Miss France 2021: Sonia Rolland et Vaimalama Chaves dans le Jury composé à 100% d’anciennes Miss

Les jours approchent à grand pas pour l’élection la plus médiatisée de France, celle qui élira la prochaine Miss France pour l’année 2021. Déjà déplacé pour cause de Covid-19, le concours est maintenu et pour preuve les préparatifs vont bon train. Pas de sable fin ni de cocotier, mais un voyage non loin du château de Versailles, dans un hôtel chic et glamour que les 29 Miss régionales se sont se sont entraînées pour le jour J. tout en enregistrant leur vidéo de présentation.

Soirée d’élection 14 décembre 2019 au Dôme de Marseille

Du côté de la production tout va bien également. Ce samedi, un Jury exceptionnel a été dévoilé dans les colonnes du quotidien francilien Le Parisien. Et le casting est exceptionnel.

Vaimalama Chaves et Clémence Botino

Aux côtés d’Iris Mittenaere, la présidente du Jury, plusieurs anciennes Miss auront pour mission de départager toutes les candidates désignées au sein de leur comité respectif. Dans ce Jury composé à 100 % d’anciennes Miss France, les téléspectateurs vont retrouver des anciennes gagnantes comme Linda Hardy (1992) et Elodie Gossuin (2001). Mais également Sonia Rolland, élue Miss France 2000 et Vaimalama Chaves, élue plus récemment Miss France 2019.

Sonia Rolland Miss France 2000

La cérémonie aura lieu le 19 décembre, présentée par Jean-Pierre Foucault et Sylvie Tellier, la soirée du sacre de la nouvelle Miss France sera retransmise depuis le Puy du Fou, élu meilleur parc d’attraction traditionnel du monde. Encore quelques semaines, et Clémence Botino passera sa couronne à celle qui la succédera pour une année 2021 qu’on espère sans doute plus bienveillante.

Sacre de Clémence Botino, Miss France 2020 à Marseille

Dorothée Audibert-Champenois rédactrice en chef de CNEWSACTUSDOTHY/Facebook Twitter Instagram @C’news Actus Dothy @Do Thy -Images Capture d’écran C’news Actus Dothy

 

Pour une efficacité à 90% de son vaccin, AstraZeneca préconise une 1/2 dose puis une dose complète

Alors que la pandémie due au nouveau Coronavirus a fait plus de 1,4 million de morts dans le monde, les avancées cliniques pour un vaccin sont plus que prometteuses. Un troisième vaccin est annoncé aujourd’hui, efficace à 70% contre le covid-19 atteste le laboratoire britannique AstraZeneca.

La société pharmaceutique londonienne AstraZeneca a déclaré ce lundi que les essais de stade avancé de son vaccin Covid-19 étaient «très efficaces» pour prévenir la maladie. Et, le laboratoire estime qu’avec un mode d’emploi particulier, le vaccin pourrait être encore plus efficace que prévu.

Les chercheurs ont constaté que si les gens recevaient une demi-dose suivie d’une dose complète, plutôt que deux doses complètes, la protection passait à environ 90%.

Selon AstraZeneca, le vaccin, développé en collaboration avec l’Université d’Oxford au Royaume-Uni, a empêché 70% des personnes de développer la maladie.

Données de MSNBC News

Dorothée Audibert-Champenois, rédactrice en chef de CNEWSACTUSDOTHY/Facebook Twitter Instagram @C’news Actus Dothy – @Do Thy

Haïti : Une lycéenne enlevée et assassinée, un prêtre libéré après le paiement d’une rançon

La recrudescence des enlèvements dans la capitale haïtienne inquiète la population mais également les associations de la société civile.

Le père Sylvain avait été enlevé par des individus armés à Delmas le 10 novembre. Ses ravisseurs l’ont libéré le week-end dernier sur le Champ de Mars, après le paiement d’un million de gourdes (13 128,97 Euro).

La libération du prêtre intervient après que le cardinal Chibly Langlois s’adressait la semaine dernière au Congrès de la Commission nationale justice et paix, en dénonçant les enlèvements, la violence sexiste, l’insécurité foncière dans le pays et qu’il a exprimé son inquiétude face à l’insécurité croissante en Haïti.

Fin octobre une jeune fille, élève du Lycée Jacques Roumain de Martissant, avait été enlevée par des hommes armés à Port-au-Prince. Les négociations entre les ravisseurs et la famille de la jeune lycéenne pour obtenir sa libération étaient en cours. Les hommes armés après avoir réclamé 100 mille dollars, ont revu leurs prétentions et révisé à la baisse la somme exigé jusqu’à 15 mille dollars américains. Finalement, les kidnappeurs ont exécuté la lycéenne de 21 ans et son corps a été localisé à Delmas 24  sur une montagne de détritus, rapporte le magazine en ligne Rezo Norwes.

