Angélique Kidjo et des centaines de personnes honorées d’une Légion d’honneur exceptionnelle Covid-19

Au milieu de centaines de personnes honorées pour leur contribution dans la lutte anti-Covid, la chanteuse béninoise Angélique Kidjo a été distinguée d’une Légion d’Honneur exceptionnelle Covid-19. L’occasion de revenir sur le parcours d’une des icônes les plus influentes du continent africain et de la planète musicale.

Ce vendredi 1er janvier 2021, une promotion exceptionnelle de la Légion d’honneur et de l’Ordre national du mérite a récompensé des centaines de personnes engagées depuis plusieurs mois dans la lutte contre le Covid-19. Au total ce sont 3 884 personnes décorées pour leur « investissement dans la lutte contre l’épidémie ». Selon la Grande Chancellerie, « la plupart (ont) oeuvré dans l’ombre », ceux-là représentent 63% des personnes décorées.

Ce 1er jour de l’An 2021, des soignants, des responsables d’Ehpad, des pilotes d’hélicoptères, d’épidémiologistes, de médecins, infirmières ou chefs d’entreprises des artistes ont été honorés pour leur contribution dès le début de la pandémie en France. Comme l’artiste lyrique Roberto Alagna ou le chanteur Michel Sardou ou encore les cinéastes Olivier Nakache, Eric Toledano, Angelique Kidjo, la chanteuse de renommée internationale, très longtemps basée en France, a été honorée de la Légion d’honneur exceptionnelle du crue 2021.

Un honneur de la patrie française pour la jeune Angélique Kidjo qui débarque à Paris en 1983, fuyant le régime communiste du Bénin.

Née dans la plus grande ville du Bénin, Cotonou, en 1960, Angélique Kidjo a grandi dans une famille libérale. Sa mère travaillait dans le théâtre, jouait de la clarinette et chantait, tandis que son père, receveur des Postes, était propriétaire d’une collection de disques qui regroupait la musique traditionnelle yoruba aux compositions des stars africaines contemporaines telles que Kuti, Makeba et Hugh Masekela aux côtés de James Brown et Stevie Wonder. Le couple a dix enfants. Elle est la septième de la tribu.

Une vie qui sera ébranlée à la suite du coup d’État militaire de 1972, qui conduit à la fondation de la République populaire socialiste du Bénin trois ans plus tard, à la place de la nation postcoloniale connue sous le nom de République du Dahomey. Angélique Kidjo se souvient comment la purge communiste a même percé le seuil de la famille, après que son père ait refusé de prendre une position politique.

Elle s’installe à Paris en 1983, où sa fille naît en 1993.  D’abord choriste de groupes africains de Paris, elle devient en 1985 la chanteuse du groupe de Jazz africain Pili Pili. Angélique est repérée à Paris par Chris Blackwell, le fondateur jamaïcain de Island Records, la maison de disques de Bob Marley et de U2. En 1991, elle signe pour le label Mango et sa carrière prend un nouveau tournant.

Autrefois nommée l’une des 100 femmes les plus influentes du monde par The Guardian, inscrite par la BBC parmi les 50 icônes du continent africain, outre les mélodies traditionnelles de son Bénin natal, les influences musicales de la Diva africaine, sont la pop africaine, la musique des Antilles, le zouk, la rumba congolaise, le jazz, le gospel, et différents styles de musique latine. Elle est inspirée aussi par les artistes qui ont bercé son enfance : Bella Bellow, James Brown, Aretha Franklin, Jimi Hendrix, Miriam Makeba et Carlos Santana.

 

Dorothée Audibert-Champenois Rédactrice en chef de CnewsActusDothy – Facebook Cnews ACTUS – Twitter Instagram – Images Sofia and Mauro Arts&Cultures – AfricaTopSuccès – Facebook

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