Michelle Obama «quand elle entre, tous les yeux se tournent», Sergio Hudson est son designer favori

Présente à l’investiture de Joe Biden, montrant leur soutien à la nouvelle administration, Michelle et Barack Obama n’ont pas déçu leur fans dès leur apparition au Capitole, ce mercredi 20 janvier 2021.

Icône de la mode pour certains, l’ex First Lady Michelle Obama portait une veste de couleur magenta avec un pull à col roulé monochromatique assorti et un pantalon large. Elle a complété son look chic avec une ceinture dorée, des gants en cuir noir, un simple masque de soie noire Christy Rilling et des bottes à talons blocs en daim de Stuart Weitzman. Michelle Obama portait ses cheveux avec des larges boucles.

«Je n’ai jamais eu d’autre choix dans la vie» se plaît à raconter Sergio Hudson, le designer en vogue dont tout le monde parle depuis la fastueuse intronisation du nouveau président Joe Biden.

Sergio Hudson qui a vu des millions d’internautes, encensés l’élégant ensemble pantalon-veste de Michelle Obama, a fait ses premiers pas dans la salle d’essayage de sa mère en Caroline du Sud. Il raconte dans Nylon Fashion, comment il jouait dans une maison d’enfance placardée sur les murs des photos du mannequin jamaïcain et britannique Noami Campbell.

La mère du jeune Sergio Hudson était couturière et sa tante était mannequin. Il avait environ environ cinq ans quand il a su «qu’il voulait être designer», à l’âge de 10 ans, le petit Afro-Américain créait des robes pour les clientes de sa mère.

Sergio Hudson fréquente ensuite une école de design à Atlanta. Dans le même temps, il dessine et réalise des robes de mariée pour une clientèle privée, cela l’enchante peu mais concède le designer «il faut payer les factures». En 2013, sa carrière commence à prendre forme lorsqu’il  remporte le concours de mode de Bravo Styled To Rock. Il en sort vainqueur après avoir battu 13 autres designers. Alors qu’il reçoit son prix de 100 000 dollars, le magazine Glamour lui consacre un article. Sergio Hudson saisit sa chance quand il devient membre de l’équipe qui conçoit les tenues de la chanteuse Rihanna.

«C’était en quelque sorte une mise en bouche, pour ce que je fais quotidiennement aujourd’hui, en particulier quand il s’agit d’habiller les célébrités pour le tapis rouge et d’autres événements» se félicite le designer préféré de Michelle Obama.

Ses créations sont portées par des célébrités comme Beyoncé, Demi Lovato, Rihanna, Janelle Monáe ou Kendall Jenner. Depuis 2018, Sergio Hudson ajuste des tailleurs-pantalons et des robes moulantes qui épousent parfaitement la silhouette de l’ex-First Lady américaine.

Sergio Hudson a lancé sa ligne de prêt-à-porter en 2014 et fait sa première Fashion Week, à New York en 2020. Son souhait. Le natif du Sud-Est des Etats-Unis espère suivre les traces de grands noms comme Ralph Lauren, Tom Ford ou Tommy Hilfiger, pour devenir une grande marque américaine. «Je veux être dans tous les aspects du style de vie de l’Américain», Sergio Hudson vise haut, il en a désormais les moyens.

Ce n’est pas la première fois que Michelle Obama s’habille en Sergio Hudson. Elle portait une combinaison bleu marine à paillettes au Festival Essence en 2019, et une veste ceinturée en soie violette et un pantalon assorti lors de sa tournée «Becoming».

Dorothée Audibert-Champenois – Rédactrice en chef de CnewsActusDothy – Facebook Cnews ACTUS – Twitter Instagram – Images Instagram Sergio Hudson – Capture d’écran NBC News.

Amanda Gorman : L’intégralité de son poème «La colline que nous escaladons» qu’elle adresse au monde entier

Amanda Gorman est devenue la plus jeune poète à se produire lors d’une investiture présidentielle américaine. En s’adressant aux dignitaires présents à Washington DC et en appelant à «l’unité et à la solidarité» son poème lu en cinq minutes et quarante trois secondes  «The Hill We Climb» a ému son auditoire au delà du continent Nord Américain.

«La colline que nous escaladons d’Amanda Gorman» 

 

«Quand le jour vient, nous nous demandons, où pouvons-nous trouver la lumière dans cette obscurité qui n’en finit pas?

(…)

Nous avons bravé le ventre de la bête.

Nous avons appris que le calme n’est pas toujours la paix.

Et les normes et les notions de ce qui est juste n’est pas toujours justice.

