consulté les archives qui ont levés le voile sur les apports artistiques et techniques de nombreux artistes qui chantaient le Zouk dans les années 1980, des stars de l’époque. L’énergie de Zouk Machine ou Joelle Ursull a entraîné des perceptibles mouvements de reins chez  les spectateurs antillais chauffé à blanc dans la salle Miramar cannoise.

Zouk Machine

Comme à son habitude, le chansonnier Franckie Vincent a prouvé que malgré les années, il gardait son humour grivois, annonçant pompeusement que si Kassav est le Roi du Zouk, lui, il en est le Prince.

Si techniquement le film pêche au niveau du montage et du mixage, reste que ce documentaire de 52 minutes a tenu en haleine les festivaliers du FIFP, heureux pour certains de revoir des artistes oubliés et de retrouver «le son de la langue créole». Une langue, comme le souligne avec insistance Jacob Desvarieux, vient de nos racines et qu’il faut préserver, «quitte à se renseigner chez les plus anciens». À sa création, c’était également le voeu des membres du groupe Kassav, valoriser la langue mais aussi les instruments (comme le Kâ) qui font l’authenticité culturelle du peuple guadeloupéen. Une démarche qui se voulait politique, même dans le choix des textes.

Le film-documentaire sera en salle dans le courant de l’année 2022, pour l’heure, il est en lice ce mercredi au FIFP pour le prix du long documentaire.

Reportage Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram @C’news Actus Dothy Images @C’news Actus Dothy

Cannes: Il fond les Dikalos du cinéma dans du bronze, Karim Ouedraogo raconte une tradition ancestrale née dans le Nord du Faso transmise depuis six générations

Karim Ouedraogo est celui par qui  les récompenses arrivent.

Il les façonne, les sculpte, leur redonne tout l’éclat, qu’ils puissent briller le jour J, moment où, les lauréats les reçoivent. Le créateur des Dikalos Awards (qui signifient messages pour les camerounais), descend d’une grande famille royale, du Nord du Burkina Faso, de la région d’Ouahigouya. Depuis six ans, Karim Ouedraogo, n’a raté qu’une seule édition du Festival International du Film Panafricain (FIFP), celle de 2018. Aujourd’hui,  à deux jours de la remise des Dikalos Awards  2020, il est fin prêt.

« Ce travail à la forge, je l’ai toujours aimé, depuis mon enfance » avoue Karim Ouedraogo, qui ajoute avec une pointe de fierté « Le travail du bronze est noble, c’est celle qui vient juste après l’or et l’argent ».

Six générations se sont succédées dans la famille de Karim Ouedraogo, depuis que les hommes de sa lignée (de sang royal), a fait venir des forgerons spécialisés dans la création de bijoux en bronze pour parer les femmes du royaume. Cette famille, les Derme s’est installée dans la capitale pour ne plus repartir. Les fondeurs ont alors transmis leur savoir-faire aux gens du pays. Aussi, il est aisé d’associer l’Art du Bronze à la Culture du burkinabé, explique Karim Ouedraogo.

Il se dit autodidacte ayant tout appris de père en fils. Sa technique, il ne veut surtout pas la comparer au travail « moderne » du bronze : « J’ai participé, fait des expériences avec d’autres culture, mais j’ai constaté que ma technique ancestrale est plus en pointe que celle de la « modernité », celle des fondeurs modernes. « Nous, on pratique le recyclage en récupérant tous les métaux et nos moules sont encores fabriquées avec de l’argile et du crottin d’âne ou de cheval ».

Karim Ouedraogo a quitté le Faso, il y a plus de 14 ans, l’homme habite à Figeac, à deux heures de Toulouse. Il possède son atelier, fond, invente, moule, crée des oeuvres avec lesquels, il co-habite : « Je vis avec mes sculptures » assure l’artiste. En 2014, le fondateur du Festival International du Cinéma Panafricain, le découvre un an plus tôt, au détour d’une Foire africaine à Montreuil en Ile-de-France, il lui demande de créer les Dikalos Awards de son Festival, Karim Ouedraogo s’exécute. Depuis, leur collaboration a porté ses fruits, chaque année au mois d’avril, l’artiste reproduit de superbes sculptures qui font le bonheur des gagnants du FIFP à Cannes.

