Meghan Markle annonce avoir fait une fausse couche un «chagrin insupportable» pour le couple Sussex

«C’était un matin de juillet qui commençait aussi normalement que n’importe quel autre jour : Préparer le petit déjeuner. Nourrir les chiens. Prendre des vitamines. Trouvez cette chaussette manquante. Récupérer le crayon qui a roulé sous la table. J’attache mes cheveux en queue de cheval avant de sortir mon fils de son berceau ». Meghan Markle est en train de décrire le moment où elle «est tombée au sol » alors que sa fausse couche commençait.

Ce mercredi 25 novembre 2020, dans une tribune écrite pour le New York Times, intitulé «Les pertes que nous partageons» la duchesse de Sussex révèle avoir fait une fausse couche : «Je savais, en serrant mon premier-né, que je perdais mon deuxième».

Dans cet éditorial émouvant, la duchesse de 39 ans décrit l’instant où elle a «ressenti une crampe aiguë» après avoir changé la couche de son fils Archie Mountbatten Windsor.

«Après avoir changé sa couche, j’ai ressenti une forte crampe. Je me suis laissée tomber sur le sol avec lui dans mes bras, fredonnant une berceuse pour nous garder tous les deux calmes, la mélodie joyeuse contrastant fortement avec mon sentiment que quelque chose n’allait pas. Quelques heures plus tard, je me suis allongée sur un lit d’hôpital, tenant la main de mon mari. Je sentis la moiteur de sa paume et ses jointures mouillées par nos deux larmes. En regardant les murs blancs et froids, mes yeux se sont vitrés. J’ai essayé d’imaginer comment nous guéririons.»

«Assis dans un lit d’hôpital, regardant le chagrin de mon mari alors qu’il essayait de retenir mes morceaux brisés, j’ai réalisé que la seule façon de commencer à guérir est de demander d’abord :« Ça va? »

Dans l’article «Les pertes que nous partageons », elle poursuit en parlant de l’importance de demander aux gens s’ils vont bien.

«Je me suis souvenue de l’année dernière où Harry et moi terminions une longue tournée en Afrique du Sud. J’étais épuisée. J’allaitais notre bébé et j’essayais de garder un visage courageux aux yeux du public.»

«Ça va?» m’a demandé un journaliste. Je lui ai répondu honnêtement, ne sachant pas que ce que j’ai dit résonnerait avec tant de nouvelles mamans et plus âgées, et quiconque avait, à sa manière, souffert en silence. Ma réponse spontanée semblait donner aux gens la permission de dire leur vérité. Mais ce n’est pas la réponse honnête qui m’a le plus aidé, c’est la question elle-même.»

«Merci d’avoir posé la question», dis-je. «Peu de gens ont demandé si je vais bien.»

Durant cette période particulière «Nous nous adaptons à une nouvelle normalité où les visages sont dissimulés par des masques, mais cela nous oblige à nous regarder dans les yeux, parfois remplis de chaleur, d’autres fois de larmes. Pour la première fois, depuis longtemps, en tant qu’êtres humains, nous nous voyons vraiment.»

Depuis la publication de l’article, une source proche de la duchesse de Sussex a confirmé que Meghan était actuellement en «bonne santé».

La source a déclaré que le couple avait pris le temps de comprendre ce qui s’était passé et avait pris la décision d’en parler publiquement après avoir réalisé à quel point les fausses couches étaient courantes.

Meghan Markle a avoué dans sa tribune qu’elle voulait encourager les gens à demander «ça va?» particulièrement durant cette saison des fêtes.

Dorothée Audibert-Champenois rédactrice en chef de C’newsActusDothy – Facebook Twitter Instagram @C’news Actus Dothy

 

Le pouvoir des Taties de l’Afrique, la Caraïbe à l’Amérique «Un panorama de la féminité noire!»

«Je n’étais jamais vraiment sûre de savoir comment définir ma relation avec ces femmes dans la vie de ma mère. Les sœurs de ma mère étaient naturellement mes tantes, aimées de mes frères et moi.»

Si à l’âge de 25 ans elles sont les aînées de la génération Z, née à l’ère du numérique, dès trente ans, les femmes dans les communautés noires sont indubitablement les tantes de tous les enfants de la famille. Ici, il ne s’agit pas de filiation naturelle mais des coutumes, des traditions dans les sociétés africaines, caribéennes et noires américaines. Les tantes et les amies proches d’une mère sont identifiées comme les tantes de toute sa progéniture. Dans le numéro de Novembre 2020, Alexis Okeowo, journaliste nigériane-américaine du New Yorker a écrit sur cette réalité et en a fait une ode à toutes les tantes de la diaspora noire. Elle détaille, en s’aidant d’images, les moments forts de son enfance avec ses « tatas » et relève les relations qu’elles entretiennent avec les plus jeunes, entre respect et admiration.