Et pourtant, l’aube est à nous avant que nous ne le sachions.

D’une manière ou d’une autre, nous le faisons. D’une manière ou d’une autre, nous avons survécu et été témoin d’une nation qui n’est pas brisée, mais simplement inachevée.

Nous, successeurs d’un pays et d’une époque où une fille noire maigre descendant d’esclaves et élevée par une mère célibataire, pouvons rêver de devenir présidente pour se retrouver à réciter seule devant vous.

Et oui, nous sommes loin d’être polis, loin d’être parfaits, mais cela ne veut pas dire que nous ne nous efforçons pas de former une union parfaite.

Nous nous efforçons de forger notre union avec un but.

Pour composer un pays engagé à toutes les cultures, couleurs, caractères et conditions de l’homme.

Et ainsi nous levons nos regards non pas sur ce qui se tient entre nous, mais sur ce qui se tient devant nous.

Nous comblons le fossé parce que nous savons que pour donner la priorité à notre avenir, nous devons d’abord mettre nos différences de côté.

Nous déposons nos armes afin de pouvoir tendre nos bras les uns aux autres.

Nous ne cherchons le mal à personne et l’harmonie pour tous.

Que le globe (…) dise que c’est vrai.

Même en pleurant, nous avons grandi.

Même si nous souffrons, nous l’espérons.

Même si nous sommes fatigués, nous avons essayé.

Non pas parce que nous ne connaîtrons plus jamais la défaite, mais parce que nous ne sèmerons plus jamais la division.

L’Écriture nous dit d’envisager que chacun s’assiera sous sa propre vigne et son figuier et que personne ne leur fera peur.

Si nous voulons vivre à la hauteur de notre temps, alors la victoire ne sera pas dans la lame, mais dans tous les ponts que nous avons construits.

Telle est la promesse de la clairière, la colline que nous gravissons si seulement nous osons.

C’est parce qu’être américain est plus qu’une fierté dont nous héritons. C’est le passé dans lequel nous entrons et comment nous le réparons.

Nous avons vu une force qui briserait notre nation plutôt que de la partager. Cela détruirait notre pays si cela signifiait retarder la démocratie. Et cet effort a failli réussir.

Mais si la démocratie peut être périodiquement retardée, elle ne peut jamais être vaincue définitivement.

Dans cette vérité, dans cette foi, nous avons confiance car tant que nous avons les yeux sur l’avenir, l’histoire a les yeux sur nous.

C’est l’ère de la juste rédemption. Nous le craignions dès sa création.

Nous ne nous sentions pas prêts à être les héritiers d’une heure aussi terrifiante.

Mais en son sein, nous avons trouvé le pouvoir d’écrire un nouveau chapitre, de nous offrir de l’espoir et du rire, alors qu’une fois que nous nous sommes demandés, comment pourrions-nous éventuellement vaincre la catastrophe?

Maintenant, nous affirmons, comment la catastrophe pourrait-elle l’emporter sur nous?

Nous ne retournerons pas à ce qui était, mais nous nous dirigerons vers ce qui sera, un pays meurtri, mais entier, bienveillant, mais audacieux, féroce et libre.

Nous ne serons pas retournés ou interrompus par l’intimidation parce que nous savons que notre inaction et notre inertie seront l’héritage de la prochaine génération.

Nos erreurs deviennent leurs fardeaux, mais une chose est certaine.

Si nous fusionnons la miséricorde avec la force et la force avec le droit, alors l’amour devient notre héritage et change le droit d’aînesse de nos enfants.

Laissons donc derrière nous un pays meilleur que celui qui nous reste.

À chaque souffle de ma poitrine martelée de bronze nous élèverons ce monde blessé en un monde merveilleux.

Nous nous élèverons des collines dorées de l’Ouest.

Nous sortirons du nord-est balayé par le vent où nos ancêtres ont réalisé la première révolution.

Nous sortirons des villes bordées de lacs des États du Midwest.

Nous nous lèverons du sud ensoleillé.

Nous reconstruirons, nous réconcilierons et nous rétablirons dans chaque recoin connu de notre nation, dans chaque coin appelé notre pays, notre peuple diversifié et beau en ressortira battu et beau.

Le jour venu, nous sortons de l’ombre enflammée et sans peur. La nouvelle aube fleurit alors que nous la libérons. Car il y a toujours de la lumière.

Si seulement nous sommes assez courageux pour le voir. Si seulement nous sommes assez courageux pour l’être. »

(Amanda Gorman)

L’ancienne Première Dame Michelle Obama a relevé les «mots forts et poignants» de la jeune poétesse  : «Continuez à briller, Amanda!» a ajouté l’ex-First Lady.

