Nerida Jenkins a purgé 12 ans de prison mais elle n’a commis aucun crime

Nerika Jenkins était une citoyenne respectueuse des lois mais ses relations avec un trafiquant de drogue l’a conduite en prison.

«Gardez la tête haute, les problèmes ne durent pas éternellement. Il y a de la lumière au bout du tunnel». Cette déclaration pourrait suffire à présenter Nerika Jenkins, une prisonnière libre après 12 ans d’incarcération. Sans jamais se décourager, la jeune mère de famille a attendu une décennie avant que la justice ne lui soit favorable. Nerika Jenkins jugée comme une délinquante toxicomane n’a cependant commis aucune faute. Libre aujourd’hui, elle se consacre à la réinsertion des femmes qui sortent de prison.

Victime d’un conjoint dealer

L’histoire de Nerida Jenkins pourrait être celle de n’importe qu’elle autre femme, victime de conjoint dealer. Mais ce qui la différencie d’une autre c’est sa résistance et sa résilience face aux difficultés qu’elle a rencontrées ces dernières années. Nerida Jenkins n’a pas été seulement une détenue modèle. Pendant son incarcération, la jeune femme étudie, obtient des certificats pour différentes formations, finit diplômée de l’Université William Paterson.

L’arrestation de Nerida Jenkins

Un matin de novembre 1996, Nerika Jenkins déposait sa fille Secoya chez un ami avant de se rendre au cours. Elle remarque des girophares, des sirènes et trois personnes qui s’approchent d’elle. On l’interroge sur les activités de son petit ami. Nerika refuse catégoriquement de donner des informations sur lui, en disant aux flics «qu’elle ne ferait pas leur travail».

Son inculpation par procuration

Inculpée, la mère de famille, est libérée sous caution jusqu’à son procès. Le juge qui la condamne lui exprime sa compassion. Mais l’homme de loi se voit forcé d’appliquer la peine minimale obligatoire pour les délinquants toxicomanes. Un condamnation par procuration qui met en colère Nerida Jenkins. «J’étais en colère, très en colère. Ma famille et moi étions furieses dans cette salle d’audience» explique Nerida Jenkins. «Je devenais coupable par association parce que c’est le père de ma fille. Et parce que je n’ai pas accepté ce qu’ils me demandaient. Je suis tout à coup une criminelle». «Oui, j’appréciais ce luxe, donc je suis peut-être coupable de cela, mais pour le reste, non» concède Nerida Jenkins.

En prison pour 230 mois

Les autorités transferent Nerida vers la prison de FCI Danbury où elle fait une rencontre déterminante. La détenue Gillian Vandercruize qui partage sa cellule deviendra son amie. «Elle m’a pris sous son aile», dit Nerida Jenkins. «Elle m’a parlée de ce programme de formation professionnelle dans le bâtiment».

Nerida apprend la maçonnerie, la pose et la coupe de carreaux, de cloisons sèches. Une fois ce programme terminé, elle rejoint un programme informatique, découvre Microsoft Office et d’autres logiciels. Sa famille lui rend visite mais Nerida ne décolère pas elle veut sortir de prison. La jeune maman demande une clémence au président BIll Clinton, en vain. Elle attendra un changement de loi en 2007 qui lui permettra enfin de sortir des geoles de Virginie.

Nerida Jenkins est libre

Sitôt dehors, Nerida Jenkins déménage en Géorgie et crée son association à but non lucratif «A Woman’s Worth». Sa préoccupation est d’aider les femmes qui sortent de prison à se réintégrer dans le système social et professionnel. «Nous aidons les femmes et les filles ex-détenues, les femmes sans abri, les anciens combattants et les victimes de violence domestique», explique Nerida Jenkins. «Nous voulons les aider à sortir de leur situation et les amener à devenir les femmes qu’elles ont toujours voulu être. Nous essayons de leur donner l’amour dont elles ont besoin.»

Dorothée Audibert-Champenois – Rédactrice en chef de CnewsActusDothy – Facebook Twitter Instagram – Images BlackEntreprise/Capture écran Viméo

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