une camerounaise, pousseuse dans le métro, condamnée à 5 ans de prison

Il a fallu d’un cheveu pour que la voyageuse soit tuée dans le métro parisien en 2019. La scène tragique se déroule sur les voies de la ligne 12 à la station de la Gare Saint Lazare sous les yeux de passagers sidérés. La jeune victime doit ce jour-là la vie sauve à un homme courageux qui lui agrippe le bras et la sort in extremis des rails.

La femme de 46 ans à l’origine de l’agression vient d’être jugée à Paris et condamnée à 5 ans de prison. Gertrude E. part en prison pour cinq ans . Alors que l’avocat général avait requis 8 ans de de réclusion criminelle et une interdiction définitive du territoire, la peine obtenue par l’avocat de l’accusée est moins lourde. En plus de sa condamnation, elle sera soumise à un suivi socio-judiciaire de cinq ans avec une obligation de soins. Si dans un premier temps, une expertise avait conclu à l’abolition du discernement, une contre-expertise a permis la tenue du procès pour tentative de meurtre. Gertrude E. reconnue comme étant une toxicomane sous l’emprise de médicaments le jour de l’agression, avait ingéré ce mercredi, une douzaine de bières, fumé cinq galettes de crack et 16mg de Subutex.

L’agression à la station du métro Saint-Lazare

Nous sommes le 27 février 2019. Il est 13h15 à la gare Saint-Lazare. Une femme d’origine hongroise est au téléphone avec sa mère. Sur la voie, elle entend les vociférations hystériques d’une femme. Elle décide de s’éloigner quand soudain une femme appuie des deux mains sur son torse et la pousse avec force. Au même moment les voyageurs voient arriver le train. Tétanisée la victime ne sait quoi faire quand un homme la délivre in extremis de ce cauchemar. Les voyageurs immédiatement font signe au conducteur du train de s’arrêter.

La victime de 31 ans est secourue mais a dû suivre des séances d’EMDR* pour soigner son stress post-traumatique qui lui a occasionné une incapacité totale de travail de 42 jours.

Les défenseurs de l’accusée explique son acte par une crise psychotique d’origine toxique. « Elle aurait vu une ombre sur son chemin, croyant être poursuivie par des serpents, Gertrude E. d’origine camerounaise, l’aurait poussée pour s’en débarrasser. »

L’EMDR* est une thérapie qui consiste à guérir les traumatismes et les événements douloureux par des mouvements oculaires de droite à gauche.

Dorothée Audibert-Champenois– Source Le Parisien – Facebook @Blacknews page – Image