Amanda Gorman née à Los Angeles en 1998, avait un trouble de la parole dans son enfance ce qui ne l’a pas empêché de remporter le concours de la Poète Jeunesse 2017 de Los Angeles à 16 ans. Trois ans plus tard, alors qu’elle étudie la sociologie à Harvard, elle devient lauréate nationale de la poète jeunesse (National Youth Poet). En 2015, elle publie son premier livre, The One for Whom Food Is Not Enough. La californienne promet un livre d’images, Change Sings, dans le courant de cette année, assure -t-elle à ses fidèles lecteurs.

Dorothée Audibert-Champenois Rédactrice en chef de CnewsActusDothy
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Martin Luther King Day : Le Pape François adresse une lettre à Bernice Albertine King, sa fille

Dans une lettre adressée à la fille de Martin Luther King, Bernice Albertine King, ce lundi 18 janvier, date dédiée cette année à la mémoire et à l’héritage du pasteur américain, le Pape a réitéré le voeu du révérend King disant  qu’il est possible  : « de travailler ensemble pour créer une communauté basée sur la justice et l’amour fraternel ».

«Dans ce monde d’aujourd’hui, a rappelé le pape François, où se multiplient les défis ayant trait aux injustices sociales, aux divisions et aux conflits qui entravent la réalisation du bien commun, le rêve de Martin Luther King d’harmonie et d’égalité entre tous les peuples, réalisé par la non-violence et les instruments de la paix, reste toujours d’actualité»

Le texte est adressé à Bernice Albertine King, également militante et présidente du King Center d’Atlanta.

Martin Luther King Jr. est assassiné au Lorraine Motel à Memphis, Tennessee, le 4 avril 1968 à 18 h 01.

Le Dr Martin Luther King était un pasteur américain et un leader des droits civiques. Il est devenu ministre de l’église baptiste de l’avenue Dexter à Montgomery, en Alabama en 1954. Il a dirigé le boycott noir des lignes de bus de la ville en 1956 et a remporté une victoire majeure en tant que leader des droits civiques lorsque les bus de Montgomery ont commencé à fonctionner sur une base égalitaires .

Chaque année, le troisième lundi de janvier, l’Amérique rend hommage à la naissance, à la vie et au rêve du Dr Martin Luther King, Jr.

Le Martin Luther King, Jr. Day est la seule fête nationale désignée comme une journée nationale de service pour encourager tous les Américains à se porter volontaires pour améliorer leurs communautés.

Jesse Jackson à Chicago le 5 avril 1968, avec un exemplaire du Daily Defender,  annonçant le meurtre du révérend Martin Luther King.

Dorothée Audibert-Champenois Rédactrice en chef de CnewsActusDothy – Facebook Cnews ACTUS – Twitter Instagram – Images Women federation for world peace – New York Times

Maison Blanche : Les caribéennes ont le vent en poupe, Kristen Clarke est nommée à la Justice

Au contraire de Donald Trump, le nouveau président élu Joe Biden enrichit son administration  de personnalités issues des communautés minoritaires largement élues lors des dernières élections. Et, commes les Latinos et les Afro-Américains, les caribéens et caribéennes occupent à la Maison Blanche, des postes stratégiques dans la nouvelle gouvernance Biden-Harris.

Après Kamala Harris, vice-présidente des Etats-Unis, Karine Jean-Pierre née à la Martinique, Susan Rice, spécialiste des relations internationales qui devient chargée du conseil de politique intérieure à la Maison-Blanche, c’est une autre jamaïcaine Kristen Clarke qui occupe le poste de procureur général adjoint pour les droits civils au ministère de la Justice.

«Elle a été une championne de l’équité systémique et de l’égalité de justice tout au long de sa carrière» a déclaré le duo Biden-Harris.

Jeudi 7 janvier, Kristen Clarke a remercié ses parents jamaïcains : «Ayant grandi à Brooklyn, New York, mes parents m’ont inculqué une croyance dans le travail et le respect de la dignité et de l’humanité de tous. Je suis profondément reconnaissante dans la voie que mes parents ont tracée, et je ne peux qu’imaginer la fierté qu’ils ressentent aujourd’hui alors que je saisis cette nouvelle opportunité.»

Kristen Clarke a commencé sa carrière dans le domaine dU droit civil en tant qu’avocate de carrière à la Division des droits civils du ministère de la Justice. Elle a obtenu son baccalauréat ès Arts de l’Université Harvard et un doctorat en droit de la Columbia Law School en 2000.