Extraits des sensations et des souvenirs multicolores et intenses durant des fêtes de toute sorte que seules les tantes africaines savent animer avec le ton et la douceur qui s’imposent. Pour illustrer son propos, Alexis Okeowo accompagne son texte d’images représentant des femmes en style traditionnel de vêtements africains et caribéens et les preuves de l’influence afro-américaine des taties hors de leur région d’origine.

«Quand j’étais enfant dans ma ville natale de l’Alabama, chaque année amenait les mêmes soirées dans notre communauté nigériane-américaine : Le barbecue du 4 juillet dans le parc, Noël dans la salle de banquet de l’hôtel où ma famille et nos amis portaient nos plus beaux vêtements traditionnels, une mer de textures aveuglantes et de cravates élaborées, appelées geles. Pendant ces fêtes de fin d’année, comme Fela Kuti et le roi Sunny Adé jouaient depuis les haut-parleurs, j’ai inévitablement fini par regarder les copines de ma mère.»

«Leurs cheveux et leur maquillage étaient exquis, avec de grandes boucles d’oreilles et des chignons, du rouge à lèvres et un fard à paupières vif, leurs tenues, planifiées des semaines à l’avance, allient glamour et confort pour vous emmener dans leurs plis de tissu froissé et scintillant en dansant et leurs bijoux, généralement en or ou en corail, étaient dramatiques. Leurs chaussures et leurs sacs étaient assortis, évidemment. Leur fanfaronnade semblait à la fois exagérée et sans effort.»

«Avec ma mère, mes tantes étaient des visions de ce à quoi pourrait ressembler la vie : Un panorama de la féminité noire qui comprenait des professionnelles, des mères au foyer et les plus belles «célibataires» que j’aie jamais vues. Et en raison de l’aisance qu’elles avaient dans leur corps, mes tantes dégageaient une attitude de se sentir bien dans sa peau. Le manque de distinction entre mes «vraies» tantes et mes tantes était encore plus aigu lorsque ma famille a visité le Nigeria.

«Mon expérience au Nigéria, et à travers le continent africain, est qu’au fur et à mesure que les gens vieillissent, contrairement à l’obsession américaine pour la jeunesse, ils acquièrent plus d’admiration et de respect pour leur expérience et leur sagesse. (Quand j’étais enfant, mes parents s’assuraient que je saluais toujours les personnes âgées dans la pièce). On entend rarement parler de mettre des parents vieillissants dans des maisons pour personnes âgées. Au lieu de cela, elles emménagent souvent avec leur famille jusqu’à ce qu’elles décèdent. Et si les tantes plus âgées sont des figures d’autorité, elles aident à prendre des décisions pour notre association locale de familles africaines. Elles sont indispensables. »

«Tandis que l’idée des tantes a longtemps été reléguée à une partie spécifique de la vie de personnes comme moi, qui appartiennent à deux cultures, et qu’elle n’a pas souvent été reflétée dans la culture populaire américaine, la génération Z est en train de changer cela. Sur TikTok, les vidéos de tantes sont partout.»

Alexis Okeowo, Journaliste au New Yorker

Dorothée Audibert-Champenois Rédactrice en chef de CNEWSACTUSDOTHY – Facebook/Twitter/Instagram @C’news Actus Dothy @Do Thy

Le chercheur et archiviste Daniel Obaweya-@nigeriangothic sur Instagram/Solomon Osagie Alonge/Joseph Chila/archives historiques des années 1960 à Tumblr(réseau social)

Passi présente «Django», un hymne pour la liberté contre les inégalités, le martiniquais Ody Steven Luchel co-réalise le nouveau clip

«Django galope et chante à l’Horizon dans un champ de liberté» sur fond de coucher de soleil dans un immense désert américain. Dans ce décor de western, le chanteur Passi, n’est pas un simple interprète. Celui qui se définit également comme cinéphile, est co-réalisateur de son dernier clip «Django».

