La Hollande permet aux afrodescendants de changer leur « nom d’esclave »

Les Pays-Bas ont décidé de supprimer le coût de 835 € (715 £) pour aider les afrodescendants à se débarrasser de leurs « noms d’esclaves ». Ils ont désormais la possibilité d’adopter un autre nom de leur ascendance africaine.

Une partie du « processus de guérison »

Linda Nooitmeer, présidente de l’institut national pour l’histoire de l’esclavage néerlandais, considère que la décision d’Utrecht va dans le bon sens. C’est « une partie du processus de guérison, pour redonner aux gens la liberté et leur identité ». Linda Nooitmeer pense que tous ces noms attribués par les maîtres rappellent que les esclaves étaient des objets. Pendant trois siècles d’esclavage, les Hollandais ont expédié plus d’un demi-million d’Africains à travers l’Océan Atlantique. Ces déplacés travaillaient dans les plantations des Antilles et d’Amérique.

Les Pays-Bas ont été l’un des derniers pays à abolir l’esclavage en 1863, 30 ans après l’abolition britannique. Alors que les noms de famille néerlandaise étaient interdits, les esclaves étaient nommés à l’image des fusions de villes néerlandaises. Quant aux esclaves affranchis, ces derniers recevaient des noms souvent liés au propriétaire de l’esclave ou de la plantation.

Les afrodescendants peuvent changer « leur nom d’esclave »

Les noirs africains ont été traités comme des objets et des biens et leurs noms ont été effacés. La présidente de l’institut, Linda Nooitmeer décrit ces actions comme un processus de « déshumanisation ». La langue, votre identité, toutes les preuves que vous étiez africain ont été emportées. »

« Peut-être que ce ne sera pas exactement le même nom que nos ancêtres » , explique Linda Nooitmeer. « Mais, il sera donné dans l’esprit de l’Afrique. Et c’est vraiment puissant à donner à vos enfants et à vos descendants. »

Parmi les réactions de nombreuses personnes ayant un nom néerlandais envisagent de le conserver parfois pour des raisons démagogiques. De nombreuses études ont montré qu’un nom à consonance étrangère aux Pays-Bas pouvait exposer à la discrimination en matière d’éducation, de logement ou d’emploi.

Dorothée Audibert-Champenois. Facebook Blacknews Page – Images et source BBC

Vous pourriez aussi aimer...

%d blogueurs aiment cette page :