La nouvelle recrue de Joe Biden est née à Brooklyn, New York. Ses parents ont émigré de la Jamaïque aux États-Unis quelques années seulement avant sa naissance. Elle a dit qu’elle avait grandi dans une famille qui était «disciplinée, travaillant dur à l’école et tirant le meilleur parti de chaque opportunité».

Son diplôme obtenu, Kristen Clarke a travaillé comme avocate au sein de la division des droits civils du département américain de la justice. À ce titre, elle a été procureure fédérale et a travaillé sur les droits de vote, les crimes haineux et la traite des personnes. En 2006, Kristen Clarke a rejoint le NAACP Legal Defence Fund, où elle codirigeait le groupe de participation politique et se concentrait sur la réforme du droit électoral.

Kristen Clarke est membre de Prep for Prep, une organisation à but non lucratif qui cherche à aider les étudiants de couleur à accéder à l’enseignement privé.

En 2011, elle a été nommée directrice du Bureau des droits civiques du procureur général de New York de l’époque, Eric Schneiderman, où elle a dirigé des initiatives sur les questions de justice pénale et la discrimination en matière de logement. En 2015, Kristen Clarke a été nommée présidente et directrice exécutive du Lawyers ’Committee for Civil Rights Under Law.

Elle est actuellement présidente et directrice exécutive du Lawyers Committee for Civil Rights Under Law.

Choisie par Joe Biden au poste de procureure générale adjointe pour les droits civils au ministère de la Justice c’est le Sénat à majorité républicaine qui doit maintenant entériner la décision du nouveau président démocrate, Joe Biden.

Dorothée Audibert-Champenois Rédactrice en chef de CnewsActusDothy – Facebook Cnews ACTUD – Twitter Instagram – Images St Louis American – Kenpresents – Facebook

Film: «Judas and the Black Messiah» raconte l’infiltration au sein des Black Panthers du faux activiste William O’Neal

« Judas and the Black Messiah, le très attendu film dirigé par Shaka King avec Daniel Kaluuya et Lakeith Stanfield fera sa première mondiale au Festival du film de Sundance 2021. La directrice du festival, Tabitha Jackson s’est déclarée ravie  « d’accueillir cette œuvre puissante » dans le programme du Festival de cinéma, qui donne une large place aux films indépendants, y compris durant la pandémie.

Le Black Panther Party et le FBI

« Judas and the Black Messiah» ou ‘Juda et le Messie Noir’ raconte comment un Noir de Chicago a collaboré avec le FBI dans les années 1960 en se faisant passer pour un militant du BPP. En 1967, alors que le patron et fondateur du FBI, J. Edgar Hoover craint que le leader charismatique du Black Panther Party, Fred Hampton, ne devienne un Messie noir, William O’Neal, un informateur recruté par l’institution policière (le FBI),  s’infiltre dans l’organisation du Black Panther de l’Illinois. Les précieuses informations du faux activiste au service du renseignement américain,  conduiront à la mise à mort de Fred Hampton, le matin du jeudi 4 décembre 1969.

L’homme abattu, Fredrick Allen Hampton était un militant américain et un socialiste révolutionnaire. Il était le président de la section de l’Illinois du Black Panther Party (BPP) et vice-président du BPP national. Deux ans avant sa mort, Fred Hampton a été identifié par le Federal Bureau of Investigation (FBI) comme étant une menace radicale. En décembre 1969, Fred Hampton a été tué dans son lit lors d’un raid initié par le Federal Bureau of Investigation (FBI). Mark Clark également membre actif du Black Panther a été assassiné le même jour et plusieurs autres militants du BPP ont été grièvement blessés.

William O’ Neal, l’informateur

William O’Neal, l’indic du FBI, était un ancien petit criminel de Chicago (vol de voiture, torture, enlèvement, infraction). En échange de ses crimes, William O’Neal a accepté d’infiltrer les Black Panthers en tant qu’agent de contre-espionnage. L’implication de William O’Neal dans le raid a été révélée en 1973, et il a été transféré en Californie sous le pseudonyme de ‘William Hart’ via le programme fédéral de protection des témoins. Il est mort en 1990 dans un accident de la circulation.