Karim Ouedraogo est par ailleurs fort pris, il organise des stages, des cours qu’il dispense, monte des expositions dans des galeries à Paris, dans toute la France et en Belgique. Le créateur participe à des symposiums où il réalise des oeuvres à la demande, devant un public.  Des évènements très en vogue qu’organisent les associations culturelles.

À la Galerie Dany Art et Déco à Saint-Ouen, Karim Ouedraogo a posé son exposition permanente.

Quelques fois, l’artiste du Bronze retourne au Burkina Faso, où il est né, soit pour participer au Fespaco, l’un des plus grands Festival de Cinéma en Afrique soit pour visiter sa famille. Karim Ouedraogo a un grand rêve, celui  de mettre en place un grand « projet à travers toute l’Afrique, en passant par Ouaga, Bobo, la Côte-d’Ivoire ou le Sénégal ». 

Son plus proche rendez-vous est celui du mercredi 28 octobre où à Cannes, il verra briller dans les yeux des récompensés , les couleurs intenses de ses Dikalos Awards 2020.

Reportage Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter @C’news Actus Dothy @Do Thy

Clémence Botino et Murielle Kabile complices et rayonnantes au concours Miss Ile-de-France 2020

« J’étais présente pour un défilé Haute Couture avec ma collection Couleurs Racines et les créations Design Hair Couture. Les candidates  au concours Miss Ile-de-France 2020, les invités et Miss France 2020 ont adoré». Murielle Kabile partage un enthousiasme non dissimulé avec la pétillante Clémence Botino .

Murielle Kabile et Clémence Botino – Samedi 19 septembre 2020 – Miss Ile-de-France pour Miss France 2021

Réalisé par Chloé Dirras samedi 19 septembre à Dammarie-les-Lys, l’élection  de Miss France qui aura tenue en haleine de nombreux téléspectateurs et fans pendant plus de trois heures, a fait de Lara Lourenço, (une étudiante du Val-de-Marne), la  nouvelle Miss Ile-de-France.

Lara Lourenço, Miss Ile-de-France 2020

Ce samedi  soir, devant  1 100 personnes et des millions de spectateurs, les 15 candidates d’Ile-de-France ont tout donné pour cette couronne bien convoitée, rivalisant d’élégance et d’aisance à chaque tableau présenté par Laure Mattioli, présidente du comité Miss Ile-de-France. « Le défilé de Miss France est un rêve que nous regardons avec des paillettes dans les yeux. » commentaient dans 78 Actus, deux jeunes candidates Lara et Juliette.

Laure Mattioli

Des paillettes aux couleurs des Antilles pour ce concours qui existe depuis 1930.  Comme à chaque concours régional, Clémence Botino en première loge, se doit d’accompagner les premiers pas de chaque  nouvelle Miss qui automatiquement est qualifiée pour concourir au titre de Miss France 2021. Si sa présence est très attendue pour le show final, elle se doit de rassurer des jeunes filles qui espèrent toute réussir les étapes indispensables pour gagner leur place au célèbre concours de beauté.  Radieuse à Dammarie-les-Lys, Clémence Botino a  montré ses talents de danseuse  avant de défiler en guest star pour la créatrice Murielle Kabile.

C’était d’ailleurs le temps fort du spectacle à l’Espace Pierre-Bachelet,  la  collection Hair Couture Paris, de la designer portée par les 15 candidates, un franc succès pour Murielle Kabile qui revient pour la seconde fois au concours Miss Ile-de-France.

Murielle Kabile à l’Espace Pierre-Bachelet (Dammarie-les-Lys)

Contrairement à 2019, où  le concours se déroulait à l’Hôtel Renaissance, « pour cette édition 2020, dans une salle plus intimiste, malgré les conditions sanitaires imposées », explique la designer : « J’ai eu l’occasion d’approcher un peu plus l’univers du concours qui montre les jeunes filles se préparer dans une grande excitation, un grand stress. Même si elles apprécient de porter des vêtements de grands créateurs, leur seul objectif reste la finale. Elles savent ce qu’elles veulent. Intelligentes et avisées,  toutes ces jeunes filles représentent bien la France », atteste la  créatrice.

