1 an que 2 martiniquaises attendent une indemnité après un grave incendie

Un an après l’incendie dévastateur qui a détruit leur résidence à Mézeray du Mans, deux martiniquaises sont en souffrance. Si Liana Janvier et Sydne Verelle ont pû être reloger grâce à l’intervention du maire de la commune, elles restent très endettées. Aujourd’hui, les deux femmes assistées d’un expert en assurance, réclament la totalité de leur indemnité. 12 mois après le sinistre qui n’a fait aucun blessé mais d’énormes dégâts.

Au lieu-dit le Bouqueteau à Mézeray, dans la périphérie du Mans, un incendie a ravagé le domicile de Lana Verelle. Tout est parti en fumée, ce 5 décembre 2020, raconte l’antillaise. Des vêtements aux souvenirs personnels, il ne restait rien. Un élan de solidarité s’était mis en place très rapidement. Le maire de la commune et la famille ont lancé une cagnotte Leetchi. 215 euros ont été collectés et environ 1000 euros ont été perçus grâce à une cagnotte « Martinique ». La famille qui compte trois enfants de 7 à 20 ans a vivement remercié les soutiens de toute nature.

Un délai de remboursement long qui désespère les 2 martiniquaises

Mais pour se réinstaller dans leur nouveau logement, les deux martiniquaises assurent avoir fait plusieurs emprunts. Un mois après l’incendie, elles touchent une avance, environ 20% de l’indemnité qui leur est due. Une somme qui ne représente pas « les obligations contractuelles » affirme l’expert en assurance Leblanc Olivier.

Entre les factures et les dettes, Lana Verelle ne peut pas rembourser « ceux qui lui ont fait confiance ». Le courtier en assurance, déniché sur internet fait de « la résistance abusive » et lui prive ses droits, dit-elle. « On a reçu des dons et un acompte de notre assurance, mais nous n’avons pas eu la totalité de notre capital assurance. » blâme Liana Janvier.

Un expert a été recruté pour aider le couple dans ses démarches de recours et de réclamation. Selon, le courtier dépêché, des vérifications sont encore en cours, rappelle la directrice Gwenaelle Le Bec. « Une expertise CCI a été diligentée et cela prend du temps » estime le courtier en assurance. Reste à déterminer un point litigieux sur le nombre de pièces assurées par la conseillère en assurance.

Pour l’heure, les martiniquaises alertent les médias avant d’envisager de « de porter plainte lundi prochain contre le courtier et l’assureur ».

Les obligations des assureurs

Pour rappel, il est important de savoir : « que la loi interdit aux compagnies d’assurance d’inventer des moyens dilatoires dans l’objectif de retarder le versement des indemnisations et des remboursements.

L’article L 122-2 du Code des Assurances impose que l’expertise doit être achevée dans les trois mois suivant la déclaration du sinistre.

L’article 1153 du Code Civil mentionne qu’à défaut de régler le sinistre dans les délais prévus, la compagnie d’assurance devra verser aux sinistrés des dommages. Aussi des intérêts fixés par la loi ainsi que des intérêts supplémentaires en cas de mauvaise foi de sa part. »

Dorothée Audibert-Champenois – Facebook Blacknews Page – Images Facebook

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