L’Unef et les réunions interdites aux Blancs «Possible, si… »

Par la voix de sa présidente, l’Unef reconnait clairement qu’ily a des réunions interdites aux Blancs en France. Mélanie Luce était reçue dans la Matinale mercredi 17 mars sur Europe 1. Au cours de son intervention la présidente du syndicat des étudiants a lâché une bombe. À Sonia Mabrouk qui l’interrogeait, elle a fini par avouer qu’éffectivement l’Unef organisait des réunions sans Blancs. Un tollé dans la presse nationale. Depuis certains demandent la dissolution du syndicat d’étudiants.

«Aujourd’hui quand on est femme ont subi des discriminations. Alors on organise pour permettre aux femmes d’exprimer les discriminations qu’elles peuvent subir. Et on organise aux femmes qui sont effectivement touchées par le racisme de pouvoir exprimer ce qu’elles subissent.» annonce Mélanie Luce. À la question : «Il y a des réunions où les Blancs ne sont pas admis ? ». Mélanie Luce hésitante confuse acquiesce : « (…) Je viens de vous expliquer que cela existe ».

L’interview fait scandale depuis hier sur les réseaux sociaux. Et au même titre que « Génération identitaire » beaucoup d’internautes veulent la dissolution pur et simple de l’Unef. Pour d’autres la déclaration de Mélanie Luce est complétement surréaliste. Après la publication des photos des deux professeurs de #Sciences_Po à Grenoble la semaine dernière, la polémique enfle de nouveau.

L’Unef fait de la discrimination

Pour maïtre Nabila Belaidouni, « Ce n’est pas une incitation au racisme, mais c’est de la discrimination ». La juriste rappelle que « la France condamne toute sorte de discrimination. Que l’égalité des citoyens est établi par des textes. Par la Convention européenne des Droits de l’Homme. Elle est établie en interne également par le Code Pénal qui récrime tous faits de discriminations ». 

Mais maïtre Nabila Belaidouni indique « qu’il est également possible selon une directive européenne qui a été appliquée en Droit interne de crééer une organisation composée de personne d’ethnie ou d’une race déterminée. Si cette organisation a pour but principal la défense des intérêts de la communauté en question ». 

À priori les explications de Mélanie Luce vont dans ce sens. Mais ajoute-elle, les propos de la présidente sont en contradiction avec ceux de l’Unef. Les statuts indiquent et sans ambiguité que « l’Unef défend tous les étudiants. Et ceci sans condidération de leur orientation politique, religieuse et raciale». 

Et c’est là où s’ouvre toutes discussions. L’Unef peut-elle à la fois défendre une forme universaliste des relations humaines ou être au service d’un groupe? L’avocate suggère que l’Unef devrait alors changer ses statuts et sa domination sociale. Dès lors le syndicat devrait s’identifier ainsi : « L’Union nationale des étudiants racisés de France».

Et Mélanie Luce pourrait alors tenir de tels propos, elle en aurait le droit. 

Dorothée Audibert-Champenois (BLKNews). Images Capture d’écran BLKNews et Mathieu Delmestre.fr.

 

 

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