C’est une situation cauchemardesque : « quand un parent voit qu’on enlève son enfant et qu’on lui demande une somme d’argent qu’il n’a pas, il ne sait pas quoi faire. C’est de ça qu’il s’agit aujourd’hui : nous avons des gangs armés qui exigent des sommes faramineuses et des personnes s’endettent pour pouvoir récupérer leur proche» constate la militante haïtienne Marie Rosy Auguste Ducena du Réseau national de défense des droits humains (RNDDH).

La Commission interaméricaine des droits de l’homme (CIDH) a expressément demandé aux autorités haïtiennes d’adopter les mesures nécessaires pour protéger le droit à la vie et l’intégrité personnelle des victimes. La CIDH a exhorté le gouvernement à prendre les mesures nécessaires pour que les agents puissent mener leurs activités en faveur des droits de l’homme sans faire l’objet de menaces, d’intimidations ou d’actes de violence dans l’exercice de leurs fonctions. et de faire rapport sur les mesures prises afin d’enquêter sur les faits allégués donnant lieu à la approbation de la présente demande de mesure provisoire et, par conséquent, empêcher leur réapparition.»

Les autorités policières ont déclaré qu’en 2019, au moins 120 personnes avaient été tuées, 50 autres avaient disparu et au moins 15 femmes et filles avaient été violées.

Dorothée Audibert-Champenois Rédaction en chef @C’news Actus Dothy – Images –  ©️ Images Eglise Catholique

Passi présente «Django», un hymne pour la liberté contre les inégalités, le martiniquais Ody Steven Luchel co-réalise le nouveau clip

«Django galope et chante à l’Horizon dans un champ de liberté» sur fond de coucher de soleil dans un immense désert américain. Dans ce décor de western, le chanteur Passi, n’est pas un simple interprète. Celui qui se définit également comme cinéphile, est co-réalisateur de son dernier clip «Django».

«Je suis Noir, fier et je bosse dur…Je porte ma voix vers celle et ceux qui m’entourent et ceux qui me suivent. J’essaye d’avoir un message d’unité et d’évolution», plaide Passi, meurtri, déçu de cette société violente et inégalitaire. Mais l’homme est aussi plein d’espoirs, il s’exprime rebelle et vainqueur dans sa dernière production au titre évocateur : «Django».

Passi n’est pas un artiste qui fait les choses à moitié, si son métier est de divertir, militant, il s’arroge le droit de dénoncer dans ses textes ce qui va mal. Son nouveau titre «Django » évoque le «ras-le-bol» des communautés noires toujours confrontées au racisme systémique et aux violences policières qui gangrènent leur quotidien aussi bien aux Etats-Unis qu’en Europe. S’il a été tourné bien avant la période George Floyd, précise l’artiste, il s’inscrit dans ce contexte «qui nous empêchent d’avancer» explique le chanteur Passi qui a répondu aux questions de notre rédaction.

Pourrait-on alors évoquer, l’obsession, la traque d’un homme blessé en quête d’évasion ou de liberté? «Non», répond le chanteur et compositeur franco-congolais «Je pense à l’Afrique, l’Occident, je pense aux jeunes des quartiers populaires aux migrants, beaucoup ont besoin de liberté, ont besoin d’évoluer».

Interprété avec justesse, prêtant aux codes cinématographiques du western spaghetti ce qui a fait la gloire de Sergio Corbucci et Franco Nero et s’inspirant des grands péplums hollywoodiens, «Django» a immédiatement séduit  les internautes comme leurs aînés dans les années 1960. Un comédien est-il né ? : «Oui, j’adore jouer et réaliser, j’ai quelques projets en route, qui sont en lecture ou en cours de production… Je croise les doigts» avoue le chanteur. Dans la foulée, pas peu fier de sa co-réalisation d’avec le martiniquais Ody Steven Luchel, Passi annonce les prochains titres et mini-métrages qui accompagnent «Django» qui n’est qu’un avant-goût de son prochain album.

En réalité, Passi n’est pas tout à fait à son premier coup d’essai, ses débuts dans la réalisation commencent en 1998 quand il réalise son premier clip. «79 à 99» comptabilise aujourd’hui près de 4 millions de vue. «Je suis cinéphile et amoureux de l’image. J’en suis à plus de 15 réalisatisations dont un documentaire. Outre la musique je suis de plus en plus devant la caméra» ajoute le chanteur qui approuve l’idée que «Django» pourrait être sélectionné dans la catégorie des courts-métrages de fiction dans un Festival.