La mort de l’activiste Fred Hampton

Le mercredi 3 décembre 1969, après avoir donné un cours d’éducation politique dans une église, William O’Neal, Fred  Hampton et plusieurs membres des Panthers se sont rendus à l’appartement d’Hampton. Vers minuit, ils ont mangé le dîner préparé par William O’Neal. L’indic avait glissé du secobarbitol (un somnifère) dans la boisson de Fred Hampton. William O’Neal est parti et à environ 1h30 du matin, le 4 décembre, le président du BPP de l’Illinois, s’est endormi en parlant à sa mère au téléphone. À 4 h 45, Mark Clark, assis dans la pièce avant de l’appartement avec un fusil de chasse sur ses genoux, a reçu une balle dans la poitrine et a été tué sur le coup. Les témoins ont entendu ‘deux tirs à courte portée à l’arrière de la tête de Hampton, qui l’ont tué’.

William O’Neal a vécu dans la peur qu’on découvre sa ‘trahison’.

Casting : Daniel Kaluuya, Lakeith Stanfield, Jesse Plemons, Dominique Fishback, Lil Rel Howery, Martin Sheen.

Réalisateur : Shaka King. Scénaristes : Will Berson, Shaka King. Producteurs : Ryan Coogler, Charles D. King, Shaka King.

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Ali Alexander, Noir activiste d’extrême droite chef du groupe Pro-Trump «Stop the Steal»

Le conspiraciste et activiste d’extrême droite Ali Alexander est le chef d’un groupe de réélection pro-Trump appelé «Stop the Steal». L’homme a soutenu l’idée d’envahir le Capitole pour protester contre les résultats des élections après la défaite de Donald Trump le 7 novembre dernier. Depuis, Ali Alexander se cache des autorités, niant être responsable de quoi que ce soit, son groupe «Stop the Steal» a été supprimé sur Twitter.

Dans la vidéo aujourd’hui enlevée du site Twitter, il motivait ses troupes : «Nous allons les convaincre de ne pas certifier le vote du 6 janvier en faisant défiler des centaines de milliers, voire des millions de patriotes, pour qu’ils s’assoient à Washington DC et ferment cette ville, n’est-ce pas.»  

Après l’assaut de milliers de pro-Trump au Capitole et la mort de cinq américains, Ali Alexander s’absout de toute responsabilité : «Je n’ai rien incité» a-t-il déclaré dans une vidéo publiée vendredi sur Twitter : «Je n’ai rien fait.»

Ali Alexander, qui s’est décrit comme l’un des «initiateurs officiels» du rassemblement du 6 janvier à Washington serait un activiste d’extrême droite et un théoricien du complot, affirme la presse américaine qui a enquêtée sur le chef du groupe Stop the Steal. Ali Alexander serait donc un criminel reconnu coupable de vol de propriété en 2007 et d’abus de carte de crédit en 2008.

Ali Alexander est entré dans la clandestinité après les émeutes du 6 janvier dernier dans les bâtiments du Capitole.

Dorothée Audibert-Champenois Rédactrice en chef de CnewsActusDothy – Facebook Cnews ACTUS – Image Twitter

Michelle Obama a exhorté les Gafam à supprimer le profil de Donald Trump et l’ex-First Lady a réussi

Et cette sommation a été entendue, le lendemain, jeudi 7 janvier 2021, le président sortant de la première puissance mondiale, Donald Trump sera suspendu de façon permanente sur la plateforme sociale Facebook ainsi qu’Instagram. Après plusieurs avertissements à ses tweets au cours des derniers mois, le géant Twitter interdit définitivement son réseau social à Donald Trump. Plus de 88,7 millions de followers pro ou sympathisants du président américain sont sans nouvelles du profil @realDonaldTrump depuis une semaine.

Washington, le Capitole assiégé, mercredi 6 janvier 2021

Un coup dur pour le 45ème président des Etats-Unis, il était pourtant classé sixième utilisateur sur Twitter, l’un des plus suivis de ce réseau. Le chef d’Etat le plus puissant du monde s’est toujours vanté de pouvoir contourner les «faux médias d’information» pour diffuser directement ses messages à ses partisans.

«Le moment est venu pour les entreprises de la Silicon Valley d’arrêter de permettre ce comportement monstrueux – et d’aller encore plus loin qu’elles ne l’ont déjà fait en interdisant définitivement cet homme de leurs plateformes et en mettant en place des politiques pour empêcher que leur technologie ne soit utilisée par les dirigeants du pays pour alimenter des insurrections ».

En réponse aux violences perpétrées mercredi 6 janvier 2021 au sein du Capitole américain, qui ont entraînées la mort de quatre personnes, l’ex-First Lady Michelle Obama a appelé les sociétés de médias sociaux à interdire définitivement Donald Trump de leurs plateformes.

