Audrey Pulvar, en toute sincérité s’explique sur BFM

Candidate aux régionales à Paris, Audrey Pulvar était l’invitée samedi minuit sur la chaîne en continu BFMTV. La tête de liste « île de France en commun» aux régionales s’est prêtée aux jeux des questions réponses de la journaliste Apolline de Malherbe. Le public attendait ses réponses sur deux questions qui ont récemment fait la une dans la presse nationale. Il s’agissait de parler de son père Marc Pulvar. Homme politique notoire en Martinique, il est aujourd’hui sous le feu des critiques. Selon ses nièces, le syndicaliste « n’est pas à l’image » qu’il a toujours prétendu. Marc Pulvar est accusé d’être un pédocriminel.

Depuis les aveux de Mélanie Luce sur les « réunions interdites de l’Unef, interdites aux Blancs», le débat fait rage dans l’Hexagone. Ces aveux extorqués par la journaliste Sonia Mabrouk a déstabilisé pour un temps l’organisation. Depuis une plainte pour discrimination raciale a été déposée par le député LR du Vaucluse Julien Aubert. Si l’Unef semble de plus en plus isolé depuis le 18 mars, Audrey Pulvar, candidate aux régionales et femme de la diversité comprend l’utilité de ces réunions ciblées. Elle ne les désapprouve pas tout nuançant son propos.

Marc Pulvar est un monstre

« Quand son père est un monstre. Quand on est l’enfant du monstre. On se demande si on n’est pas un monstre soi-même. beaucoup de gens n’ont pas compris (cette phrase). Je dis tant mieux pour ceux qui n’ont pas compris. Car cela veut dire qu’ils n’ont pas été confrontés à ce problème. Mais tous ceux et toutes celles qui ont été confronés à ça, soit en tant que victimes directes ou soit en tant qu’entourage, cavent de quoi je parle. Et j’ai reçu beaucoup de témoignage (y compris de gens qui me combattent) et qui m’ont dit, vous n’êtes pas un monstre (…) Quelqu’un m’a écrit, une personne qui est un redoutable adversaire (…), plus jeune, il a avait été lui-même victime d’actes pédophiles ou pédocriminelles (plus précisément). Et moi aussi je me demandais si j’étais un monstre. J’ai eu un fils. Je n’ai pas réussi à le prendre dans mes bras. Jusqu’à ce que j’ai eu l’âge que j’avais quand le monstre a cessé de la persécuter. Vous vous imaginez cette douleur (…) d’un père qui a un fils, qui aime son fils plus que tout au monde. Et qui a tellement peur d’être le même monstre que son propre père.

Audrey Pulvar : C’est aussi cela d’être dans la famille, dans la descendance (…) Les choses traversent les générations. La douleur traverse les générations. Pour tout le monde, pour mes cousines, pour mes soeurs, pour moi-même. Pour nos enfants. Evidemment pour ma mère (…) »

«Pas pour ma manière d’être mère (…) Imaginez que votre mère vous dise quelque chose comme cela.  D’abord vous avez de la compassion pour les victimes. Vous avez de la compassion pour votre mère. Ça change, Ça structure une vie»

Les personnes discriminées peuvent se réunir entre elles

Audrey Pulvar : « Que des personnes discriminées, sentent la nécessité de devoir se réunir entre elles pour pouvoir en discuter. Ça ne me choque pas profondément selon la façon dont les choses sont formulées (…) Je préfére les réunions réservées à. Que les réunions interdites (…) Parce que si vous dites (…) groupes de travail consacrés aux discriminations dont sont l’objet les personnes noires ou métis (…) Quelque chose me dit, que 95% ou 99% des participants qui participent spontanément à cet atelier seront les personnes dont il est question dans l’intitulé. Mais si, il se trouve que vient à cet atelier une femme blanche ou un homme blanc. J’aurais tendance à dire qu’il n’est pas question de le ou la jeter dehors. En revanche on peut lui demander de se taire. On peut lui demander d’être spectatrice ou spectateur silencieux.  »

Alors qu’Apolline de Malherbe, tente de la déstabiliser en lui disant : « On peut lui demander de se taire ?» Audrey Pulvar en toute franchise maintient sa réponse.

Audrey Pulvar :  « Je pense que oui » a déclaré l’ancienne journaliste.  « Pour le coup, je ne dis pas qu’il faille qu’il ou elle, interdit d’entrée. mais au moins qu’il se taise. Qu’il laisse parler les personnes les plus concernées»

Dorotthée Audibert-Champenois Facebook : BLKNews – CNews Actus Page – Images capture d’écran BLKNews – CNews ACTUS Page

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