«Je suis Noir, fier et je bosse dur…Je porte ma voix vers celle et ceux qui m’entourent et ceux qui me suivent. J’essaye d’avoir un message d’unité et d’évolution», plaide Passi, meurtri, déçu de cette société violente et inégalitaire. Mais l’homme est aussi plein d’espoirs, il s’exprime rebelle et vainqueur dans sa dernière production au titre évocateur : «Django».

Passi n’est pas un artiste qui fait les choses à moitié, si son métier est de divertir, militant, il s’arroge le droit de dénoncer dans ses textes ce qui va mal. Son nouveau titre «Django » évoque le «ras-le-bol» des communautés noires toujours confrontées au racisme systémique et aux violences policières qui gangrènent leur quotidien aussi bien aux Etats-Unis qu’en Europe. S’il a été tourné bien avant la période George Floyd, précise l’artiste, il s’inscrit dans ce contexte «qui nous empêchent d’avancer» explique le chanteur Passi qui a répondu aux questions de notre rédaction.

Pourrait-on alors évoquer, l’obsession, la traque d’un homme blessé en quête d’évasion ou de liberté? «Non», répond le chanteur et compositeur franco-congolais «Je pense à l’Afrique, l’Occident, je pense aux jeunes des quartiers populaires aux migrants, beaucoup ont besoin de liberté, ont besoin d’évoluer».

Interprété avec justesse, prêtant aux codes cinématographiques du western spaghetti ce qui a fait la gloire de Sergio Corbucci et Franco Nero et s’inspirant des grands péplums hollywoodiens, «Django» a immédiatement séduit  les internautes comme leurs aînés dans les années 1960. Un comédien est-il né ? : «Oui, j’adore jouer et réaliser, j’ai quelques projets en route, qui sont en lecture ou en cours de production… Je croise les doigts» avoue le chanteur. Dans la foulée, pas peu fier de sa co-réalisation d’avec le martiniquais Ody Steven Luchel, Passi annonce les prochains titres et mini-métrages qui accompagnent «Django» qui n’est qu’un avant-goût de son prochain album.

En réalité, Passi n’est pas tout à fait à son premier coup d’essai, ses débuts dans la réalisation commencent en 1998 quand il réalise son premier clip. «79 à 99» comptabilise aujourd’hui près de 4 millions de vue. «Je suis cinéphile et amoureux de l’image. J’en suis à plus de 15 réalisatisations dont un documentaire. Outre la musique je suis de plus en plus devant la caméra» ajoute le chanteur qui approuve l’idée que «Django» pourrait être sélectionné dans la catégorie des courts-métrages de fiction dans un Festival.

Un projet de titan raconte Passi : «Il y a des images tournées en région parisienne et d’autres prises aux Etats-Unis. Dans cette énorme production, j’avais ma team Issap pour gérer la prod, le maquillage ou le casting. Parmi les acteurs, Julia Mbengue (Brudmila), Sébastien Fallourd (Calvin Candy), Marie Nagoya, Alexis Sadefob, Yedi Masua dans les rôles d’esclaves.»

Pour un rendu presque parfait, le chanteur-réalisateur qui assure représenter un label indépendant, a pris son temps dit-il : «Il y a eu 3 journées de tournage sur plusieurs jours et beaucoup de post production. Avec mon ami et co-réalisateurs Ody SL on a pris notre temps sur ce clip. Sur mon prochain album dont est tiré «Django», j’ai commencé à tourner des clips pour les prochains titres, toujours dans des concepts ciné. «Django peut être considéré comme l’épisode 1».

Que traduit un tel film, une telle mise-en-scène, un parti pris mi-western, mi-film historique. Quelle revendication, quel est le message de «Django» ? Passi a les réponses : «Le message reprend celui de mon premier groupe Ministere Amer avec des années d’expérience et de sagesse en plus. Les chaînes mentales, le plafond de verre, les classes sociales, l’Afrique Vs l’Occident, cette éternelle course vers la liberté et la prospérité dans ce monde d’esclave capitaliste». Pour mémoire «Ce ‘I Have a Dream’ de Martin Luther King, ce «I Can’t Breathe’ de George Floyd ou ce «J’étouffe, je veux respirer» d’Adama Traoré mort un 16 juillet 2016 à Beaumont-sur-Oise ou encore plus récent «cette hargne dans les yeux des migrants». Cette même liberté qui manque encore à énormément de gens sur cette planète, pour eux «Django»«Galope et chante à l’horizon dans un champ de liberté»…

«Quand Passi m’a fait écouter le son de «Django» au studio, j’ai tout de suite adhéré au projet. Il y a beaucoup de message dans ce titre, mais le message essentiel, est qu’on se bat tous les jours pour notre liberté», approuve le second réalisateur Ody SL (Ody Seven Luchel).

