Assa Traoré condamnée à verser 4 000 euros aux 3 gendarmes

Assa Traoré est condamnée à verser au total 4000 euros à trois gendarmes. Elle doit également  supprimer deux « publications incriminées » de la page «La vérité pour Adama». Entre le 19 septembre et le 19 novembre 2019, Assa Traoré accusait trois militaires d’avoir tué son frère. Elle y dévoilait alors leur identité sur le réseau social Facebook. La justice a rendu son arrêt le 26 février dernier, après la plainte des gendarmes. Les trois militaires avait intenté un action en justice  en décembre dernier, rapporte le journal Marianne.

Assa Traoré perd une bataille

Après cette bataille perdue au civile, Assa Traoré doit publier la décision des juges pendant 15 jours sur la page Facebook. Elle devra payer 100 euros de pénalité chaque jour de retard d’application de la décision de justice. Pour rappel, le dossier sur son jeune frère, mort en juillet 2016 dans le Val D’Oise, est toujours en cours.

 

 

La mort d’Adama Traoré

Adama Traoré est mort le 19 juillet, le jour de son 24e anniversaire; il a rendu son dernier souffle dans la cour de la brigade de gendarmerie de Persan (Val-d’Oise). Depuis, sa famille ne cesse de réclamer la « vérité », estimant que son décès à la suite de son interpellation par les gendarmes à Beaumont-sur-Oise est une « bavure ».  En Août 2016, Me Yassine Bouzrou, l’un des avocats de la famille explique au Parisien les derniers instants d’Adama. « Au final », note le pénaliste, « les deux autopsies confirment qu’Adama Traoré est mort par asphyxie et les déclarations des gendarmes indiquent clairement qu’il a subi une compression thoracique au moment de son interpellation. »

Le Maréchal des logis-chef du Psig* écrit dans son procès verbal en 2016 : « Je n’ai porté aucun coup. Nous avons employé la force strictement nécessaire pour le maîtriser. » Mais les trois militaires sont d’accord sur un point.  Adama Traoré, s’est plaint très rapidement de difficultés respiratoires. Dans le véhicule d’intervention, il est inconscient et a uriné sur lui, constatent les gendarmes. Les militaires prennent son pouls, en lui laissant les menottes dans le dos.

À l’arrivée des pompiers puis du Samu, son coeur ne repart pas. Il meurt peu après 19 heures.

Dorothée Audibert-Champenois – Rédactrice en chef CnewsActusDothy – Facebook Cnews ACTUS – PAGE – Twitter Instagram – Images capture d’écran Cnews ACTUS-PAGE.

 

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