Un jour férié en mémoire de l’Esclavage ! extraits du débat

Un élu francilien fait la proposition d’un jour férié en mémoire de l’esclavage. Aurélien Taché, député du Val d’Oise et co-Président des nouveaux démocrates s’est exprimé vendredi 2 avril sur l’antenne de CNEWS. Invité dans Morandini Live, l’homme politique a expliqué pourquoi après la Loi Taubira, il devenait urgent de créer un jour férié en mémoire de l’abolition de l’esclavage.

Extraits : « 20 ans après la Loi Taubira qui reconnait l’esclavage comme un crime contre l’humanité. Une loi votéee sous la loi Jospin (…) Cette année où l’on va célébrer le bi-centenaire de la mort de Napoléon, il faut regarder cette histoire en face. Il faut poser un acte politique fort pour faire Nation, pour que la cohésion nationale soit renforcée. Au nom d’un débat de lutte contre le séparatisme (…) on ne peut pas dire que les victimes du racisme soient elle-même raciste, comme Audrey Pulvar a pu en faire l’accusation (…)  Parce qu’elle essaie simplement d’expliquer ce qu’ele vit en tant que personnes discriminées. »

L’esclavage, cette période sombre

« Créer un jour férié, c’est d’une certaine manière, voir cette histoire en face. Malheureusement, l’histoire de la France est complexe. Il faut l’assumer dans toute sa réalité, y compris dans les parts sombres. Il faut pouvoir dire à tous ceux qui sont français aujourd’hui que nous avons en souvenir cette mémoire là. Leur dire que le racisme perdure malheureusement. Là-dessus, je trouve qu’on en fait pas assez. Et aujourd’hui, beaucoup de jeunes français, parce qu’ils ne trouvenet pas de réponses à ces questions là peuvent se retourver ceux qui ne sont pas des amis de la France. Et agiter des choses dangereuses. »

Une proposition de jour férié qui ne fédére pas sur le plateau de Jean-Marc Morandini. Jean-Lin Lacapelle est député européen RN. Selon lui, il y a déjà une dâte de commémoration. Celle du 10 mai sur la traite négrière. Il estime que « la France a déjà présenté ses excuses. Elle a indemnisé des territoires sur lesquels, il y avit eu l’esclavage.». Jean-Lin Lacapelle s’interroge : « Quand est-ce qu’on va fermer cette parenthèse ? Quand-est-ce qu’on va arrêter de regarder dans le rétroviseur ? Quand est-ce qu’on va arrêter de faire la repentance ? Quand-est-ce qu’on va arrêter de diviser les français. (…) Vous faites de la surenchère mémorielle. Vous êtes en train d’animer un climat racial. Et ça ce n’est pas la Rpublique. La République est une et indivisible. La République, ce sont des valeurs auxquelles, les français doivent adhérer, ce n’est pas une question de couleur de peau. »

Les différentes dates de commémoration qui existent

« Vous êtes en train de diviser les français. vous êtes en train les diviser entre les Noirs et les Blancs. » a poursuivi Jean-Lin Lacapelle sur la chaîne en continu. Sur ce, Aurélien Taché a interpellé le député RN, lui demandant : « Est-ce que vous connaissez la réalité des personnes discriminées en France ? ».

Anne Genetet, députée LaREM, des français de l’étranger a rappellé une date importante. Celle du 23 mai qui célèbre la mémoire des victimes de l’esclavage. Si l’élue reconnait que le 10 mai, mais également de nombreux outils pédagogiques permettent d’expliquer aux enfants, aux collégiens et lycéens ce qu’a été cette période de l’esclavage, elle se dit « absolument contre (un jour férié)». Elle s’explique : « Les amortisseurs sociaux qui nous permettent de lutter contre les inégalités sociales (…) financés par le travail. Et enlever une journée de travail, ne me paraît pas la solution adéquate.»

À l’initiative de cette proposition de jour férié, Aurélien Taché insiste sur les avancés timides qui opérent sur cette question. Il lui répond :  « Vous savez très bien le déséquilibre manifeste entre les actes qui sont posés d’un côté qui amalgame beaucoup trop de choses. Moi je propose d’aller plus loin que la France pose de vrais actes. »

Soutien à Audrey Pulvar, après sa sortie des réunions non-mixtes, Eduardo Ryhan Cypel est intervenu en fin de débat. « Je veux dire tout d’abord que l’escalvage, son histoire et sa réalité ne sont pas une parenthèse. C’est l’histoire intime de la France (…) de l’Europe et de l’histoire du monde occidental en général.» Membre du Conseil National du Parti Socialiste, il se dit réservé sur la proposition d’un jour férié.

Le rapport de la France avec ses anciennes colonies

Eduardo Ryhan Cypel aura le mot de la fin en accord avec les idées du Chef de l’Etat. «  Jour férié pas jour férié. Ce qui me paraît important c’est que la question, pas seulement de l’esclavage mais du rapport de la France avec ses ancienne colonies est un débat qui me semble important. De ce point de vue, je soutiens la démarche qu’a fait le Président de la République, en lien avec la mission qu’il avait confiée à Benjamin Stora sur la mémoire commune entre la France et l’Algérie. Cela me paraît fondamental pour que le pays retrouve de la cohésion nationale y compris une cohésion avec sa propre histoire. ».

Le socialiste a voulu conclure non sans peine : « Aucun pays qui ne regarde pas avec lucidité son passé,  qui n’en parle pas de manière apaisée … ». Le mot de la fin c’est Aurélien Taché  agacé qui le martellera : « Tous ces actes initiés par le Président de la République sont bien. Mais maintenant on veut voir la suite». Le poing sur la table, il a poursuivi : « Est-ce qu’on aura un Musée de l’histoire de la colonisation ? Est-ce qu’il y aura un vrai discours entrepris avec l’Algérie ? Ira-t-on encore plus loin ? » .

Dorothée Audibert-Champenois – Facebook BLKNews – CNews ACTUS Page – Images Capture d’écran BLKNews/Morandini Live

 

 

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