Plus qu’un clip, «Django» le nouvel opus du chanteur Passi est un court-métrage dans lequel il performe mais qui lui permet, dans le même temps de signer une co-réalisation réussie. Celui qui en binôme a été choisi pour concevoir ce clip est le producteur, réalisateur martiniquais, Ody Steven Luchel (Ody SL), fondateur de la boîte de production O’Vision Prod.

«C’est un projet qui s’est fait en plusieurs étapes. Il y a eu un énorme travail de préparation pour les décors, les costumes. On a pris notre temps pour que ce clip soit fait dans de bonnes conditions. C’était un vrai challenge à relever», explique le co-réalisateur.

Ody Steven Luchel a assuré la partie technique, la mise en scène et la post-production via O’Vision Prod, il reste surpris des conditions climatiques qui n’ont en rien perturbées la direction d’acteurs.

Du point de vue des comédiens, tourner dans des conditions de grand froid, n’était pas un handicap pour une équipe très engagée dans la réussite du clip. «On ne le sait pas, mais toute l’équipe technique était en blouson quand les comédiens portaient des vêtements très fins alors que le thermomètre était au dessous des 5 degrés» s’amuse le producteur martiniquais.

Cette fin d’année (dans la continuité de la crise sanitaire inédite) est contrariante sur tous les plans : «Plus de concerts. moins d’événements, moins d’échanges et moins d’opportunités professionnelles et encore moins de voyages».  Mais, ce serait sans compter sur le tempérament de bosseur du chanteur, compositeur et réalisateur car Passi à de quoi faire. Le chanteur franco-congolais confirme la prochaine sortie dans les bacs de son prochain album. Par ailleurs, Passi suit et produit deux artistes, et à court terme, il participera à la promotion d’un long métrage de fiction dans lequel il est l’acteur principal aux côtés d’Ursula Strauss (une actrice autrichienne). «Le Prince» sera dans les salles obscures à partir de février 2021.

En attendant, Passi partage déjà ses voeux de fin d’année : «De la joie pour ma famille, la santé et que 2021 vous fasse aimer mes nouvelles créations. De vous retrouver vite en concert !  Et, je souhaite du love, du bon son et des bons films pour kiffer et voyager dans ces périodes de confinement. Pas Ladjé Foss ! Joyeux Noël et bonnes fêtes de fin d’année».

Une fin d’année studieuse et des projets aboutis qu’il faut promouvoir dans les Festivals, dans les cinémas, une période chargée qui occupe Ody Steven Luchel qui trouve le temps de conseiller ses proches : «Courage et force pour tout ce que vous allez entreprendre dans ce contexte de Covid-19. Pa Ladjé Foss !» conclut le réalisateur, monteur et producteur martiniquais.

Le meilleur pour «Django».

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O’Vision Prod Ody SL (Producteur et réalisateur) Facebook Ody Steven Luchel 

Propos recueillis par Dorothée Audibert-Champenois Rédactrice en chef de @C’news Actus Dothy @Do Thy – Facebook Twitter Instagram @C’news Actus Dothy – Images ©️ Passi-O’Vision Prod / Capture d’images «Django»

Aya Nakamura citée à l’Assemblée Nationale et prise en exemple pour « la créativité de la langue française »

« Joli djo » (beau garçon), « Pookie » (une balance), « Fais belek tu vas cabler » (Fais attention tu vas t’énerver), toutes ces expressions font les tubes de la nouvelle auteure-compositrice-interprète à succès franco-malienne. Aya Nakamura qui a grandi  à Aulnay-sous-Bois en Seine-Saint-Denis est la chanteuse française la plus écoutée au monde surtout depuis la plateforme Spotify. Mais ses fans dépassent la sphère musicale et c’est dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale que mercredi 18 novembre qu’un République en Marche fait de la chanteuse de 26 ans une ambassadrice de la langue française.

Mercredi 18 novembre à l’Assemblée nationale, alors que les députés examinent une proposition de loi visant à promouvoir la France des accents, Rémy Rebeyrotte, de la République en Marche de Saône-de-Loire, cite et prend exemple Aya Nakamura, pour parler de la créativité de la langue française.