Les ennuis de Donald Trump sur le Net ont commencé mercredi en début de matinée. Alors que la violence faisait rage à Washington, Twitter va supprimer certaines publications du président puis bloquer le profil pendant 12 heures. YouTube, qui appartient à Google, va plus loin en retirant une vidéo que Donald Trump avait publiée.  Dans ce message, le président américain félicitait les émeutiers et dénonçait une nouvelle fois un vol supposé de suffrages le mettant en position défavorable pour un nouveau mandat.

Ashli Babbitt, cette ancienne combattante de l’armée de l’air américaine est morte durant l’assaut au Capitole

Le dernier post de Donald Trump sur Twitter, en soutien aux émeutiers, sera publié à 18 h 01 mais là encore, immédiatement supprimé : «Ce sont des événements ainsi qui se produisent quand une victoire électorale sacrée échappent aux grands patriotes qui ont été mal et injustement traités pendant si longtemps. Rentrez chez vous avec amour et en paix. Souvenez-vous de ce jour pour toujours!» expliquait Donald Trump à ses électeurs.

Barack Obama sidéré a réagi à l’invasion du Capitole et l’ancien président a fait part de son horreur en voyant la foule descendre sur le Capitole : «Comme vous tous, j’ai vu un gang, organisé, violent et furieux d’avoir perdu une élection, assiéger le Capitole des États-Unis (…) Ils ont fièrement agité le drapeau de la Confédération à travers les couloirs ». «Ils ont profané le centre du gouvernement américain.» s’agaçait Barack Obama.

Michelle Obama a signifié ouvertement son mépris pour Donald Trump et selon l’écrivaine de «Becoming», le président comme les médias d’extrême droite portent l’entière responsabilité de ce qui s’est passé mercredi dans l’enceinte du Capitole.

«Cette journée a été une réalisation des souhaits d’un président infantile et antipatriotique qui ne peut pas gérer la vérité de ses propres échecs. Et l’épave repose aux pieds d’un appareil du parti et des médias qui l’ont joyeusement applaudi, connaissant parfaitement les conséquences  d’un tel soutien», a souligné Michelle Obama.

Jeudi 7 janvier, le président élu Joe Biden et la vice-présidente Kamala Harris ont dénoncé l’écart de traitement de la foule pro-Trump d’une part et les manifestants de Black Lives Matter dans la capitale nationale. Une police jugée beaucoup plus clémente avec les supporteurs du président Trump mais bien plus musclée face aux manifestants anti-racistes.

Pour l’heure, Facebook a annoncé qu’il interdisait Trump jusqu’au 20 janvier au moins, la fin de son mandat présidentiel». Mais Twitter, plus radical, a décidé de se passer de ce profil très suivi mais trop controversé.

Dorothée Audibert-Champenois Rédactrice en chef de CnewsActusDothy – Facebook Cnews ACTUS – Twitter Instagram – Image capture Podcast Obama.

Ce policier est le «héros national du Capitol», les américains applaudissent Eugène Goodman, «il a certainement sauvé des vies»

Un membre de la police du Capitole des États-Unis est salué comme un héros national après avoir éloigné les partisans du président Donald Trump des chambres du Sénat américain lors de la prise du Capitole.

Le journaliste du Huffington Post, Igor Bobic, était au Capitole pendant l’insurrection incitée par Trump, et il a partagé de nombreuses photos et vidéos pour documenter les événements qui ont eu lieu ce jour-là. L’une des choses les plus alarmantes qu’il a publiées sur Twitter était une vidéo de l’officier Eugene Goodman, qui a tenté d’affronter la foule seule avant qu’elle n’atteigne la salle du Sénat.

Dans la vidéo qu’il a publiée, on voit le moment effrayant où les manifestants sont dans le bâtiment depuis le premier étage du Sénat et s’avance face au policier.

Le Washington Post rapporte que lors de la rencontre entre Goodman et la foule, d’autres membres de la police du Capitole «couraient autour de la chambre en essayant de verrouiller plus d’une douzaine de portes menant au sol de la chambre et aux galeries au-dessus. L’avancée de la foule a forcé Goodman à se retirer dans les escaliers, mais les images le montrent en train de crier «au deuxième étage» dans sa radio, alertant ses collègues que la foule se rapprochait du Sénat.

Goodman a pris une autre position contre la foule en haut des marches, où il s’est brièvement tourné vers sa gauche et a vu que l’entrée principale de la chambre n’était pas complètement sécurisée. Goodman a alors semblé inciter le chef de la foule, identifié comme étant Doug Jensen, à le suivre loin des portes du Sénat et dans une autre pièce où le renfort attendait Goodman.