À  Dammarie-les-Lys, Murielle Kabile, partenaire de l’évènement a clôturé la soirée  entre ethnicité, luxe et Haute couture. L’occasion pour notre rédaction de comprendre et d’interroger la designer, qui ose s’éloigner (occasionnellement) de ses grandioses et traditionnels  défilés de la Fashion Week de Paris. « J’apprends à découvrir ce milieu qui ne me correspondait pas au début. Ici, c’est un milieu de princesse, de magie et de couronne, et moi, j’évolue plutôt dans le monde des Arts, de la confection et du tissage capillaire. Mais, au final c’est une expérience enrichissante que j’ai eue. Il s’agissait essentiellement d’accompagner les anciennes Miss invitées, celles qui ont concourues les années précédentes, celle des top 5». 

Couleurs Racines et les créations Design Hair Couture par Murielle Kabile, concours Miss Ile-de-France 2020-19/9/2020

Le comité a voulu du renouveau pour cette deuxième collaboration, avoue Murielle Kabile : « Ma participation vient agrémenter et compléter des tenues qui depuis toujours mettent en beauté les jeunes candidates. Le comité de Miss Ile-de-France a voulu un peu plus d’acidité sur le podium. Il ont eu envie de mêler ce monde de princesse qui fait rêver le jeunes filles et moi j’étais cette touche afro-caribéenne que recherche également les responsables du concours. J’ai ramené un peu plus de  couleurs et une touche de diversité ce soir-là. Mon équipe et moi, nous avons eu d’excellents retours, les spectateurs et les candidates ont beaucoup apprécié et l’ont dit. Les filles ont adoré porter mes tenues ».

Evidemment, il y avait Clémence Botino  à l’Espace Pierre-Bachelet,  « une femme admirable ! » concède Murielle Kabile qui a pu échanger et rencontrer « une personne pleine de vie. »

Clémence Botino, Miss France 2020 (Guadeloupe)

« Clémence est une jeune femme adorable. C’est la première fois que je la rencontre. On a, très peu discuté car notre timing était serré. Clémence,  adore défiler, aime les shows, le divertissement, elle s’est révélée une personne très simple, abordable, magnifique, riante, bien vivante. C’est aussi une très belle femme, et très intelligente en plus. J’image un bel avenir pour Clémence » résume enfin Murielle Kabile, élogieuse envers la guadeloupéenne, élue Miss France à Marseille en décembre 2019.

  Couleurs Racines et les créations Design Hair Couture par Murielle Kabile, designer Paris/Martinique

Que retiendra Murielle Kabile, créatrice du concept Hair Couture Paris qui crée ses modèles en s’inspirant de l’Art du tissage et des tresses, savoir-faire ancestral, fruit des traditions et cultures de l’Afrique Noire et de la Caraïbe. « Participer à ce genre de shows, c’est toujours bénéfique. C’est à mon avis une belle expérience à vivre, C’est si différent de mon quotidien entre les mannequins, les défilés et les expositions. Ces deux univers sont si opposés. Les mentalités et les objectifs divergents des Miss concurrentes au Top Models que j’habille toute l’année ».  Preuve que la designer a su se faire sa place ce samedi 19 septembre à l’Espace Pierre-Bachelet.  Son défilé, dernier tableau de la compétition, a semble -t-il remporter tous les suffrages.

Pour conclure Murielle Kabile quitte ce 90ème concours Miss Ile-de-France avec un regard plus doux, un brin nostalgique : « Ce monde de rêve, de magie fait également partie de nous. Il comble nos rêves de petites filles. C’est selon moi, une belle couverture médiatique et c’est bien de l’enrichir et d’innover. Être en backstage, assister aux préparatifs, observer l’euphorie des candidates et participer au travail des équipes dans cette même aventure, est tout simplement une belle expérience. » juge la martiniquaise.

Chloé Furiet, 1ère dauphine de Miss Ile-de-France 2020

Aux côtés de Lara Lourenço (N° 9), Miss Ile-de-France 2020 et Clara Lagurgue, (N°8) 1ère Dauphine, Chloé Furiet (n°5), habitante de Seine-et-Marne qui vit à Montry a été couronnée 2e dauphine. Sa mère Marie-Line Varsovie et son jeune frère étaient tous deux dans la salle, à la soutenir. Avant le concours, la candidate numéro 5 ne cachait pas son envie d’être là : «Stressée mais heureuse» confessait la jeune fille, née à Paris mais originaire de la Martinique.