Le député LREM s’explique : « Quand je vois des jeunes comme Aya Nakamura, qui aujourd’hui par sa chanson est en train de réinventer un certain nombre d’expression française, cela me paraît absolument remarquable. C’est à dire qu’elle est en train de porter au niveau international de nouvelles expressions et d’évolution de la langue. Et ça c’est des choses extrêmement fortes ». 

Souvent critiquée pour la légèreté de ses textes et des expressions qui étonnent les puristes de la langue française, En pleine promotion de son troisième album « Aya » sorti, il y a trois semaines, la chanteuse a accepté de répondre à ces attaques via un média français :  « Ce ne sont pas mes expressions, c’est mon écriture, mais ce ne sont pas les miennes. J’ai grandi dans plusieurs quartiers, dans plusieurs endroits et je pense que chaque milieu a son propre argot, ses propres expressions mais il n’y a pas d’expressions d’Aya, je n’ai rien inventé moi ». Telle était la réponse de la nouvelle ambassadrice française, citée par le député Rémy Rebeyrotte sur les bancs de l’Assemblée nationale française ce mercredi.

Pour rappel, la chanteuse franco-malienne affiche au compteur YouTube plus de 702 992 422 vues pour son titre au succès planétaire : « Djadja ».

Dorothée Audibert-Champenois Rédactrice en chef de C’news Actus Dothy @Do Thy – Facebook Twitter Instagram @C’news Actus Dothy – Capture d’écran BFMTv – C’news Actus Dothy

Cyril Hanouna et TPMP offrent un toit à Ibrahim, le SDF de la défense sera logé pendant 1 an

Le sans -abris sénégalais qui avait touché le coeur de plusieurs milliers de téléspectateurs et internautes le 15 novembre dernier sur M6. Il sera enfin hébergé, il aura un toit pour se reposer sans soucis pendant une année. L’équipe de Cyrille Hanouna vient de l’annoncer via les médias, le quinquagénaire vivait dans le plus grand dénuement, depuis des mois dans les sous-sols des tours de la Défense.

Ibrahim, SDF soutenu par C8 et des associations d’aide aux démunis

L’équipe de TPMP a fait un grand geste salutaire en lui permettant d’être au chaud et de vivre dans des conditions plus humaines.  Ibrahim qui vit dans la rue depuis début 2020 sera logé dans un hôtel.

C’est dans le documentaire d’Enquête exclusive diffusé sur M6 qu’on découvrait la vie de cet homme de 59 ans. Après la mobilisation pour le sortir de la rue, cette autre bonne nouvelle pourrait lui permettre de passer de meilleures fêtes de fin d’année, comme Noël.

Dorothée Audibert-Champenois Rédactrice en chef de @C’news Actus Dothy @Do Thy – Facebook Twitter Instagram @C’news Actus Dothy – Images capture d’écran M6

Le Maafa (l’Holocauste du peuple africain) et l’Afriphobie, les fondements du Panafricanisme

Le mouvement panafricain a pris sa source suite aux multiples déplacements forcés de millions de déportés Noirs durant plus de quatre siècles. Pour synthétiser et expliquer les causes et conséquences de cette traite négrière, deux éminentes personnalités se croisent, le professeur et philosophe Lazare Ki-Zerbo et la professeure Jacqui Burnett, Vice-présidente de l’African Caribbean Community Development Forum Ltd (ACCDF).

À la lueur des documents d’histoire, la grande majorité des esclaves transportés vers le Nouveau monde étaient des Africains du centre et de l’ouest, vendus par les Africains à des marchands d’esclaves européens qui les transportaient ensuite vers les colonies d’Amérique du Nord et du Sud. En tant que propriété, ils étaient des marchandises ou des unités de travail et étaient vendus sur les marchés avec d’autres biens et services.

Ces marchands d’esclaves de l’Atlantique, classés par volume de commerce, étaient : les Portugais, les Britanniques, les Français, les Espagnols, les Néerlandais et les Américains. Ils avaient établi des avant-postes sur la côte africaine où ils achetaient des esclaves aux chefs tribaux africains locaux.

Le Commerce Triangulaire s’installe contre le gré de ces hommes vendus pour presque rien. Et, il va durer des siècles. Au sortir de cette période douloureuse, les Noirs éparpillés dans le Nouveau monde vont devoir s’unir et réinventer une solidarité contre l’abnégation de tous leurs droits civiques. Le mouvement Panafricaniste, initié entre autres par le ghanéen, Kwame Nkrumah, a été pensé pour une union universelle de la diaspora noire, pour le respect des traditions du continent noir, la reconquête identitaire des peuples noirs à travers un projet commun, celui de la réparation pour certains afrodescendants ou de l’égalité pour d’autres, tant sur le plan économique que social. Le slogan du Panafricanisme est aussi celui-ci : Black is Beautiful ! après tant de siècles de soumission et d’asservissement.

