Le gendarme tahitien lui promet le Pacifique avant de la tuer

Eléonore Places s’est laissée duper, manipuler résument les parents de la gendarme. « Ma fille avait un fort tempérament, mais cet homme la manipulait comme une marionnette ».  Virginie Places poursuit : « Il l’a conditionnée, envoûtée avec ses promesses de vie à Tahiti.». Le 1er janvier 2022, la militaire Eléonore Places âgée de 27 ans, meurt poignardée par son compagnon gendarme comme elle. Les faits se déroulent près de Saumur dans le Maine au domicile du frère du mis en cause. Le tahitien signe le premier féminicide de l’année 2022. Le soldat Vaiava Chrissler Hiro a été mis en examen et écroué en attendant son procès.

Le gendarme Vaiava Chrissler Hiro, un récidiviste

Comme dans beaucoup de féminicides, l’homme est un récidiviste.

Les deux militaires se mettent ensemble au printemps 2021. Seulement quelques mois plus tard, les premiers coups tombent. Nous sommes le 23 octobre dans la Sarthe quand les secours arrivent sur le bas-côté de la rocade du Mans. Après une dispute, Vaiava Chrissler Hiro en uniforme, sort de leur véhicule et après une dispute, roue de coup sa partenaire en présence de plusieurs témoins. Au sol, le militaire alcoolisé, lui assène des coups de talons de rangers à la tête et dans le ventre. Eléonore Places est défigurée. Ses parents se confient dans le quotidien Le Parisien quand elle découvre les clichés. « Quand je vois cette photo, je suis horrifiée. Ma fille a été lynchée. C’est de l’acharnement, de la barbarie » commente Virginie Places.

Le procès pour violences est prévu en mars

Quelques mois plus tôt, Eléonore avait porté plainte contre son concubin pour des violences, coups de poings, de pieds et tentative d’étranglement. C’était en juillet 2021. Une convocation au tribunal est alors notifiée pour un procès qui aura lieu le 23 mars 2022 au Mans. Mais sans Eléonore Places. « J’ai peur de lui quand il est énervé ou qu’il a bu » confiait la soldate qui laissait entendre des menaces de mort du gendarme tahitien à son encontre.

Dès juillet 2021, la soldate redoutait ses représailles mais « aucune mesure de protection particulière nécessite d’être mise en œuvre  à ce stade » lui dit-on. Placé sous contrôle judiciaire, Vaiava Chrissler Hiro est interdit d’entrer en contact avec la victime. Alors qu’elle pense à le quitter, Eléonore revient vivre avec Vaiava Chrissler Hiro chez le frère du soldat. Elle refusera un téléphone grave danger. Elle ne portait ni bracelet anti-rapprochement et aucun placement en détention provisoire n’était requis contre Vaiava.

Eléonore succombera à ses blessures après avoir été poignardée par son compagnon. Elle devient la première victime de féminicide le 1er janvier 2022.

Dorothée Audibert-ChampenoisBlacknews Page – Source Le Parisien – Image DR – Couverture @Blacknews page