Fille de martiniquais, elle devient une «célébre activiste» aux USA

Peu connue en Europe, Joséphine St. Pierre Ruffin est pourtant une «immense activiste» aux Etats-Unis. Militante dans l’âme, l’afro-américaine a occupé de nombreux rôles publics tout au long de sa vie. Citée comme «une femme d’une rare force de caractère, d’une vivacité d’esprit et d’impulsions généreuses» par Booker T. Washington*, Josephine Ruffin a consacré sa vie à améliorer la vie des femmes et des Afro-Américains, tant sur le plan local que national.

Le 31 août 1842 naît Josephine St. Pierre Ruffin dans l’une des familles aisées de Boston. Sa mère était une femme blanche d’origine anglaise et son père était originaire de l’île de la Martinique. Il était le fondateur de l’Église de Boston Zion. Les parents de Josephine St. Pierre ont scolarisé leur fille à Salem. Dans les écoles où officiait l’activiste John Lenox Remond. Orateur et abolitionniste américain basé dans le Massachusetts, John Lenox Remond, né en 1810, était connu comme l’un des plus grands conférenciers contre l’esclavage.

Joséphine St. Pierre Ruffin

Josephine St. Pierre Ruffin une activiste dans l’âme

À 15 ans, Josephine St. Pierre épouse George Lewis Ruffin. Il sera le premier Afro-Américain à être diplômé de la Harvard Law School. Puis George Lewis Ruffin rentrera dans l’histoire américaine. Il deviendra le premier juge municipal noir de Boston, dans le Nord-Est des Etats-Unis.

Après son mariage, Josephine Ruffin sort diplômée d’une école de haute couture de Boston. une formation qu’elle compléte quelque temps plus tard par des cours particuliers à New York. Alors que la guerre civile éclate, le couple s’implique dans diverses œuvres caritatives. Puis les époux Ruffin s’engagent dans la lutte pour les droits civiques. Josephine Ruffin se lance dans à la conquête du suffrage pour les femmes. Il s’agissait d’inciter les femmes noires à voter lors des élections municipales et scolaires. Elle a travaillé avec Susan B. Anthony, une militante des droits civiques. Et Elizabeth Cady Stanton, une féministe, abolitionniste et suffragiste américaine.

Josephine St.Pierre Ruffin : Une pionnière des droits civils et des droits des femmes

 

De 1890 à 1897, Joséphine Ruffin a édité Women’s Era, le premier journal publié par et pour les femmes afro-américaines. Elle a également fondé, avec sa fille Florida Ruffin Ridley et la directrice de l’école de Boston, Maria Baldwin, le «Women’s Era Club».

Le Woman’s Era Club, ce club créé pour les femmes noires, a été l’une des plus grandes réalisations de Joséphine St. Pierre Ruffin. Fondé en 1893, le Woman’s Era Club avait deux objectifs : offrir à ses membres des opportunités de développement personnel et aborder les problèmes qui affectaient directement la communauté afro-américaine, de la politique, de l’éducation locales à la discrimination jusqu’aux persécutions des Noirs américains dans le Sud.

Joséphine St. Pierre Ruffin et sa fille Florida Ruffin Ridley

Fille d’un martiniquais et d’une britannique

Estimant qu’une organisation nationale pour les femmes noires était nécessaire, elle a convoqué la première convention annuelle en 1895 qui a attiré 100 femmes de 20 clubs à travers les États-Unis. Joséphine a nommé l’organisation la Fédération nationale des femmes afro-américaines qui un an plus tard s’unit à la Ligue des femmes de couleur pour devenir l’Association nationale des femmes de couleur. Alors que Mary Church Terrell était la présidente de l’organisation, Joséphine Ruffin et d’autres membres étaient des vice-présidentes. Après la dissolution du Women’s Era Club  Josephine Ruffin est resté encore active. Elle est devenue l’un des membres fondateurs du Boston NAACP en 1910.

Josephine St. Pierre Ruffin est décédée à Boston le 13 mars 1924.

Une plaque discrète au 103, rue Charles, reconnaît le travail de Joséphine St. Pierre Ruffin, cette importante militante de Beacon Hill du début du XXe siècle.

Booker T. Washington*enseignant, écrivain américain, il était un défenseur des droits des Afro-Américains.

Mount Auburn Cemetery - Massachusetts (cimetière)

Dorothée Audibert-Champenois – Facebook Blacknews Page – Cnews ACTUS Page – Image Black Past – National park Service – BWHT –

 

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