Un projet de titan raconte Passi : «Il y a des images tournées en région parisienne et d’autres prises aux Etats-Unis. Dans cette énorme production, j’avais ma team Issap pour gérer la prod, le maquillage ou le casting. Parmi les acteurs, Julia Mbengue (Brudmila), Sébastien Fallourd (Calvin Candy), Marie Nagoya, Alexis Sadefob, Yedi Masua dans les rôles d’esclaves.»

Pour un rendu presque parfait, le chanteur-réalisateur qui assure représenter un label indépendant, a pris son temps dit-il : «Il y a eu 3 journées de tournage sur plusieurs jours et beaucoup de post production. Avec mon ami et co-réalisateurs Ody SL on a pris notre temps sur ce clip. Sur mon prochain album dont est tiré «Django», j’ai commencé à tourner des clips pour les prochains titres, toujours dans des concepts ciné. «Django peut être considéré comme l’épisode 1».

Que traduit un tel film, une telle mise-en-scène, un parti pris mi-western, mi-film historique. Quelle revendication, quel est le message de «Django» ? Passi a les réponses : «Le message reprend celui de mon premier groupe Ministere Amer avec des années d’expérience et de sagesse en plus. Les chaînes mentales, le plafond de verre, les classes sociales, l’Afrique Vs l’Occident, cette éternelle course vers la liberté et la prospérité dans ce monde d’esclave capitaliste». Pour mémoire «Ce ‘I Have a Dream’ de Martin Luther King, ce «I Can’t Breathe’ de George Floyd ou ce «J’étouffe, je veux respirer» d’Adama Traoré mort un 16 juillet 2016 à Beaumont-sur-Oise ou encore plus récent «cette hargne dans les yeux des migrants». Cette même liberté qui manque encore à énormément de gens sur cette planète, pour eux «Django»«Galope et chante à l’horizon dans un champ de liberté»…

«Quand Passi m’a fait écouter le son de «Django» au studio, j’ai tout de suite adhéré au projet. Il y a beaucoup de message dans ce titre, mais le message essentiel, est qu’on se bat tous les jours pour notre liberté», approuve le second réalisateur Ody SL (Ody Seven Luchel).

Plus qu’un clip, «Django» le nouvel opus du chanteur Passi est un court-métrage dans lequel il performe mais qui lui permet, dans le même temps de signer une co-réalisation réussie. Celui qui en binôme a été choisi pour concevoir ce clip est le producteur, réalisateur martiniquais, Ody Steven Luchel (Ody SL), fondateur de la boîte de production O’Vision Prod.

«C’est un projet qui s’est fait en plusieurs étapes. Il y a eu un énorme travail de préparation pour les décors, les costumes. On a pris notre temps pour que ce clip soit fait dans de bonnes conditions. C’était un vrai challenge à relever», explique le co-réalisateur.

Ody Steven Luchel a assuré la partie technique, la mise en scène et la post-production via O’Vision Prod, il reste surpris des conditions climatiques qui n’ont en rien perturbées la direction d’acteurs.

Du point de vue des comédiens, tourner dans des conditions de grand froid, n’était pas un handicap pour une équipe très engagée dans la réussite du clip. «On ne le sait pas, mais toute l’équipe technique était en blouson quand les comédiens portaient des vêtements très fins alors que le thermomètre était au dessous des 5 degrés» s’amuse le producteur martiniquais.

Cette fin d’année (dans la continuité de la crise sanitaire inédite) est contrariante sur tous les plans : «Plus de concerts. moins d’événements, moins d’échanges et moins d’opportunités professionnelles et encore moins de voyages».  Mais, ce serait sans compter sur le tempérament de bosseur du chanteur, compositeur et réalisateur car Passi à de quoi faire. Le chanteur franco-congolais confirme la prochaine sortie dans les bacs de son prochain album. Par ailleurs, Passi suit et produit deux artistes, et à court terme, il participera à la promotion d’un long métrage de fiction dans lequel il est l’acteur principal aux côtés d’Ursula Strauss (une actrice autrichienne). «Le Prince» sera dans les salles obscures à partir de février 2021.

En attendant, Passi partage déjà ses voeux de fin d’année : «De la joie pour ma famille, la santé et que 2021 vous fasse aimer mes nouvelles créations. De vous retrouver vite en concert !  Et, je souhaite du love, du bon son et des bons films pour kiffer et voyager dans ces périodes de confinement. Pas Ladjé Foss ! Joyeux Noël et bonnes fêtes de fin d’année».