La traite des esclaves est appelée Maafa par certains historiens afro-américains. Maafa, un mot qui signifie «catastrophe» dans la langue africaine swahili. Le professeur de philosophie Lazare Ki-Zerbo s’explique : «Dans le mouvement panafricain, il y a eu des Noirs, des Blancs, des Arabes, des Caribéens, des Indiens… Ce n’est pas une question de couleur ou d’origine, mais de foi dans un mouvement de libération des peuples africains sur le continent et dans la diaspora. C’est un mouvement et un ensemble de positions qui touchent différents domaines.»

«Le Maafa (holocauste et asservissement du peuple africain), a conduit les peuples africains déportés à s’unir pour résister. Les filles et fils des Caraïbes (Haïti, Trinidad, Cuba, Martinique et Guadeloupe…), du Brésil, des États-Unis ont bâti, les premiers, le panafricanisme.»

 

Quatre siècles plus tard, la forme de racisme vécue par les personnes d’héritage africain a été auto-définie comme «Afriphobie» qui est le préjugé, la discrimination, la peur, la haine et le sectarisme envers les personnes du patrimoine africain, indiquent des chercheurs afro-britanniques.

«L’afriphobie est étroitement liée au colorisme et à la hiérarchie du racisme. Les personnes d’origine africaine ont connu l’afriphobie non seulement des Européens, mais aussi des Asiatiques. Cela peut et ne sera plus ignoré, ou passer discrètement sous silence. Toutes les formes de tort infligées à ceux du patrimoine africain doivent maintenant, est et sont de plus en plus, dénoncées, peu importe qui contribue à l’injustice», rappelle Jacqui Burnett.

«La création du racisme a toujours été une question de pouvoir économique et d’assujettissement»,  note la Vice-présidente de l’African Caribbean Community Development Forum Ltd (ACCDF).

«En tant que femme du patrimoine africain, j’ai vu et expérimenté, à bien des égards, l’afriphobie secrète au travail et en politique. La société britannique et l’ordre mondial actuel nous veulent pour notre force, notre intelligence et notre créativité, mais ne démontrent pas le souhait que nous ayons jamais l’équité avec eux, ou que nous construisions pour nous-mêmes de manière à ne pas augmenter leur richesse comme l’ont fait mes ancêtres» signe Jacqui Burnett, également Présidente du Comité Luton Sankofa en Angleterre.

Propos du professeur de philosophie Lazare Ki-Zerbo et de Jacqui Burnett, Vice-président de l’African Caribbean Community Development Forum Ltd (ACCDF).

Selon les estimations actuelles, environ 12 millions de personnes ont été expédiées de l’autre côté de l’Atlantique, bien que le nombre réel acheté par les commerçants soit considérablement plus élevé. (The Atlantic Slave Trade)

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Aya Nakamura sur une affiche géante à Times Square déclenche la folie sur les réseaux sociaux

C’est la consécration pour Aya Nakamura. La chanteuse française qui vient de dévoiler son nouvel album studio, AYA, s’expose en grand à Times Square un quartier de la ville de New York, situé dans l’arrondissement de Manhattan.

Spotify, le géant de la musique lui a consacré une publicité extraordinaire aux États-Unis. Depuis vendredi 13 novembre, la jeune femme de 26 ans est affichée sur d’immenses affiches publicitaires. Les passants peuvent l’admirer, elle est tout en hauteur.

Pour ce troisième opus, Aya Nakamura a opté pour des featurings avec des stars internationales, Stormy, Oboy et Mme Banks.

Sur les réseaux sociaux, les fans d’Aya Nakamura n’ont pas tardé à liker par milliers lorsqu’ils ont vu leur chanteuse dans les rues de Times Square. Sur Twitter, de nombreux messages admiratifs défilaient dans les fils d’actualité, saluant la nouvelle Diva :  «OMG, mais Aya, tu es une reine», «vraiment la meilleure Aya, je ne veux rien entendre», pouvait-on lire.

