Adjani, Fourest, Khan disent stop aux « revendications partisanes »

Isabelle Adjani, Caroline Fourest et Rachel Khan appellent à ne pas tomber dans les revendications partisanes. Elles ont rédigé un manifeste pour que « le cinéma continue de nous unir. »

Au lendemain de la cérémonie des César 2021, trois femmes ont pris leur plume pour manifester leur opposition. Cette édition qui devait se démarquer des précédentes a marqué les esprits. Jusque là, il était reproché à l’Académie du cinéma français de faire dans l’entre-soi. Le monde du cinéma reconnaissait la faiblesse de cette industrie qui défavorise les minorités.

Pour s’émanciper de son manque de diversité, l’institution a fait peau neuve. Résultat, les deux espoirs lauréats de cette 46ème édition sont issus des minorités. Jean-Pascal Zadi est le meilleur espoir masculin et Fathia Youssouf est meilleure espoir féminin. L’occasion pour Jean-Pascal Zadi de faire entendre d’autres voix et d’autres revendications.

Isabelle Adjani, son message sans concession

Des prises de parole critiquées jusque sur les plateaux de télévision en France. Aujourd’hui, ce sont trois femmes, trois personnalités qui réclament un autre discours. Celui plus axé sur le cinéma, un cinéma universel. Un cinéma où la couleur de peau ne doit pas être une contrainte. « Quelle que soit sa couleur, sa religion, son sexe, son genre, sa sexualité et les milles facettes qui forgent son identité. Oui, nous l’affirmons. Nous sommes mille en soi. Et c’est dans cette pluralité que nous puisons le chemin vers l’autre. »

Isabelle Adjani, Caroline Fourest et Rachel Khan attestent que durant « Trois heures trente, nous avons entendu parler de tous les maux du monde qui agitent les réseaux sociaux. Mais bien peu de liberté d’expression et de création, pourtant menacées. Une nouvelle forme de censure monte (…) Faut-il être gay pour réaliser un film sur une histoire d’amour entre hommes? Noire, jeune et américaine pour traduire une jeune poétesse afro-américaine (…) Avoir la même identité qu’un personnage pour le jouer?».

Ce que veulent les trois françaises, est clair, elles refusent un monde « où chacun se doit de parler au nom de sa communauté uniquement s’il est ‘concerné’. C’est, disent-elles, « le contraire du jeu de rôle et du cinéma. »

Fermées depuis plusieurs mois, les salles obscures restent désespérement closes. Isabelle Adjani, Caroline Fourest et Rachel Khan brûlent de retrouver en salles « cette émotion fourmillante, sans frontière, un cinéma libre de tout imaginer. Sans plafond ni parcours obligé ».

Pour un cinéma universel qui nous unit

Pour conclure les trois actrices rappellent que 150 films « attendent de nous conter une histoire à la fois singulière et universelle».

Isabelle Adjani, Caroline Fourest et Rachel Khan insistent et concluent dans un bel éclat de rire « Il nous tarde tant de les découvrir. De rire, de pleurer, et de rêver ensemble ».

Isabelle Adjani, Caroline Fourest et Rachel Khan (Le cinéma rêve universel).

Dorothée Audibert-Champenois (BLKNews) – Images ©️BLKNews/Capture d’écran/Elle

 

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