Une fin d’année studieuse et des projets aboutis qu’il faut promouvoir dans les Festivals, dans les cinémas, une période chargée qui occupe Ody Steven Luchel qui trouve le temps de conseiller ses proches : «Courage et force pour tout ce que vous allez entreprendre dans ce contexte de Covid-19. Pa Ladjé Foss !» conclut le réalisateur, monteur et producteur martiniquais.

Le meilleur pour «Django».

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O’Vision Prod Ody SL (Producteur et réalisateur) Facebook Ody Steven Luchel 

Propos recueillis par Dorothée Audibert-Champenois Rédactrice en chef de @C’news Actus Dothy @Do Thy – Facebook Twitter Instagram @C’news Actus Dothy – Images ©️ Passi-O’Vision Prod / Capture d’images «Django»

Chlordécone : L’enquête en Martinique de la BBC News sur ce pesticide cancérogène longtemps autorisé par l’Etat

Nous avons d’abord été réduits en esclavage. Ensuite, nous avons été empoisonnés. C’est ainsi que nombre de Martiniquais voient leur île qui, pour les touristes, signifie soleil, rhum et plages bordées de palmiers. L’esclavage a été aboli en 1848. Mais aujourd’hui, les insulaires sont à nouveau victimes, d’un pesticide toxique appelé chlordécone qui a empoisonné le sol et l’eau et est associé à des taux anormalement élevés de cancer de la prostate.

«Ils ne nous ont jamais dit que c’était dangereux», dit Ambroise Bertin. «Les gens travaillaient parce qu’ils voulaient de l’argent. Nous n’avions aucune instruction sur ce qui était et n’était pas bon. C’est pourquoi de nombreuses personnes sont empoisonnées. » Ambroise Bertin parle de chlordécone, un produit chimique sous forme de poudre blanche que les travailleurs des plantations devaient mettre sous les bananiers, pour les protéger des insectes.

Amboisine Bertin @BBC News

Ambroise Bertin a fait ce travail pendant de nombreuses années. Plus tard, il a contracté un cancer de la prostate, une maladie plus répandue en Martinique et en Guadeloupe, que partout ailleurs dans le monde. Et les scientifiques accusent le chlordécone, un polluant organique persistant lié au DDT. Son utilisation a été autorisée aux Antilles françaises longtemps après que ses effets nocifs ont été largement connus.

«Ils nous disaient: ne mangez ni ne buvez rien pendant que vous le déposez», se souvient Ambroise, maintenant âgé de 70 ans. Mais c’est le seul indice que lui et d’autres travailleurs des bananeraies de la Martinique dans les années 70, 80 et au début des années 90 avaient sur le danger éventuel. Rares étaient ceux qui devaient porter des gants ou des masques. Aujourd’hui, beaucoup souffrent de cancer et d’autres maladies.

Le chlordécone est un perturbateur endocrinien, ce qui signifie qu’il peut affecter les systèmes hormonaux.

Professeur Luc Multigner @C’news Actus Dothy – Mars 2019

L’un des plus grands experts mondiaux de la chimie, le professeur Luc Multigner, de l’Université de Rennes en France, affirme que des études épidémiologiques ont montré un risque accru de naissances prématurées et un risque accru de développement cérébral indésirable chez les enfants en Martinique et en Guadeloupe qui ont consomment des aliments contaminés.

Selon le professeur Luc Multigner : «Il existe suffisamment de données toxicologiques et expérimentales pour conclure que le chlordécone est cancérigène.»

Suite à une étude détaillée du Pr Multigner et de ses collègues menée sur la Guadeloupe en 2010, le chlordécone est responsable d’environ 5 à 10% des cas de cancer de la prostate aux Antilles françaises, soit entre 50 à 100 nouveaux cas par an, sur une population de 800 000.

Le chlordécone reste dans le sol pendant des décennies, voire des siècles. Ainsi, plus de 20 ans après que le produit chimique a cessé d’être utilisé, une grande partie des terres de la Martinique ne peut être utilisée pour la culture de légumes, même si les bananes et autres fruits sur les arbres sont sans danger.

Les rivières et les eaux côtières sont également contaminées, ce qui signifie que de nombreux pêcheurs ne peuvent pas travailler. Et 92% des Martiniquais ont des traces de chlordécone dans leur sang.

