Oscars : Billie Holiday traquée durant 20 ans par les fédéraux jusqu’à son lit de mort, le biopic «The United States vs. Billie Holiday» en lice pour Hollywood

La plupart des cinémas américains fermés en raison d’un coronavirus, n’ont pas pu relever le défi de distribuer les films de manière traditionnelle et ce depuis le début de la pandémie. Il en est de même pour la Paramount Pictures qui devait promouvoir et diffuser «The United States vs. Billie Holiday», un biopic sur l’icône du Jazz new-yorkais, Billie Holiday. Sa mort en 1959 a mis fin à l’une des histoires les plus tristes de la musique pop américaine.

Ce sont donc les plateformes de streaming qui vont sauver le film en 2021. Le film, réalisé par Lee Daniels et mettant en vedette Andra Day dans le rôle de Billie Holiday, (la légendaire chanteuse de jazz et de blues), a été acheté par les services de streaming de CAA Media Finance.

Andra Day comédienne dans «The United States vs. Billie Holiday»

Le travail de composition de la chanteuse de Jazz Andra Day lui a déjà assuré de nombreuses récompenses. Quant au cinéaste Lee Daniels, il n’est pas inconnu à Hollywood, Lee Daniels a été nominé meilleur réalisateur et producteur pour  le film «Precious» en 2010. «The United States vs. Billie Holiday» semble bien positionné pour un Oscar à la prochaine cérémonie de l’Academy of Motion Picture Arts and Sciences, qui se tiendra le dimanche 25 avril 2021 au Théâtre Dolby de Los Angeles.

Au mois de mai 1959, Billie Holiday est admise dans un hôpital de New York  pour des problèmes hépatiques et cardiaques.  Dès son arrivée, la chanteuse est arrêtée sur son lit d’hôpital pour possession de stupéfiants après que quelqu’un ait trouvé de l’héroïne dans sa chambre d’hôpital. Un garde est placé à l’extérieur de la pièce, et les fleurs et les notes des fans sont supprimées, tout comme son tourne-disque. Billie Holiday s’éteint deux mois plus tard, le 17 juillet 1959, elle a 44 ans.  À sa mort, elle avait 750 dollars scotchés sur sa jambe et 70 cents dans son collant. Le film «The United States vs. Billie Holiday» concentre son regard sur cette période difficile pour l’une des figures majeures du jazz new-yorkais.

Pendant 20 ans, Billie Holiday est prise pour cible par le Bureau fédéral des stupéfiants et ses faits et gestes seront épiés en permanence. Un agent fédéral noir, Jimmy Fletcher, embauché par le chef du FBN (Federal Bureau of Narcotics) Harry J. Anslinger, aura une liaison avec la chanteuse, grande consommatrice d’alcool et de drogue dans les dernières années de sa vie.

«The United States vs. Billie Holiday»

La petite Billie Holiday naît un 7 avril 1915, ses parents son jeunes, trop jeunes. Ils ont 13 ans et 15 ans. A sa naissance, le père musicien de Jazz est parti, la mère originaire de Philadelphie, vivote et se prostitue. Elle choisira plus tard son nom de scène en hommage à la star de cinéma Billie Dove et à son père, Clarence Holiday. Pour l’heure, la jeune Eleanora Harris Fagan (le vrai nom de Billie) est placée dans des maisons de redressement dont la Maison du Bon Pasteur où elle est violentée et violée, elle a 10 ans. Sa mère la reprend sous son aile en 1928, Billie à 14 ans, elle l’aide à faire des ménages à Harlem. La jeune Eleanora va connaître la prison à Welfare Island dans un établissement pour femmes et commencera une carrière dans le chant, dès sa sortie. De 1933 à 1935, la jeune fille chante, elle se produit régulièrement sur les scènes des clubs new-yorkais. Son premier époux, Jimmy Monroe, l’initie à l’opium et à la cocaïne.

Pour Billie chanteuse, c’est la consécration en 1941 (Gloomy Sunday) quand elle croise Lester Young, Benny Goodman puis Miles Davis.

«The United States vs. Billie Holiday»

Au cours de sa carrière, victime du racisme à plusieurs reprises Billie Holiday chantera «Strange Fruit»,  un poème écrit par un jeune professeur de lycée (Abel Meeropol, un enseignant juif du lycée du Bronx) pour dénoncer le racisme. Faire des tournées aux États-Unis dans les années 1930 signifiait lutter de front contre la discrimination raciale.

Andra Day dans «The United States vs. Billie Holiday»

L’histoire de cette diva du jazz aura inspiré plusieurs réalisateurs et fait la carrière de plusieurs actrices. Diana Ross a incarné la chanteuse de Jazz dans Lady Sings the Blues (une autobiographie de 1956) et Audra MacDonald dans la pièce de théâtre de Lanie Robertson. C’est au tour d’Andra Day d’être Billie Holiday à l’écran. Le film de Lee Daniels  «The United States vs. Billie Holiday» livre un autre aspect de la vie d’Eleanora Harris Fagan alias Billie Holiday. Il vient d’être acheté par la plateforme Hulu, ce qui lui assure une sortie à temps pour concourir aux Oscars.

La distribution du film comprend également Trevante Rhodes, Garrett Hedlund, Natasha Lyonne et Da’Vine Joy Randolph. «The United States vs. Billie Holiday» devait initialement sortir en salles le 26 février 2021, c’était avant la Covid-19.

Dorothée Audibert-Champenois Rédactrice en chef de CnewsActusDothy – Facebook Cnews ACTUS – Images Variety – IMdB

 

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