Depuis la sortie de son album AYA, elle grimpe à la première place, devant Ninho, Dadju et Naza. Ce vendredi 13, jour de chance, la marque de vêtements Pretty Little Things a offert à la chanteuse un beau gâteau pour fêter la sortie de son nouvel opus : Cette robe jaune fluo de Aya Na­ka­mura sur son compte Ins­ta­gram @aya­na­ka­mura_of­fi­ciel.

Son producteur est lui aussi aux anges. Vladimir Boudnikoff lui a écrit un tendre message visible sur son compte Instagram.

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«Mignonnes», le film de Maïmouna Doucouré présélectionné aux Oscars 2021

La crise sanitaire aura eu raison de la cérémonie des Oscars, reportée au 25 avril, pour cause de Covid-19.

Pour cette prochaine édition, cinq films français sont présélectionnés pour concourir à l’Oscar 2021 du Meilleur film étranger. Les annonces ont été faites par le CNC ce jeudi 12 octobre. Parmi les films présélectionnés celui de Maïmouna Doucouré «Mignonnes» acheté et diffusé sur la plateforme Netflix. Un long métrage qui a suscité de nombreuses controverses Outre-Atlantique en septembre dernier. Les conservateurs américains semblaient reprocher une hypersexualisation au film de la réalisatrice franco-sénégalaise.

 

Outre «Mignonnes», «ADN» de Maïwenn, «Eté 85» de François Ozon, «Gagarine» de fanny Liatard et Jérémy Trouilh et «Deux» de Filippo Meneghetti qui raconte la liaison d’un couple de lesbiennes du troisième âge.

 

De ces cinq films en lice pour le Meilleur film étranger, un seul représentera la France. La décision sera prise par une commission, où siège également Mati Diop, Olivier Nakache et Thierry Frémeaux, le Directeur général délégué du Festival de Cannes. Véronique Cayala, la présidente de l’Académie des Césars participera à ces délibérations.

Qui de ces  cinéastes réalisateurs de ces cinq longs métrages, remportera la petite statuette, remise à Ladj Ly aux Oscars 2019, pour les «Misérables».

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Un professeur adepte de l’eugénisme soulève les critiques de ses collègues, la direction invoque la liberté d’expression

Un professeur d’économie à Cal State East Bay est violemment critiqué par ses collègues professeurs et des étudiants parce qu’il enseigne une théorie selon laquelle la race influence l’intelligence.

Gregory Christainsen, professeur d’économie à la California State East Bay, est l’auteur de publications comprenant des passages expliquant les comparaisons de la taille du cerveau et du QI entre les Africains subsahariens, les Latinos et les Européens. Les publications ont été signalées par le Southern Poverty Law Center comme ayant des idéologies suprémacistes blanches.

Gregory Christainsen

Gregory Christainsen est un adepte des théories de Samuel Morton, un craniologue pionnier de l’anthropologie physique dans les années 1830 et 1840 qui a collecté et mesuré des centaines de crânes humains et  conclu que les Européens avaient la plus grande taille de cerveau et les Africains la plus petite. Sa hiérarchie intellectuelle plaçait les Caucasiens en haut et les Africains en bas.

En résumé, selon lui, certains groupes ethniques noirs et hispaniques sont moins intelligents que les Européens blancs et les Asiatiques du Nord-Est, a rapporté le San Francisco Chronicle.

Gregory Christainsen a écrit un jour que les femmes noires étaient surpayées «par rapport à leurs capacités cognitives». L’enseignant est convaincu, que le niveau moyen d’intelligence en Afrique subsaharienne est assez bas. Dans certains passages de ses publications, Gregory Christainsen justifie la discrimination salariale selon des critères raciaux et ethniques et attribue la richesse des nations européennes aux citoyens européens de QI plus élevé.

Lors d’une réunion du conseil d’administration qui a eu lieu fin octobre, la Dr Pascale Guiton, professeur adjoint de biologie, d’origine africaine sub-saharienne a fait part de ses préoccupations au sujet des enseignements de Gregory Christainsen.

Dr Pascale Guiton

Leroy Morishita, le président d’East Bay a tenu compte des observations du Dr Pascale Guiton, déclarant que les opinions exprimées par Gregory Christainsen sont «antithétiques aux valeurs fondamentales de Cal State East Bay», mais a défendu ses droits du premier amendement à la liberté d’expression.

«Le remède contre les discours haineux et blessants est de les condamner avec force avec notre propre discours protégé, en utilisant nos voix pour contester et discréditer les théories et les opinions pernicieuses que notre université a longtemps rejetées comme sectaires, racistes et immorales», a conclu Leroy Morishita.