« Comment essayer d’avoir une vie saine. Alors peut-être qu’il faut limiter les effets du poison. Mais ce n’est sûr », raconte l’historienne Valy Edmond-Mariette, 31 ans. « Mes amis et moi nous demandions: voulons-nous vraiment des enfants? Parce que si nous leur donnons du lait maternel, ils auront peut-être du chlordécone dans le sang. Et je pense que personne ne devrait se poser ce genre de question, car c’est horrible.»

La production de chlordécone a été arrêtée aux États-Unis, où il était commercialisé sous le nom de Kepone, dès 1975, après que des travailleurs d’une usine qui le produisaient en Virginie se soient plaints de tremblements incontrôlables, d’une vision floue et de problèmes sexuels. En 1979, l’Organisation mondiale de la santé a classé le pesticide comme potentiellement cancérigène.

Mais en 1981, les autorités françaises ont autorisé l’utilisation du chlordécone dans les plantations de bananes des Antilles françaises, et même s’il a finalement été interdit en 1990, les producteurs ont fait pression pour, et obtenu, l’autorisation de continuer à utiliser les stocks jusqu’en 1993.

Dimanche 24 /11/2019 – Place de la République Paris ©️C’news Actus Dothy

C’est pourquoi, pour de nombreux Martiniquais, le chlordécone suscite de douloureux souvenirs historiques. «Beaucoup de gens parlent du chlordécone comme d’un nouveau type d’esclavage», dit Valy Edmond-Mariette, dont les propres ancêtres ont été réduits en esclavage. Pendant deux siècles, jusqu’en 1848, la Martinique était une colonie qui dépendait de la production de sucre par des esclaves. Et à la fin du 20e siècle, certains des grands producteurs de bananes qui utilisaient le chlordécone étaient les descendants directs de ces exportateurs de sucre propriétaires d’esclaves, appartenant à une petite minorité blanche connue sous le nom de békés.

«Ce sont toujours le même groupe de personnes qui ont une domination incontestée de la terre», explique Guilaine Sabine, militante dans une organisation de base appelée Zero Chlordecone Zero Poison. En plus de faire campagne pour des tests sanguins gratuits pour tout le monde sur l’île, les membres du groupe ont pris part à une nouvelle vague de manifestations au cours de l’année dernière visant à attirer l’attention sur les entreprises qui, selon les militants, ont profité de la production et de l’utilisation de pesticides toxiques.

Les manifestations ont été ‘modestes’ et certains manifestants ont été reconnus coupables de violences contre la police. Mais ils reflètent une colère plus large face à la lenteur de la réponse de la France à la catastrophe du chlordécone.

Ce n’est qu’en 2018,  après plus de 10 ans de campagne menée par des politiciens franco-caribéens, que le président Emmanuel Macron a accepté la responsabilité de l’État dans ce qu’il a appelé «un scandale environnemental». Il a déclaré que la France avait souffert de «cécité collective» sur cette question. Une loi créant un fonds d’indemnisation pour les travailleurs agricoles a été adoptée. Mais les paiements n’ont pas encore commencé.

Serge Letchimy – Pr Luc Multigner – @C’news Actus Dothy – Mars 2019

La Martinique fait partie intégrante de la France, mais l’un des députés de l’île, Serge Letchimy, affirme qu’il n’aurait jamais fallu tant d’années à l’État pour réagir s’il y avait eu une pollution de même ampleur en Bretagne, par exemple, ou ailleurs en Europe. France. «Le problème est de savoir comment les territoires d’outre-mer sont traités. Il y a du mépris, de la distance, de la condescendance, du manque de respect. »

Le professeur Multigner affirme que les documents originaux de l’organisme officiel qui autorisaient l’utilisation du pesticide en 1981 ont disparu pour des raisons inconnues, entravant les tentatives d’enquêter sur la manière dont la décision a été prise.

Mais le représentant de l’État en Martinique, le préfet Stanislas Cazelles, insiste sur le fait qu’il n’y a pas eu de discrimination à l’encontre des insulaires.

«La République est du côté des opprimés, des plus faibles ici, tout comme dans la partie européenne de la France», a-ti- affirmé.

L’État s’efforce de trouver des moyens de décontaminer la terre (certains scientifiques pensent que le chlordécone peut potentiellement être biodégradé assez rapidement) et de s’assurer qu’il n’y a aucune trace du pesticide dans la chaîne alimentaire. Le préfet espère que la commission indépendante qui jugera les demandes d’indemnisation se prononcera généralement en faveur des anciens ouvriers agricoles qui se disent victimes du pesticide.

Ambroise Bertin, qui a travaillé avec le chlordécone pendant tant d’années, a subi une opération pour enlever son cancer en 2015. Mais il souffre toujours d’une maladie thyroïdienne et d’autres problèmes qui peuvent être liés aux effets connus du chlordécone sur le système hormonal.