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Ces deux Afro-Américaines, mère et fille ont 2 stations-service, une première dans tout le Sud de la Floride

Leur histoire est déjà devenue virale sur les réseaux sociaux, résultat, un afflux de nouveaux clients à gérer. Travailler en famille une aubaine pour la mère et la famille, s’accordent à dire les deux femmes mais avouent-elles, « sans labeur et sans éthique, il n’y a pas de succès. »

Dans cette ville d’Hollywood, située sur la côte Est de la Floride, entre Fort Lauderdale et Miami, Lashawn Flowers, 51 ans, et sa fille de 35 ans, Shanita Vickers, sont devenues les nouveaux propriétaires de la seule station-service appartenant à des Noirs dans tout le Sud de la Floride. En tant que franchisées Shell, elles entrent dans l’histoire et aussi en tant que femmes entrepreneurs. Les internautes sur les réseaux sociaux n’ont d’yeux que pour ces deux femmes d’affaires qui ne sont pas à leur première association.

Lashawn Flowers et Shanita Vickers de Deerfield Beach, en Floride, ont commencé dans l’entrepreneuriat quand elles s’offrent ensemble leur salon de coiffure et de manucure « Girlz Collectionz  » . Ensuite elles ouvrent un bar et une discothèque « local Groove City Bar & Lounge », qu’elles ferment durant la crise sanitaire due au nouveau coronavirus.

Lashawn Flowers et sa fille explique comment elles sont devenues propriétaires de deux stations-service mais en business woman rompu au commerce, elles ont négocié un contrat pour un seul gros achat : «Nous avons en fait acheté deux stations-service Shell. Et nous avons pu négocier un accord deux pour un» avoue la mère de famille à la presse américaine. Un processus d’achat qui aura duré trois semaines, le temps de prouver qu’elles étaient solvables. »

«J’apprécie vraiment d’avoir une entreprise familiale parce que la famille est en qui vous pouvez avoir confiance. Ma fille, Shanita, est une merveilleuse maman de deux beaux enfants et aussi une entrepreneure phénoménale avec qui il est formidable de travailler. Nous travaillons bien ensemble parce que nous nous comprenons» a déclaré l’entrepreneure. »

Leur station-service Shell est située au 2501 North University Drive, Hollywood, FL 33034, et ils prévoient déjà d’ouvrir leur deuxième station-service au début de 2021, éventuellement à West Palm Beach.

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Marvel Fitness, le Youtubeur condamné à 2 ans de prison dont un an ferme pour harcèlement

Marvel Fitness risquait jusqu’à 45.000 euros d’amende et trois ans de prison,. Habannou S, connu comme Marvel Fitness sur YouTube, a été condamné à deux ans de prison, dont une ferme avec mandat de dépôt.

L’influenceur avait lancé sa chaîne en août 2015 et était suivi par près de 147.000 abonnés sur YouTube. Mais il était également au cœur d’une affaire de cyberharcèlement, de raids numériques, ou de harcèlement en meute contre d’autres influenceurs et contre des internautes anonymes.

Au total, «des dizaines de vidéos YouTube, des milliers d’histoires publiques (ces vidéos éphémères postées sur Instagram), des centaines de tweets postés par des internautes le plus souvent anonymes. Six femmes et trois hommes dont la plupart sont également «influenceurs» se disent victimes de son comportement.

Habannou S comparaissait pour «envoi de messages haineux, outrageants ou insultants ayant entraîné une dégradation des conditions de vie et une altération de la santé physique ou mentale des victimes», «envoi de messages malveillants réitérés en vue de troubler la tranquillité», et «violences sur avocat».

Selon Me Laure-Alice Bouvier, l’avocate des plaignants, Marvel Fitness a également incité sa communauté à faire de même contre ces victimes. Les victimes racontent les insultes, des messages appelant des victimes à se suicider.

Quant au You tubeur,  Habannou S. il nie tous les faits qui lui sont reprochés : «Il n’y a pas de harcèlement, ni de menaces physiques», mais des propos «mal interprétés» et «sortis de leur contexte» a-t-il bien voulu reconnaître.

Deux ans de prison dont un fermer.

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