Jensen a été arrêté quelques jours plus tard, de même que d’autres membres de la foule qui ont été identifiés et inculpés en lien avec l’émeute.

De nombreux observateurs politiques se sont rendus sur Twitter pour exprimer leur horreur de ce qui aurait pu être et pour applaudir Eugène Goodman pour avoir contrôlé la situation.

Dorothée Audibert-Champenois Rédactrice en chef de CnewsActusDothy – Facebook Cnews ACTUS – Images Twitter @Igor Bobic

Cinéma: Raven Goodwin sera Hattie McDaniel, 1ère actrice Noire Oscarisée, humiliée, admirée et désavouée durant sa carrière à Hollywood

Raven Goodwin, connue pour ses rôles dans «Being Mary Jane» ou The Clark Sisters : The First Ladies of Gospel, jouera le rôle de l’actrice Hattie McDaniel dans le film « Behind the Smile ». Un biopic qui devrait retracer l’extraordinaire vie d’Hattie McDaniel, les triomphes et les luttes durant sa carrière d’actrice à Hollywood.

Raven Goodwin et Hattie McDaniel et Shirley Temple (enfant)

Derrière l’image que nous connaissons d’Hattie McDaniel, nous repensons souvent au moment où l’actrice afro-américaine reçoit son Oscar, un gardénia piqué dans ses cheveux. Pourtant derrière ce sourire se cache ses longues luttes comme actrice et pire, les critiques qu’elle a reçues de sa propre communauté après avoir remporté ce prix. La NAACP (association nationale pour la promotion des gens de couleur) estimait que ses rôles au cinéma perpétuaient des stéréotypes racistes sur les Noirs. Dans chacun de ces films, Hattie a interprété le rôle de femme de chambre, au total 74 rôles de servante tout au long de sa carrière, relève en 2005, Jill Watts, la biographe d’Hattie McDaniel.

12ème cérémonie des Oscars, février 1940 – Los Angeles

Mais en réalité, au début, le travail d’actrice de l’actrice Afro-Américaine était si peu rémunérateur qu’elle continuait à travailler comme préposée aux toilettes ou comme femme de chambre.

Son plus célèbre rôle connu sera celui de Mammy de Scarlett O’Hara (Vivien Leigh) en 1939 dans Autant en emporte le vent. Elle remportera un Oscar de la meilleure actrice de second rôle.

À cette 12ème cérémonie des Oscars, Hattie Mc Daniel ne pouvait s’asseoir avec les autres acteurs du film. La soirée de remise des prix se déroulait à la discothèque Cocoanut Grove de l’hôtel Ambassador qui n’acceptait que des clients Blancs. Le producteur David O. Selznick lui a fait une faveur en lui permettant l’accès à la salle. Seulement la servante de Scarlett O’Hara était assise à une table éloignée, contre le mur, séparée de ses co-stars Clark Gable, Vivien Leigh et Olivia de Havilland.

Devenue star, elle est apparue dans plus de 300 films, selon les Archives de la bibliothèque virtuelle du Colorado, mais ses perspectives de carrière se sont affaiblies après sa victoire aux Oscars. Un groupes d’activistes noirs dont la NAACP préconisait la fin des rôles discriminants pour les acteurs noirs.

Hattie McDaniel n’était pas seulement actrice, mais aussi musicienne et chanteuse. 13e enfant de deux anciens esclaves, la petite Hattie naît à Wichita, Kansas en 1895, et grandit à Denver. Dès l’âge de 6 ans, la fillette savait qu’elle allait devenir actrice. Elle abandonne le lycée à 15 ans, visite de petites villes des États-Unis avec la troupe de son frère. C’est à cette époque qu’elle développe ce personnage comique de Mammy. Finalement, le frère et la soeur créent un spectacle féminin qu’ils appellent McDaniel Sisters Company. Les critiquent ne tarderont pas à désavouer ses choix de rôles dans ses prochains films.

Hattie fait des piges à la radio, mais c’est son travail de chanteuse principale dans Melody Hounds de George Morrison (un orchestre de jazz) qui la fait connaître, la menant à Hollywood en 1931, contribuant à son premier rôle au cinéma en 1932.

Après son Oscar de la meilleure actrice de second rôle le , la comédienne fait de son mieux en utilisant sa notoriété pour élever ses pairs dans la communauté hollywoodienne. Malgré leur désaveu, lui reprochant des personnages peu valorisants pour les Noirs au cinéma, Hattie McDaniel fera des dons à la NAACP (association nationale pour la promotion des gens de couleur) et deviendra la présidente de la division noire du Hollywood Victory Committee de 1941 à 1945.