Pendant ce temps, l’historienne Valy Edmond-Mariette a eu un cancer du sang alors qu’elle n’avait que 25 ans. Son médecin ne pense pas que ce soit dû au chlordécone. Mais selon, Valy Edmond-Mariette, personne ne peut en être sûr.

S’inquiéter des effets du pesticide, dit-elle, peut être épuisant. «Mais en fin de compte, vous ne pouvez pas tout contrôler. Vous devez admettre que dans une certaine mesure, vous êtes empoisonné, alors faites-y simplement face.»

Un reportage de Tim Whewell pour BBC News.

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram @C’news Actus Dothy @Do Thy – Vidéo Images illustrations @C’news Actus Dothy Mars 2019

Serena Williams célèbre l’amour fusionnel entre mère et fille, s’inspire d’Olympia et crée une nouvelle collection de bijoux

Après avoir créé sa propre marque de mode, «S by Serena» et une ligne de bijoux appelée «Serena Williams Jewelry,» Serena Williams s’est inspirée de sa fille pour sa nouvelle collection de bijoux . Et sa dernière collection est à l’image d’Olympia Ohanian, sa fille de trois ans.

Mais comme l’explique Serena Williams, la collection «By My Side» célèbre le lien spécial entre mère et fille. Aussi dans un post Instagram après le lancement, Serena a rendu un hommage particulier à sa maman, pour cette ligne de bijoux : «… inspirée par mon amour pour ma fille et ma maman», a-t-elle écrit sur le réseau social.

«Cette collection est une belle célébration des femmes fortes de ma vie et du monde entier. Je suis très reconnaissante de l’opportunité d’apporter un peu d’éclat et de joie dans ces moments très intenses» a-t-elle également commenté sur Instagram. «Mes créations inspirent les gens à s’aimer, à croire en eux-mêmes et, bien sûr, à prendre soins d’eux-mêmes.»

Serena Williams a révélé son activisme en utilisant la mode comme enseigne, elle note : «J’adore concevoir des objets qui célèbrent les femmes intelligentes, fortes et confiantes de notre communauté, des pièces que j’aime porter moi-même et qui célèbrent l’authenticité et la diversité».

Au magazine In The Know, la 23 fois championne de simple en Grand Chelem a fait l’éloge de la maternité : «Pour moi, l’élément le plus inspirant d’être maman est de voir notre famille, monmari, Olympia. Elle a exactement mes bras forts. Elle est née comme si elle avait toujours fait de la gym ! Cela m’a vraiment fait apprécier mon corps d’une toute nouvelle manière. »

Alexis et Olympia Ohanian

Et la sportive a rappelé aux femmes pourquoi il est utile de penser à soi : «Je suis fermement convaincue que nous devons d’abord nous montrer pour nous-mêmes afin d’être vraiment le meilleur de nous-mêmes avec nos enfants, notre famille, nos amis et nos collègues. Beaucoup de femmes sont naturellement des femmes protectrices et parfois nos propres besoins peuvent devenir notre dernière priorité.» prévient-elle.

Dorothée Audibert-Champenois Rédactrice en chef de @C’news Actus Dothy @Do Thy – Facebook Twitter Instagram @C’news Actus Dothy – Source In The Know – ©️ Buzfeed

Deux antillaises dans l’État-Major de la Maison-Blanche, Karine Jean-Pierre, née en Martinique et Julissa Reynoso Pantaleón, dominicaine

Dans l’équipe de transition de Joe Biden et Kamala Harris, dévoilée notamment sur Twitter, deux femmes des Caraïbes tiendront des rôles clés à la Maison-Blanche. Karine Jean-Pierre et Julissa Reynoso Pantaleón seront cheffes d’Etat-Major à Washington D-C. auprès de Kamala Harris et  de Jill Biden, la First Lady américaine, épouse du Président démocrate Joe Biden.

Karine Jean-Pierre ET Julissa Reynoso Pantaleón

Julissa Reynoso Pantaleón, une caribéenne, a été sélectionnée dans la nouvelle équipe de Joe Biden à la Maison-Blanche. Associée du cabinet d’avocats Winston and Strawn LLP, Julissa Reynoso Pantaleon, a été nommée cheffe de cabinet de la First lady, Jill Biden.

«Comme chef de cabinet, il était important de trouver quelqu’un avec une expérience approfondie et une bonne connaissance des fonctions gouvernementales», a déclaré Jill Biden  à NBC News.

