L’antillaise Tina Tobago, au Crazy Horse la nuit et infirmière le jour

Son nom de scène, s’inspire des Grandes Antilles Tobago, d’où est originaire Daniella. Tina est un clin d’oeil à la chanteuse afro-américaine Tina Turner.

Avant de monter sur la scène du célèbre cabaret parisien, Daniella pense une dernière fois aux gestes qu’elle a pratiqués quelques heures plus tôt. Entre les répétitions au Crazy Horse et les perfusions à l’hôpital, la caribéenne pourrait perdre la tête. Elle raconte au magazine Closer comment parfois les deux se mélangent. « Je me demande si j’ai fait toutes les transmissions, les désinfections pendant que je me maquille avant de monter sur scène. Et quand je suis en salle de repos à l’hôpital, je réfléchis à mes prochaines chorégraphies », c’est le monde de Daniella alias Tina Tobago.

« Danseuse du Crazy Horse la nuit, je suis infirmière du jour. »

Son rêve de petite fille

À 33 ans, Daniella a accompli son rêve de petite fille, qui à 12 ans, rêvait de devenir une Crazy Girl. Mais prudente, elle se construit socialement.  Elle obtient son diplôme d’infirmière d’Etat. Et choisit d’exercer en bloc opératoire tout en continuant la gymnastique de haut niveau. D’ailleurs, la jeune femme remporte un titre de vice-championne de France. Enfin en 2014, elle est prête pour tenter le Crazy Horse. Daniella se présente avec les mensurations demandées. Elle auditionne au milieu des 500 candidates qui se présentent chaque année. La longueur des jambes, la distance entre les pointes des seins, la taille et un « je-ne-sais-quoi » ont impressionné les casteurs. Des 5 girls retenues, Daniella en fait partie. Elle sera Tina Tobago, le rêve est devenu réalité.

Soigner, une vocation familiale

Pas question d’oublier sa blouse blanche. Sa grand-mère avant elle, avait cette vocation d’aider et de soigner les autres. « Je conjugue mes deux passions. C’est une grande chance. D’autant que l’une fait appel à mon cerveau, l’autre à mon corps » explique la danseuse du Crazy Horse. « C’était merveilleux. A l’ouverture du rideau de mon premier show, j’avais encore du mal à réaliser » confie Daniella au tabloïd.

Cette « Crazy life » qu’elle vit la nuit, l’entraîne à se produire vingt-quatre soirs par mois. À raison de deux à trois spectacles à chaque fois. Un rythme qui s’est ralenti durant la pandémie. L’occasion pour l’infirmière de se consacrer totalement aux patients, de soutenir ses collègues et de se porter volontaire durant la crise sanitaire. Daniella s’est portée « volontaire pour intégrer un service de réanimation. »

Depuis, les cabarets ont réouvert et l’antillaise a repris ses shows, ses répétitions et ses shootings. La double vie à Paris elle l’assume. Blouse blanche de jour et paillettes la nuit. Ses deux univers, ses deux passions.

Source Closer (Marine Mazéas)Dorothée Audibert-Champenois – Facebook Blacknews Page – Images capture d’images