L’actrice s’est mariée quatre fois mais n’a jamais eu d’enfants. Son premier mari mort, elle divorcera des trois autres qui se succéderont. Hattie McDaniel est décédée d’un cancer du sein à l’âge de 57 ans en 1952. Elle souhaitait être enterrée au Hollywood Forever Cemetery de Los Angeles, mais à l’époque, le cimetière était réservé aux Blancs. Une place lui sera accordée bien des années plus tard.

Première Afro-Américaine titulaire d’un Oscar, Hattie McDaniel a deux étoiles sur le Hollywood Walk of Fame à Hollywood :  sur Hollywood Boulevard et sur la Vine Street.

Rick Romano, président de Global Genesis Group a déclaré : «C’est passionnant de pouvoir raconter l’histoire d’une femme qui fait partie de l’histoire américaine et de l’histoire du cinéma. Aujourd’hui plus que jamais, à une époque encore conflictuelle dans la relation de notre pays avec la race, l’histoire de Hattie McDaniel est significative et actuelle. Des personnes comme Hattie McDaniel ont été des pionniers dans leur lutte pour l’égalité, et leurs histoires doivent être racontées pour que notre pays comprenne l’inclusion et la tolérance. Nous sommes ravis que Raven Goodwin joue Hattie McDaniel et donne un regard honnête sur les triomphes et les tragédies de sa vie».

Le biopic, scénarisé par Gregory Blair est produit par Jami McCoy-Lankford de Hillionaire Productions et Global Genesis Group, le nom du réalisateur n’est toujours pas révélé.

Dorothée Audibert-Champenois Rédactrice en chef CnewsActusDothy – Facebook Cnews ACTUS – Twitter Instagram – Images OTheOprahMagazine – Prabook .com – wanderwomanproject –

Ce chef des suprémacistes Blancs les «Proud Boys» d’origine cubaine brûle églises et banderole Black Lives Matter

Le New York Times et le Washington Post ont confirmé l’arrestation d’Enrique Tarrio, le  leader du groupe suprémaciste blanc, les «Proud Boys». Le président du groupe de droite Proud Boys a été arrêté lundi à Washington pour avoir incendié une église le mois dernier et brûlé une banderole Black Lives Matter.

Enrique Tarrio, 36 ans, a été placé en garde à vue dès son arrivée lundi à Washington et avant le rassemblement des «Proud Boys» de ce mercredi 6 janvier. Le groupe a organisé ce rassemblement pro-Trump pour protester contre les résultats des élections. Le leader des «Proud Boys» est soupçonné d’avoir brûlé une bannière Black Lives Matter arrachée à l’église méthodiste unie d’Asbury le 12 décembre dernier. Lundi, lors de son arrestation à Washington DC, Enrique Tarrio était également en possession de deux chargeurs d’armes à feu de grande puissanc, rapporte la presse américaine. Le prévenu a admis avoir détruit la banderole BLM et avoué qu’au moins quatre églises avaient été vandalisées.

Le «Metropolitan A.M.E. Church» et le Lawyers «Committee for Civil Rights Under Law», ont ensemble intenté une action en justice devant la Cour supérieure de Washington D.C contre le groupe des Proud Boys International LLC. «Nous savons que les églises noires jouent depuis longtemps un rôle central dans l’organisation de la justice raciale. Ils sont souvent au cœur de l’organisation de la communauté noire. Et malheureusement, les églises noires et autres lieux de culte ont été soumis à une longue et horrible histoire d’attaques aux mains de suprémacistes blancs » a déclaré l’avocat du comité pour les Droits civiques.

Les «Proud Boys» venus soutenir le président sortant et non réélu ont prévu deux jours de manifestations dans la capitale nationale à partir de mercredi. Donald Trump a annoncé qu’il serait présent et suivrait toutes les manifestations. Les médias nationaux américains s’inquiètent de probables déferlements de violence dans les prochains jours.

Enrique Tarrio arrêté ce lundi est un Américain d’origine cubaine qui dirige le groupuscule de suprémacistes blancs depuis plus de deux ans. Leader du groupe «Proud Boys», l’homme assure que le mouvement Black Lives Matter, qui lutte contre les injustices sociales, «terrorise les citoyens de ce pays (…) qui a tant fait pour sa famille».

Dorothée Audibert-Champenois Rédactrice en chef de CnewsActusDothy – Facebook Cnews ACTUS – Twitter Instagram – Images NewSone Harris Rex – Black Enterprise – Latimes.com – PressFrom –