Julissa Reynoso Pantaleón

Née en République dominicaine, elle est diplômée de l’Université de Harvard, de l’Université de Cambridge et de la Columbia Law School et a précédemment été ambassadrice des États-Unis en Uruguay et sous-secrétaire d’État adjointe pour l’hémisphère occidental au département d’État des États-Unis sous l’administration Obama-Biden.

Julissa Reynoso Pantaleón et Jill Biden

Avant sa nomination à la Maison-Blanche, la dominicaine était encore administratrice du New York-Presbyterian Hospital et de l’Université Columbia, et siège au conseil d’administration du Lawyers ’Committee for Civil Rights Under the Law et du Truman National Security Project.

«Je voulais quelqu’un de cœur et de passion pour le service public. J’ai trouvé tout cela et plus encore en Julissa, une diplomate accomplie, une juriste et une stratège» a commenté Jill Biden.

Karine Jean-Pierre (Martinique – Haïti)

Agée de 43 ans, Karine Jean-Pierre est née en Martinique, de parents haïtiens, et a grandi à New York. Après des années dans la sphère politique,  elle s’est fait une grande réputation de Washington à New York. Durant la campagne électorale présidentielle, Karine Jean-Pierre était devenue la conseillère principale du candidat Joe Biden. Aujourd’hui élue 46ème Président des Etats-Unis.

Outre Julissa Reynoso Pantaleón, plusieurs démocrates issus de la diversité intègrent The White House. Parmi ces cadres supérieurs, les personnes de couleur représentent 46% de ces dirigeants et les femmes 52%.

Dès le début de sa campagne, le président élu Joe Biden s’était engagé à recruter un personnel diversifié, déclarant dans son discours du 7 novembre au Delaware  «dès le départ, je voulais une campagne qui représente l’Amérique, et je pense que nous l’avons fait. Voilà à quoi je veux que l’administration ressemble.» Dans son équipe de transition la mission semble réussie.

Dorothée Audibert-Champenois Rédactrice en chef de @C’news Actus Dothy @Do Thy – Facebook Twitter Instagram @C’news Actus Dothy – Image ©️Twitter – Nbc News – Laplanadigital.com –  Ali.org

 

Anthony Martial – Vidéos intimes : le sportif gagne son procès contre un faux mannequin

Anthony Martial ne s’est pas laissé intimider par un chantage crapuleux dont il faisait l’objet. Le footballeur originaire de Guadeloupe a eu raison, le Tribunal de Nancy vient de condamner une femme qui le faisait chanter. Ils échangeaient virtuellement sur les réseaux sociaux jusqu’au jour où le sportif aurait décidé de mettre un terme à ces textos intimistes.

Anthony Martial, père de deux enfants, en couple avec leur mère, Mélanie Da Cruz avait porté plainte pour chantage. Le sportif de Manchester partageait des images virtuellement avec le faux mannequin de 2018 à 2019. À la fin de cette relation, le faux Top model a tenté de soutirer de l’argent à l’attaquant mais contrairement à un basketteur de l’équipe de France qui a préféré payer le même faux mannequin, Anthony Martial a porté l’affaire en justice.

Le tribunal de Nancy a rendu son verdict ce vendredi 20 novembre 2020, la femme accusée est condamnée à une peine de prison avec sursis qui devra verser « 1 euro de dommages et intérêts » au footballeur.

Dorothée Audibert-Champenois Rédactrice en chef de C’news Actus Dothy @Do Thy – Facebook Twitter Instagram @C’news Actus Dothy –  Source People magazine –  ©️ SportsWallas

 

 

Donzella Washington à 80 ans, elle est la plus âgée à obtenir une licence à l’Université Alabama A&M

Donzella Washington a reçu son diplôme le décembre 2019. Cette de 80 ans est graduée de l’Université Alabama A&M. Elle a obtenu sa licence en travail social avec de très bonnes notes, devenant ainsi l’aînée de l’école en 144 ans d’histoire, rapporte Good Morning America.

L’habitante de Birmingham en Alabama a déclaré avoir dédié son diplôme à son défunt mari, un homme de Bakersfield, en Californie, qui l’a aidé à concrétiser son rêve, il aura été un support inébranlable pour Donzella Washington même pendant ses derniers jours.

La mère de Donzella Washington est décédée en 2010, puis ont suivi sa sœur et son mari, sur une période de trois ans. Tous ces malheurs ont été des catalyseurs pour Donzella Washington qui pourtant s’était engagée dans un parcours pas évident de prime abord. «Mon père était le fan numéro un de ma mère. Il soutenait tout ce qu’elle faisait, en particulier le retour à l’école», a expliqué sa fille, Kimberly Washington. «Bien que mon père n’ait pas fait d’études universitaires traditionnelles, il connaissait la valeur des diplômes».