Leroy Morishita

Plus de 1 600 personnes ont signé une pétition dirigée par des étudiants demandant l’annulation du statut émérite du professeur d’économie Gregory Christainsen.

Dans un e-mail au San Francisco Chronicle, Gregory Christainsen a décrit son travail comme non controversé, s’inscrivant dans le courant dominant de la recherche contemporaine sur le renseignement.

Gregory Christainsen a officiellement pris sa retraite de l’université en 2016, mais continue à donner des cours d’économie et de gestion à temps partiel. Ce semestre, selon l’université, il enseigne trois classes: «Principes de macroéconomie», «Introduction à l’économie urbaine» et «Économie de gestion et stratégie d’entreprise». Les professeurs émérites conservent de nombreux privilèges universitaires et la possibilité d’enseigner à nouveau.

Le terme eugénisme a été créé et conceptualisé à la fin du XIXe siècle par le statisticien britannique Francis Galton. 

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram @c’news Actus Dothy @Do Thy – ©️ Images Issuu/Capture d’écran

Canada: Des images inédites de la Martinique et de la Montagne Pelée au Musée des Beaux-Arts qui ouvre un département « Arts de l’Afrique et de la diaspora »

Le Musée des Beaux-Arts de l’Ontario (AGO) annonce la création du nouveau Département des Arts de l’Afrique et de la diaspora (Department of Arts of Global Africa and the Diaspora) qui aura en charge de promouvoir les collections du musée, ses expositions et programmes d’Art historique et contemporain d’Afrique. Il coordonnera (entre autres) les recherches et les expositions qui mettront en évidence l’impact de l’art africain, des histoires de l’Art et des migrations, passées et actuelles.

Collection Patrick Montgomery

Dans le même temps, un nouveau groupe, les Amis de l’Afrique dans le monde et de la diaspora, a été formé avec le double objectif de soutenir le travail du Département et créer un forum plus dynamique pour les voix des communautés, soulignent les responsables du Musée.

Femmes de Trinidad en 1890

Les Amis de l’Afrique et de la diaspora seront coprésidés par Liza Mauer et Dr. Liza Murrell.

Femme de Martinique, 1890

En 2019, le musée a pu, avec un important soutien de la communauté,  acquérir la collection Montgomery de photographies des Caraïbes, une collection de plus de 3500 images historiques des îles de l’Archipel dont la Jamaïque, la Barbade et Trinidad, couvrant une période de 1840 à 1940. La plus grande partie de cette collection, contient des portraits de studio, des paysages et des vues touristiques.

Photos inédites de l’éruption de la Montagne Pelée, Martinique

Certaines photos sont inédites comme celles qui montrent l’éruption en 1902 de la montagne Pelée, en Martinique, qui avait détruite toute la ville de Saint-Pierre. Le collectionneur américain Patrick Montgomery a réuni ces photos d’époque en Europe et au Royaume-Uni au cours de la dernière décennie.

Saint-Pierre, Martinique

Membre actif du conseil d’administration de l’AGO depuis 2016, Liza Mauer est à la base de ces nouvelles initiatives. Avec son mari, le Dr Frederick Murrell, le couple a contribué à sécuriser la collection Montgomery, avec le généreux soutien de 27 donateurs, dont beaucoup sont issus des communautés noires et caribéennes.

Patrick Montgomery, collectionneur

Patrick Montgomery est un collectionneur de photographies basé à New York. ll y a plusieurs années, durant ses vacances dans les Caraïbes, il lui arrivait de visiter les musées locaux et Patrick Montgomery s’étonnait de ne voir aucune photo ni de collections de photographies anciennes.

Femmes d’un marché, Martinique

Cette curiosité l’a conduit à rechercher des clichés historiques sur les gens et les paysages de la Caraïbe. Son projet de dix ans l’a emmené en France et au Royaume-Uni. Patrick Montgomery a finalement constitué ce qui est considéré aujourd’hui, comme l’une des collections les plus importantes et les plus complètes de photographies historiques des Caraïbes.

Kingston Harbor, 1891

La galerie AGO a reçu la collection Montgomery de photographies des Caraïbes, grâce à la donation de Patrick Montgomery et surtout à la campagne de financement des membres des communautés noires et caribéennes de Toronto. La collection sera officiellement inaugurée en 2021.

Photographie prise à Montego Bay, Jamaïque

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram @c’news Actus Dothy
Images @Patrick Montgomery