Donzella Washington a confié au Birmingham Times comment elle a été découragée, plus jeune, quand un proche l’avait convaincue que l’université n’était pas pour elle.

La native du Tennessee a souffert d’un grave bégaiement dans sa petite enfance qui a nécessité une rééducation jusqu’à la trentaine : «Je pensais juste que si je prenais des cours de discours, cela m’aiderait. Et c’est le cas», a déclaré Washington. «Les cours n’ont fait que renforcer ma confiance en moi.»

Donzella Washington et son mari, unis plus de 50 ans ont accueilli une trentaine d’enfants dans leur ferme de Pixley, en Californie. Ils ont élevé des petits orphelins dont une famille de six frères et sœurs dans les années 1970, placés ensemble afin qu’ils ne soient pas séparés.

Dans une interview avec le président de l’AAMU, Andrew Hugine, Jr., Donzella Washington a déclaré qu’elle souhaitait inspirer les personnes de tous âges à croire en elles-mêmes et en leur capacité à réussir. Elle a visité des résidents des maisons de retraite pour partager son histoire.

Galvanisée par son succès, Donzella Washington pourrait même retourner dans le milieu universitaire pour obtenir sa maîtrise.

Dorothée Audibert-Champenois Rédactrice en chef de @C’news Actus Dothy @Do Thy – Facebook Twitter Instagram @C’news Actus Dothy – Images Capture d’écran WZDX – Fox/TMZ

 

Ben Watkins, décède à 14 ans d’une forme rare de cancer, il était une star de «MasterChef Junior» sur Fox-Tv

Ben Watkins, la star de «MasterChef Junior» dont les parents sont morts lors d’une dispute conjugale, est décédé à 14 ans d’une forme rare de cancer. «les poumons de Ben ne pouvaient plus lui donner l’air dont il avait besoin pour respirer. Cela a été dévastateur»,  expliquait son oncle qui l’a veillé plusieurs mois depuis son lit d’hôpital Lurie Children’s Hospital of Chicago.

Ben est décédé ce lundi 16 novembre 2020 après une bataille de 18 mois contre une forme extrêmement rare de cancer, l’histiocytome fibreux angiomatoïde, une tumeur des tissus mous survenant le plus souvent chez les enfants et les jeunes adultes. Ben a souvent dit à son oncle qu’il avait l’impression d’être «torturé» par la douleur et les efforts cliniques complexes pour la vaincre.

Cet été, alors que Ben dormait dans une unité de soins intensifs, son oncle racontait au quotidien Chicago Tribune comment une croissance de la taille d’une balle de golf dans le cou de Ben s’était propagée en une tumeur de la taille d’un pamplemousse. Ben avait commencé des traitements de chimiothérapie pour des tumeurs similaires sur son poumon, sa colonne vertébrale et son épaule.

En septembre, les tumeurs ont «tué», pour la première fois le poumon gauche de Ben. Son poumon droit débordé a alors commencé à lâcher.

«Malgré toute la douleur et la maladie que Ben a endurées, il ne s’est jamais plaint, pas une seule fois», a déclaré son oncle Anthony Edwards, qui est resté au chevet de Ben pendant des mois.

Au milieu de sa douleur et de sa souffrance, Ben a diverti le personnel de l’hôpital avec des blagues spirituelles et des gestes pour les autres, rapporte son oncle

L’histoire de Ben restera tragique. Son père, Michael Watkins, 46 ans, meurt après avoir abattu la mère de Ben, Leila Edwards, 43 ans. Selon les enquêteurs il s’agissait d’un meurtre-suicide. La mère de Leila Edwards, Donna Edwards, et son jeune frère, Anthony Edwards, sont devenus les tuteurs de Ben.

À 11 ans, Ben est apparu sur la sixième saison de la série de compétitions culinaires à succès, «MasterChef Junior» sur Fox-TV. Il était considéré comme un favori des fans. Ben rêvait d’ouvrir un jour sa propre boulangerie ou son restaurant comme son père l’avait fait avec Bodacious Barbecue & Deli de Big Ben, nommé en l’honneur de Ben.

Ben Watkins, qui a eu 14 ans en septembre, sera à jamais un super-héros mythique pour le fils de son oncle. Il l’appelait affectueusement Cookie. «Baby Anthony».

Ben Watkins

Dorothée Audibert-Champenois Rédactrice en chef de C’news Actus Dothy @Do Thy – Facebook Twitter Instagram @C’news Actus Dothy – ©️ Images Chicago Tribune